--------------------------------ENFER HIVERNAL-----------------
Quand vient l’hiver, je ne peut m’empêcher de repenser à l’histoire que me comptait mon grand père lorsque j’étais enfant. Une légende qui laissait sa marque dans mes plus sombres rêves, un récit qui attirait mon esprit tout en l’effrayant…
« La glace consume son âme. Le froid se rit de la facilité avec laquelle il embourbe sa raison. Malgré cette nature démoniaque, une force mystérieuse daigne encore faire bouger ses muscles. Sa tribut, ses amis, sa fille et sa femme compte sur sa protection. Le Mal du Nord vient de se réveiller, une fois de plus, il veut rire et s’amuser de la fragilité des hommes. Le barbare sait ce qu’il doit faire. Le blizzard s’intensifiant est le seul guide qui lui garantie d’atteindre son but. Le froid est là un drôle de Charon, prenant parfois en gage la vie du malheureux qu’il escorte. L’esprit voyage désormais en dehors du corps, à la recherche d’espoir. Pour lutter il repense aux sourires de sa fille ainsi qu’a la chaleur de sa femme qui emplissait son corps la nuit passé pour s’assurer d’un dernier délice…
Soudainement l’âme revient vers son hôte, le guerrier aperçois une silhouette se dessiner. Son honneur est devant lui, sa rapière a ses cotés. Il puise l’ultime force que seul un miracle peut octroyer pour foncer vers l’ombre, lève son bras engourdi et fend la masse blanchâtre qu’il avait cru voir. La surprise et le dégoût se suivirent quand il remarqua que ce qu’il avait tué n’était rien d’autre que la malice du froid et ses illusions .
L’homme s’effondre sur le tapis blanc, l’inconstante force qui maintenait ses muscles en vie se dissipe, tel happée par la neige. Il ne sent plus son corps. Seul ses yeux préservent une conscience : il n’aura pour dernière vision que celle d’une patte grise s’élevant au dessus de sa tête…
Ses yeux se scellent, mais malgré la paralysie de tous ses sens, il semble sentir de l’amertume. Le froid l’a vaincu et son avatar vient se moquer une dernière fois de son funeste sort. Ne lui laissant comme souvenir de la vie, uniquement le désespoir. »
Drôle de grand père…