BTS blanc d’analyse de la vision du vendredi 21 décembre.
Depuis déjà une demi heure, tout le monde s’active. Les stylo grattent sur les feuilles et les yeux les plus fatigué entraperçoivent déjà des étincelles jaillir des mines et enflammer les feuilles chauffé par cette trop grande friction.
Exercice 2 :
Soit un œil R=+3d Do=58d
Cet œil regarde une lettre H situé à 50 cm devant lui, d’une hauteur de 3 cm.
« Hum… Oui c’est facile, donc je fait un schéma explicatif de l’œil afin de trouvé sa rétine et la position de l’image sur celle-ci. Bon, je multiplie par 2 et je retiens 1... Cela nous fait une distance entre la cornée et la rétine de… 2 mètres quarante ?!
Ah non j’avais oublié la virgule, ah voila c’est mieux. Par contre je trouve toujours que l’image est à Tombouctou… »
« PRRRRROUUUUUUUUMMMMMFFFFFFF !! ! »
« C’est pas croyable de se moucher aussi bruyamment ? Mais qu’est-ce qui m’a pris de m’asseoir à côté d’elle…? Aller tu ne te laisse pas déconcentrer, tu reprend. Donc finalement l’image se trouve bien sur la rétine, j’avais juste oublié de tenir compte de la déformation induite par la morve… L’HUMEUR AQUEUSE ! Arrête de penser au sécrétion nasale d’Ophélie, pense au test de lecture, au test de lecture! »
c) Calculer le diamètre ÆZ de l’extériorisation du cercle de diffusion ÆZ’
« Nyeeeee ? On a fait ça en cours nous…? Ça devait être une journée de grève, ou bien de sieste… Boooooon, si je considère que la moitié de ÆZ et de ÆZ’ représente le côté opposé à l’angle u et u’ des triangle rectangle, je dois pourvoir m’en sortir en faisant un peu de trigonométrie et en sachant que u est 1,336 fois plus grand que u’. Ok la zone de flou sur la lettre H de 3 centimètre de hauteur est donc de… 53,86 centimètre? Ah oui quand même… Je répond quoi à la question suivante, moi? Que nous ne vendons pas de canne blanche dans ce magasin ? »
Soudain je me sent décoller du sol, pourtant toujours solidement appuyé sur ma chaise, à un tel point d’ailleurs que j’ai peur de ne devoir appeler le SAMU afin qu’il désolidarise mon postérieur de la planche en bois. Dans un brusque mouvement, les deux pieds arrière de mon siège se soulève et ce dernier, toujours maintenue sur le linoléum par l’action conjugué de mon poids et des deux pieds restants, viens se plaqué contre la table, écrasant ainsi mon thorax entre le rebord de la table et son dossier. Le mastodonte qui tente de passer derrière moi, afin de se rendre devant le bureau de la surveillante, se décide alors à me signaler sa présence d’un simple « Pardon… ». Comme si je ne l’avais pas remarqué! Cet être gigantesque, tout de chaire grasse et de survêtement adidas, pose alors sa feuille sur le comptoir de la geôlière, avant de repartir, tète basse.
« Encore un qui lâche l’éponge… Pas toi! Non! Bat toi! Tu peu venir à bout de ce diabolique devoir!
Je dois calculé la taille de l’image sur la rétine maintenant… Mais bon dieu comment une image de lettre H mesurant quarante centimètre peu rentré dans un œil ?! Les deux barres supérieures sortent par les trous de nez tandis que les deux inférieures s’échappent par la bouche, formant de ridicule dent de morse ?! »
« ATCHOOOOOUUUUUUM !! ! »
« Non !! Non non non ! Cette fois s’en est trop ! Ophélie viens d’arroser complètement ma feuille ! Mon magnifique dessin de la lettre H tel que la voie le patient est en train de dégouliné sur mes calculs du parcours accommodatif!
J’en peu plus, c’est pas possible, quel prof démoniaque a bien pu pondre un sujet pareil ? Vu la taille des exercices, je veux même pas imaginer le diamètre de son anus! »
Tout s’embrouille alors. Des Morses aux dents en barres de H viennent danser autour de moi, les lettres de l’alphabet grandissent et rapetissent à volonté, se tordent dans des proportion jusque là inconnus de mon esprit, des globes oculaires cyclopéens rebondissent sur les murs, des diamètre de cercles de diffusions tourbillonnent avec des diamètre anal. J’ai peur, très peur! Dans la panique je me lève et me met à hurler. Les lettres s’élèvent alors, de toute taille, forme et couleur, et se divisent en escadron qui plongent et attaquent tout les élève autour de moi. Eux, les yeux ronds, ne regardent que moi, l’air hagard.
« Bande d’idiot ! Fuyez! FUYEEEEZ! »
Mais il est déjà trop tard! Les lettres foncent en piqué et rentrent à toute vitesse par leurs yeux ébahis. Je peu voir de terrifiant F et d’agressif G rampé sous la peau de leurs victime et s’y livré à des orgie satanique. Petit à petit, les caractère emplissent la boite crânienne des malheureux, avant de la faire éclaté en millions de morceau d’encéphale mélangés aux polices d’écriture diverses. Autour de moi, tout n’est plus que chaos sanguinolent. Les voyelles et les chiffres, mélangé anarchiquement, dansent des invocations au malin. Seul au milieu de ce charnier, je cours à toute vitesse pour tenter d’en réchapper. Mais déjà les consonnes m’ont repéré, je suis assailli de toute part! Pénètrent par ma chair, mes yeux, mes oreilles, les symboles font éclaté tout mes muscles un par un. C’est la fin. Je m’effondre, résigné, me tordant de douleur, en attendant l’inéluctable. Enfin la libération à mon atroce souffrance se décide à venir. Ma tète explose dans un fracas ahurissant, mon cerveau viens tapisser les murs de la salle, tout devient noir…
« Je… Je suis encore en vie…? »
Allongé sur le lit de l’infirmerie, le médecin scolaire me diagnostique un trop grand surmenage… Sans blague ?!
J’entame une thérapie.