Bon. Quelques petites choses qui n'intéresseront personne car elles montrent probalement que je ne suis pas exactement quelqu'un que l'on pourrait qualifier de sain d'esprit. Enfin bref, cherchez pas à comprendre, déjà moi-même j'ai beaucoup de mal...
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Ô grand dieu de la pourriture,
Démons par qui la rouille arrive,
Diable tarissant les eaux vives
Et anges des pires blessures...
Je demande aujourd'hui votre aide.
Et même si mon âme est laide,
Indigne de votre bonté,
Je vous supplie de l'accepter.
Il s'agit d'un maigre présent,
Croyez-le j'en suis bien conscient.
Aussi je puis offrir mon coeur,
Mais accordez-moi la faveur
D'anéantir le théorème
Qui a la démence m'amène.
Selon cette règle sacrée,
Tout ce qui existe est logique,
Explicable et mathématique.
Le reste à l'oubli est jeté.
Cette chose est ce qui régit
Mon univers, ma propre vie ;
Une loi de causes et d'effets
Qui aucune exception n'admet.
Ainsi on massacre en son nom
Ce qui est décrété fiction
Condamnés à ne plus renaître
Les phénix doivent disparaître.
Alors par pitié, Majestés :
Tuez la rationalité.
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Y'a-t-il plus abjecte torture
Que la paroi glaciale et dure
De ce meurtrier de l'espoir,
Cet assassin nommé Miroir ?
L'horreur de son reflet est celle
D'une âme implorant la Faucheuse,
Si terrifiante et si cruelle
Qu'elle peut demeurer silencieuse.
Immondice, tu nous contrains
A contempler notre destin,
Véritable malédiction ;
La vie est un joli poison.
Je ne voudrais plus voir jamais
Chaque instant passé plus pourrir
A ta surface mon reflet.
Aussi, suis-je prêt à mourir.
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Grand démon noir, ne t'enfuis pas,
Tu ne peux rien faire pour moi.
Je ferai voler en éclats
Ton âme pour l'offrir aux rats.
Bel ange viens à mes côtés,
Que je puisse tes yeux briser,
Ton fin visage lacérer,
Et tes ailes blanches arracher.
Cessez donc de me supplier,
Je n'ai pour vous pas de pitié.
Pour avoir souillé mon regard,
Je vous condamne au purgatoire.
Les hurlements n'y rien changèrent.
Leurs sangs glacés se mélangèrent
Et du liquide délétère,
Deux êtres nouveaux émergèrent.
Ainsi à compter de ce jour,
Mes pensées furent un poids trop lourd
Pour massacrer les deux vautours
Baptisés Démence et Amour.
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Regarde mon amie...
Contemple cet objet
Si fin et si joli
Te figer à jamais.
Voici deux fils, ma bien-aimée.
D'une part celui de sa lame
Belle et tendrement aiguisée,
Le second, salut de ton âme.
J'aurais préféré, petit ange,
N'être qu'un esprit éthéré ;
Une chose bien trop étrange
Et ne pouvoir couteau serrer.
Tu n'est pas une meurtrière
Même si de mes sombres ailes
Sans le vouloir tu fis poussière
Et le mal devint éternel.
J'ai lutté, sois-en assurée
Mais ma raison s'est elle-même
Torturée puis assassinée.
Oui, je te tuerai car je t'aime.