Bonjour à tous j´ai une histoire à raconter, je voulais donc poster une partie de cette histoire et voir si ça valait la peine de continuer et essayer de l´écrire en entier ou si c´est pas la peine et je m´arrête là.
Je voudrai en priorité savoir si :
- Connaitre l´histoire du type vous intéresserait
- Ce qu´il se passe après vous intrigue
Et bien sur donnez votre avis général sur le texte, merci =)
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Il est maintenant trop tard pour revenir sur ma décision. De toute façon ça ne changerait rien. Je me lève de la chaise de mon bureau, me retourne et jette un dernier coup d´oeil par la fenêtre et j´observe quelques secondes ce qui reste de ce monde. Ca me réconforte dans mon choix. J´ai bien fait. J´avance vers la porte en évitant les débris au sol et m´assure qu´elle est bien fermée. Il est 2 heures du matin, il n´y a personne dans les locaux. Que la porte soit fermé ou non n´a pas d´importance, mais elle doit être fermée, c´est comme ça. Mon univers doit être fermé. Je retroune m´assoir. Je peux encore apercevoir une partie de mon travail sur le bureau. Ce devait être l´un des derniers articles de ma carrière... Je le prend le lit et relit, je repense au parcours effectué pour en arriver à ce torchon. Je saisi un briquet, l´allume et hésite un instant... Finalement c´est peut-être la meilleure chose que j´ai faite, je laisse tomber le briquet et remet l´article à sa place. Je place une photo de ma femme à côté. Enfin, faute d´avoir pu emmener mon piano, je n´ai qu´une de mes partitions à placer sur ce bureau. Ca fait bien longtemps que je n´ai pas touché cet instrument, je serai incapable de rejouer aujourd´hui. En fait ça fait bien longtemps que je n´ai plus écouté du tout de musique.
Je prend l´arme de poing qui se trouve sur mon bureau, je vérifie qu´elle est bien chargée. Je regarde encore une dernière fois tous ces éléments jonchant mon lieu de travail. Je me retourne, face à la vitre, dos au bureau, laissant ma vie derrière moi. Je place le bout du canon sur le flanc droit du haut de mon crâne, un brainstorming sans précédant fait place, une sorte d´hésitation improbable de dernière seconde apparait, ma détermination n´a cependant pas de limite. Plus j´attends, plus je ne peux que constater l´idiotie de cette malheureuse situation. Mon esprit me torture et veut à tout prix empecher mon corps de s´éxécuter en me remontrant des images que j´aurais du voir depuis toujours. Elles étaient pourtant présentes tout au long de mon parcours. Je prends une énorme bouffée d´oxygène jusqu´à ce que mes poumons soit gonflés au maximum. Je contemple intérieurement cette dernière inspiration qui me fait tant de bien. La respiration se bloque et là un vide immense m´envahit. Je ne pense à absloument rien. Le temps s´arrête.
J´expire très lentement... Je laisse mon index se replier doucement sur la détente. Tous mes sens s´exacerbent alors en une fraction de seconde. Je peux voir chaque bâtiments en face très distinctement jusqu´à l´horizon et au-delà, malgrès la pluie. Je peux distinguer les nuances de chaque impact des gouttes de pluie sur chaque centimètre carré de la vitre. Je peux sentir les particules de poussière se frotter sur mon visage. Je peux entendre très nettement le bruit du percuteur toucher la balle. Une balle met 0,32 milièmes de secondes pour parcourir la totalité du canon, c´est à peu près le temps qu´il me reste à vivre.
Je croyais avoir vécu des moments intenses au cours de ma vie, je m´étais trompé ! C´est une fusion de tous les états possibles et inimaginables à la fois : le bonheur, la nostalgie, la peur, l´envie, le manque, l´ivresse, l´euphorie, la dépression. Un cocktail d´une alchimie indescriptible et surtout incontrôlable. Je ne sens absolument plus mon corps, je suis en train de tomber en avant, mes genoux touchent le sol, ma tête tape contre un mur. Je ne vois plus rien. Je ne sais à présent plus ce qu´il se passe, ni même combien de temps s´est écoulé, j´attends juste de voir une lumière et de me laisser guider par celle-ci.