Une belle demoiselle s´avançait vers moi, le teint mat et les lèvres pulpeuses.
Je n´étais pas en France mais au Mexique, ni chez moi mais en "voyage d´affaire" dixit, l´organisateur de désastres.
Un casse qui a mal tourné, un meurtre, des amis trahis et qui risquaient bien de me trahir a leur tours, une fois menés a la questionnette ainsi que quelques sévices anecdotiques finiraient bien par sceller mon sort dans ce pays trop islamisé pour moi, d´ailleurs, maintenant que j´y pense.
Devançant les avis de recherche, " fou ou vif " , qui fleuriraient a coup sur dans toute bonne gendarmerie digne de ce nom, je décidais de m´embarquer clandestinement dans un petit voilier a destination des Ameriques.
Je fut surpris ce jour la par mes prévisions-quasi mystiques- des évènements ainsi que par mon audace.
En effet, non seulement j´échapperais au courroux sanglant de mes juges aux mains propres et aux ongles manucurés portant sur leur toge noire impeccable toute l´autorité d´un pays, mais en plus je voyagerais gratos, tel un arabe dans une ferrari.
Trop feignant pour payer mon voyage, mon entreprise consistait sournoisement a repérer une caisse de sac de riz esseulée pour m´y glisser subrepticement a l´intérieur, ni vu ni connu.
C´est ainsi que je parti a l´aventure aux Ameriques, espérant secrètement que Mr.Colomb y ait laissé encore quelques sauvages, afin que je puisse les exploiter et ainsi y passer une plantureuse fin de vie.
Mais, hélas !
Celle-ci ne m´avait pas gâté jusqu´ici, et il était écrit qu´elle n´en aurait pas encore fini avec moi. La vie est vraiment injuste avec les honnêtes hommes.
C´est ainsi que, assommé par le déchargement, je perdis mes esprit pour une durée indéterminée. Lorsque je me réveilla tout groggy et l´estomac vide tel un vagin de nonne, je mis du temps avant de reprendre mes esprits a retrouver les raisons qui me retenait enfermé dans une boite sur le pont d´un bateau.
Mes péripéties me revinrent en mémoire et c´est ainsi que je me plu a m´enorgueillir dans mes pensées, jusqu´au passage ou je me remémorais avoir berné tous ces gros benêts de marins, ce qui, fatale erreur, provoqua chez moi un contentement tel, qu´il s´exprima par un petit cris de fouine.
La suite, vous ne la connaissez pas d´avance.
Eh oui ! car, contrairement aux idées reçus, les marins sont très doux.
Évidemment, ils furent d´abord surpris puis assez... contrariés de trouver une canaille a leur bord, mais l´un deux, ici, j´avoue n´avoir pas trop compris, rassembla a ce moment ses compères, et me regardèrent ensuite tous d´un oeil malicieux.
Je ne sais pas ce qu´il leurs a dit, mais je lui doit une fière chandelle. Car a partir de la, ils furent très amicaux ( et même plus hihi
) et m´invitèrent même a partager leur lit pour m´éviter de dormir a terre
Me voici donc revenu au début l´histoire et fraîchement débarqué sur au pays des Tacos et des Bourritos.
Avant de partir, je décidais d´aller dire adieu a mes nouveaux ( et trop brefs )compagnons, mais ils me jetèrent du bateau comme un malpropre.
Je pense qu´ils ne voulaient pas passer pour des lopettes devant la populace qui se pressait sur le port mais tout de même !
Les marins ont de drôles de moeurs !
Cette courte mais chaleureuse aventure m´apprit l´humilité, et je regardais alors le monde d´un oeil nouveau.
Et tout ces pauvres gens sans éducation ni expérience, qui ne savaient pas, me mit la larme a l´oeil.
C´est a ce moment la que mon repentir s´est fait, et, je crois, que ce fut le bon choix.
Car, je me mis des cet instant la, toute mon énergie et mon intelligence au service de ceux qui le voudrait bien, et ça a finit par payé
En effet, un soir, alors que je trimais comme un forcené pour un salaire misérable mais avec du coeur a l´ouvrage, une vieille mamie m´accosta et me proposa de venir travailler chez elle, pour ses vieux jours. Elle vue, car cela faisait de nombreux jours qu´elle m´observait, que j´étais bien diffèrent du rustre et du macho de base mexicain
La suite est un véritable compte de fée.
Je m´installais avec elle, et, au bout de quelque mois, sa fille lui rendit visite.
L´intention de l´honorable personne âgée était d´en faire mon épouse.
Hélas, elle mourut quelques jours après, mais ses voeux furent respectés, et nous nous mariâmes, et nous eurent eu même des enfants
, étrangement, ils n´avaient cependant aucune forme de métissage malgré ma peau blanche 
Mon épouse aux courbes généreuses ( j´avais tiré le gros lot
) était très autoritaire, et je travaillais sang et eaux pour subvenir aux besoin de ma famille.
Ma femme ne voulait pas travailler et je la comprenais, s´occuper des enfants était déjà difficile comme elle me l´avait expliquais, puis je refusais qu´elle se tue a la tache, je l´aimais bien trop pour ça.
Le seul point noir, restera son frère, qui, tel un immigré, ne travaillait pas et vivait sur nos revenus pourtant bien maigres... mais comme ma femme avait insisté et avait l´air de tenir a lui, alors je lui ait cédé ça...
Ils s´entendaient bien, et avaient l´air de s´amuser, bien que je ne comprenne pas vraiment leurs espagnol provincial lorsqu´ils se parlaient.
Je n´avais encore jamais vu un frère aussi proche de sa soeur et ils sortaient souvent, c´est beau une famille soudé
Finalement, j´ai beaucoup appris de la vie, et j´ai réussi la mienne, en fin de compte, je l´ai construite et ai supprimé mes errements.
J´ai su, en toute humilité, juste prendre le bon chemin au bon moment.
Je vous souhaite une pareille réussite 