voilà la descente aux enfers d´un jeune noir à la bouche volumineuse dans le milieu universitaire. pow !
AWNO A LA FAC (bowling for D’Almeida)
J’ai eu mon bac au rattrapage. J’ai bien sucer la bite de l’examinateur, et aujourd’hui, j’entre en fac. J’ai dis à mon père de me déposer à 100 mètre de l’université, car les autres étudiants ont déjà tous une voiture. J’entre dans le hall resplendissant et là tout est comme je l’avais imaginé. Tous les mec font 1M90 et les meufs ont des gros seins. J’imagine déjà le nombre de branlette que je vais me taper. Je vois un élève un peu plus petit que moi et décide de le victimiser pour ne pas l’être à mon tour.
DRIIING
La cloche sonne est s’est alors que je me rends compte de l’immensité du bâtiment. Je cherche ma salle pendant une trentaine de minutes et j’arrive enfin à destination, en sueur. J’ouvre la porte et tout l’amphi me dévisage. L’envie de me pendre haut et cour me titille le cervelet. La prof, est une belle blonde qui me rappelle les « My first sex teacher »
« Vous êtes le fils du concierge ? demande-t-elle. Dîtes lui de venir passer le balais à la fin de la journée »
Eclats de rire. Le visage ruisselant de larmes, je cours à casto pour m’acheter une corde et un tabouret. Sur la route je croise mon pote Hugo dans un caniveau avec une seringue dans la veine. Il essaye de dire quelques choses mais c’est incompréhensible. Complètement camé ce type. Il est à pasteur maintenant, le lycée des tox. Il est tombé dans l’héro dès le premier jour. Finalement je me dis que j’ai quand même de la chance et je rentre chez moi en sifflotant gaiement. Je me prépare donc au second jour de faculté.
Cette fois, j’étais à l’heure, tout allait bien, jusqu´à ce que le prof de philo ne me pose une question
« Que pouvez-vous nous dire jeune homme sur la philosophie de Platon ? »
La gorge sèche, je tentai d’avaler ma salive. Comment voulez-vous que je réponde à cette question, moi qui n’ai pas assisté à un cour de philo depuis 3 ans ! Tous les regards des autres élèves étaient braqués sur moi et l’envie me pris de me cacher sous mon pupitre. C’est d’ailleurs ce que je fis. L’amphi, mort de rire, entonna un chant à l’unisson
« AWNOO, TU PUES… »
Direction castorama. Et devinez qui je trouve : Hugo, pâle comme un linge, sur une civière. Je vois son père et sa mère entrain de pleurer comme deux gros bébés. Cela me remonte le moral, je suis d’attaque pour le troisième jour. La drogue l’a eut. Cheur.
J’ai passé la nuit sur msn à chicoter une meuf qui me fait tourner en rond depuis six mois, et j’arrive à la fac avec la tête dans le cul. J’ai la bizarre sensation de répugner ma voisine, pendant le cour de littérature. Quand je parle elle se recule. J’ai aussi pisté le mec qui est en train de vider sa bombe de déo derrière ma chevelure hérissée. Un gars avec une moustache devant vomi. Est-ce moi qui suis parano ? Où est-ce que c’est moi qui me fait un film.
Je revisionne ma matinée. Je me suis levé à 6h30, j’ai déjeuné, je me suis habillé, coiffé trois heures durant et je suis partis pour le bus. O mon dieu ! j’ai oublié de me laver les dents !! Le pire, c’est que j’avais manger la vieille un plat typiquement béninois à base d’ail.
Tout cela aurait été sans peine si le prof avait eut sa langue dans sa poche, mais loin de là.
« Le jeune homme qui pue de la gueule est prié de sortir » Apparemment mon haleine est violente. Je détale de cet endroit maudit et cour à casto. Cette fois, c’est décidé je me pends. J’entre dans le magasin et je crois Hugo et son nouveau pote, un vieux gothique crasseux aux cheveux rouges. Je remarque avec douleur que Hugo porte un tee-shirt de Murderdolls trop grand pour lui.
« J’te présente Belzébuth. Me dit-il, défoncé. T’as pas 10 E pour que je m’achète une boîte de seringue
- Non mec.
- Steuplé mec. M’implore-t-il
- C’est chaud mec
- J’te suce la bite mec!
- Ok mec. »
Fidel à moi-même, j’accepte cette proposition, puis je rentre chez moi en me disant que ma vie ne vaut pas la peine d’être gâchée. Je me réveille à la bourre et part sans me regarder dans la glace. Quand j’arrive dans l’amphi…
« MOUHAHAHA »
Comme d’hab, tout le monde rigole, sans que je sache pourquoi. Je claque la porte et suis terriblement tenté par la fenêtre ouverte dans le couloir du quatrième étage. La chute serait courte. Je ne souffrirai pas. Je me regarde dans le reflet de la vitre et…
« Quel bâtard »
Je viens de me rendre compte que j’ai un énorme sexe masculin dessiné au milieu de mon front. C’est mon petit frère, Pierre alias « Deux cerveaux qui est le coupable » Pas question de me suicider avant de lui mettre une bonne raclée.
Le Week-end s’annonce chargé : cour de philo en ligne, conseil beauté, astuce pour ne pas oublier de se brosser les dents sont au rdv. Je me couche le dimanche après-midi, a 17h, à coups de somnifères.
Lundi, 6h00. Motivé je bondis de mon lit direction salle de bain je me douche en chantant du Lil’ Boosie pour me motiver. Aujourd’hui je suis beau gosse, et je me pouponne un max dans la salle de bain, vu que je suis seul chez moi (mes parents dorment avec deux cerveaux à l’hôpital, ce dernier étant victime d’une commotion cérébrale). Je m’habille fashion mais pas trop. Tout ce que j’aime. Je sors de chez moi, le soleil brille, les oiseaux chantent et Lil’Boosie dans mes oreilles m’accompagne jusqu’au bus, qui arrive d’ailleurs au même moment que moi. J’adresse un bonjour franc et plein d’entrain au chauffeur qui lui aussi à l’air de très bonne humeur. J’adresse un timide clin d’œil à mon ancien pote Yugo, qui est devenu gay et sort avec belzebuth. Une meuf plutôt pas mal me sourit dans le bus. Lorsqu’elle descend, elle me glisse son numéro de portable entre mes jambes. J’suis liight. Arrivé à la fac rêvée. Au moment où je pousse la porte, une magnifique blonde d’un mètre quatre-vingt m’accoste.
« Salut beau gosse, tu sais que tu me fais penser à Disiz ?
- Ah.. ouais ? dis-je, un peu gêné.
- Tu finis à quelle heure ?
- Midi.
- Pareil ! Il n’y a personne chez moi cette aprém’, tu pourras venir… me propose-t-elle avec une voix d’actrice porno »
Je sens monter l’érection, j’ai l’impression que je vais exploser. Le cour d’après se déroule tranquillement, personne ne me saoule, même pas le faux fashion avec son pull rayé et sa crête. Je suis posé j’écoute un bon Lil Boosie. Yugo m’envoie un texto pour me proposer un fix, je refuse et en suis fier.
Enfin ça sonne et rayonnant je descends l’escalier principal, et c’est le drame : Je vois mon actrice porno dans les bras d’un colosse de 2m10 qui a des allures des Shaquille O’Neal. Toutes mes années de branlettes défiles devant mes yeux et je me dis que j’en ai encore pour un sacré bout de temps. Je vois par une fenêtre que le temps à changé. Le ciel penche maintenant vers le grisâtre. Je vais au toilette pour fumer une garrot et quand je ressors je me prend des giboulées de mars sur les cheveux. Or, mes cheveux étant artificiellement lisse, je me retrouvai avec une immonde coupe afro. La fille qui m’avait dragué revient vers moi.
« C’est vrai que tu puais de la gueule avant-hier ? »
Là, je la traite de grosse biaaatch et son mec Shaquille me met un coup de pression et évidemment j’ouvre ma gueule et je me retrouve en caleçon, tête la première dans la poubelle de la cantine. Pas encore abattu, je prends quelques fringues aux objets trouvés et retourne en cour pour la séance très stimulante de geo-politique. En effet, c’est un cour sur les armes à feu, et il y aura de vrais modèles !! J’ouvre la porte et le prof est un vrai bollos il dit
« je n’accepte pas les clochards dans mon cour »
Tout le monde explose de rire et je pète un plomb. Je saisis une kalach et la charge (j’ai appris cela à ma journée d’appel à la défense il y a quelques mois). Je pointe le canon sur le front ridé de mon prof et jette une grenade dans les tribunes de l’amphi. Les rires sont remplacés par des hurlements de douleurs et je suis bien content.
« Bougez pas ! je vais tous vous descendre ! »
C’est la panique. Le prof à genoux est en train de se pisser dessus. J’appuyai sur la gâchette et vit son sang et son cerveau littéralement repeindre le tableau derrière lui. Puis je shootai à l’aveuglette des étudiants
Les cris, les pleurs, je m’en foutais. Tout ça ne m’atteignait pas. Ca ne m’atteignait plus. Quand le chargeur fut vidé, j’entendis au loin la sirène de l’ambulance suivit de celle des flics. Je me rendis sans aucun problème. J’avais fait ce que je voulais faire. Je n’avais aucun remord.
Les médecins ont dit que j’étais timbrés. Il m’assomme avec des calmants pour calmer mes pulsions meurtrière. Je moisis, attaché à une couchette dans un asile psychiatrique. Quelques jours plus tard, Yugo fut également interné. Le docteur m’a dit qu’à force de se droguer, il était resté perché.
Au fil du temps, son état s’aggravait. Avant de mourir il me bafouilla quelques mots du bouts des lèvres
« Nos chemins finiront toujours par se croiser. »
Ensuite son cœur s’est arrêté.
Il est mort
Et c’est bientôt mon tour.
C’est notre destinée.
FIN