Bonjour à tous voilà mon deuxième texte un peu plus long et d´un genre différent.
N´hésitez pas à me donner votre avis !
Bonne lecture.
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[ Qu´est-ce qu´un Héro? Cette question t´a toujours fasciné. Je suppose que tu as trouvé la réponse maintenant. Moi en tout cas, je l´ai découverte grâce à toi. Pour moi, un Héro est une personne qui risque sa vie pour sauver celle des autres sans rien demander en retour. Mais ce que j´ai découvert c´est que les Héros font beaucoup de mal aussi, et le plus souvent aux personnes qui les aiment. Tu m´as fait de la peine...le chagrin m´a possédée durant de longues années. Le pardon est la chose qui m´a fait venir ici pour te voir. Ça s´est passé il y a bien une dizaine d´année... ]
Je rentrais du marché et je t´ai croisé sur le palier de notre appartement. Tu paraissais soucieux.
<< - Quelque chose ne va pas, grand frère? ai-je demandé.
- Ça va, merci suzie, m´as-tu répondu l´air protecteur. >>
Je n´ai pas insisté. Lorsque tu me surnommais ainsi j´avais l´impression que tu étais l´être le plus fort du monde et qu´il ne pouvait rien nous arriver. Tu as descendus les escaliers et tu es sortit faire un tour.
[ Si j´avais su à ce moment là, je ne t´aurais jamais laisser partir... Ça fait mal d´y repenser. ]
Je suis rentré à l´intérieur et j´ai rangé les courses ne me doutant pas de ce qui allait se passer. Plus tard plusieurs témoins me raconteront ce qu´il est arrivé.
Tu as continué à marcher les mains dans la poche, le regard vide et pensif. Durant une lieue rien ne t´arrêta jusqu´à ce que la faim te fasse stopper ta course. Tu t´es dirigé vers la boulangerie Rousseline que nous affectionnions tant. Malheureusement le portail était rabattu, la gérante avait pris un jour de congé.
[ Si seulement elle avait été ouverte. ]
Tu as continué ta route sans prêter attention à ton ventre qui gargouillait. Tu as traversé l´avenue Victor Hugo avant de te diriger vers le quartier où l´on jouait lorsque nous étions enfants. C´est là que tu l´as vu, ce maudit immeuble rouge. Le feu s´échappait des fenêtres crachant des veloutes de fumée qui s´élevaient haut dans le ciel sombre. Tu as accouru, curieux comme tu étais, vers ce phénomène peu banal. Là, plusieurs personnes sortaient pas le hall du bâtiment toussant et couvertes de cendres grises. Tu les a aidées à s´éloigner, m´a t´ont dit. Une femme pleurait, se débattait avec la force qui lui restait, dans les bras d´un pompier incompréhensif. Tu t´es approché et subitement tu as couru dans l´antre des flammes. Les jets d´eaux défonçaient les fenêtres essayant de réduire à néant ces halos rouges et jaunes. Tu as traversé la porte et les gens autour n´ont plus vu qu´une ombre se rebellant contre les flammes chaudes et meurtrières. Un long moment après le bâtiment a commencé à s´affaisser sur lui même, il n´y avait plus aucun espoir de ton retour.
Mais les gens ne te prenait pas pour ce que tu es maintenant, un Héro. Tu as traversé les carreaux d´une fenêtre du rez-de-chaussée et tu es retombé brutalement contre le bitume de la route, une jeune fille dans les bras. Elle pleurait et toi tu ne bougeais plus. Les personnes ayant vu la scène sont accourues pour vous porter secours et vous éloigner du tas de pierre en feu. La jeune rescapée allait bien, elle respirait normalement dans les bras de sa mère qui pleurait toutes les larmes de son corps. Elle t´a remercié alors que tu dormais paisiblement sur ton brancard, le visage couvert de suie et de particules grisâtres. On t´emmena à l´hôpital peu de temps après, tu mourus sur le trajet.
Les pompiers et les ambulanciers ne comprenaient toujours pas comment tu avais pu sortir du bâtiment alors que tu avais surement déjà perdu connaissance. Je leur ai dit que c´était ça la force des Héros...
[ Maintenant je suis mariée, j´ai une merveilleuse petite fille et un mari que j´aime de tout mon coeur. Ne t´inquiète pas il reste une grande place pour toi.
Je suis désolée de ne pas être venue plus tôt...mais le chagrin et la rancœur me faisait trop mal. Je le regrette maintenant.
La petite fille que tu as sauvé se porte bien et ne cesse de passer ici pour te remercier. Elle arrose tes plantes et t´écris tout les jours.
Je t´aime, mon frère... ]
Le soleil se couchait sur la petite ville de Marly, une légère brise flottait levant les feuilles et les poussières pour les aider à prendre leurs envols.
Une de ses petites voltigeuses vint se poser sur la tombe de Thomas Eric; Ami regretté, Frère regretté, Héro regretté...