Bon voilà je post mon premier texte poétique ici (et même en général^^) sur ce moment spécial où une jolie demoiselle te demande de la suivre pour parler seul à seul.
Ce texte est tiré d´une histoire vraie, entre guillemets.
Je l´ai écrit pour me détendre; histoire de raconter, de mon point de vue, les aléas de la vie.
Merci de laisser votre appréciation, de me dire mes défauts ce qu´il faut arranger, pour que je puisse m´améliorer le plus rapidement possible.
Bonne lecture.
Un moment où l´on est seul, bien seul.
La cloche sonne. Elle libère la joie de nombreuses âmes décidément bien incapables d´apprendre quoi que se soit un vendredi soir. Je me dirige vers mon prochain cour mais une personne inattendue m´arrête subitement et me demande de la suivre. Incroyable ! j´en rêvais depuis tellement longtemps. Nous sommes seul dans un coin du couloir, aucune âme humaine ne peut intervenir et briser ce moment magique. Idéal pour une demande romantique. Mes joues prennent une teinte rose, elle me le fait remarquer. Mauvais point ! heureusement elle ne s´attarde pas là-dessus. Nos regards se croisent et j´aperçois, au fond de ses yeux couleurs olives teintés d´azur, une lueur de timidité. Je m´y noie pendant quelques instants, jusqu´à ce qu´elle rompt le silence et me libère de cette maléfique emprise.
<< - Je voudrais te demander quelque chose, dit-elle en baissant brusquement les yeux. C´est assez délicat...
- Tu peux tout me dire, dis-je tendrement. >>
< N´importe quoi ! On dirait un vieux film romantique ! pensai-je sur le moment. >
Elle baladait ses mains le long de son corps, alternant le mélange de ses doigts et le grattage de cheveux.
<< - Eh bien je voulais savoir...
< Oui... lui dis-je intérieurement comme pour la brusquer un peu >
- ...si tu souhaiterais sortir avec...avec CLARISSA ! finit-elle par dire. >>
Le temps s´arrêta pendant ce qui parut être un millier d´années. Une bouffée de chaleur remonta subitement en moi. Mes doigts se crispèrent, ma lèvre inférieure gémissait de douleur à cause du mordillement de mes dents.
<< Qui ça ?! soufflai-je doucement alors que j´étais devenu aphone.
- Alors qu´en dis-tu? insista-t-elle.
- Rien... répondit l´être qui me ressemblait et que je voyais se morfondre seul, maintenant que la fille l´avait quitté en courant. >>
< Clarissa ! m´exclamai-je. La fille qui n´est pas aller chez le barbier depuis plus de deux siècles. La fille qui ne possèdent pas deux, non ! mais trois dents de devant par je ne sais quel malédiction ! Cette jeune demoiselle mesurant bien les un mètre quatre vingt-dix nécessaire pour pouvoir rentrer dans l´équipe de basket de mon frère. Cette même Clarissa qui se ronge les ongles après avoir délicatement déposée les fruits collectés de ses narines. >
Un haut le cœur me prit brusquement. Je courut vers les waters pour aller soulager mon estomac de ses visions macabres. Je me précipite sur la poignée et la tourne inlassablement sans qu´elle esquisse le moindre mouvement. La porte était fermée. Je ne pouvais plus me retenir et je rendis le résultat de la macération de mon petit déjeuner sur le sol du couloir.
Les élèves présents firent un mouvement de recul et éclatèrent d´un rire sonore.
Clarissa en faisait partie.
Ce fut un moment où je me sentis seul, bien seul.