La contre-attaque des fourmis
Aux confins de l´Afrique, au temps des grandes explorations, vivait un éléphant. C´était une bête gigantesque qui avait un plaisir sadique, très cruel. En effet, l´éléphant s´amuser à piétiner les fourmilières en tirant un indicible plaisir. Chaque jour, il errait dans la savane et les forêts à la recherche de fourmilières, qu´il détruisait systématiquement qu´il en découvrait une. Son sadisme était tel qu´il lui arrivait de revenir sur une fourmilière pour détruire à nouveau lorsqu´elle était reconstruite.
Les fourmis ne se découragèrent pas pour autant. Elles rebâtissaient leurs cités à chaque fois, avec le mince espoir que l´éléphant se lasse. En vain. Elles redoublèrent ainsi d´effort pour cacher leurs fourmilières au plus profond de la forêt, et au plus haut des collines. En vain. Après réflexion, elles convoquèrent leurs plus brillants ingénieurs et habiles constructeurs afin d´ériger des cités plus solides. En vain.
A chaque fois, l´éléphant écrasait tout sur son passage, anéantissant en quelques secondes des semaines d´effort. Rien n´y faisait, il était trop fort.
Agacées, fatiguées et enragées, les fourmis décidèrent de passer à l´action : en contre-attaquant ! Les milliards de fourmis de la forêt se rassemblèrent pour former une formidable armée et ainsi tuer l´animal féroce.
C´est alors que l´éléphant fit son apparition. Il hésita un instant, puis se précipita sur la fourmilière. La bataille commença. Une nuée de fourmis l´assaillit, écorchant sa peau épaisse avec leurs mandibules. L´éléphant se défendant vaillamment, écrasant par milliers les insectes. C´était un véritable carnage. Des morts et des cadavres en quantité incalculable s´amassaient à mesure que l´éléphant s´acharnait sur les petites bêtes. Il hurlait de rage et de satisfaction en les tuant aussi facilement
Puis, soudain, un petit groupe de trois fourmis parvinrent à escalader une jambe de l´ennemi. La première fut violemment écrasée par un coup de queue. La seconde réussit à l´esquiver, mais ne remarqua pas l´oreille qui la broya brutalement. La dernière fourmi, au péril de sa vie, atteignit la tête de l´éléphant. A cet instant, les autres fourmis lui hurlèrent :
- Vas-y ! Etrangle-le !