Je refais mon topic, en lui mettant un titre, certes provisoire, mais un titre tout de même.
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Chapitre 1
Entends-tu cette Lame Chantante…
Oraison Funèbre sur le Champ d’Honneur…
Ressens-tu cette Âme Violente…
Elle leur instille la peur….
Le guerrier s’éloigne de son château. L’homme s’éloigne de sa bien-aimée. Il ne monte pas à cheval, non. Le fardeau sur son âme est trop lourd pour un frêle destrier. Il porte donc son fardeau seul. Il porte sur ses épaules les vies de mille hommes, qui, comme lui, ont tout quitté, dans un espoir fou de réduire à néant la bête qui approche, trop grande, trop puissante pour eux.
Son épée est dans son dos, telle une croix de pénitence, résultat d’une vie de péchés. Il n’en est rien. Tel est le principe d’une religion : Quoi qu’on fasse, on ne fait jamais assez. Alors il porte son épée comme un fardeau supplémentaire.
Il marche. Il marche à la tête de ses hommes. A la tête d’hommes fous, que leur foi a aveuglés. Il marche à la tête d’une armée qui mourra inutilement. Alors il marche en silence, sans un mot. Personne ne parle. Tous ont le visage baissé, mais une haine implacable. Demain, ils seront impitoyables. L’énergie du désespoir les fera se battre comme si ils étaient invincibles. Puis les lames pénétreront leurs corps, durs retours à la réalité obscurcie par la Lumière.
Le fanatisme les rend indifférents à leur propre mort. Ils ne pensent plus qu’au résultat. Inutile, mais nécessaire. Les autorités religieuses en ont décidé ainsi. Il est de leur devoir d’obéir, pour accéder à une vie éternelle. Tuer et mourir, se souiller. Les mains tachées de sang, l’âme purifiée.
L’un deux se met à chanter, d’abord à voix basse, puis de plus en plus fort.
« Entends-tu cette Lame Chantante…
Oraison Funèbre sur le Champ d’Honneur…
Ressens-tu cette Âme Violente…
Elle leur instille la peur….
Entends la Voix éloquente…
Qui t’inspire la terreur,
Ressens cette plainte déchirante,
De l’acier dans ton cœur…
Pourfendons les ennemis du Seigneur,
Brisons l’armure mécréante,
Massacrons les blasphémateurs,
Comme l’exigent les hiérophantes…
Frappez ! Tuez ! Frappez ! Tuez !
En Son nom sacré…
Mourrez ! Pour lui ! Mourrez !
Puisse votre feu brûler….
Essence de vie affluente,
Quand s’immisce la Douleur…
Pars au ciel et chante,
Pourquoi tu meurs. »
Le chant est repris par tous. Seul le chef ne chante pas. Il doute depuis bien trop longtemps. A quoi bon mourir, alors que de si précieux hommes seraient utiles ailleurs ? Pourquoi gaspiller tant de force pour un symbole si éphémère ? Il a appris que les religieux se souciaient moins des stratégies que du sacrifice divin…
Il se souvient des paroles du prêtre… « La Foi est plus pure, sans le doute. ». Il doute de plus en plus….
Il a affronté bien des dangers auparavant, il connaît son ennemi. Pourtant, cette fois, il ressent les choses différemment. Il devrait être sans peur, à un jour de sa mort, mais…C’est comme si il allait être témoin d’évènements indicibles dans les prochaines heures, d’évènements si horribles que la mort serait un soulagement…Et qu’il le savait déjà. Il en est même persuadé. Cette fois sera différente, à la fois dans l’ouverture, le déroulement et l’issue.
Que peut-il faire ? Rien. Que doit-il faire ? Rien. Il doit simplement se rendre sur cette plaine, et mourir. Quel ordre simple… : Mourez. La mort. Franchement, il suffit d’attendre.
Il se dit qu’il obéira. Car il est à l’aube du jour de sa mort, et il veut mourir comme on le lui a demandé, comme Il le lui a demandé.
Mais….comme partout…Une odeur de rébellion flotte dans son esprit….
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J´ai trouvé ton texte sympathique, tu as un certain style et je n´ai eu aucune difficulté à te lire. Parfois j´ai senti que tu cherchais à faire des métaphores "profonde" et même si j´ai personnellement trouvé ça pas très bien inséré, je ne peux qu´honorer la tentative d´autant plus qu´il y avait de l´idée. Avec un peu d´entraînement ça pourrait rendre très bien.
J´ai vraiment bien aimé la chanson, on sent quand même que t´as un sacré potentiel !
Quand à l´histoire, baaaaah pour le moment y a pas grand chose d´intéressant mais en même temps c´est que le premier chapitre, faut démarrer ![]()
Ah oui et pour finir : essaye de plus développer ton texte parce que ça fait trop rédaction... Bonne rédaction mais rédaction quand même
Voilà voilà...
Merci pour ta critique constructive
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Chapitre 2
Brutal retour à la réalité. Un coup de poing mental.
Angelus Mysticus se balançait très légèrement de gauche à droite. Ses yeux rouges comme le sang ne voyaient que le ciel bleu et les rares nuages qui l’occupaient, tel des ruminants épars dans un immense champ. Ses mains jointes au niveau de la poitrine, ses ailes déployées, sa robe de bure et sa capuche cachant son visage, lui faisaient porter à merveille son nom. L’auréole au dessus de sa tête rappelait à chacun son statut religieux. Au dessus de l’auréole, émergeait la lame, tranchante comme un rasoir, plus d’un mètre trente d’acier créée par un prêtre-forgeron de la Diktat Luminis, l’église de Sedunum, dieu de la Lumière et de l’Empire Sédunois. Sur la lame couraient des runes de purification, de bannissement et d’encouragement destinées à motiver le porteur.
Samaël Matteus portait l’épée sur son dos, par-dessus sa longue robe de bure couleur café, celle-ci flottant malgré sa lourdeur apparente. Le Capitaine Hoatzin vint à sa rencontre.
-Seigneur Matteus ?
-Oui.
-Nos éclaireurs sont formels….Il n’y a trace que d’une dizaine d’hommes à chaque fois…Pourtant, pas le moindre survivant dans nos armées…C’est inquiétant.
-On m’a fait cette remarque par trois fois depuis que nous sommes partis, Capitaine. Retrouvez vos hommes et accordez-leur les litanies de la Fureur. Nous en aurons besoin.
-Bien, Seigneur.
Le Capitaine Hoatzin baissa les yeux et retourna auprès de ses soldats, tel un enfant qu’on punit pour n’avoir pas compris l’ordre si simple de se taire.
Samaël gardait la tête haute et le regard fier, malgré le fait qu’il s’interrogeait sur la nature de l’ennemi. Il se remémora les paroles de l’hiérophante. « Ils seraient une dizaine. Et, par Sedunum, ils ont réduites à néant plusieurs de nos places fortes, désintégré des murailles, massacrés des villages entiers. Vous n’avez aucune chance. Résistez-leur aussi longtemps que possible, pour que nous puissions édifier la défense nécessaire. Mourrez pour Lui. »
Et, son esprit se voyait martelé par cette pensée. « Pourquoi ? ». C’était tellement inutile….Samaël avait une femme, et une fille. On lui demandait de mourir inutilement ! Si ces mystérieux ennemis étaient invincibles, pourquoi les retenir le temps d’unifier les défenses ? Alors que son esprit se posait toutes ces questions, son corps marchait, automatisé par une décennie d’obéissance silencieuse. Mais jamais il ne saurait « pourquoi ». Car la réponse n’existait pas.
Ses pieds foulaient le sol dur, cette poussière ocre, de petits cailloux s’insinuant dans ses bottes comme la Diktat Luminis s’était insinuée plusieurs siècles auparavant dans la société. Subrepticement.
La sueur coulait sur son visage découvert et rougi par l’effort. Il ne se plaignait pas. Jamais il ne s’était plaint, ce n’était pas l’heure de commencer. Ce fût le moment que choisit Hoatzin pour revenir à la charge.
-Monseigneur...?
-Quoi, encore ?
-Les hommes refusent d’avancer.
-Pourquoi ?
-Ils ne veulent pas mourir pour rien.
-Dites-leur qu’ils ne mourront pas inutilement.
-J’ai déjà essayé, et…
-Recommencez !
-Ils ne sentent pas la conviction dans ma voix…
-Capitaine Hoatzin…Croyez-vous que j’aie la conviction de leur expliquer en quoi notre sacrifice est honorable ?
-Je ne puis aller plus loin. Je resterai avec mes hommes, où qu’ils aillent. Je ne suis pas sûr que vous soyez convaincus de l’utilité de ce sacrifice, monseigneur. Sauf votre respect.
-Très bien…Partez. Sedunum vous voit. Il vous punira en temps et en heure, soyez-en certain.
Le Capitaine Hoatzin eut comme un regard de pitié envers Samaël. Il soupira, et, baissant les yeux :
-Monseigneur…Si vous voulez rebrousser chemin, c’est encore possible…
-Je suis Seigneur Militant de l’Empire Sédunois, j’obéis au Diktat Luminis et je sers Sedunum. Il n’est pas question de rebrousser chemin.
-Nous rendrons compte de votre courage aux hiérophantes…Soyez-en assuré, monseigneur.
-Je ne suis pas certain que les hiérophantes vous accordent le droit de vous exprimer quand vous serez de retour à Eneloy. Maintenant, hors de ma vue.
Alors Hoatzin et sa centaine d’hommes se détachèrent de la formation en silence, quittant ceux qui restaient pour se battre tel des fous. Angelus Mysticus, dans le dos de Samaël, paraissait bien plus lourde, comme si le départ de ces hommes était un avertissement. « N’y vas pas », semblait suggérer l’arme bénite.
Son pied gauche se posa sur le sol, mais hésita à décoller pour avancer à nouveau, pendant une fraction de seconde.
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Là en ayant plus de contenu je trouve que t´écris bien, t´as du talent, je ne peux que le reconnaître, même si l´univers de l´histoire n´est pas trop mon genre.
Certes il y a quelques légères imperfections mais dans l´ensemble c´est propre, travaillé, avec du vocabulaire et du style, donc ça me plaît ![]()
Chapitre 3
Finalement le pied gauche redécolla du sol, et Samaël se remit en marche, à une cadence régulière. L’ambiance était devenue pesante, lourde, telle une chape de plomb qui contraignaient au silence les neuf cent hommes du détachement.
La compagnie qui avait déserté, celle du capitaine Hoatzin, était celle des Angels of Absolution. Il en restait neuf. Neuf compagnies de Templiers de la Diktat.
Seigneur Militant Samaël Matteus, compagnie des Hands of Blood. Les meilleurs, vétérans endurcis.
Capitaine Nidar Yarrick, compagnie des Sons of Eneloy. Natifs d’Eneloy, à la parole virulente.
Capitaine Sinderion Gennaio, compagnie des Hearts of Steel. Défenseurs acharnés du Col de Drowavar. Ne cèdent jamais le moindre pouce de terrain.
Capitaine Nikolaz Gremeor, compagnie des Shields of Fire. Vouent un culte au feu.
Capitaine Ezekyle Eeklo, compagnie des Shadows of the Moon. Réputés pour leur barbarie sans égale, très controversés.
Capitaine Cartarus Eeklo, compagnie des Wings of the Phoenix. Connus pour leurs prises de flanc des armées ennemies absolument incroyables.
Capitaine Sion Preteor, compagnie des Prayers of Punishment. Parmi les plus pieux des serviteurs de la Diktat Luminis.
Capitaine Anvilus Imperator, compagnie des Steel Soldiers. Toujours les premiers à la charge, plus téméraires que courageux.
Capitaine Lysander le non-nommé, compagnie des Unspoken Words. Une compagnie mystérieuse, secrète, dont même Samaël ignorait presque tout.
Le capitaine Yarrick était un homme assez grand, dans la cinquantaine, qui n’hésitait pas à hausser la voix dès qu’il s’agissait de répandre la Parole Sacrée. Il enseignait à ses hommes de toujours suivre les principes de la Diktat Luminis.
Sinderion Gennaio, lui, était un visionnaire. Il soutenait en secret à ses hommes qu’il valait mieux se battre pour soi-même que pour la Diktat Luminis. Samaël s’était toujours demandé comment une telle hérésie ne s’était pas sue dans les hautes sphères de la Diktat. Sinderion, d’autre part, était un combattant tenace, déterminé, et capable de tenir une position plusieurs mois de suite. C’était sûrement la raison pour laquelle aucun soupçon ne planait sur lui.
Nikolaz Gremeor, au contraire, était un fervent disciple de la Diktat Luminis, à ceci près qu’il préférait se tourner vers le Feu, élément bien plus concret. Il était célèbre pour avoir brûlé un à un les mille survivants d’une armée ennemie vaincue, alors qu’il commandait trois compagnies.
Ezekyle et Cartarus Eeklo étaient frères. Alors qu’Ezekyle était un barbare primaire aux yeux de bon nombre de gens, même des simples miliciens de la Diktat, les soldats de base de l’Empire, Cartarus était un fin stratège, privilégiant un plan minutieusement étudié à un assaut violent. Ce qui provoquait parfois des disputes explosives entre les deux hommes.
Sion Preteor, lui, n’était apprécié de personne ou presque, à part ses propres templiers. Il prônait l’extermination de toute forme de pensée à peine déviante du Codex Diktatus, le livre saint de la Diktat Luminis. Et il lui était arrivé de massacrer des villages entiers pour des histoires de statues. Un illuminé, donc.
Anvilus Imperator. Un cœur pur dans un corps quasiment détruit par les batailles. Il arborait plus de blessures que toute sa compagnie réunie, bien que celle-ci fût réputée comme extrêmement peu regardante au niveau des pertes. Beaucoup les qualifiaient de berserkers.
Lysander le non-nommé, plus communément appelé Capitaine Lysander. Personne ne savait quoi que ce soit sur sa compagnie, ses membres étant extrêmement secrets. Lysander était jeune mais pourtant très capable. Malgré l’individualisme très marqué de la compagnie, quelques rapports de batailles arrivaient parfois aux oreilles des autres compagnies. Si Lysander avait rapproché ses hommes des autres, nul doute que la gloire aurait déjà rejailli sur lui.
Samaël Matteus. Depuis dix ans qu’il se battait, il était déjà un grand commandeur. Sa plus grande qualité était de savoir rassembler ses hommes. Il était en outre un bon épéiste. Ses cheveux étaient noirs, bien que souvent cachés par sa capuche, ses yeux marrons, très profonds, et il avait un regard d’acier. Son visage était fermé, mais à l’intérieur, il bouillonnait. Il ressentait tout les sentiments au centuple.
Samaël se surprit à penser à tout cela. Après tout, pourquoi maintenant ? Il connaissait chaque compagnie par cœur, du moins, il connaissait ce qu’elles laissaient filtrer. Il restait encore beaucoup de marche avant d’atteindre la Plaine des Destins, et lui pensait déjà beaucoup trop.
La pensée engendre le savoir. Le savoir fait le pouvoir. Il faut le cacher.
Et toujours cette même question : « Pourquoi ? »
Bon bon bon... je ne suis pas étudiant en Terminale L, mais je vais essayer de faire un commentaire digne de ce nom.
Pour commencer, j´adore le style : par rapport à tes anciens écrits, ça s´est vachement amélioré ![]()
L´humour bien particulier du second chapitre m´a bien fait rire, surtout ce passage :
-Monseigneur...?
-Quoi, encore ?
-Les hommes refusent d’avancer.
-Pourquoi ?
-Ils ne veulent pas mourir pour rien.
-Dites-leur qu’ils ne mourront pas inutilement.
-J’ai déjà essayé, et…
-Recommencez !
-Ils ne sentent pas la conviction dans ma voix…
-Capitaine Hoatzin…Croyez-vous que j’aie la conviction de leur expliquer en quoi notre sacrifice est honorable ?
-Je ne puis aller plus loin. Je resterai avec mes hommes, où qu’ils aillent. Je ne suis pas sûr que vous soyez convaincus de l’utilité de ce sacrifice, monseigneur. Sauf votre respect.
-Très bien…Partez. Sedunum vous voit. Il vous punira en temps et en heure, soyez-en certain.
L´histoire m´a l´air intéressante, d´autant que c´est bien mon genre, bien qu´elle n´ait pas beaucoup avancée pour l´instant (ne t´étales pas sur une dizaine de chapitres de descriptions).
Beaucoup de noms pompés à W40k, et ça c´est moins bien
. T´aurais pu être un peu original par rapport à ça tout de même XD.
J´ai bien aimé la chanson du début, particulièrement belle, d´autant plus qu´elle est de toi.
J´espère que tu continueras tout de même sur une semblable lignée ![]()
J´ai lu la premiére partie!
Bon, je n´ai jamais penetré dans l´univers de Warharmer, donc je peux pas trop en parler. Mais si l´ami angel dit que c´est copié, ben c´est pas bien de copier
Chinon... Bah, c´est un bon texte, c´est clair, surtout pour quelqu´un que je n´ai jamais lu içi... Quelques remarques négaives tout de même, parceque j´aime pinailler.
-A certains endroit, tu vas un poil trop vite, l´idéal aurait été de faire des sauts de lignes parfois, histoire d´imprimer plus... le rythme de ton histoire est lourd et lent, il faudrait plus appuyer ça ave cdes points, des sauts, des paraghraphes, ect...
-C´est assez pompeux, dans ta maniére de décrire. tu multiplie les anaphores, les répétitions, le grandiloquence, le registre épique, bref, on s´en prend plein la poire. C´est bien, mais ça fait un poil prétentieux quand mêm dans la Fatasy, il est préférable de n´utiliser ce genre de registre que bien plus tard.
-C´est assez "cliché" Pas tant dans l´histoire, qui elle est originale et "assez" ien trouvé, mais dans le propos: Dés le départ tu nous vend la méche, et on devine la morale: "La religion, c´est mal le fanatisme, c´est pas bien, moi j´suis un rebelle et je nique tout les dieux toussa toussa". Ca aurait plus interessant ou bien de trouver les nuances (peut-être y en a t-il aprs,mais j´ai survolé la suite, ça m´a pas l´air plus nuancé) ou bien au moins de ne pas imposer ça aussi lourdement, d´être plus léger, de ne pas remarquer que tu blame ça dés le début, surtout que tu es censé être dans le crane d´un de ces "fanatiques". J´écris actuellement un texte sur la pédophilie avec un point de vue différent de celui habituel (ca veut dire celui d´une victime amoureuse de son bourreau), et je prend bien soin de ne pas distiller mon point de vue dans le style. Disons que ce serait possible voire encouragé dans un texte neutre, ue nouvelle, un poême. Mais das ce genre de texte, l´idéal est de disséminer la morale dans l´histoire, pas dans le style.
Je crois que c´est tout ^^ Je lirais la suite quand j´aurais le temps
La suite verra une nuance, en effet. ![]()
Je l´écrirai sûrement vendredi soir ou samedi, début des vacances, là j´aurai le temps. =)
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Jacen c´était le nom d´un de mes persos dans une de mes fics... ![]()
Désolé du post´ inutile ![]()
oO Nanaki...
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Pourquoi....Cette question obsédait Samaël. Il arriva enfin aux Plaines du Destin, ou Plaines de Sacolexxor, l´antique dieu de la loyauté des tribus barbares du Sud. La réponse viendrait bientôt.
Les plaines de Sacolexxor s´ouvraient après un étroit passage dans un ravin rocheux, et étaient le seul passage entre les domaines barbares du Sud et l´Empire Sédunois. Si l´ennemi voulait passer, aussi peu nombreux soit-il, il devrait prendre ce chemin. "Il" avait déjà réduit à néant plusieurs forteresses qui servaient d´avant-postes à l´Empire pour surveiller les peuples barbares, mais, la Diktat Luminis espérait le stopper à l´entrée de ce passage étroit.
Samaël fit sortir les troupes. Aussi petit soit le corridor, il ne pouvait acceuillir mille hommes en défense.
A l´aube du troisième jour d´attente, il se mit à neiger. Un manteau blanc recouvrait le sol, mais n´éteignait pas la Flamme qui brûlait en chaque homme. Il faisait de plus en plus froid mais personne ne s´en plaignit, à part Nikolaz et ses hommes, habitués à la chaleur d´un bûcher, avec des hérétiques dessus de préférence.
Enfin, le sixième jour, parûrent les ennemis. Tout les Templiers dormaient à poing fermés, l´agitation de la veille ayant été grande, car on croyait avoir aperçu plusieurs bandes barbares. Les hérétiques étaient au nombre de treize, et seuls le bruit de leur pas dans la neige, craquant, alerta la sentinelle qui elle aussi somnolait. Aussitôt, celle-ci donna l´alerte, voyant les adversaires à environ cinquante mètres.
-ALERTE!
Samaël fût le premier debout. Il toisa longuement les treize hommes, qui n´avaient plus bougé. L´agitation était de plus en plus grande chez les Templiers.
Tous étaient à présent debouts, la main au fourreau ou sur le manche de leurs armes, prêts à se défendre, à défendre l´Empire Sédunois.
Les dix hommes levèrent leur mains comme un langage tacite, puis, derrière eux, dans la neige, se dessinèrent des empreintes, de plus en plus nombreuses. Alors des corps de fumée se matérialisèrent, d´abord vaporeux, puis, finalement, prenant une consistance solide. Ces choses étaient assez petites, environ un mètre à un mètre cinquante, noires comme la nuit, sauf leurs yeux jaunes. Elles avaient des griffes et des bras longs, et se tenaient sur leur deux jambes arrières. Leur colonne vertébrale ressortait telle une sinistre chaine de montagnes, elle aussi noire.
Des démons...pensa Samaël. Derrière lui, les templiers n´en croyaient pas leurs yeux. La masse noire avançait très lentement vers eux. Le Seigneur Militant Matteus devait motiver ses troupes.
-Templiers de la Diktat! Aujourd´hui et depuis notre départ, je me suis posé des questions! Sur la foi, sur notre but! Mais maintenant, alors que se tient devant moi une armées de DEMONS, je n´ai plus de questions! Que des REPONSES! Nous devons éradiquer ce MAL, pour la Lumière, Pour l´Empire, Pour la survie de notre genre! Aujourd´hui, je lève mon bras, je lève haut, et il porte mon épée, car aujourd´hui, je DETRUIS DES DEMONS!
Angelus Mysticus, au bout de son bras gauche, était resplendissante. Sa lame brillait, d´une lumière blanche et chaude, et illumina les démons. Alors les mille Templiers exultèrent et crièrent en coeur.
-FRAPPEZ ! TUEZ ! FRAPPEZ ! TUEZ ! EN SON NOM SACRE…
Pour toute réponse, un des hommes, que Samaël présumait être un sorcier, cracha un énorme jet de flammes sur le Seigneur Militant, des flammes mauves et pourpres, non pas chaudes, mais étouffantes, démoralisantes. Ce fût à ce moment que Samaël montra la puissance de sa foi. Il révéla l´Epaulière de Saint Léonidas.
Samaël se mit de profil, genou et épaule droite vers l´avant, et les flammes, qui avaient commencé à brûler sa tunique, mirent à jour l´épaulière de bronze. L´épée de Samaël était en retrait, derrière lui. Un puissant bouclier d´énergie bleu se leva, chaleureux, rassurant. Les flammes s´arrêterent dessus, ne pouvant pas dépasser cette puissante protection magique.
Alors un autre sorcier pointa Samaël du doigt. les démons chargèrent. Les Templiers dégainèrent leurs épées, leurs haches et leur marteaux. Enfin commençait la bataille.
Les berserkers du Capitaine Anvilus chargèrent à leur tour, frappant les démons en premiers. Ces derniers étaient vifs, mais leur nombre les comprimait, leur empêchant des mouvements rapides d´évitement. Anvilus rit de sa voix caverneuse et rauque:
-On dirait qu´on les cueille!
Et il recommenca à frapper dans le tas, de sa hache d´au moins deux mètres de long.
Malgré qu´un templier batte un démon en combat singulier, le poids du nombre avantageait ces derniers, et les défenseurs de la Lumière étaient débordés.
Samaël menait une défense exemplaire à l´est des premiers combats, aidé par Lysander et leurs deux compagnies respectives. Lysander avait un marteau et s´en servait à merveille. Il tuait un démon presque à chaque coup, et ces derniers s´évaporaient.
Samaël, lui, pourfendait ses agresseurs à l´aide d´Angelus Mysticus, et la lame de l´épée brillait comme jamais. Il la brandissait parfois devant lui, faisant jaillir un rayon lumineux blanc, qui ouvrait de longues brèches dans les rangs des démons.
Plus aucune question. Que des réponses. La Lumière était nécessaire pour vaincre les hordes impies. Sur la neige, le sang écarlate des Templiers coulait, tachant le manteau immaculé de petits lacs rouges. Aussi héroïque soit la défense, les Templiers reculaient à chaque minute.
Samaël le savait, tant que les mystérieux sorciers ne seraient pas vaincus, la victoire serait impossible. Il tenta une percée dans leur carré de défense.
-TEMPLIERS! LES SORCIERS DOIVENT PERIR!
Il restait environ deux cents braves hommes, que leur haine de l´Obscurité poussait à frapper encore et encore.
Alors il avancèrent, frappant, parant, empêchant leurs cris de douleur de sortir, se battant pour un but inatteignable. Il ne restait, à en juger par les robes et insignes, que des Angels of Absolution et des Unspoken Words.
La progression était difficile. Chaque mètre gagné était une victoire. Depuis deux jours que la bataille avait débuté, chacun était exténué. Alors qu´il ne restait que quelques mètres à faire, la marée de démons pièga totalement les défenseurs de la Diktat.
Samaël sentit soudain Angelus Mysticus l´appeller, dans sa tête.
"Relève-toi."
Malgré les griffes qui le lacéraient, il se releva.
"Brandis-moi."
Malgré la fatigue qui le terrassait, il brandit l´arme.
"Libère ton courroux."
Malgré le sang qui lui battait les tempes, il tâcha de se souvenir ce pour quoi il combattait.
La lame brilla comme jamais, et dans le crépuscule, libéra une vague d´énergie destructrice. Les démons furent projetés à plusieurs mètres quand ils n´étaient tout simplement pas désintégrés, et les sorciers avaient tous explosé. Mais les siens aussi furent tués. Seul restait Lysander, qui se releva tant bien que mal.
Le dernier sorcier émergea d´un bouclier de fumée, très affaibli.
Lysander prononça alors ses premiers mots en présence de Samaël:
-Craignez la Parole Tacite!
Un mur de flamme l´assaillit, et il ne dût sa survie qu´à Samaël qui s´était interposé en utilisant l´épaulière de Léonidas.
Le sorcier rit, puis, profitant de la fatigue de Samaël, pointa son doigt vers lui, et, par les forces sombres, le forca à s´agenouiller devant lui. Lysander n´agissait plus, il semblait captivé. Mais la réalité était tout autre.
Le sorcier arriva enfin à quelques centimètres de Samaël. Ce dernier lui tendait Angelus Mysticus, comme une offrande votive. Lysander choisit ce moment.
Courant vers Samaël, il lui marcha sur le dos, s´en servant comme d´un appui, et passa au dessus du sorcier. En atterrissant, il retourna au prêtre impie un coup de marteau qui lui brisa la mâchoire et le fît tomber au sol. Alors qu´il tentait de se relever, Lysander leva haut son marteau et maintint définitivement l´ennemi au sol, le clouant d´un coup surpuissant. Le hurlement du sorcier se perdit.
Samaël avait retrouvé ses esprits, et regarda la lande ravagée.
"Et il recommenca à frapper dans le tas, de sa hache d´au moins deux mètres de long. "
exagération qui gâche un peu la qualité de ton récit...
une hache de plus de 2 mètres de long doit être d´une maniabilité particulièrement mauvaise... sauf si l´utilisateur en fait 3...
Ouais, deux mètres c´est trop ><". J´me suis aussi rendu compte que le nombre de sorciers passe de 13 à 10 xD.
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Lysander semblait ne pas pleurer ses hommes. Samaël, lui, pria durant une heure pour que Sédunum leur accorde le repos mérité.
-Ca ne sert à rien, lui dit Lysander quand il eut terminé.
-Qu´est-ce qui ne sert à rien?
-Prier pour eux. Le fanatisme n´est jamais récompensé. Regardez le capitaine Preteor. Je lui ai réglé son compte une bonne fois pour toute. Il ne viendra plus massacrer des innocents.
Samaël jeta un coup d´oeil au corps sans vie du capitaine. Sa tête n´était plus q´un tas dégoulinant de sang et de morceaux d´os et de cerveau. Seul un marteau comme celui de Lysander pouvait faire ça.
-Vous...
-Oui, je l´ai tué.
-POURQUOI?!
-Je vous l´ai dit. Un fanatique.
-Vous allez me tuer?
-Vous? Non. Vous intéressez les As´klalder.
-Les quoi..?
-En langage runique, cela peut se traduire par nomades, bien qu´il y ait une notion spirituelle incompréhensible pour un coeur aussi embrumé par la doctrine Sédunienne que le vôtre.
-Les barbares?
-Nous ne sommes pas des barbares. Nous sommes un peuple puissant et uni sous la bannière de la vraie Lumière.
-Vous...Vous en êtes?
-Oui.
-Mais votre nom...
-Mon nom est impérial, oui. Mon vrai nom est Caliel.
-Caliel?
-Symbolise la vérité et la justice. Il procure la victoire de la vérité.Il lutte pour que la justice soit faite et contre ceux qui abusent de leurs pouvoirs. Apporte la persévérance.
-...
-Je ne porte pas l´Epée. Vous si. Il vous faut venir avec moi, dans les territoires As´klalder et avoir l´Illumination...
-Je ne suis pas un barbare! Je sers Sédunum!
-Moi aussi. Et tu n´es pas un barbare...Tu es un enfant caché...Yeratel.
-Yeratel? Je ne porte pas ce nom!
-Symbolise la mission. Il procure la mission de propager la lumière.Il procure la notoriété et protège des attaques des jaloux et des médisants.
-Parfaitement! Je vais apporter la Lumière! je vais t´éblouir, hérétique!
Samaël empoigna Angelus Mysticus et chargea. Lysander, ou Caliel, Samaël ne savait plus, interposa son marteau et bloqua l´attaque. Samaël lança une nouvelle attaque, encore bloquée. Puis une autre, et une autre, et encore une. les défenses de Lysander étaient bonnes, mais pas impénétrables, Samaël le savait.
Leur combat continuait. Lysander ne contre-attaquait que lorsqu´il était sûr de mettre hors de combat Samaël sans le tuer. Le reste du temps, il parait merveilleusement, de son bouclier croisé ou de son puissant marteau.
-POURQUOI! VOULEZ-VOUS! QUE JE VIENNE!
Samaël se déchainait.
-Nous avons besoin de toi! Ecraser la Diktat! Rétablir l´ordre des choses! Yeratel, tu es la clé qui permettra de vaincre l´oppression des Hiérophantes!
-La Diktat nous protège des barbares!
-Nous ne sommes pas des barbares! Nous sommes les élus de Sédunum! Yeratel, tu en es un! Tu as ton rôle à jouer, c´est le plus important! Tous t´attendent!
-Personne ne m´attend! Je suis mort! Personne ne sait que nous sommes vivants!
-Nous devons vaincre les démons et la Diktat! Tel est ton destin! L´Empire Sédunois peut être sauvé, mais il souffre! Ici, nous avons affronté une petite armée. Baisse ton arme, Yeratel!
Samaël abaissa sa garde. Ils avaient escaladé les roches des ravins et étaient maintenant au sommet. Sur chaque plateau, se dressait une flèche qui transperçait des nuages, les Plaines de Sacolexxor étant déjà à plus de deux mille mètres d´altitude.
Samaël était épuisé, exténué, et confus. Il s´effondra au sol, ne sachant qui croire.
-Dis-moi, n´as-tu jamais douté?
-Si...
-Alors l´Epée a bien fonctionné. Elle t´a préparé.
-Elle m´a parlé...
-Montons, Yeratel. L´invasion de l´Empire par les démons a probablement commencé.
-Depuis quand étiez-vous au courant?, demanda-t-il, ne souhaitant plus évoquer Angelus Mysticus.
-Quelques semaines.
-Pourquoi ne pas avoir prévenu les hiérophantes?
-Ca a été fait. Mais discrètement. Il fallait qu´ils croient avoir volé l´information. Ils vont arrêter une partie des démons, puis nous détruirons le reste, avant d´achever l´Empire affaibli par la guerre. Nous ferons d´une pierre deux coups et rétablirons la Lumière.
-Vous semblez sûr de votre coup.
-Nous ne réussirons qu´avec ton aide, Yeratel.
-Et si je refuse?
-Alors les démons détruiront ton Empire, puis mon peuple, et jamais Sédunum ne sera adoré comme il se doit.
Ils montaient depuis longtemps déjà, dans cet énorme escalier en colimaçon sur une des deux flèches de pierre.
Au sommet, Lysander montra le nord. Comme par magie, les nuages s´estompèrent, comme si ils n´avaient jamais existés. L´Empire était immensément grand, pourtant Samaël pouvait en détailler chaque partie. Il supposa que c´était de la magie. L´Empire brûlait. Des démons comme ceux qu´ils avait affrontés, épaulés par des démons humanoïdes et même d´énormes créatures démoniaques de plusieurs mètres de haut, crachant des boules de feu, avançaient, se heurtant à la défense acharnée de l´Armée Imperiale.
-Tu vois, Yeratel, il faut stopper tout cela.
-Mais comment? Je ne suis que...
-Tu es celui que nous attentions. Je t´expliquerai tout. Redescendons.
Ils redescendirent en silence. Lysander et lui se mirent à marcher, abandonnant les cadavres. Mais il en manquait un, il restait un survivant, qui était parti, plein de rage...
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