Je lance pour le forum un nouveau débat qui selon moi relève d´une certaine importance. A savoir, quelles sont les différences entres la Science-fiction et la Fantasy. Et accessoirement, lequel des deux genres permet une meilleure prospection de l´imaginaire. Je tiens à souligner que le présent texte est une compilation de différentes sources provenant de sites, de revues, de livres, et bien sûr, de remarques personnelles. Le tout ayant été structuré par mes soins afin que le texte soit cohérent.
Je précise également qu’en postant ce texte, je n’ai aucune prétention quant à la comparaison entre les deux genres. Je ne fais que proposer une réponse et une piste de réflexion que je vous invite à partager et à en discuter.
Sur ce, bonne lecture !
Longtemps considérée comme ressortant de la science-fiction, la fantasy est aujourd´hui un genre bien autonome et bien singularisé. " Il y a autant de différence entre science-fiction et fantasy qu´entre Karl Marx et Groucho Marx." (Robert Heinlein) Une telle remarque, si elle a le mérite d´être claire, ne nous éclaire cependant pas beaucoup sur le pourquoi de la chose. Il y a tout d´abord différence sur les moyens de rendre vraisemblable le récit : si la science-fiction " facilite la suspension volontaire de l´incrédulité de la part du lecteur en utilisant une atmosphère de plausibilité scientifique " (S. Moskovitz), il en est tout autre pour la fantasy qui a recours à l´émerveillement par l´irrationnel. Ce qui est a priori difficilement concevable sera dans un cas justifié par l´emploi de la science et dans l´autre par celui de la magie. Une telle vision reste cependant assez sommaire et l´un n´empêche pas l´autre de coexister comme on peut le constater en science fantasy.
Cependant, leurs thèmes de prédilection peuvent bien souvent se rencontrer - conquête de nouveaux territoires, destruction d´un monde ou de l´homme, franchissement des limites biologiques de l´homme, quête de l´immortalité, êtres non-humains, etc...
Mais le récit de fantasy ne met pas toujours en scène un monde issu du passé (historique ou mythique): c´est le cas de L´Atlantide de Conan, mais ce monde peut être simplement là au sein de notre monde réel, mais resté ignoré de tous, excepté un petit nombre. Ainsi, faire une distinction en affirmant que la science-fiction est une histoire dans le futur alors que la fantasy exhibe un monde venu du passé - imaginaire pour l´Atlantide, moins pour la Provence moyenâgeuse de Guy Gavriel Kay dans sa Chanson d´Arbonne - n´est pas toujours vérifié, loin s´en faut.
Ce faisant, il n’est pas aisé de différencier les deux genres et de dégager les particularités de chacun, même si chacun font l’objet de bien tenaces réputations. En premier lieu, il s’agirait de brosser un portraits des genres pour dans une autre partie constater des différences et des similitudes qui existent entre eux.
La science-fiction (ou SF) est un genre artistique qui fait des hypothèses sur ce que pourrait être le futur, le monde et/ou les univers inconnus (planètes éloignées, etc.), en partant des connaissances actuelles et/ou en spéculant sur des techniques à venir (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Il est parfois confondu, à tort, avec le fantastique, genre qui inclut une dimension d´inexplicable, ou avec la fantasy, qui parle de mondes magiques.
La Science-fiction est donc le genre littéraire qui se fonde essentiellement sur la science pour construire les intrigues. Elle permet un grand nombre d´explications et ses limites sont naturellement posées par l´étendue des connaissances techniques à l´époque de l´écriture du récit, mais celles-ci font souvent l´objet d´anticipations et d’extrapolations. La crédibilité est donc extrêmement importante puisque les technologies inventées se basent sur certaines existantes et des lois de la physique qui sont difficilement modifiables.
L´une des caractéristiques les plus notables de la science-fiction est qu´elle est constituée de grands thèmes récurrents qui forment une sorte de culture commune. Certains thèmes existent depuis les origines de la SF et continuent à être très actuels, par exemple le voyage dans l´espace, le voyage dans le temps, la vie extraterrestre, les robots etc. Certains autres, en revanche, tombent parfois provisoirement en désuétude — le surhomme, la fin de l´humanité (bien que ce dernier tende à revenir sur le devant de la scène avec les enjeux climatiques) — tandis que des thèmes nouveaux apparaissent et viennent en permanence enrichir l´univers en évolution de la SF (le cyberespace, les modifications génétiques). Il existe de grands thèmes majeurs (la révolte des machines, les univers parallèles) et de petites idées qui sont des thèmes secondaires et servent d´éléments de décor à une histoire générale (l´ascenseur spatial, la voile solaire). Au sein de cet univers collectif, les auteurs de science-fiction puisent en permanence, enrichissant ainsi les idées de leurs prédécesseurs et le fond commun. Attardons sur quelques-uns de ces thèmes.
L’exploration. Celle de la Terre étant finie, et les contrées terrestres donc ayant perdu de leur exotisme, la science-fiction a ouvert de nouvelles opportunités aux récits d´aventure. Les aventures ont ainsi pu changer d’échelle, passant de peuple à civilisations, de bêtes sauvages à races extraterrestres, de navires à vaisseaux spatiaux, de jungle hostile à constellations inconnues. Un bon exemple est l´oeuvre de Jules Verne. Ce genre de péripéties peut servir à mettre en valeur les qualités des personnages, et l’aventure permet également d’opposer métaphoriquement des valeurs. Un bon exemple est la lutte entre le bien et le mal mise en scène dans Star Wars. Les colonisations de planètes renvoient souvent au mythe américain de la Conquête de l´Ouest.
L´autre. Les rencontres et rapports avec autrui permettent de s´interroger sur la spécificité de l´espèce humaine. Les descriptions de l´Autre dressent en négatif un portrait de l´homme. La thématique de l´autre permet également de mettre en scène les difficultés de communication entre personnes différentes, le phénomène de peur ou le racisme. Ce thème a également été abordé dans le Fantastique avec par exemple Le Horla de Maupassant.
Races aliens. La race peut être originaire d´une autre planète ou vivre sur Terre. L´espèce peut être totalement imaginaire ou une espèce terrestre ayant evoluée comme les singes dans La Planète des singes de Pierre Boulle, ou les chiens dans Demain les chiens de Clifford D. Simak. La rencontre peut se faire indirectement par le biais d’objets comme dans 2001, l´odyssée de l´espace de Stanley Kubrick. La race peut être très différente de l´espèce humaine comme un océan dans Solaris de Stanislas Lem. Les conflits entre l´espèce humaine et races extraterrestres ont souvent été utilisés comme métaphore des guerres totales. Le thème a été notamment populaire lors de la Guerre froide ou l´humanité était assimilée au bloc libre. D´autres auteurs insistaient sur le côté destructeur ou aberrant des guerres et ou simplement des idéologies. Ce thème est illustré par des Chroniques martiennes de Ray Bradbury ou La Guerre des mondes de H. G Wells.
Robots et intelligences artificielles. Les auteurs s´interrogent sur la place de l´homme par rapport aux machines qu´il a créé. Est-il fondamentalement différent d´elles ? Ce thème remonte à Frankenstein de Mary Shelley. Il a été particulièrement développé par Isaac Asimov dans ses recueils sur les robots dont I, Robot. L´ambiguïté de la distinction a été accentuée avec l´androïde, notamment dans les oeuvres de Philip K. Dick tels que Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?.
La réalité. La science fiction a souvent abordé la thématique de la réalité surtout Philip K. Dick. Le rêve des récits fantastiques est remplacé par des univers instables, changeant ou parallèles. De bons exemples sont Ubik de P. K. Dick et La séparation de Christopher Priest.
La Politique et la societé. Les idéologies poussées au maximum, l’emprise de l’Etat sur les individus est souvent étudiée sous la forme de dystopie. Les exemples les plus célèbres sont 1984 de George Orwell, Le meilleur des mondes de Aldous Huxley et Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. La SF abonde aussi en récits de destruction du monde tels que La Forêt de cristal de James Graham Ballard et en récits post-apocalyptiques tels que Ravage de René Barjavel, Akira de Katsuhiro Ōtomo ou encore La Planète des singes de Pierre Boulle. Ces récits peuvent avoir une dimension écologique, de terreur, étudier les changements sociaux et politiques, ou encore psychologiques. Ce thème est proche de celui de la fin de l´humanité. L´omniprésence de la technologie et le développement d´Internet sont étudiés en particulier dans le cyberpunk tels que Neuromancien de William Gibson ou le film d´animation Ghost in the Shell.
Le temps et l´histoire. Les uchronies étudient ce qu´aurait été l´Histoire si un événement historique avait été différent. Elles permettent de s´interroger sur l´évolution, l´histoire ou les caractéristiques d´une société. Le thème est présent dans la science-fiction mais le genre lui est antérieur puisqu´il remonte à Histoire de Rome depuis sa fondation de Tite-Live. Le genre a donné des classiques à la SF tels que Le Maître du Haut Château de Dick, Roma Aeterna de Robert Silverberg ou encore Rêve de fer de Norman Spinrad. Ce thème est proche des Univers parallèles et du Steampunk. Le voyage dans le temps permet également de questionner l´histoire, mais aussi la nature du temps. Le précurseur est La Machine à explorer le temps de Wells. De nombreux auteurs se sont interrogés sur les paradoxe temporels qui en découlaient tels que Isaac Asimov dans La Fin de l´Éternité et Poul Anderson dans La Patrouille du temps.
L’humain. Les modification de l´homme par la science sont souvent évoquées. Notamment le clonage, l’eugénisme, les modifications génétiques, les implants. Elles soulèvent des questions éthiques et renvoient à la notion d´humanité. Le surhomme et les pouvoirs sont des thèmes populaires notamment dans les super-heros des comics américains. On étudie les conséquences de l’augmentation des capacités humaines, que ce soit la force, l’intelligence, les pouvoirs psychiques, l’immortalité… Cela pose notamment les questions de la responsabilité, du pouvoir et de la personnalité d´une personne différente et donc incomprise. Un ouvrage précurseur est L´Homme invisible de H. G. Wells. La thématique a été abordée par Theodore Sturgeon dans Cristal qui songe et Les plus qu´humains. A contrario du surhomme, des auteurs montrent sa place insignifiante dans l´Univers, notamment Lovecraft. La métamorphose est un thème récurrent qui puise ses source dans le fantastique (La Métamorphose de Kafka, L´Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson). Les auteurs s´interrogent sur la difficulté de devenir autre, de définir son identité ou encore de devenir banal. Un bon exemple est Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes sur l´acquisition puis la perte de l´intelligence par un simple d´esprit. A mi-chemin entre la thématique de la métamorphose et celle des superpouvoirs se trouvent le roman de Robert Silverberg L´Oreille interne sur un télépathe perdant son pouvoir exceptionnel.
Ces thèmes sont par la suite déclinés dans un certain nombre de sous-genres de la science-fiction, des œuvres où l´histoire se passe dans l´espace, dans un monde futuriste. Voici les principaux.
Le cyberpunk, qui dépeint l´humanité plongée dans le chaos social suite à un progrès technologique et/ou politico-économique néfaste. Le préfixe cyber signifie « cybernétique » et renvoit à l´amélioration des performances humaines en remplaçant des organes par des appareils robotisés, et le suffixe punk renvoie à une société violente et décadente ; dans la plupart des œuvres, on retrouve une ou plusieurs des trois hypothèses suivantes : l´idée d´une société où les États n´ont plus de pouvoir et où la vie des gens n´est régie plus que par des multinationales qui fournissent emploi, sécurité sociale, protection et logement ; ce contexte est l´occasion d´affrontements (guerre économique, espionnage industriel, mais aussi attaques armées) entre multinationales, avec tentatives d´infiltration et d´exfiltration ; l´idée d´une manipulation du vivant, plus particulièrement d´un croisement entre l´homme et la machine (clonage, greffe d´organes artificiels plus performants, puces implantées sous la peau ou dans le cerveau, etc.) ; l´idée d´une extrapolation du "virtuel" : on peut se brancher le cerveau sur la Matrice (réseau mondial d´ordinateurs, équivalent d´Internet imaginé par les auteurs de cyberpunk dès les années 1980) au moyen d´une console, etc.
Le post-apocalyptique (ou post-apo) : décrit la survie de l´humanité après un événement cataclysmique ayant rasé la civilisation.
Le steampunk : science fiction baroque, souvent teintée de fantastique, faisant intervenir une technologie à base de machines à vapeur, inspirée de Jules Verne ou H.G. Wells.
Le space opera. Les récits de space opera ont pour caractéristique commune de se dérouler à une échelle interplanétaire (allant jusqu´à l´échelle de l´univers), ce qui a pour effet de magnifier les enjeux des thématiques abordées par le récit de science-fiction : l´avenir de l´espèce humaine, les rencontres avec des espèces extraterrestres, les enjeux politiques (conflits entre des entités à l´échelle galactique), l´écologie (Dune)... Les autres effets du space opera sont que les personnages peuvent paraître par comparaison encore plus infimes, que de nouvelles explorations sont possibles que ce soit en territoires explorables ou en découvertes de sociétés jusqu´à présent en autarcie. Le planet opera étant une variante à la différence près que l’intrigu se concentre sur une planète.
La « hard science fiction » (dite aussi hard SF, SF dure, ou hard science) est un genre de la science-fiction où les technologies décrites, l´état de la société voire l´évolution historique ne sont pas en contradiction avec l´état actuel (lors de la publication) des connaissances scientifiques. Il s´agit en quelque sorte du versant littéraire des sciences spéculatives. La hard SF est caractérisée par un intérêt pour les détails scientifiques et techniques. La plupart du temps, les auteurs de hard SF donnent la préférence à l´exploration de phénomènes astronomiques ou physiques plutôt qu´à la psychologie des personnages. Cependant, les découvertes récentes de la neurobiologie ont permis à des auteurs comme Greg Egan d´ouvrir la psychologie aux conjectures scientifiques. De la même manière, Donald Kingsbury, par exemple, se prête à des expérimentations dans le domaine des sciences sociales avec Parade nuptiale et des auteurs tels que Kim Stanley Robinson et sa Trilogie de Mars, associent à la fois la prospective dans les domaines technologiques avec les spéculations sur l´évolution de la structure sociale et politique des sociétés humaines lorsqu´elles iront coloniser l´espace.
La « fiction spéculative » s´occupe davantage de thèmes philosophiques, psychologiques, politiques ou sociétaux. L´aspect technique, les évolutions technologiques ne sont pas au centre de l´histoire et constituent plutôt un cadre pour l´action. Frank Herbert offre un exemple de la soft SF avec sa série Dune où son univers est technologiquement avancé mais où la société connaît encore une structure féodale. Le rôle de la classe dominante, les questions de responsabilité et d´éthique sont une des facettes importantes de la série. Dans son cycle des robots, Isaac Asimov se sert de la haine d´une partie de l´humanité envers les robots pour traiter du racisme ; en introduisant par ailleurs les trois « lois de la robotique », il pose le débat du progrès scientifique et de l´éthique. John Brunner dans Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar, 1968), Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes (Brave New World, 1931), George Orwell dans 1984 (publié en 1949), Andrew Niccol dans son film Bienvenue à Gattaca (Gattaca, 1997), nombreux sont les auteurs et réalisateurs à poser des questions d´éthique et de société. La fiction spéculative explore donc en particulier les réactions des sociétés et des individus aux problèmes posés par un phénomène naturel ou des développements technologiques mais la technologie n´y est pas une fin en soi, elle est seulement un moyen pour accéder à une fin possible.
Tâchons d’explorer à présent la Fantasy.
La fantasy (de l’anglais fantasy : imagination - à ne pas confondre avec la fantaisie francophone) ou fantacie - est un genre littéraire présentant dans son récit un élément irrationnel qui montre généralement un aspect mythique et est souvent incarné par l’irruption ou l’utilisation de magie. En cela, il peut être vu comme une incarnation moderne et le prolongement du genre littéraire du merveilleux, dont il reprend de nombreux thèmes.
Le point commun des romans de fantasy est l´existence de mondes parallèles, avec leurs créatures imaginaires, leurs mythes, leurs épopées et leur magie. Il est donc plus spécifique que le genre du fantastique, qui se traduit par l´irruption du surnaturel dans un monde familier, mais peut-être considéré comme un sous-genre du fantastique, une désignation littéraire typiquement française. La fantasy a par la suite étendu son influence sur l´art, la musique et le cinéma.
La fantasy mélange de façon particulière des éléments comme les références mythologiques, l´ouverture vers l´inconscient, avec ses angoisses, ses peurs, les luttes entre le Bien et le Mal. On parle aussi de médiéval-fantastique ou de fantasy médiévale pour les récits présentant des univers mythiques de type médiéval ou antique où cohabitent généralement héros, super-héros, guerriers, magie et sorcellerie, cultures anciennes et éléments surnaturels. Le terme médiéval-fantastique est parfois compacté en « med-fan ».
La Fantasy est le genre littéraire du merveilleux. La magie est une composante, récurrente si ce n´est omniprésente dans les oeuvres. Elle sert bien souvent d´introduction à des concepts obscurs et des détails de l´histoire que l´auteur ne peut expliquer autrement que par la magie. Le problème de la crédibilité ne se pose pas puisque la magie n´existe pas dans la réalité, cependant il s´agit de prendre soin à la cohérence puisque sans règles, la magie déborde. Entendons par là que si l´on n´explique pas les origines, les applications, la portée, la puissance et les utilisateurs, ça devient rapidement problématique. Heureusement, les auteurs de fantasy y pallient facilement en décrivant la magie comme discipline occulte, cachée, et maîtrisable par un nombre restreint de personne. La magie est la fantasy ce que la science est à la SF.
La fantasy partage par conséquent avec la science-fiction son caractère non mimétique. Ces deux genres ne cherchent pas à imiter le monde tel que nous le connaissons. En SF, cet élément de divergence par rapport à la réalité est attribué à la science et aux évolutions technologiques. En fantasy, en revanche, cet élément et son caractère merveilleux doivent être acceptés par le lecteur sans qu´une explication soit nécessaire. Le lecteur accepte d´être emmené dans des mondes nouveaux, imaginaires et différents du monde tel que nous le connaissons.
En littérature, on ne compte plus le nombre de romans, de nouvelles, de sagas publiées, d´inégale qualité, mais assurément teinté d´imaginaire exotique. De plus, la fantasy a conquis des publics réticents suite aux nombreuses adaptations cinématographiques.
La Fantasy... Cette littérature est souvent considérée à tort comme une variante de la science-fiction, qui elle-même, n´est pas des plus appréciées dans un pays tel que la France. Qui ne s´est pas vu reprocher de perdre du temps à lire des inepties ? Que celui ou celle à qui cela n´est jamais arrivé lève la main... Personne ? Pourtant, la Fantasy elle-même est composée de tant de courants distincts que l´on ne peut décemment pas la considérer simplement comme une branche de la science-fiction. Quels sont ces courants ?
L’heroic fantasy : a comme particularité de présenter souvent un seul personnage évoluant dans des royaumes en conflits, un héros qui, grâce à ses particularités (physiques, mentales, magiques), parvient à vaincre ses ennemis. Fritz Leiber a inventé le terme "sword and sorcery", pour des aventures présentant des guerriers barbares, des amazones et des sorciers maléfiques luttant pour leur survie, la plupart du temps dans une époque de violence, de chaos et de conflits épiques. Ex. : le cycle Conan le barbare de Robert E. Howard.
La high fantasy : elle comprend les œuvres qui se déroulent dès le début dans un monde imaginaire, comme la Terre du milieu du Seigneur des Anneaux ou le cycle La Roue du Temps de Robert Jordan ; elle s´oppose à la low fantasy, dans laquelle le monde imaginaire communique avec le monde « normal », comme en ce qui concerne la série Harry Potter, les Chroniques de Narnia, ou À la croisée des mondes.
La light fantasy : parfois appelée fantasy burlesque dans certains cas, elle frôle l´absurde, le non-sens, le comique. Souvent humoristique, cette fantasy a un ton léger, comme son nom l´indique. Ex : Les Annales du Disque-monde de Terry Pratchett ; Les Livres Magiques de Xanth de Piers Anthony...
La dark fantasy : il s’agit là d’une fantasy sombre, voire désabusée, où les rôles sont inversés par rapport à la light, la high ou l’heroic fantasy ; c’est le Mal qui prend le dessus sur le Bien. Généralement pessimiste, cette fantasy inclut des éléments d’horreur mais elle n’en devient pas pour autant de l’horreur. Ex : le Cycle d´Elric de Michael Moorcock, ou le Cycle de la Compagnie Noire de Glen Cook.
La fantasy urbaine : mêle le fantastique et la fantasy. Elle prend place dans des villes tentaculaires, où cohabitent différentes espèces. Dans cette catégorie, on peut citer Perdido Street Station de China Miéville, ou encore American Gods de Neil Gaiman.
La science fantasy : liée à la science-fiction, cette expression désigne en général des œuvres bâtardes mêlant sociétés plus ou moins médiévales ou antiques et technologie avancée. Ex : le roman Gandahar contre les hommes-machines de Jean-Pierre Andrevon ou la Ballade de Pern de Anne McCaffrey. Dans ce dernier cas, l´auteur définit le cycle en question comme appartenant à la science-fiction. L´œuvre présente un ton proche de la fantasy (ce qui a conduit certains à la rattacher à ce genre), tout en étant construite sur une base science-fictive tout à fait classique. Pern a aussi bien reçu des prix de fantasy que de science-fiction.
Il existe ensuite d´autres appellations que l´on ne saurait qualifier de sous-genres.
La romantic fantasy : dérivation plus douce et poétique, elle se caractérise par une présence marquée des femmes et un environnement à la frontière mystérieuse du merveilleux. Ex. : Le cycle L´appel de Mordant de Stephen R. Donaldson; La Caverne de la Rose d´Or...
La fantasy arthurienne : comprend tous les romans reprenant les légendes arthuriennes et ayant le même contexte que ces légendes. Ex : La Trilogie des elfes ; Le Cycle d´Avalon de Marion Zimmer Bradley ; le Cycle de Pendragon de Stephen Lawhead, ...
La fantasy mythique : est plus proche du conte, et du merveilleux... Elle les réactualise et promet leur évolution.
La fantasy historique : réécrit notre histoire en incluant des éléments de fantasy. Ex : les Chroniques d´Alvin le faiseur, d´Orson Scott Card, L´esprit de l´anneau profane, de Lois McMaster Bujold, ou bien Jonathan Strange & Mr Norrell (livre très difficile à classer, on peut aussi bien le ranger dans la manner fantasy) de Susanna Clarke.
La manner fantasy : très marginal car quasiment pas traduit en France.
la low fantasy : opposée de la High fantasy.
Le réalisme magique : apparu en Amérique du Sud comme genre littéraire et nommé par Gabriel Garcia Marquez, il s´apparente parfois à de la fantasy mythique associé à du fantastique horrifique (dans un mélange proche de la dark fantasy) ; la magie plus subtile du genre porte parfois un regard émerveillé sur un univers où se mêlent les mondes réels et imaginaires. Le genre est ancré dans les pays (notamment africains) récemment devenus indépendants au cours du XXe siècle, où se confrontent dans l’esprit des auteurs la réalité du monde moderne perçu comme menaçant et les responsabilités de l’homme empreint de doute face à son avenir, et les aspirations au bonheur d’un monde spirituel passé, perdu ou imaginaire. Le réalisme magique est une tentative de réconcilier une représentation objective et subjective du monde dans un tout indissociable et parfois idéalisé. Ex : Les Enfants de Minuit de Salman Rushdie, Le Djinn dans l´Œil-de-Rossignol de A.S. Byatt, En attendant le vote des bêtes sauvages d’Ahmadou Kourouma.
L´uchronie de fantasy : appartenant à la fois à l´uchronie et à la fantasy. Ses limites avec la fantasy urbaine sont parfois floues.
Il y a de nombreux éléments qui apparaissent tout au long de la fantasy genre sous différentes formes. La construction de monde, en particulier, a de nombreuses conventions, ainsi que, dans une moindre mesure, l´intrigue et la caractérisation. Les thèmes présentés ne sont pas exhaustifs, mais ce sont les plus communs que tout lecteur retrouvera dans presque toutes les oeuvres de fantasy
L´éternel et indémodable combat entre le Bien et le Mal. Antédiluvien, ce conflit du bien contre le mal est un refrain commun à la plupart des formes populaires de fantaisie, telle que la high fantasy. Généralement, la Mal s´incarnent au travers de personnages maléfiques qui menacent ou surgissent de leurs terres pour envahir et/ou perturber le monde. J.R.R. Tolkien s´était penchée sur la nature du bien et du mal dans Le Seigneur des Anneaux, mais bon nombre de ses imitateurs utilisent ce conflit comme un élément d´amorce pour introduire l´intrigue, décentrant les enjeux. Dans certains ouvrages, notamment ceux qui traitent d´épées et de sorcellerie, le mal ne s´oppose pas au bien à cause de l´ambiguïté de ce dernier, survenant par le manque de morale et de manichéisme. En ces cas là, le mal revêt une forme plus diffuse car inhérente à la nature des situations et des personnages.
Le seigneur maléfique. Les forces du mal sont souvent personnifiées par un seigneur maléfique. Il est souvent dépeint comme une entité diabolique, bien souvent davantage comme une force qu´une personnalité. Les effets de sa puissance provoquent généralement des conséquences pernicieuses sur son territoire ainsi que sur ses sujets. Outre ses compétences en magie, l´habitude fait que le seigneur maléfique a souvent le contrôle de grandes armées et est un homme, à l´exception des parodies.
La quête. Les quêtes, une immémoriale récurrence dans la littérature, constituent un refrain commun à l´imagination. Le personnage principal de l´histoire part à la recherche d´artefacts d´une extrême importance, si grande même que le monde en dépend le plus souvent. La quête est très liée au combat du bien contre le mal puisque l´aboutissement de celle-ci permet d´instaurer la paix ou/et de vaincre le mal, lui-même incarné par un seigneur maléfique. les personnages peuvent ainsi parcourir de vastes étendues et vivre d´innombrables épopées pour l´accomplissement de la quête. A noter que la quête est également un formidable moyen pour l´épanouissement personnel des individus qui la suivent.
Le Héro. Les personnages héroïques sont l´un des piliers de la fantasy. Ces personnages sont capables d´accomplissement extraordinaire, physiquement ou moralement, ou les deux.
Nombreux sont les protagonistes qui sont encore des inconnus pour eux-mêmes ; de sang royal ou faisant l´objet de prophétie. En général, le récit s´articule sur une existence difficile et monotone, qu´une quête va considérablement modifier. Cela peut refléter un désir, accomplissement rêve, ou incarner symboliquement une profonde transformation.
La Magie. Dans la fantasy, la magie est très présente, mais sa nature précise est délimitée dans le livre dans lequel elle apparaît. Il peut apparaître dans un monde fantastique, ou dans un monde de fantasy qui fait partie de la réalité, mais à l´abri des terres banales, ou comme un élément caché dans la vie réelle. L´usage veut que la capacité découle soit d´un travail, est innée ou rare. En conséquence, la personne qui maîtrise la magie, qui peut être décrit comme un magicien, un magicien, un sorcier, ou bien d´autres titres, est une figure de fantasy. Une autre caractéristique de la magie est les objets et les places magiques, dotant les utilisateurs d´aptitudes magiques. Parmi les plus courants, on trouve l’épée et l’anneau. La magie est également associée à une langage et une tradition, lui donnant presque le statut de science. Enfin, la magie possède des limites, donnée par les objets ou tout simplement par sa puissance même qui décline selon son utilisation.
Le médiévalisme. L´époque de prédilection de la fantasy est presque tout le temps de type médiévale. L´inconnu d´un territoire, les gouvernements féodaux, le mal des empires, les oligarchies le plus souvent corrompus, le mythe pastorale et l´obscurantisme sont des éléments fertiles pour le genre qui servent de base pour tout le reste de la construction de l´intrigue.
La frontière qui sépare la science-fiction de la fantasy.
Cette distinction est importance. Il y a des écrivains qui écrivent soit l´une, soit l´autre ; il y a de nombreuses différences dans la façon dont les deux genres sont écrits. Il y a même des différences de public - la sagesse populaire prétend qu´il y a plus d´hommes qui lisent de science-fiction, et que les femmes lisent de la fantasy. Le résultat, c´est que les querelles entre la SF et la fantasy prennent parfois des airs de guerres des sexes. De sérieux écrivains de SF ont même publié des lettres ou des articles dans lesquels ils considèrent la fantasy comme étant, en quelque sorte, une menace pour la "bonne" SF — parfois parce que la fantasy prenait toute la place sur les étagères, parfois parce que trop d´écrivains de SF sont aussi mieux ou sentimentaux dans leur écriture que les écrivains de fantasy. Ensuite, de sérieux auteurs de fantasy ripostent en défendant passionnément leur domaine —notamment par de narquoises remarque que la SF en étant qu´expression de l´histoire d´amour adolescente entre les hommes et les machines.
Ces querelles sont presque aussi tristes qu´amusantes — comme des disputes entre gosses de la même famille. Ne me touche pas. C´est toi qui as commencé. Je te déteste. Tu pues. Le fait est que ce qui prend la place de la bonne SF, c´est la mauvaise SF ; la SF progresse lorsqu´elle emprunte les meilleurs techniques de la fantasy, et la fantasy progresse lorsqu´elle emprunte à la SF les techniques appropriées. On peut supposer que toutes ces disputes ne font aucun mal — mais elles ne nous élèvent pas non plus.
La plupart de ceux qui écrivent de l´imaginaire passent avec une aisance égale de la fantasy à la SF. Il n´y a pas plus faciles à écrire ni moins rigoureusement que la SF; pas plus que la SF a besoin de moins de sens mythique sous-entendus ou de moins d´actes que la fantasy.
Pourquoi, alors, avons-nous besoin de réfléchir à cette différence ? Premièrement, parce qua la SF et la fantasy sont deux catégories éditoriales distinctes. La plupart des éditeurs qui proposent des deux sortes de littérature de l´imaginaire perçoivent différemment la fantasy et la SF - du mois, ils mettent l’un des deux termes sur le dos de l´ouvrage. Quelques-uns entretiennent même une équipe éditoriale différente pour chaque genre. Et les revues sont extrêmement conscientes de la différence qui existe entre la SF et la fantasy, soit parce qu´elles ne publient pas de fantasy, soit parce q´il leur faut maintenir une équilibre décent pour garder leur public.
Pourtant, dans la plupart des librairies, la fantasy et la SF sont regroupées sur les mêmes étagères, selon le nom de leur auteur, sans que l´on essaye de les séparer… Et c´est bien. Le peu de libraires égarés qui tentent de distinguer les deux genres se rendent compte que les auteurs qui figurent dans un de ces rayons figurent également dans l´autre. Cela peut être très troublant pour l´acheteur potentiel.
"- Où se trouve le dernier Xanth ? demande la quinzième gosse de la journée. J´ai trouvé les livres de Piers Anthony au rayon SF, mais il n´y a aucun Xanth, là-dedans.
- Ca, c´est parce que Xanth, c´est de la fantasy; répond le vendeur patiemment. Xanth, c´est au rayon ´Fantasy.
- C´est stupide, rétorque le gosse. Pourquoi ne rangez-vous pas ses livres au même endroit ?"
Et le gosse a raison. C´est stupide. La SF et la fantasy ne sont qu´une seule communauté littéraire ; même s´il en existe qui ne lisent ou n´écrivent qu´un seul des deux genres, il y en a encore plus qui lisent ou écrivent les deux, et il est idiot de les déparer en magasin. Après tout, la SF et la fantasy forment un marché largement dirigé par les auteurs. Sans doute trouvera-t-on des lecteurs qui achèteront de la SF ou de la fantasy comme ils achèteraient des romans Harlequin, en se décidant pour tout ce qui comporte une vaisseau spatial ou un elfe sur la couverture, mais il en existe plein d´autres qui rechercheront leurs auteurs favoris et qui n´achèteront que les ouvrages, ne s´aventurant que rarement dans l´achat de titres d´écrivains qui leur sont inconnus. Ils ne sont pas après "un roman de SF"ou de "fantasy", ils veulent le dernier Asimov - ou Eddings, ou Benford, ou Donaldson, ou Niven-et-Pournelle, ou Hickman-et-Wies.
Mais vient un temps où la division entre la SF et la fantasy est vraiment importante : c´est lorsqu´on écrit une histoire.
Voici une bonne, simple et presque pertinente règle générale : si l´histoire se passe dans un univers qui suit les mêmes règles que le nôtre, c´est de la SF. Si elle se passe dans un univers qui ne suit pas nos règles, c´est de la fantasy.
Ou, en d´autres termes, la SF parle de ce qui POURRAIT être mais qui n´est pas ; la fantasy parle de ce qui NE POURRAIT être.
En général, cette frontière est plutôt adaptée. En tant que personnes rationnelles, nous savons que la magie ne fonctionne pas et que les superstitions ne signifient rien. Dès lors, si, dans l’histoire, la magie fonctionne, si les superstitions se révèlent fondées, s´il existe des monstres impossibles tels que des dragons crachant le feu ou des chevaux ailés, si des génies sortent des bouteilles ou que des malédictions marmonnées provoquent des maladies, on peut dire que l’auteur écrit de la fantasy.
Tu le dis probablement dans ce pavé que j´ai pas le temps de lire à l´instant précis, mais la confusion entre science-fiction et fantasy vient du fait qu´à l´époque, le terme SF ne désignait pas la même chose qu´il désigne aujourd´hui, tout récit qui ne se passait pas dans notre univers ou dans le temps que nous connaissons (i.e. le présent et le passé) était considéré comme de la science-fiction. Quand le terme fantasy a émergé, la définition de science-fiction a été modifiée pour prendre en compte ce genre nouveau.
Donc aujourd´hui, les deux termes n´ont plus vraiment de limites floues, à part pour des raisons historiques...
Au contraire de la fantasy qui a la fâcheuse à reproduire les mêmes histoires.
Fâcheuse tendance
C´est chiant hein, quand le mec a même pas lu ![]()
Moui ... pas faux, il est écrit en partie ça, mais il n´est pas question de confusion mais plutôt de voir qu´est-ce qui définie les deux genres, les différencie et lequel peut être considéré comme le plus riche ...
Je n´ai pas RELU ... même si une grosse quantité et du recopiage (je m´en cache pas), j´ai quand même écrit une bonne partie, dont le dernier paragraphe.
Cela dit, je pense pas que le sujet central du topic soit un mot oublié ...
Pour moi la différence c´est qu´en général dans la Fantasy la magie a remplacé la technologie. ![]()
C´est précisément ce qui est écrit. Alors avant de discuter, je vous invite à lire. De cette façon, c´est plus pratique pour débattre ...
Je trouve le dernier paragraphe très subjectif. Sinon, les sources?
_____________
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Le dernier paragraphe est surtout bourré d´erreurs... La fantasy n´est pas obligatoirement médiévale, d´une. De deux, dire que la psychologie est immuable depuis des millénaires, mais "LOL" quoi! Je sais pas toi, mais je m´estime un poil plus psychologue qu´une amibe préhistorique ou que Lucy... Et de trois, la fantasy n´a absolument pas pris le parti de l´obscurantisme, je te suggère soit de revoir ta définition de ce terme, soit de diversifier tes lectures.
Et enfin si, bien sûr que si! La fantasy peut tout à fait imaginer des sociétés futures, je vois absolument pas ce qui l´en empêche.
Quant aux trois dernières lignes, c´est d´une subjectivité totale, et ça prouve que tu t´y connais très, très peu en fantasy.
Et puis la SF et la fantasy sont deux genres qui peuvent très bien se marier et l´ont déjà fait, cf Dune, qui est quand même un des chefs-d´oeuvre de la SF et qui contient quand même quelques éléments de Fantasy, ne serait-ce que par la sacro-sainte trilogie ordre établi-prophétie-messie. Et puis bien sûr, Hypérion/Endymion est un vrai tour de force qui mêle les meilleurs éléments de la SF à ceux de la fantasy, surtout le 1er cycle.
"La Science-fiction est donc le genre littéraire qui se fonde essentiellement sur la science pour construire les intrigues."
Pour bâtir le monde, d´accord. Pas les intrigues. Bradbury, notamment, à bati nombre de ses nouvelles de SF de façon à qu´elles ne se basent pas sur la science. En fait, Bradbury, en tordant un peu, tu peux trés bien transposer ses textes dans un monde "normal", ça change pas grand chose. Tu remplace les martiens par les autochtones, les humains par les conquistadores,et tu passe de chronique martienne à chronique de la conquête d´un nouveau monde (pays, lieu caché) et le probléme est reglé... Et je ne parle même pas des uchronies, d´ailleur tu en parles plus tard. ta définition me parait donc un peu bancale, car, si elle était valable dans les années 60, elle ne l´est plus aujourd´hui.
"[...] mais peut-être considéré comme un sous-genre du fantastique, une désignation littéraire typiquement française"
alors, vu que le "il" désigne la Fantasy, je vois pas trop quoi ajouter, surtout le typiqueùment français, qui est parfaitement plausible...
"La Fantasy est le genre littéraire du merveilleux"
Avec le fantastique, mon chéri =)
"En fantasy, en revanche, cet élément et son caractère merveilleux doivent être acceptés par le lecteur sans qu´une explication soit nécessaire" >> D´une part, l´explication EST la magie, et si tu avais ne serais-ce que lu certains roman de Fantasy (Tolkien en premier lieu) tu saurais qu´on est à des millions de kilométres de "je veux arriver à ça donc je fais abracadabra, et paf, on en arrive au scénario!". De plus, de nombreuses avancées technologiques sotn données en SF (alors qu´ils paraissent impossible aujourd´hui) "sans qu´une explication soit nécéssaire"
"Il existe ensuite d´autres appellations que l´on ne saurait qualifier de sous-genres. " >> Mwarf, euh, lol?
"La manner fantasy : très marginal car quasiment pas traduit en France." >> Euh... Et ça consiste en quoi, en fait?
"la low fantasy : opposée de la High fantasy." >> Idem. C´est quoi le contraire de la High? Un monde minimaliste?
J´ose même pas répondre au cliché que tu nous apporte sur la Fantasy, qui montre qu´encore une fois, tu sais bien peu de chose sur ce genre
. En fait, on ressent ta haine de l´HF à deux milles kilométres, donc ça fait plus rire qu´autre chose. Disons que tu veux faire académicien, mais que ça a tendance à se transformer en diatribe.
"Il y a même des différences de public - la sagesse populaire prétend qu´il y a plus d´hommes qui lisent de science-fiction, et que les femmes lisent de la fantasy. Le résultat, c´est que les querelles entre la SF et la fantasy prennent parfois des airs de guerres des sexes." >> L´ami Card que nous avons tout deux lus dit exactement le contraire: Les amateurs de SF et d´HF sont trés souvent les mêmes. D´ailleurs, tu prend le point de vue opposé quelques lignes aprés.
"parfois parce que trop d´écrivains de SF sont aussi mieux ou sentimentaux dans leur écriture que les écrivains de fantasy. " >> Je n´aurais qu´un mot: Lol.
"Ou, en d´autres termes, la SF parle de ce qui POURRAIT être mais qui n´est pas ; la fantasy parle de ce qui NE POURRAIT être. " >> Pas mal le c/c de Card^^ Mais c´est pas si simple, je crois. Je prend l´exemple d´un manga connu içi, Fullmetal alchemist, qui se passe en 1914, et qui imagine ce qui se serait passé sur cette terre si l´alchimie (une sorte de magie) auvait existé. Fantasy ou SF? Et quand Silverberg écrit un livre qui se passe cinq milliard d´année aprés notre ére, mais dans un univers ou une forme de magie et de pouvoir mental existe? Fantasy ou SF?
"Ainsi, on retrouve aisément les mêmes récits ; le jeune héros qui se voit propulser dans une aventure qui le dépasse afin de sauver le monde, le chevalier qui va sauver sa princesse sauver son honneur ou tuer le tyran qui gouverne, ou alors la quête initiatique ou instigatrice cherchant à résoudre une énigme ancienne. Bien sûr, il existe de nombreuses variantes et d´autres scénarios mais elles se réduisent facilement à ceux évoqués.[...] Là où la fantasy trouve sa grande force c´est donc dans la profondeur de la psychologie et des destinées, qui peine à ne pas virer à la caricature tant c´est poussé au paroxysme. " >> TU parles pas de Fantasy, là, tu parles d´Eragon... De nombreux genre de la Fantasy se sont eloignés de ça depuis bien longtemps, et prend pas les texte fantasy qu´on nous envoie dans le forum pour des textes édités, qui sont bien sur beaucoup moins cliché.
La Fantasy a évolué, depuis sa création Stra, elle a même bien évolué. car si ta trés sainte science à évolué, la société, et le regard de l´humain a evolué aussi. Tu dis que chaque jour, la frntiére de la SF est reculé. Mais la force de la Fantasy, c´est qu´elle n´a besoin de rien pour être crée, juste de l´imagination de leurs auteurs. Elle n´auraient donc pas de frontiére, si on suit ton raisonnement. La Fantasy se concentre plus que la SF sur la psychologie, mais pas seulement, comme les roman qui ne font pas partie de l´imaginaire: Il y a bien d´autre facteur possible et imaginable. De plus, tu as toi-même dit que la Fantasy ne se ramenait pas uniquement au med-fan, mais aussi à d´autre époque, à d´autre cultures, qui évoluent aussi. Donc dire que la Fantasy est limité, c´est comme dire que toute la littérature non-imaginaire, ou tout le Fantastique, est limité: C´est une aberration.
Bref, si certain passage sont trés correct (merciki? wiki!) et trés bien argumenté, tu part complétement en couille vers la fin, alléguant sans argument et sans raison, jugeant nue littérature que tu ne connais pas. J´ai l´impression d´entendre un gars qui dit qu´un artiste est nul à chier alors qu´il n´a même pas écouté son album. Bref, tu prend ta nausée personnelle envers la Fantasy pour un raisonnement clair et construit, tu met quelques citation pour faire bien et tu crois nous convaincre avec ça...
Maintenant, la forme:
tu aurais vraiment du te relire, y a des phrases que je n´ai pas pu comprendre, mauvaise conjugaison, orthographe calamiteuse, oubli de mot, mauvaise tournure de phrase...
Certains passages manquent de structure: Tu parles beaucoup du cyberpunk mais presque pas du post-apo, par exemple, alors qu´il y en aurait autant à en dire. Tu sautes parfois des lignes, parfois non, si bien qu´on a du mal à suivre le fil. TU pars dans tout les sens, tu aurais mieux fait de rester concentré sur ta tache.
Vala ^^
Hob :
Pour le dernier paragraphe, je suis d´accord que fantasy n´estpas obligatoire médiévale. Force est de reconnaître que c´esl le courant le plus répandu, si bien qu´à force l´époque elle-même a tendance à devenir un poncif. C´est le climat d´invasions pour la science fiction qui a su changer ou se recycler.
Concernant la psychologie, et comme tu la souligné, elle est immuable depuis des millénaires. Nous sommes à la base des animaux et le fonctionnement du psyché ne change pas. Nos attitudes et nos comportements évoluent bien sûr avec l´histoire mais la structure même du mécanisme de nos émotions demeure la même depuis que l´homme est homme, c´est à dire environ 150 000 ans mais je ne vais pas jusqu´à là. Pour Lucy, je veux bien croire que la psychologie est différente sachant que c´est une hominidé ayant vécu il y a environ 3,2 millions d´années, ce faisant elle n´est homo sapiens sapiens. Cela dit, et c´est facilement vérifiable, presquetoutes les histoires, les récits inventés, sont réductible à un mythe antique. Les personnages changent, les situations aussi, mais le fond demeure inchangé depuis que l´homme est en mesure de conserver son histoire.
Ainsi, il y a des milliers d´années, l´humain agissait de la même manière qu´aujourd´hui, et c´est pourquoi la psychologie peut difficilement changer, particulièrement en fantasy où le genre existe véritablement depuis deux siècles environ. Et je doute que sur cette période l´esprit humain ait pu tant changé.
Par conséquent, la fantasy, selon moi, rabache les mêms thèmes, en matière de psychologie, alors que la SF peut innover sachant que le progrès est en constante évolution, contrairement à la psychologie.
Je rappelle que mon texte présentait les thèmes principaux des deux genres, regroupant ce qu´il y a de plus courant dans chacun d´eux. Ainsi, il a été difficile de tout présenter, et l´obscurtansisme a été cité parce que c´est aussi un procédé très commun. La magie reste caché, on ne connaît pas trop son fonctionnement et cela permet à l´auteur de rendre la trame de son récit plus élastique, évitant les incohérences avec certains règles qu´il aurai pu établir.
Cela dit, je suis d´accord que la fantasy n´est pas faite que d´obsurantisme.
La fantasy a du mal à imaginr des sociétés futures pour la bonne raison que ses environnements de prédilection appartiennent au passé. Regarde Dune, le gouvernement est féodal, il y a des pouvoirs surnaturels, et pourtant c´est de la SF. De plus, par sociétés futures, j´entends utilisation de nouvelles technologies, ce qui est relativement incompatibles avec la fantasy. Comme je l´ai dis, la fantasy traite plutôt de l´esprit, et s´il y a des sociétés futures tournant autour de ça, la fantasy peut en effet l´imaginer. Seulement, la technologie reste indisociable du futur, sauf dans des environnements post-apo, mais même en ce cas ça reste de la SF.
La fantasy est donc pour moi un univers trop étroit, qui déborde que la SF dès qu´il prend de l´ampleur.
"Quant aux trois dernières lignes, c´est d´une subjectivité totale, et ça prouve que tu t´y connais très, très peu en fantasy."
Je te renvoie au premier paragraphe du texte où je dis :
"Je précise également qu’en postant ce texte, je n’ai aucune prétention quant à la comparaison entre les deux genres."
C´est évidement subjectif, surtout que je juge les deux genres. Que je m´y connaisse ou pas ne m´empêche pas d´avoir un avis sur la chose, et c´est ce que j´ai fais en tapant de texte.
L´objectif de ce topic est principalement de partager les opinions sur la question, ses propres connaissances, pas de les imposer.
J´apprécie donc que tu réagisses à mon texte, je déplore cependant le fait que tu n´avances pas de contre argument pour défendre ton point de vue.
Pour Dune je suis entièrement d´accord avec toi. Relis mon texte et tu verras que je n´écarte pas cette possiblité. Les deux genres peuvent très bien se marier, ce qui donne souvent de la science fantasy. Toutefois, et comme je l´ai spécifié plus haut, Dune est considérée comme une oeuvre de SF. De même pour Hypérion.
Je rappelle aussi un passage du texte :
"Le fait est que ce qui prend la place de la bonne SF, c´est la mauvaise SF ; la SF progresse lorsqu´elle emprunte les meilleurs techniques de la fantasy, et la fantasy progresse lorsqu´elle emprunte à la SF les techniques appropriées."
Hypérion est l´exemple parfait.
Seulement, c´est plus la SF qui emprunte à la fantasy que l´inverse, ce qui appuie mon opinion de laquelle j´estime la SF plus riche et plus flexible que la fantasy.
Neg :
Pour Bradbury je suis entièrement d´accord. Mais ce qui fait que c´est indéniablement de la SF, car la science est une composante du récit, quelque soit son importance.
Cela dit, je ne saisis pas trop de quoi tu cherches à me convaincre en parlant des possibles transpositions de son oeuvre à une autre époque ...?
"La Fantasy est le genre littéraire du merveilleux" Avec le fantastique, mon chéri =)
Ce que je n´exclue pas. C´est juste que mon texte se concentre plus sur la fantasy et la SF donc j´ai volontairement éludé la question puisque c´est un genre vraiment bien différent des deux.
""En fantasy, en revanche, cet élément et son caractère merveilleux doivent être acceptés par le lecteur sans qu´une explication soit nécessaire" >> D´une part, l´explication EST la magie, et si tu avais ne serais-ce que lu certains roman de Fantasy (Tolkien en premier lieu) tu saurais qu´on est à des millions de kilométres de "je veux arriver à ça donc je fais abracadabra, et paf, on en arrive au scénario!". "
Pour moi, la magie ne constitue pas une explication ; c´est un moyen d´explication. Elle ne repose sur rien, ne se fonde sur aucune règle précise ou établie et change de nature selon les livres. La science, elle, est constante, ce qui en fait une référence absolue et donne aux explications une valeur bien plus forte que la magie dont les règles sont édictées par l´auteur.
Concernant mes lecteurs, dans le mesure où tu ignores ce que j´ai lu ou n´ai pas lu, ta remarque n´a pas de valeur. J´ai lu Tolkien. Je suis d´accord que la magie n´est pas un moyen d´explication, mais un élément central du récit puisque presque tout tourne autour de ça. Le scénario découle plus des thèmes que j´ai précisé : la quête, le méchant seigneur, l´artefact puissant ...
Ainsi, je ne dis pas que la magie est au centre de tout, j´essaie juste de montrer comment elle influence énormement l´histoire, tout comme le science, sauf que celle-ci est plus forte.
"De plus, de nombreuses avancées technologiques sotn données en SF (alors qu´ils paraissent impossible aujourd´hui) "sans qu´une explication soit nécéssaire" "
Ces technologies, bien que parfois très extravaguantes je le concède volontiers, ont toujours une base réelle et crédible. La psychohistoire dans Fondation est une extrapolation des sciences statistiques et de la sociologie de masse par exemple. N´oublions pas que la SF est un chercheur comme je l´ai dis donc son intérêt et de voir comment des connaissances actuelles influeront dans le futur, et c´est là un enjeu autremet plus passionant. Car comme on connaît les techniques et les lois physiques desquelles s´inspirent ces technologeis, c´est un plaisir pour la curiosité de voir comment cela peut évoluer.
Et puis dans d´autres cas, les technologies sont bidouillées pour le récit comme le débat autour des vitesses supraluminiques et voyage dans le temps. Mais même en ces cas, tout repose sur la science, ce qui rend la SF crédible.
Voilà la différence, la SF fait preuve de crédibilité alors que la fantasy c´est la cohérence. De ce fait, une explication est nécessaire en fantasy pour assurer cette cohérence, alors qu´en SF, même s´il s´agit de pures invention, la science crédibilise du fait de son irréfutabilité.
la high fantasy sont de grandes épopées du genre Tolkien. La low fantasy est une fantasy plus sombre, aux enjeux d´une échelle moins vastes ; l´avenir du monde n´est pas menacé, une guerre n´est pas contrer. Il s´agit plutôt de récit centrer sur des personnes et des intrigues plus concentrée, avec moins de thèmes grandioses, et sans effets spéciaux si je puis dire.
Pour les clichés, il y en a une quantité incroyable aussi en SF. Sauf qu´en ce cas, ils appartiennent au passé alors que bon nombre sont encore présents dans des livres aujourd´hui.
Cela dit, je t´invite à me proposer des contre exemples, ça m´intérèsse.
Et pour mes connaissances ; je rappelle que c´est mon avis, rien de plus, donc il se peut qu´il diffère du votre, tout comme mes connaissances.
Je n´ai aucune haine pour la fantasy. La preuve en est que j´ai englouti Kaim et que je me suis moi-même essayé au genre. C´est juste que je préfère la SF, et que pour la mettre en valeur, je cherche à trouver les failles de la fantasy.
Je sais que mon avis est subjectif, c´est pourquoi je serais très intéréssé que tu me montres les failles de la SF ; la comparaison en ressortirait plus enrichie.
Je ne cherche pas à être académicien, juste précis et le plus complet possible.
""Il y a même des différences de public - la sagesse populaire prétend qu´il y a plus d´hommes qui lisent de science-fiction, et que les femmes lisent de la fantasy. Le résultat, c´est que les querelles entre la SF et la fantasy prennent parfois des airs de guerres des sexes." >> L´ami Card que nous avons tout deux lus dit exactement le contraire: Les amateurs de SF et d´HF sont trés souvent les mêmes. D´ailleurs, tu prend le point de vue opposé quelques lignes aprés. "
C´est amusant que tu dises ça dans la mesure où la phrase que tu as extraite vient d´un livre écrit par Card.
"parfois parce que trop d´écrivains de SF sont aussi mieux ou sentimentaux dans leur écriture que les écrivains de fantasy. " >> Je n´aurais qu´un mot: Lol.
Idem
Pour FMA, je connais très bien ce manga. J´opterais pour science fantasy, autrement dit juste entre les deux. Quoique ... l´alchimie fait partie des sciences occultes, donc réfutables. Ce faisant, je dirais qu´il s´agit de fantasy. Cependant, le dernier épisode renvoie au grand thème de SF qu´est les mondes parallèles.
En fait, le genre qui correspondrait le mieux serait steampunck vu qu´il y a des cannons, que ça se passe au début du XX° siècles, qu´il est question de cyborg et manipulation génétique. Donc, même si c´est bancal entre les deux genres, FMA aurait tendance à pencher vers la SF.
Pour SIlverberg, c´est de la SF. Tout simplement parce qu´il est communément accepté que tout récit dans des futurs extrêmement lointain, si le genre reste flou, sont considérés comme de la SF. D´ailleurs, je connais ce livre (dont je n´ai plus le titre mais que je peux retrouver facilement), et il est classé comme de la SF.
Eragon, jusqu´aux dernières nouvelles, c´est de la fantasy. Et le fait que cette oeuvre soit récente, cela montre que les clichés que je montre perdurent encore.
Quels textes sont bien moins clichés ?
Je sais que les deux genres évoluent, mais je pense que la SF permet plus de varaintes scénaristiques et est plus riches pour ce qu´il s´agit de construire des intrigues originales.
La fantasy n´a besoin de rien, pas tout à fait, elle a besoin d´énormément de cohérence, et donc d´un travail sur l´univers crée. Or un auteur de SF n´a pas besoin de faire tout ce travaille étant que la science est naturellement cohérente.
Il est vrai que ma formulation sur la fantasy n´est pas très correcte. Ainsi, ce n´est pas vraiment que je pense que la fantasy est limité, disons plutôt qu´elle a moins de moyens à sa disposition pour évoluer et innover qu´en a la SF. D´ailleurs, tu dis que la fantasy peut être à d´autres époques, sauf dans le présent. Ce que la SF peut, ainsi que la fantastique. Or la fantastique n´est pas la fantasy.
Je connais la littérature de la fantasy ; ce n´est parce que je priviligie la SF que je ne connais rien à la fantasy. Ca c´est un argument qui ressemble aux religieux : "Vous avez lu le Coran et vous êtes toujours contre l´Islam ? Et bien vous n´y connaissez rien, vous n´avez rien compris, etc ..." C´est un peu faible.
Et je tiens à préciser que je ne méprise pas ce genre, j´ai du respect pour lui, mais moins que pour la SF.
Un dernier détail. Tu as plus attaqué mon texte en critiquant certains points que tu n´as avancé de contre argument et/ ou d´explications prouvant le contraire. C´est dommage ...
Pour la forme : oui JE SAIS ! Seulement, pas mal de trucs sont des recopies et d´autres des traductions donc c´est pas du grand art mais en même temps ça n´a pas vocation à être un texte de référence absolu ni une fiction.
Voili voilou ![]()
"J´apprécie donc que tu réagisses à mon texte, je déplore cependant le fait que tu n´avances pas de contre argument pour défendre ton point de vue.
Pour Dune je suis entièrement d´accord avec toi."
A la base, Dune était un contre-argument, tout Hypérion^^
Et puis, c´est pas parce que ces deux bouquins sont "considérés" comme de la SF parce qu´ils en utilisent les principaux procédés que c´est nécessairement de la SF, faut se méfier des étiquettes arbitraires. Tout bouquin dans lequel on trouve des vaisseaux, des planètes et des avancées scientifiques ne sont pas forcément de la SF, même si je ne dis bien sûr pas que Dune et Hypérion n´en sont pas.
En même temps, si ces livres sont classés dans la SF, c´est qu´il doit y avoir une bonne raison à cela.
Le problème pour tes contre-arguments, c´est que tu n´en as pas beaucoup et aussi le problème c´est que tu utilises une oeuvre de SF pour critiquer la SF...
Sinon je pense avoir trouvé peut-être un argument quasi imparable. La science-fiction peut faire tout ce dont est capable la fantasy, mais pas l´inverse. Ce qui tend à montrer que la SF est plus vaste et plus riche.
D´un autre côté encore, j´ai pas nécessairement besoin de contre-arguments pour dire que tu dis des bêtises
Et puis bon, je vois pas pourquoi tu propose un débat alors que tu pars d´un avis tranché, qui s´appuie sur pas grand-chose au vue du peu de connaissances dont tu disposes en Fantasy (c´est pas une critique).
"La science-fiction peut faire tout ce dont est capable la fantasy, mais pas l´inverse"
Non. Au bout d´un moment un élément de ce "tout" ferait qu´on serait dans de la Fantasy et plus dans de la SF.
Et je sais pas d´où tu sors que je critique la SF, c´est un de mes genres favoris, je suis justement en train de lire l´aube de la nuit. Ce que je critique, ce sont tes jugements sans fondement sur la fantasy.
Nan mais ce que j´essayais de souligner par mon premier post c´est que vous voulez comparer le livre de cuisine au polar, quoi... Buts différents, attentes différentes, cercle de possibles différents... Y a des oeuvres qui seront de fantasy, des oeuvres qui seront de science-fiction, et des oeuvres qui seront à la fois fantasy et science-fiction ; mais jamais vous lirez une oeuvre en vous demandant : "Damn, je ne sais que penser, good lord, est-ce de la fantasy ou est-ce de la science-fiction ?"
Comme les critères sont différents, la réponse et la solution de l´équation seront différentes. On peut pas arriver à la même conclusion avec des prémisses variées.
Bon puisqu´il réfute la fantasy à part entière de dune, et le voit d´abord comme de la science fiction.
Phenix de bernard simonay, mèle les deux pourtant, c´est avant tout fantasy, et à vrai dire, juste ce bouquin de fantasy, dégomme presque tout ce que ces longs pavaient développait.
Et personne ne niera que c´est de la fantasy, avec des éléments de SF, et non le contraire...
Je me prends le vingtième ![]()
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Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.