Bonjour, je m´appelle Jérémy j´ai 28ans et aucun avenir excepté celui de vivre sans but ni objectif précis. Je passe ma vie du moins ce que certains osent prétendre une vie, à boire et à fumer. Le seul recueil à ma monotone vie.
Je vis dans un petit village où esprits corrumpus et mafias diverses ne forment qu´un. Comme dit le diction, toutes les routes mènent à Rome, en effet, mais la nôtre faut éviter de l´emprunter. Chaque ruelle, chaque carrefour, chaque passage clouté n´est qu´un doux euphémisme. Du jour au lendemain ta tête peut coûter de l´argent, et y´a des dizaines de bandes d´enfoirés qui sont prêt à tout pour t´égorger à vif. Aujourd´hui, j´viens de voir l´annonce je vaux 3500€, mort ou vif. J´suis devenu comme ces jeux de carabine à la fête forraine, ta tête défile jusqu´à qu´un mec vienne te cloîtrer une balle entre les deux yeux, c´est le jackpot assuré. Et ça marche bien, on ne sait pas d´où proviennent les annonces ni l´argent, du moins une partie mais on s´enfout, l´important c´est de s´en foutre plein les fouilles. Vous allez me dire, et la police? Elle tue sûrement plus que nous, la corruption est un art et ce sont les maîtres. Ils dirigent la partie ouest où prostitués et drogue font bon ménage. Personne n´empiète sur leur territoire, ils font partis des mieux armés et ont des droits que tu ne peux pas te permettre d´outrepasser.
Je suis en train de siroter un verre, 3H du mat, plein hiver. L´Alcool réchauffe mon corps et fout des claques à mon cerveau, pas qu´au cerveau à vrai dire. Un mec avait vu mon annonce, je me doutais que c´était pas celle pour le baby-sitting. Je me hâte de sortir mon Cold reluisant de ma poche arrière. Le canon pointé entre les deux yeux, j´réfléchis pas pour tirer, j´en ai même profité pour refaire la tapisserie du bar pourri.
L´avantage c´est que ça passe comme une lettre à la poste, j´en ai profité pour lui refourguer l´alcool qui était mal passé. Un bon gros vomi sur sa gueule complètement zigouillé. Ca me fait marrer et j´en profite pour prendre ses quelques billets situés dans sa poche.
J´me barre de ce lieu emplit de dégénérés comme moi, pour retrouver ma chambre qui ressemble plus à une barraque d´un môtel pourri. La sirène de la police me pète les tympans, je m´allume un clope pour me calmer. Une explosion, plus de sirène, c´est déjà ça de fait. Et là je pense au mec qui va se tarter l´amas de flics qui vont arriver pour lui sauter la gueule en mille morceaux. J´passe par un raccourci, au sol ma tête avec la vente, en face un mec de dos. J´vais pas me faire chier, moi, j´fais pas dans la dentelle j´sors une fois de plus mon cold pour tirer quelques bastos dans le dos. C´est lâche, malsain... Tout ce que vous voulez, mais ça a le mérite de m´amuser et de me faire vivre un peu plus longtemps.
Plus qu´une rue avant d´arriver chez moi, les putes, ou bien prostitués pour les coincés qui veulent faire bourge, remplissent les trottoirs. J´ai l´oeil à l´affût comme un vieux mateur qui ne se serait pas servit de sa main droite durant des semaines. Une chienne me colle d´un peu trop près, j´mets même pas deux secondes avant de lui foutre mon poing dans la gueule... Saleté de travelot.
Enfin chez moi, l´lâche mon manteau et je me fous direct sur le plumard.
"Salut Jérémy"
Merde, j´sais pas comment ce type était rentré, mais je savais qu´il voulait pas connaître mes recettes de grand-mêre. J´entendais le déclic d´un calibre 45, j´ai pas le temps de choper mon cold, que ma tête se scienda en deux. Allez, direction l´enfer, de toute façon, ça peut pas être pire qu´ici...