Bonjour !
Je vous présente mon roman qui est en cours d´écriture. C´est du genre fantastique/aventure. C´est mon premier vrai roman qui est en chantier, j´espère avoir des avis pour m´améliorer et savoir ce qui est plutôt bien et mauvais.
C´est dans la lignée des "Harry Potter" et "A la Croisée des Mondes", tout en étant complètement différent.
Voici le début du premier chapitre.
Je vous souhaite une bonne lecture !
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Chapitre 1 : La vie en Cydonie
La lumière du jour pénétra la chambre de Morgan tandis que sa mère tirait les volets en le priant gentiment de se réveiller. Le bruit incessant des véhicules et des klaxons se faisait entendre au dehors et une chaleur étouffante s´engouffra dans la pièce lorsqu´Eva Steed ouvrit la fenêtre de la chambre de son fils. La canicule annuelle du mois d´août venait de pointer le bout de son nez et cela exaspérait particulièrement la femme qui ne supportait pas cette période de l´année. Le jeune garçon ouvrit vivement les yeux et observa sa mère de son regard vert étincelant qu´elle affectionnait tant. Son fils la rendait heureuse jour après jour. Les disputes étaient nombreuses mais elle ne se lassait jamais de contempler son visage encore innocent, son regard déjà adulte et ses cheveux couleur gris métal qui lui donnaient l´air de venir tout droit d´un autre monde. Ce n´était pas le premier cas en Cydonie, Morgan le savait mais les phénomènes de ce type étaient tout de même très rares. A son plus grand regret, cette singularité ne lui proférait pas le moindre pouvoir. Sa mère, elle, n´avait pas eu cette chance mais arborait des cheveux d´un blond éclatant qui se mariaient parfaitement avec ses yeux vert feuille, plus doux que ceux de son fils. Elle était grande et élancée, avec une carrure de sportif qui l´aurait faite passer pour un homme si elle n´avait pas eu ce visage charmant et cette féminité indéniable.
-Je t´en prie, lève-toi ! Tu dois encore aller me chercher un gâteau pour l´anniversaire de ta sœur et nous déjeunons dans moins d´une heure !
-Elle n´a qu´à se le chercher toute seule son gâteau, ronchonna Morgan en baillant longuement. Elle n´est pas manchot, ni handicapée que je sache ?
-Et toi, tu l´es, je suppose ? répondit sa mère d´un ton ironique mais ferme.
Le garçon souffla en signe d´agacement et se leva d´un bond en se dirigeant vers la salle de bain qui se trouvait juste au dessus. En réalité, il n´avait pas beaucoup à se fatiguer car un escalier lui permettait de ne pas avoir à sortir de sa chambre pour aller faire sa toilette. Morgan appréciait beaucoup ce système, surtout car il était le seul à pouvoir en bénéficier. Cela rendait sa sœur extrêmement jalouse et il ne comptait plus le nombre de fois où ils s´étaient disputés à cause de ce privilège qu´elle ne supportait pas, et celle-ci devait se contenter de la salle de bains de ses parents.
Il adorait la taquiner et l´énerver, ce qu´elle faisait même quand elle savait que celui-ci se payait sa tête. Il entendit vaguement sa mère lui dire quelque chose et claquer la porte alors qu´il s´était déshabillé et avait ouvert le robinet d´eau. Une fois habillé et coiffé, il descendit à la cuisine en passant devant la chambre de sa sœur. Elle était couchée tranquillement sur son lit, et lisait un magazine qui avait pour sujet "Comment être à la mode aujourd´hui ?" . Il ouvrit la bouche pour lui reprocher de ne rien faire, mais se ravisa, se rappelant vaguement que c´était son anniversaire, que cette journée devait être joyeuse pour elle et qu´il pouvait éviter pour une fois de l´embêter. Il se contenta de lui sourire et, soulagée que son frère la laisse un peu tranquille, elle lui rendit son sourire. Morgan fut étonné de ce mouvement car il s´était habitué à ne pas recevoir de réponse de sa part.
-Joyeux anniversaire, Olivia ! s´exclama-t-il, exagérant légèrement son enthousiasme. Tu deviens grande, dis donc ! T´aurais pas pris dix centimètres dans la nuit ?
Il se tenait à l´entrée de la chambre de sa sœur, accoudé au mur d´un air nonchalant.
-Je crois que ta vocation de comique vient de tomber à l´eau ! répondit-elle en riant. Mais je te remercie de m´avoir souhaité ce jour très important pour moi, déclara-t-elle d´une voix qu´utilisent généralement les politiques quand ils parlent sérieusement, car c´est le jour de ma naissance et jamais je n´ai été aussi heureuse de m...
-Je crois que j´ai compris, c´est bon ! l´interrompit-il en tendant une main vers elle pour lui faire signe d´arrêter. Tu me feras un discours un autre jour !
Ils éclatèrent tous les deux de rire tandis qu´Olivia fermait son magazine, le lançait dans une étagère déjà remplie de livres en tous genres, et se levait pour ouvrir son armoire où Morgan se demandait comment elle pouvait choisir ses vêtements tellement celle-ci était pleine et désordonnée.
-Bon, maintenant il faut que tu ailles chercher mon gâteau d´anniversaire, tu as du retard ! En plus il faut que je me prépare pour cette journée... ex-cep-tion-nelle !
Morgan lui fit une grimace et claqua la porte en bois de la chambre en esquissant un sourire. Les moments où ils s´entendaient bien étaient si rares que le jeune garçon profitait de chacun de ces instants. En réalité, il ne faisait aucun effort pour améliorer la situation et c´est pour ça que sa mère n´intervenait plus dans les disputes ou les bagarres de ses enfants. Il descendit le sombre escalier en colimaçon menant au rez-de-chaussée et trouva sa mère en train de dépoussiérer nerveusement les meubles et ranger les bibelots, photos et objets non identifiés qui traînaient un peu partout dans le salon. Celui-ci était en effet spacieux et donnait du fil à retordre à sa mère qui était une maniaque du ménage, du rangement, du placement des objets et de la propreté des carreaux. Ses parents avaient acheté de nombreux meubles qu´ils ne savaient pas où mettre et qu´il fallait bien caser quelque part. Si bien que les cinq doigts d´une main ne suffisaient plus pour compter les bibliothèques vides ou presque dans la grande maison. Elle entrait parfois dans une sorte de transe et aucun membre n´arrivait à l´en faire sortir avant qu´elle n´ait totalement fini.
-Je t´ai laissé l´argent sur le guéridon à côté de la porte d´entrée, l’informa-t-elle alors qu´il se dirigeait vers la cuisine pour se prendre quelque chose à se mettre sous la dent. Ton père ne va pas tarder à rentrer. Je veux que tu sois là à son retour car il amène nos invités à la maison et je ne veux pas de désordre après leur arrivée.
Morgan bougonna assez discrètement pour que sa mère ne l´entende pas. « A vos ordres, chef » se dit-il. Il connaissait ces repas interminables lorsque venaient des invités, où il fallait bien se tenir à table, ne pas dire de bêtises, ne pas se lever de table avant que tout le monde ait fini ou encore faire des compliments à ceux-ci pour éviter les réprimandes du soir. Le garçon était très apprécié des amis de ses parents, à sa plus grande exaspération. Ils ne tarissaient pas d´éloges sur son visage angélique, sur sa discrétion attendrissante et sur la façon dont ses parents l´avaient brillement éduqué. En plus de cela, ils ne manquaient pas de lui laisser un souvenir impérissable à chaque fois qu´ils venaient, et ceci qu´elles que soient les personnes invitées. Le garçon se souvenait que, lorsqu´il avait dix ans, il s´était retrouvé à nettoyer toute une après-midi le gilet blanc d´une invitée car celle-ci y avait malencontreusement fait tomber de la sauce tomate. Bien plus récemment, il était tombé d´une chaise et s´était fracturé le bras en essayant de tuer une araignée au plafond car son neveu de quatre ans refusait de revenir dans la maison à la vue de la bête. Et tout ça en supportant les fautifs qui se confondaient en excuses tandis que, gémissant, il se tordait par terre comme un ver, les implorant d’appeler l’ambulance. Il se souvenait de la totalité de ces moments dans le détail, et sa mère veillait bien à ce qu´il ne s´éclipse pas à ce moment-là car elle tenait à ce que son fils adoré y assiste. Il savait que celle-ci l´aimait mais se demandait pourquoi elle s´acharnait à le rendre ridicule chaque fois qu´elle le pouvait.
-Et qui sont ces chers invités ? demanda Morgan, sarcastique, en se tapant d´un air impatient la main sur sa cuisse.
-Essaie de deviner, un peu, lança sa mère qui, maintenant qu´elle avait terminé le ménage, était enfin apte à discuter sans que Morgan ait l´impression de sortir d´une usine fabriquant des perceuses.
-Je ne sais pas... soupira Morgan qui n´avait pas vraiment envie de réfléchir de bon matin.
-Bon, je te le dirai à ton retour pour te laisser le temps de te creuser la tête, poursuivit Eva Steed, le sourire aux lèvres, sachant très bien qu´elle embêtait son fils en faisant cela, ce qui semblait lui faire plaisir. Maintenant, dépêche-toi d´aller me chercher ce gâteau avant qu´ils arrivent ! conclut-elle en se dirigeant vers la cuisine avant que Morgan ait le temps d´ouvrir la bouche pour protester. Oh, et prends une casquette ! Les gens risqueront de te confondre avec ton grand-père quand tes cheveux seront devenus blancs comme la neige.
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Monarque suprême d´HP5 ![]()
Morgan Steeeeeeeeeeed le retour sur le forum ecriture.
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Sinon, tu connais mon avis mon petit bossy. ![]()
Je trouve ton style tres bien, tres agreable, et ta trame de depart proche de livre de Horowitz.
Un premier chapitre classique certes dans sa composition, mais plaisant quand meme.
Morgan le papy!
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Une bonne entrée en matière. Cela se laisse aisément lire et le contexte est bien posé et fait que l´on s´approprie bien les personnages.
Une petite coquille de vocabulaire :
"A son plus grand regret, cette singularité ne lui proférait pas le moindre pouvoir."
Je crois que "conférait" convient davantage que "proférait". "Proférer" signifie prononcer à voix haute. "Conférer" signifie accorder, donner.
"poursuivit Eva Steed, le sourire aux lèvres, sachant très bien qu´elle embêtait son fils en faisant cela, ce qui semblait lui faire plaisir"
"embétait" détonne avec le reste du vocabulaire employé dans le texte. Cela aurait pu éventuellement passer dans une ligne de dialogue mais pas dans le récit lui-même. C´est du moins mon opinion.
"conclut-elle en se dirigeant vers la cuisine avant que Morgan ait le temps d´ouvrir la bouche pour protester."
Problème de concordance de temps. Je crois que "avant que Morgan n´ait eu le temps d´ouvrir la bouche pour protester" convient mieux.
"-Essaie de deviner, un peu, lança sa mère qui, maintenant qu´elle avait terminé le ménage, était enfin apte à discuter sans que Morgan ait l´impression de sortir d´une usine fabriquant des perceuses."
Idem pour celle-ci mais je dirais que pour alléger la phrase, tu peux passer par un verbe à l´infinitif, ce qui donnerait :
"-Essaie de deviner, un peu, lança sa mère qui, maintenant qu´elle avait terminé le ménage, était enfin apte à discuter sans donner l´impression à Morgan de sortir d´une usine fabriquant des perceuses."
Bref, j´ai bien aimé. Pour l´histoire, il faut voir la suite, que je lirai très certainement. ![]()
Merci Klem.
Merci sanphi ! J´ai pris note de tes conseils et je suis d´accord avec la plupart d´eux (quand on écrit, on s´en rend pas forcément compte ^^). C´est vrai que je voulais dire "conférer", merci de me l´avoir fait remarquer.
Content que tu aies aimé, et je t´attends pour la suite. ![]()
Tu connais mon avis aussi ^^
J´adore comment c´est écrit, bien décrit, vivement la suite !
Bonne chance. =)
Merci à toi, Bitores.^^
Je mettrai une suite ce week-end. ![]()
Comme promis, voici la suite du premier chapitre.
Enjoy !
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Pour la seconde fois de la matinée, le jeune garçon ouvrit la bouche, puis la referma sans rien dire. Il monta les marches deux à deux, chercha sa casquette favorite dans l´un de ses meubles et descendit les escaliers à la même allure, une casquette blanche et bleue posée sur sa tête. Il prit l´argent sur le guéridon et sortit en prenant bien soin de fermer la porte. Il ne savait absolument pas qui allait leur rendre visite et il trouvait assez intriguant que sa mère fasse tout ce mystère derrière ces personnes alors que d´habitude, elle lui annonçait naturellement et sans même qu´il lui demande. Morgan décida de ne pas se tracasser avec cela et profita de cette première sortie de la journée. En effet, le soleil était à son zénith et tapait même un peu trop fort pour le jeune garçon qui se dit qu´il avait très bien fait de prendre cette casquette. Pas une brise, pas un nuage bref, c´était une vision un peu irréaliste en Cydonie qui collectionnait les jours de pluie durant l´autre moitié de l´année. Le jeune garçon avait entendu dire qu’il y avait quatre saisons différentes sur les continents étrangers mais ne savait pas à quoi elles correspondaient. Morgan vivait dans un quartier modeste, entouré de voisins qui passaient leur temps confinés dans leur maison à regarder la Cydonie National Television, familièrement appelée CNT. Celle-ci diffusait toutes sortes d´émissions de variétés et de téléréalité devant lesquelles la plupart des familles restaient hypnotisés lors de la saison des pluies qui durait les trois quarts de l´année. Cela lui fit alors bizarre de voir ces mêmes personnes dehors, en maillot de bain en train de bronzer sur leurs chaises en sirotant un jus de cassis frais, la spécialité de l´île, aimée de la plupart des cydoniens. Les gamins raffolaient de cette boisson qui était la moins chère sur l´île, et donc la plus accessible aux plus jeunes.
Une fois le quartier traversé, Morgan s´engagea dans une ruelle qui descendait et qui a son grand soulagement, était à l´ombre. En effet, l´adolescent commençait à avoir des bouffées de chaleur se dit que cette journée était sûrement la plus chaude depuis sa naissance. Il traîna un moment au frais et arriva enfin à l´endroit que l´on pouvait appeler le centre-ville du pays, qui a son plus grand désespoir était bondé de monde. C´était le jour de repos de tous les fonctionnaires et ceux-ci en profitait pour aller faire les courses, balader leurs enfants ou tout simplement sortir, ce qu´ils n´ont pas vraiment l´occasion de faire durant la semaine. Morgan entra directement dans le magasin qui l´intéressait. La pâtisserie était un endroit magnifique où il prenait toujours beaucoup de plaisir à venir. Elle était munie d´un plafond très haut éclairé par de grandes lampes qui lui donnait un air de château. La pièce octogonale possédaient des murs totalement recouverts par des miroirs, derrière lesquels on pouvait apercevoir tous les succulents gâteaux posés les uns à côté des autres, ce qui rendait le lieu très étrange.
-Morgan ! s´exclama une voix aigüe et enjouée venant de nulle part. Que nous vaut le plaisir de ta visite ?
-Je suis venu pour l´anniversaire de ma sœur, mademoiselle Cherry, répondit le jeune garçon.
Il aimait bien Mlle Cherry bien qu´il ne l´ait jamais vue. En effet, elle se cachait derrière l´un de ces murs et faisait parvenir les commandes par le plafond. Une longue main en métal descendait portant la pâtisserie commandée. Il se demandait même si la femme était déjà sortie de son commerce, ou même encore si c´était une personne réelle ou un robot qui reconnaissait les gens grâce à un nouveau système électronique perfectionné. La voix retentit à nouveau dans le grand bâtiment :
-Que voudrais-tu comme pâtisserie, jeune homme ? interrogea-t-elle.
-Heu... coinça-t-il.
Morgan se rendit alors compte qu´il était vraiment bête. Il avait oublié de demander à sa mère quel gâteau il devait prendre. Il resta quelques instants la bouche entrouverte, ne sachant pas quoi dire et se sentant terriblement ridicule.
-En fait... j´ai... heu... tenta-t-il vainement.
Un lourd silence gênant s´installa et il eut l´impression que celui-ci durait une éternité alors qu´il n´avait probablement pas été de plus de dix secondes.
-Oui ? s´inquiéta Mlle Cherry.
Il resta bloqué, comme s´il rentrait d´un voyage au Pôle Nord et qu´il n´avait pas encore dégelé. Il eut peur que la femme entende les rouages de son cerveau en train de chercher la solution. Puis le jeune garçon eut alors une idée tellement formidable qu´il se demanda comment il n´avait pas pu y penser plus tôt.
-Pourriez-vous me préparer votre meilleur gâteau, s´il vous plaît ? demanda-t-il d´un ton assuré. Enfin... celui que vous préférez, si vous voulez.
-Cela va être difficile à choisir ! Tu devrais revenir me voir dans une dizaine de minutes pour que je te prépare tout ça ! lui conseilla-t-elle.
Morgan la remercia, sortit du magasin et regretta tout de suite la tranquillité et le calme de la pâtisserie. La chaleur était suffocante et la vue floue des gens qui se déplaçaient lui donnait l´impression de rêver. Il avait au contraire une vision très nette sur les constructions. Les bâtiments étaient placés circulairement, lui donnant l´impression de se trouver dans une arène où de robustes guerriers se battaient dans des combats sans pitié il y a quelques milliers d´années. Les commerces étaient divisés en quatre parties, au style bien différent et bien distinguées divisées par quatre grandes rues permettant d´accéder au centre. Le garçon avait bien sûr ses préférences, mais chacune de celles-ci portait une place particulière dans son cœur. Tout d´abord, on pouvait voir que l´une d´elle était composée de grands bâtiments qui se dressaient sur des planches en bois avec des pancartes de commerce qui faisaient énormément penser aux films de cow-boys. Cette partie était plutôt réservée aux restaurants et aux fast-foods vendant des sandwichs américains que venaient déguster Morgan et ses amis presque tous les week-ends et dont il ne se lassait pas. Celle qui se trouvait directement à sa droite adoptait plutôt un style baroque, décorée par des piliers en marbre et de grandes et longues fenêtres et donnait l´impression de se trouver devant un château destiné à un grand roi. Les couloirs étaient immenses et de nombreuses pièces non-utilisées avaient donné lieu à de longues parties de batailles d´eau. En effet, le directeur du centre les connaissait bien, lui et ses amis car ils avaient souvent passé leurs après-midis à nettoyer les vastes couloirs et les moindres recoins des placards peuplant l´endroit lorsque le gérant venait après les heures de fermeture, ayant oublié quelque chose dans son bureau. Celui-ci regroupait tous les magasins chics, parfumeries, magasins de vêtements sans oublier les salons de coiffure. Morgan se disait toujours que les seuls hommes qui venaient ici devaient être obligés par leur conjointe ou avoir un goût douteux pour les magasins de femmes. Directement à sa gauche, le troisième coin était sûrement le préféré de Morgan. Celui-ci optait pour un style futuriste et on le croyait sorti tout droit d´un film d´extraterrestres. Le bâtiment concentrait tous ce qui plaisait aux adolescents comme les magasins de musique, de jeux vidéo, des librairies et un nombre extraordinaire de magasins de confiseries et de supermarchés dans un cadre et une ambiance faisant l´unanimité chez les visiteurs. Les jeunes pouvaient même se dépenser sur de nombreux terrains de sport ou aller piquer une tête dans la grande piscine olympique leur étant réservée.
Mais en dehors des activités avec ses amis, aller la bibliothèque était son passe-temps favori. Morgan dévorait les livres et détestait qu´on le dérange tant qu´il n´avait pas fini son livre ou décidé d´arrêter sa lecture et il lui était déjà arrivé de rester quelques heures dans une librairie à lire un bon livre quand il n´avait rien de prévu. Il s´était abandonné dans la contemplation de l´immeuble quand soudainement, quelqu´un le sortit brusquement de ses pensées en le bousculant violemment et faillit le faire tomber par terre.
-Vous pourriez faire attention, quand même ! s´énerva le jeune homme en se relevant.
Il observa d´un œil mauvais l´homme en costard qui l´avait fait tomber, et lui aussi rata une marche et s´étala en avant comme une crêpe, sur le bitume, en poussant un juron si fort que les gens autour lui jetèrent des regards d´indignation et de dégoût. Morgan éclata de rire tellement la situation était coquasse et une vague de bonheur l´envahit lorsque toutes les personnes qui avaient vu la scène se moquèrent de lui et ne cachèrent pas leurs rires. Il avait encore le sourire aux lèvres lorsqu´il décida d´aller prendre un soda au supermarché du coin. Il s´apprêtait à se diriger vers le centre lorsqu´il sentit que quelque chose retenait sa veste. Il se retourna et reconnut avec horreur l´homme au costard qui l´avait bousculé. Il avait le visage crispé dans une colère telle que ses mains tremblaient d´une façon incontrôlable. Pourquoi s´attaquait-il à lui alors que tout le monde avait ri de sa chute ?
-La prochaine fois que vous faites ça, vous allez amèrement le regretter, dit l´homme d´une voix rauque et ténébreuse.
-Mais... monsieur... c´est vous qui m´avez... je veux dire...
-Ne faites pas l´innocent, vous savez très bien de quoi je veux parler, monsieur Steed, poursuivit-il avec la même voix.
Il lui jeta un regard insistant et noir qui aurait pu être dissuasif si Morgan avait su la faute qu´il était censé avoir commise. Mais il ne comprenait plus rien et se demandait s´il n´était pas en train de rêver. Tout le monde était tourné vers eux et observait la scène d´un air à la fois étonné et était effrayé par la rage visible de l´homme qui avait lâche Morgan après que celui-ci ce soit débattu violemment.
-Non, absolument pas ! Et comment connaissez-vous mon nom ? questionna le jeune garçon, apeuré, sentant sa respiration s’accélérer et sa gorge devenir sèche comme s’il n’avait pas bu depuis deux jours.
-Il est interdit de fai...
Morgan en avait assez entendu. Il ne savait pas du tout comment l´homme connaissait son nom mais ce qu´il savait, c´est qu´il devait s´en aller. Il tourna les talons et commença à se diriger vers une rue adjacente quand, encore une fois, on l´empêcha d´avancer. Il sentit un souffle chaud dans son oreille :
-Il-est-interdit-de-faire-cela, est-ce clair ? murmura-t-il avec la voix d´un fou.
Pas d´avis ? ![]()
Petit up avant la suite. ![]()
Suite et fin du premier chapitre, pour les éventuels lecteurs.
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Il le lâcha, récupéra son attaché-case par terre, fit volte-face et s´engagea dans la rue sans aucun regard vers Morgan. Le gamin s´adossa contre le mur d’un vieil immeuble et essaya de mettre ses idées au clair. Il était encore sous le choc du moment et sentit son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Il tenta même de trouver la raison pour laquelle l´homme aurait pu se comporter de cette façon, si lui-même avait fait quelque chose de mal. Mais sa tête faisait des loopings dans les montagnes russes de l’incompréhension, et toute réflexion lui était impossible. Il décida de retourner rapidement chez lui et de faire comme si rien ne s´était passé et de ne pas se tracasser. Peut-être que l´homme voulait simplement lui faire peur, ou était-ce une blague de très mauvais goût ? Il alla récupérer le gâteau qu´il avait commandé quelques minutes avant. Mlle Cherry lui demanda pourquoi il avait cette tête de déterré mais il ne répondit pas et pressa le pas après avoir pris le gâteau tellement recouvert de crème que l´on ne distinguait plus les ingrédients qui le composaient. Morgan passa par le même chemin qu´il avait pris à l’aller, car c´était le plus court et le gâteau était sur le point de couler. Il avait déjà mis de côté l´incident au centre-ville et à présent, les forts rayons du soleil lui paraissaient agréables alors qu´il s´en était plaint plus tôt. L´astre lumineux culminait à son zénith et Morgan jeta un coup d´œil à la mer qui paraissait toujours calme lorsqu’on se situait sur l’île, mais se déchaînait mystérieusement dès que l’on s’en approchait. En réalité, aucune tempête n´était jamais survenue sur l´île et aux alentours. Tout le monde trouvait cela normal et pensaient qu´ils avaient simplement de la chance, mais Morgan lui, savait que c´était l´une des choses que les créateurs de l´île avaient en quelque sorte légué à leur édification. C’était comme si les édificateurs voulaient que les habitants de l’île puissent profiter d’une vue magnifique, mais que ceux-ci les mettaient aussi en garde de ses dangers invisibles lorsque les gens s’en approchaient trop. « Comme s’ils voulaient nous en dissuader », se dit Morgan. On disait aussi que les quatre îles, qui se trouvaient chacune à un point cardinal, portait un mystère jamais découvert. Celles-ci se situaient à environ trois cents mètres de la côte mais personne n´avait jamais osé s´y aventurer. Le jeune garçon était assez bien placé pour parler car l´une des fenêtres de sa chambre, située en hauteur, donnait directement sur cette étendue bleue qu´il avait longtemps eu l´occasion de contempler. Il éprouvait de la gratitude envers ses parents d´avoir choisi cette maison car il n´aurait pas supporté habiter au centre-ville où la pollution et le tapage des voitures étaient incessants. Là où il vivait, c’était le cas, mais uniquement le matin. Ce panorama lui permettait de s´évader quand il se sentait oppressé et quand il avait besoin de se vider l´esprit. Ce n´était pas vraiment un enfant de chœur et lorsqu´il se faisait réprimander par ses parents, ce qui arrivait souvent, il appréciait se cloîtrer dans sa chambre et mettre les évènements qui venaient de se passer au clair.
Il était en train de remonter la côte pour arriver à sa maison lorsqu´il aperçut le chien du voisin qui courait vers lui avec la langue pendante et dégoulinante de bave. Ce labrador était adorable mais avait une tendance a trop manifesté sa joie et Morgan s´était de nombreuses fois retrouvé obligé de se changer car ses vêtements étaient humides de bave et à chaque fois qu´il devait faire cela, un dégoût et une répugnance profonde l´envahissaient et il retenait fréquemment son envie de vomir. A sa grande stupéfaction, le chien passa devant lui sans le voir. Morgan comprit quand il entendit une voix de femme l´appeler. Il se retourna et reconnut la vieille Mme Culiset qui invitait le chien à s´approcher. Celle-ci était sexagénaire depuis quelques années déjà et commençait à avoir des problèmes d´oreille qui ne lui posait pour l´instant pas trop de problèmes. Des cheveux bouclés couleur laine couvraient son crâne mais ne la vieillissaient pas. Il fallait dire que malgré son âge, elle travaillait encore d´arrache-pied. Mme Culiset dirigeait un grand restaurant très réputé sur l´île et avait été couronnée "Meilleure cuisinière de Cydonie" il y a deux ans. Elle préparait régulièrement des buffets dans sa maison pour les gens du quartier et Morgan l´appréciait beaucoup. Occupée à caresser le chien euphorique, elle leva la tête et vit le jeune garçon qui l´observait.
-Comment vas-tu, mon petit ? s´écria-t-elle à l´adresse de Morgan.
-Je vais très bien, Mme Culiset ! répondit-il en articulant bien chaque mot, de peur qu´elle ne comprenne pas.
-Oh, tu n´es pas obligé de crier comme ça, je ne suis pas encore sourde ! répliqua-t-elle d´un ton aimable. Au fait, tu attends du monde chez toi ? Parce que j´ai vu une ribambelle de gens qui se dirigeait vers ta maison.
-Oui effectivement, mes parents ont invité des amis à déjeuner pour l´anniversaire à ma sœur ! Mais je ne sais pas encore qui c´est, ma mère a voulu me faire une surprise, poursuivit-il tout en repositionnant ses mains en dessous du gâteau pour ne pas le faire tomber.
-Ah oui c´est vrai, l´anniversaire de cette petite Olivia est aujourd´hui ! Combien de bougies devra-t-elle souffler, cette année ? demanda-t-elle d´un air curieux en regardant d´un air affolé le labrador blanc qui était en train de creuser un grand trou dans sa pelouse.
-Elle fête ses treize ans, dit Morgan qui lui était plutôt affolé en sentant la crème du gâteau commencer à lui couler sur les doigts.
-Déjà treize ans ! Enfin..., poursuivit-elle en courant après le chien pour qu´il s´en aille de son jardin, tu embrasseras ta sœur pour moi, et ce petit garçon qui est passé devant chez moi tout à l´heure... si bien sûr ce sont tes invités ! ajouta-t-elle essoufflée mais avec un grand sourire.
Morgan reprit sa route alors que Mme Culiset fermait la porte de sa maison. Il accéléra le pas car il parvenait presque à apercevoir ce qu´il y avait en dessous de la crème, ce qui était mauvais signe vu que la couche devait être assez conséquente. Le jeune garçon salua l´une de ses connaissances, en tenant en équilibre le gâteau d´une seule main, qui habitait à quelques mètres de chez lui. En réalité, les maisons étaient toutes collées les unes aux autres et seul un jardin de taille moyenne devant l´habitation permettait aux gens de se détendre et à leurs enfants de s´amuser. Le terrain à l´arrière était aussi grand que deux placards à balai placés côte à côte et ne permettait aucune activité, sauf pour ceux qui pouvaient débourser plus pour leur jardin. Daniel et Eva Steed, eux, habitaient un peu à l´écart et avaient le privilège d´avoir un terrain trois fois plus grand. Celui-ci n´était pas de trop car avec quatre enfants dont un petit garçon et une petite fille qui avaient respectivement neuf et cinq ans, ils avaient besoin de beaucoup d´espace et avaient été obligés d´acheter du terrain en plus. Morgan arriva enfin devant sa maison et poussa un soupir de soulagement. En effet, il éprouvait la sensation d´avoir été cuit à point et le gâteau était sacrément dans un piteux état. Il se demanda comment sa mère ferait pour arranger la pâtisserie et la rendre un peu présentable.
Comme prévu, la voiture de son père était garée dans l´allée. Le jeune garçon se regarda dans la vitre de la berline noire et vit qu´il était sur le point de fondre comme neige au soleil. Il poussa le portail avec son pied et s´engagea dans le chemin menant chez lui. Il redoutait la réaction de sa mère lorsqu´elle verrait l´état du gâteau et se doutait qu´il allait se faire réprimander car les invités étaient déjà arrivés et que cela ne donnait pas une bonne impression de ne pas avoir préparé les choses à l´avance. Il entra sans faire de bruit dans la cuisine, se disant que s´il pouvait mettre le gâteau dans le réfrigérateur, il pourrait bénéficier d´un sursis avant le blâme de sa mère. La maison était d´un calme étrange mais Morgan ne s´en inquiéta pas pour autant. Sa mère et sa sœur devaient être en train de se préparer et son père devait probablement traîner dans le jardin à boire un soda ou chez le voisin pour discuter. Il prit son livre qu´il avait posé la veille au soir sur le buffet de la cuisine et s´installa sur le canapé en attendant que les autres arrivent. Il raffolait des livres ayant pour thème le fantastique et la science-fiction. Cela lui arrivait parfois de dériver sur du policier ou de l´horreur mais la plupart du temps, il restait dans ses styles préférés. Il lut une dizaine de minutes puis tendit l´oreille pour entendre quelque bruit dans la maison. Mais celle-ci paraissait anormalement silencieuse et vide. Morgan n´avait jamais ressenti cette sensation depuis qu´il vivait ici. Il sentait que quelque chose clochait. Il posa son livre à l´endroit habituel et s´écria avec une voix mal assurée :
-Vous êtes là ?
Pas de réponse. Il monta lentement l´escalier en colimaçon et regarda discrètement par dessus la rambarde. Son cœur commençait à battre plus fort et une boule se formait dans sa gorge sèche. Il ne savait pas pourquoi il était anxieux à ce point mais il avait un pressentiment bizarre qui persistait au fur et à mesure qu´il fouillait la maison. Jamais ses parents ne l´avaient laissé seul comme cela. Soit ils le prévenaient à l´avance, soit sa mère mettait un mot sur la porte ou trouvait un moyen pour le lui faire comprendre. Mais là, rien. Personne dans les chambres. Personne dans les salles de bain. Il eut l´impression d´entendre un courant d´air similaire à un bruit de pas rapide, mais lorsque Morgan vrilla sur lui-même de la même façon qu´un animal à l´affût de sa proie, il se retrouve simplement face au couloir vide qu´il venait de traverser. Il redescendit les marches à toute vitesse et cria, pris de panique.
-Arrêtez avec ça ! Ce n´est plus drôle, maintenant !
Il alla voir dans la cuisine, dans le salon, dans les toilettes, dans le cagibi, dans le jardin et même dans l´allée où la voiture de père le narguait. Pourtant, le sac de sa mère était là, la maquilleuse à sa soeur était encore ouverte et un plat était sur le feu dans la cuisine. Il regarda sous les tables, sous les chaises pour vérifier si le mot de sa mère n´était pas tombé par terre. Rien à faire, pas un chat.
Sa famille avait disparu.
Il y avait longtemps que je mettais pas penché sur un texte. Mais me voici, moi et Comstramus.
"La canicule annuelle du mois d´août"
Trop précis, renvoie trop à l´actualité : "la canicule de l´été", ou "l´habituel été suffoquant" serait peut être mieux.
"ses cheveux couleur gris métal"
Description bizarre : le métal n´est pas gris dans l´absolu. "Ses cheveux gris luisant comme du métal" ou "l´aspect métallique de ses cheveux couleur cendre" sonnerait mieux.
"cette singularité ne lui proférait pas le moindre pouvoir."
Deux choses ne vont pas dans la phrase. Premièrement, proférer est incorrect, il s´agirait plus de "conférer" ou "octroyer". Ensuite, le début de ton récit suppose que l´action se passe dans notre monde, ou du moins un monde très similaire au notre (voiture, canicule), ainsi rien ne laisse présager que des cheveux gris attribue des pouvoirs. Et le fait de mentionner des pouvoir informe implicitement le lecteur, qu´effectivement, des cheveux gris donne des pouvoirs.
Bref, il serait préférable d´appuyer sur le mystère des cheveux, et des interrogations à son sujet.
"Sa mère, elle, n´avait pas eu cette chance"
Si des cheveux gris ne donnent aucun pouvoir, pourquoi parler de chance ? D´autant plus que c´est rare ?
"ses yeux vert feuille"
Description étrange. "Un forêt semblait se tapir dans le creux de ses yeux tant ils étaient verts" ou "des yeux d´un vert intense/hypnotique/ sylvain" conviendrait mieux car la feuille fait un peu faible.
"avec une carrure de sportif"
Une carrure sportive/athlétique/ qui accusait une vie/jeunesse sportive.
"Morgan appréciait beaucoup ce système, surtout car il était le seul à pouvoir en bénéficier."
Le surtout car sonne faux. Si tu enlèves surtout ça glisse mieux.
Cela dit, je ne vois pas ce que viennent faire ici des considérations architecturales sur la maison des Steed. Ca n´a pas trop lieu d´être ...
"Il entendit vaguement sa mère lui dire quelque chose et claquer la porte alors qu´il s´était déshabillé et avait ouvert le robinet d´eau. Une fois habillé et coiffé, il descendit à la cuisine en passant devant la chambre de sa sœur."
Tu fais mention de détails qui demeurent inexploités, comme ici avec le robinet. On se doute que c´est pour se laver, mais ce n´est pas précisé nul part. De plus, la continuité temporelle est pas très faite. Un connecteur logique un complément circonstanciel de temps serait pas mal. Et aussi, l´enchaînement des actions dans la phrase ne semble pas avoir de lien ou de cohérence. Notons aussi la présence d´un pléonasme avec "robinet d´eau" ; il sort toujours de l´eau d´un robinet, qui plus est dans une salle de bains.
Je me permets un petit remaniement de ta phrase pour te montrer comment améliorer le tout :
"Il entendit vaguement sa mère lui dire quelque chose quand il claqua la porte. Il se déshabilla alors et ouvrit un robinet pour se laver. Puis, une fois habillé et coiffé, il descendit à la cuisine en passant devant la chambre de sa sœur."
"Il ouvrit la bouche pour lui reprocher de ne rien faire, mais se ravisa, se rappelant vaguement"
Même si les deux vaguement (l´autre avec la mère) ne sont pas très proches, on remarque bien la répétition. Il faudrait donc veiller à diversifier le vocabulaire.
que c´était son anniversaire, que cette journée devait être joyeuse pour elle et qu´il pouvait éviter pour une fois de l´embêter. Il se contenta de lui sourire et, soulagée que son frère la laisse un peu tranquille, elle lui rendit son sourire. Morgan fut étonné de ce mouvement car il s´était habitué à ne pas recevoir de réponse de sa part.
J´y pense en passant ; ce n´est pas la peine de sauter des lignes à chaque réplique dans les dialogues.
"-Je crois que ta vocation de comique vient de tomber à l´eau ! répondit-elle en riant. Mais je te remercie de m´avoir souhaité ce jour très important pour moi, déclara-t-elle d´une voix qu´utilisent généralement les politiques quand ils parlent sérieusement, car c´est le jour de ma naissance et jamais je n´ai été aussi heureuse de m... "
Cette réplique ne va pas, et pour deux choses.
La première c´est le fait qu´elle rie alors que par son ironie elle veut lui faire remarquer que ce n´est pas drôle. certes, c´est assez implicite mais il serait préférable de le préciser en disant qu´elle fait des sarcasmes ou de l´ironie justement.
La seconde, c´est la double incise. En effet, il y a "répondit-elle" et déclara-t-elle pour la même réplique. C´est trop. Soit tu en supprimes, soit tu intercales du récit :
"-Je crois que ta vocation de comique vient de tomber à l´eau ! répondit-elle avec ironie.
Elle marqua un temps de silence, pour mieux laisser tremper son frère dans l´ironie.
- Mais je te remercie de m´avoir souhaité ce jour très important pour moi, reprit-elle de la même voix que les politiciens lorsqu´ils parlent sérieusement, car c´est le jour de ma naissance et jamais je n´ai été aussi heureuse de m... "
Tu remarqueras que j´ai supprimé un des deux adverbes pour alléger la phrase. Cela dit, je ne comprends pas le rapport avec les politiques ... le discours hypocrite ?
"Ils éclatèrent tous les deux de rire tandis qu´Olivia fermait son magazine, le lançait dans une étagère déjà remplie de livres en tous genres, et se levait pour ouvrir son armoire où Morgan se demandait comment elle pouvait choisir ses vêtements tellement celle-ci était pleine et désordonnée."
La phrase est trop longue. Pourquoi ? Parce qu´après le tandis, c´est tout ce qui se passe pendant qu´ils rient, et il se passe trop de choses, surtout que tu reviens sur Morgan par la suite. bref c´est incohérent et il faudrait davantage structuré. Sans compter des petites erreurs de vocabulaire : on met quelque chose SUR une étagère et pas DANS, car ce n´est pas un contenant mais un support.
Une fois de plus, je me permets une petite refonte qui serait mieux :
"Ils éclatèrent tous les deux de rire tandis qu´Olivia fermait son magazine. Elle le lança dans sur une étagère déjà remplie de livres en tous genres, puis se leva pour ouvrir son armoire. Morgan s´était d´ailleurs toujours demandé comment elle pouvait choisir ses vêtements tellement le chaos régnait dans le meuble."
La scène en elle-même est bizarre puisque tu écris plus haut qu´il y a souvent des disputes, notamment au sujet de la salle de bains, ce qui pourrait supposer un climat tendu entre Morgan et sa soeur. Pourtant, ils plaisantent et rigolent ensemble tranquillement. Il s´agirait d´éclaircir leurs rapports.
Il y aussi une incohérence dans le récit. Revenons un peu en arrière et attardons sur cette phrase : "Puis, une fois habillé et coiffé, il descendit à la cuisine en passant devant la chambre de sa sœur." Elle peut paraître anodine mais elle contrarie la logique de ton texte. Je m´explique.
Cette phrase dit que Morgan se rend à la cuisine, et qu´en chemin, il est PASSÉ devant la chambre de sa soeur, et par corollaire qu´il ne s´est pas arrêté. La phrase pourrait très bien convenir, or par la suite tu décris une scène avec sa soeur, ce qui induit qu´il s´arrête pour lui parler. L´action est donc beaucoup plus longue qu´un simple passage devant la chambre de la soeur. Soulignons également que son prénom n´est pas mentionné, ce qui paraît un peu bizarre.
Il faut donc changer la phrase pour l´inscrire dans une meilleure logique comme :
"Puis, une fois habillé et coiffé, il entreprit d´aller à la cuisine, mais s´arrêta devant la chambre de sa sœur." ou "Alors qu´il se rendait à la cuisine, il s´arrêta devant la chambre de sa soeur".
J´espère avoir été clair et ne pas t´avoir embrouillé.
"claqua la porte en bois de la chambre"
On sait que c´est la porte de la chambre ; inutile de le préciser.
"Les moments où ils s´entendaient bien étaient si rares que le jeune garçon profitait de chacun de ces instants."
Voilà qui est mieux.
"mère en train de dépoussiérer nerveusement les meubles et ranger les bibelots"
"mère en train de dépoussiérer nerveusement les meubles et DE ranger les bibelots"
"-Je t´ai laissé l´argent sur le guéridon à côté de la porte d´entrée, l’informa-t-elle alors qu´il se dirigeait vers la cuisine pour se prendre quelque chose à se mettre sous la dent. Ton père ne va pas tarder à rentrer. Je veux que tu sois là à son retour car il amène nos invités à la maison et je ne veux pas de désordre après leur arrivée."
Si le père est en route, pourquoi il ne fait pas un crochet pour prendre le gâteau plutôt que d´envoyer Morgan ?
Le reste du texte contient d´autres mais passons.
Bon, faisons une petite conclusion.
Le texte ne me semble pas faramineux. Il est bien écrit, et les personnages sont assez bien introduit mais ce n´est pas assez approfondi et ça manque de cohérence par endroit. Des descriptions par endroits en trop alors qu´il en marque ailleurs.
Ensuite, sur le plan scénaristique, c´est un peu creux. Un garçon se réveille et sa mère lui demande d´aller chercher un gâteau. Le titre du chapitre est "La vie en Cydonie", or rien n´explique ce qu´est la Cydonie et ses particularité hormis des cheveux gris. En somme, on ne perçoit pas de grand intérêt dans ce texte qui ne donne pas tellement envie de savoir la suite même s´il a un certain potentiel.
Ensuite, je spécifie bien que ce commentaire n´est que mon AVIS, et n´est donc pas une VERITE. Tu en fais ce que tu veux et les retouches que je propose ne sont que des propositions.
Voilivoilou. ![]()
Ca me fait plaisir que tu t´intéresses à mon texte, Ostramus. ![]()
Certaines fautes que tu m´as énoncées ont déjà été corrigées car j´ai déjà fait quelques rectifications depuis septembre.
Et puis, j´ai écrit ce premier chapitre lorsque j´avais 15 ans donc à l´époque je n´avais pas trop d´expérience dans l´écriture et la plupart de tes remarques sont très pertinentes. La flemme de refaire ce vieux chapitre me perd un peu, apparement. ![]()
Par contre, je trouve certains de tes remaniements que tu m´as conseillés sont un peu exagérés.
Je vais néanmoins essayer de retravailler tout ça mais j´ai du mal à te suivre lorsque tu me dis que "La vie en Cyodonie" ne correspond pas vraiment. Selon toi, je devrais changer le titre du chapitre ou changer le contenu du chapitre ? Car je fais quand même une description complète de certains endroits et des particularités de l´île.
Merci beaucoup pour ton avis qui va m´aider à améliorer ce chapitre qui a apparement pas mal de défauts. ![]()
Si tu veux mon avis, tu as une super idée et si tu concrétises ton projet, ton livre ferait un carton en édition jeunesse ( j'en serais lecteur ^^ ).
Voilà donc tu as la chance d'avoir les conseils d'Ostramus qui a l'air de s'y connaitre ^^
Ensuite, je spécifie bien que ce commentaire n´est que mon AVIS, et n´est donc pas une VERITE ( xD )
Je ne pensais pas que ce topic allait refaire surface par quelqu'un d'autre que moi.
Merci pour ton avis Castor. ![]()
Effectivement, j'ai modifié beaucoup de choses grâce aux conseils d'Ostramus et je l'en remercie. Pour ce qui est du carton, je ne sais pas si je vise si haut aujourd'hui, mais en tout cas j'écris ce que j'aime et après je verrai.
Si un jour j'arrive à publier cette histoire, ce sera déjà une grande victoire. ^^
J'essaie de me concentrer sur l'écriture de ce roman mais c'est pas facile avec les cours, le bac, etc. C'est pour ça que je compte bien avancer cet été.
J'en suis rendu bientôt au chapitre 7.
Si tu veux suivre mon histoire et la commenter, tu peux aller sur mon blog : http://morgansteed.skyrock.com
Merci encore. ![]()
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Blog de mon nouveau roman amateur ![]()