Bonjour à tous et à toutes.
Je poste ici mon histoire, qui se base principalement sur l´histoire qu´a vécu mon personnage et ses proches sur un forum rp. La plupart, ce sont des personnages tirés de mangas ou de jeux vidéos connus, donc il est fort possible que vous reconnaissiez un personnage, les autres ont été inventés.
J´espère que ça vous plaira et j´espère recevoir des commentaires aussi bien positifs que négatifs.
Prologue :
Au frontière de ce que peuvent voir nos yeux, de ce que nos oreilles peuvent entendre et de ce que tous nos autres sens peuvent percevoir, il existe bien des choses que l’humain ne peut imaginer. Parmi ces choses, il y a deux portes. Deux entrées pour deux mondes bien diffèrent du nôtre. Deux mondes qui, depuis la nuit des temps, se font la guerre, en se servant du monde des humains comme champ de bataille.
Le Jigoku, familièrement appelé l’Enfer chez les religieux, abrite les pires créatures existantes. On les appelle les Démons. La plupart, ce sont des humains qui, après leur mort, y sont envoyés pour avoir commis les plus horribles pêchés. Mais le Mal qui règne en maître dans ce monde efface très rapidement le peu d’humanité qu’il reste au défunt, alors qu’un grand pouvoir naît en lui. Les autres, les plus puissants, naissent de la reproduction de deux Démons. On ne peut pas appeler cela de l’amour. Car, mis à part quelques rares exceptions, la plupart ne peuvent aimer. Eux, sont des Démons ‘purs’. Leurs pouvoirs dépassent de loin ceux des Démons qui proviennent de la mort d’un humain.
L’autre monde se nomme le Rakuen. Vous l’aurez compris, il est l’opposé total du monde démoniaque. Encore appelé Paradis chez ceux qui croient savoir mais qui ignorent tout, il accueille tous les humains défunts n’ayant commis aucun pêché, ou étant mort pour la bonne cause. Ils deviennent alors des Anges, mais certains Anges, comme pour les Démons, naissent directement en ce lieu saint, du fruit de l’amour de deux Anges.
On ignore qui a frappé le premier, bien que l’on pense que ce sont les Démons, quoiqu’il en soit, la guerre fut stoppée un jour. Et ceci, par l’acte héroïque d’un Démon pur, un seul démon, répondant au nom de…Adraps. Probablement le plus puissant qui n’ait jamais existé. Un Démon qui, aussi étrange que cela puisse paraître, était tombé amoureux d’une simple humaine. D’oû le « mis à part quelques rares exceptions » évoqué précédemment. On ignore comment son cœur a t’il pu faire naître un tel sentiment, et on ignore aussi toutes les circonstances de cette rencontre. Ce qu’il faut savoir, c’est que les Démons, comme les Anges, sont capables de ‘masquer’ leur apparence pour vivre avec les humains. Et le Général des Armées des Ténèbres fut vaincu et enfermé. Et de l’amour entre l’humaine et le démon naquirent deux jumeaux, Dante, et Vergil. Moitié homme, moitié démons. Les premiers de cette nouvelle race d’individus, bien que des croisements entre Anges et Humains avaient déjà été faits. L’un de ces deux frères fera une rencontre qui bouleversera tout le cours de sa vie, et qui modifiera considérablement sa destinée, à une époque moderne où les tensions entre le Jigoku et le Rakuen s’intensifient, Adraps ayant disparus, et la hiérarchie au Jigoku se remettant peu à peu en place…
Chapitre I : Découverte du Jigoku.
Le Jigoku. Un clair de lune rouge scintille dans le ciel artificiel, couvert de nuages de sang. Une sombre lumière s’en dégage, seul véritable éclairage de ce monde inconnu. Ici, tout n’est que sang, tout n’est que cendre. Air irrespirable qui abonde de souffre, sol brûlant couvert de braises, montagnes d’os et de crânes, et rivières de sang sont les seuls composant de ce paysage cauchemardesque.
Des rires grotesques, des paroles immondes se font entendre au loin. Un homme marche seul, dans une ruelle du village maudit. Se tenant droit, les yeux grand ouvert, à l’affût de tout ce qui pourrait être une menace aux alentours. Il n’est pas d’ici, on le sent bien. Il se sent comme nouveau dans un monde qui lui est étranger. Le vent balaye ses cheveux mi-longs, de couleur blanche, dressé en arrière, ainsi que son long manteau bleu clair à motifs argentés. Le fourreau d’un katana se laisse apparent dans la faible lueur du clair de lune. Et le jeune homme se remet à marcher lentement, en direction des rires et des voix, vers ce qui semble être une taverne.
Les portes s’ouvrent, à la manière d’un saloon. Bref coup d’œil sur l’ensemble de la pièce. On ne fait pas attention à lui, et les bavardages grotesques continuent sans interruption. Il s’avance vers le comptoir.
« De l’eau, demande t’il. »
Les bavardages cessent, ainsi que les rires. Tous se retournent vers le nouvel arrivant, le regardant comme un étranger, grimaçant à la vue de sa droiture, de ses vêtements, de sa très probable fortune dont sa manière de s’habiller témoigne.
Puis les rires reprennent, plus forts qu’avant, encore plus grotesques. Des rires moqueurs. Le barman ouvre sa large bouche, sa dentition semble entièrement composée de canines, et il s’exclame dans un grognement :
« T’as pas l’air de savoir où tu t’trouves, mon pote ! Ici, on sert que du sang, et d’l’alcool !
-C’est fort déplaisant, répond t’il d’un ton très calme et serein. Je vous ai demandé de l’eau, tous les bars dignes de ce nom en servent. »
Le barman crache une sorte de salive noire au pied du jeune homme qui ne bouge pas d’un pouce, continuant de fixer son locuteur dans les yeux. Mais il voit deux grandes ombres s’élever derrière lui. Deux démons, de grande corpulence et de taille avoisinant les deux mètres, sont déjà prêts à le mettre en pièces.
Mouvement rapide, bref disparition du jeune homme, qui réapparaît aussitôt dans le dos des deux brutes, bruit de lame métallique puis délicat rangement du katana dans son fourreau. Les deux démons massifs tombent en avant, une pluie de sang se dégageant de leurs corps pour éclabousser la populace de la taverne.
Il rouvre ses yeux et fixe à nouveau le barman. Passant entre les deux corps inertes, il s’arrête une nouvelle fois devant le comptoir.
« De l’eau. »
Ogichi, capitale centrale du monde des humains. An 2006.
Une moto rouge et grise s’arrête au milieu d’une sombre ruelle déserte, faiblement éclairée par un unique lampadaire bleu au bout. Le motard se lève, retire son casque et le pose sous son siège. Des cheveux mi-longs, blancs, qui retombent en avant et sur les côtés, des yeux bleus, un long manteau rouge et un pantalon noir, tels sont les éléments qui décrivent cette homme. Il fait quelques pas, s’arrête, et fixe droit devant lui. Cette rue est tout à fait normale pour un humain. Il n’y verrait rien. L’homme lève sa main légèrement, comme pour toucher quelque chose qui se situerait devant lui.
« Merde…Il a déjà brisé le sceau, pense t’il. »
Faisant demi-tour, il remet son casque et reprend sa moto, pour foncer droit devant lui.
« Qu’est-ce que tu manigances, hein, Vergil ?! »
Il soulève sa moto pour rouler sur une roue, puis soudain il disparaît avec son engin. Personne aux alentours, personne pour le voir disparaître dans le vide.
En réalité, cet homme vient de passer la porte du Jigoku…
Jigoku.
Bruits de pas précipités, essoufflements d’une jeune fille qui courre droit devant elle, à l’aveuglette, dans ce monde cauchemardesque dont elle ne saurait trouver la sortie. Ses pieds nus s’écorchent et la font souffrir à chaque contact avec le sol brûlant, rigide et fracturé. De fines larmes commencent à apparaître sous ses yeux qui fixent les alentours d’un air perdu. Tout ici n’est que poussière et misère, mais elle continue de courir toujours tout droit, sans perdre espoir.
« Comment suis-je arrivée ici ? Je ne connais pas ces lieux…Mon Dieu, faites que je puisse retourner chez moi… »
Ou presque.
Mais alors que tout semble perdu, des rires enchantés et de bruyantes paroles festives incompréhensibles parviennent à ses oreilles. Une fête ? A cette heure ? Donc c’est qu’il y a un village. Enfin pourrait-elle se reposer, demander où elle était, et trouver de l’aide pour retourner chez elle. Enfin, elle serait sauvée…
Il boit un grand verre d’eau, sans faire attention aux regards tournés sur lui et aux chuchotements qui le concernent. Il est devenu le centre d’attraction, maintenant qu’il a mit au tapis deux grosses brutes qui voulaient lui faire la peau en l’attaquant dans le dos.
Mais un être bien moins bruyant s’assit au comptoir, à côté de Vergil. Un capuchon marron cache son visage et sa coiffure. Le jeune homme continue de boire en l’ignorant, mais une voix de jeune femme s’élève, bien plus agréable à l’écoute que les grognements de tous ces sauvages.
« Vous êtes fort, et vous avez du cran. Vous êtes nouveau, n’est-ce pas ? »
Cette voix provient de l’être au capuchon noir. Il s’agit donc d’une femme. Mais il ne répond pas, faisant mine de ne pas l’entendre.
« Quel est votre nom, nouveau venu ?, reprend-elle.
- Ce n’est pas dans mes habitudes de donner mon nom à une inconnue, répond-il cette fois-ci, d’un ton sec et froid.
- Et il a du répondant… Son Altesse appréciera. »
Le regard froid du jeune homme se détourne vers la droite, pour fixer la jeune femme capuchonnée. Il semble désormais intéressé par cet être qui vient de l’appâter.
« Son Altesse… ?, demanda t’il, perplexe.
- Je peux vous y conduire, si vous y tenez. Je suis sûre que Sa Majesté sera ravie de vous voir, affirme t’elle en se tournant vers le jeune homme et en ôtant sa capuche. Je me nomme Galadrielle, enchantée. »
D’un signe de tête, Vergil accepte, et la jeune femme se dirige vers la sortie de la taverne, suivie du mi-démon. Elle l’emmène alors dans un château d’ossements, qui surplombe l’unique village de Jigoku.
Ah oui au fait je posterais un chapitre par semaines ou bien toutes les deux semaines, car ils sont assez long à écrire et je n´ai pas beaucoup de temps libre.
Voici le chapitre 2. Je le poste sur 2 messages car il est trop long. N´hésitez pas à commenter!
Chapitre 2 : Les rencontres.
Rugissement d’un moteur de moto dans le désert infernal. A l’aveuglette, le jeune motard qui vient d’arriver au Jigoku fonce à vive allure, droit devant lui, laissant une large traînée de poussière sur son passage. Il ne voit pas ce qu’il y a à plus d’un mètre devant lui, blafarde lumière d’une lune rouge et nuages de poussières et de sables noirs en sont les raisons. Il est pressé. Il poursuit quelque chose ou quelqu’un. Mais alors au dernier moment, une femme apparaît devant lui. Elle n’a pas l’air de sentir le danger, elle reste immobile en regardant la moto, ses longs cheveux noirs emportés par le vent. D’un geste brusque, le jeune homme renverse sa moto sur le côté pour éviter ainsi de percuter la dame, puis il s’éjecte de sa moto, atterrissant quelques mètres en arrière après un salto.
Il fait face à la jeune femme qui n’a pas bougé, et qui fixe l’homme de ses yeux marrons, un sourire dessiné sur son beau visage. L’homme retire son casque et le balance à côté de sa moto qui restera inutilisable sous le choc.
« Une démone…, pense t’il. Quelque chose me dit qu’elle a fait exprès de m’arrêter… »
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« Nous y sommes, s’exclame Galadrielle au nouveau venu, attendez-moi là ! «
Sans répondre, Vergil laisse la démone passer dans la salle suivante, et ne la suit pas. Il regarde autour de lui. Ce couloir dont les murs sont ornés d’ampoules vertes s’étendant sur des dizaines de mètres est bien plus luxueux que cette taverne où traînaient ces sauvages. Ce château, qui semble être la demeure du roi des démons, est au summum du luxe que l’on puisse trouver en ce bas monde. Il devait probablement être du genre de démons calmes, froids et réservé. L’opposé des démons inférieurs qui se trouvaient dans la taverne.
L’immense porte couverte de crânes s’ouvre devant lui, laissant paraître Galadrielle entrée quelques minutes plus tôt.
« Tu peux entrer, affirme t’elle à Vergil. »
Le mi-démon s’avance lentement dans la salle inconnue, après avoir passé la grande porte. Il fixe autour de lui, il y a du monde pour servir le roi. Mais ses yeux reviennent droit devant lui, son regard se lèvent pour se porter sur la personne assise sur le trône, le démon soupçonné d’être le plus puissant de tous, le Seigneur des Ténèbres…L’étonnement se lit sur l’expression du jeune homme alors que ses yeux s’écarquillent.
« Une femme ?! , pense t’il, sans dire mot.
- Surpris que je sois une femme ?, demande t’elle à voix haute. »
L’étonnement de Vergil se fait plus grand encore.
« Comment sait-elle… ?, se dit-il en lui-même. Lit-elle dans mes pensées ?
- C’est exact, répond-elle à Vergil qui n’avait même pas ouvert la bouche. Je m’appelle Safira, je suis la Reine des Démons.
- Je m’attendais à avoir à faire à un être un peu plus impressionnant, pour dominer la race des démons, affirme t’il sur un ton sarcastique. Fronçant les sourcils, il ajoute : Peu importe, que vous soyez une femme ou non ne changera rien. Je vous défie !, lance t’il en dégainant son katana rapidement.
- Quel affront !, se plaint l’un de ses serviteurs. Son Altesse Royale me laisserait t’elle m’en occuper moi-même ?
- Calme toi, Kaatix, répond-elle en souriant. Elle se lève de son fauteuil et ajoute : Un peu d’exercice me fera du bien, et puis, de toutes façons, il ne me touchera pas. »
Elle s’avance lentement vers celui qui ose la provoquer en duel, toujours ce sourire sur ses lèvres. Désarmée, elle fixe son adversaire tout en se rapprochant, sa longue cape traînant derrière elle, sur le sol, de quelques dizaines de mètres.
« Vous feriez mieux de vous doter d’une arme…, affirme Vergil, sûr de lui.
- Pas besoin !, répond t’elle d’un air encore plus sûre.
-…Prétentieuse. »
Il range son katana dans son fourreau, et décroche son épée, appelée Force Edge, qui était accrochée dans le dos de son manteau, avec sa main droite. Il coure ensuite vers sa cible en criant, et lui assène un violent coup d’épée horizontal.
Disparue ! Elle atterrit doucement dans le dos de Vergil, et éclate d’un rire glacial.
« Ah ah ah ah ah, ce n’est pas en bougeant si lentement que tu parviendras à me toucher ! s’exclame t’elle.
-Lentement ?! La vitesse a toujours été ma spécialité, pense t’il en restant silencieux. »
Il se retourne rapidement pour donner un autre coup d’épée horizontal de gauche à droite, mais elle s’accroupie, alors il frappe vers le bas, elle disparaît et réapparaît un mètre plus loin. Elle semble se balader. Elle se remet debout, toujours en fixant son adversaire. Vergil fonce sur elle, il saute et s’apprête à donner un nouveau coup d’épée vers le bas en atterrissant, mais au dernier moment, il se téléporte derrière elle et tente de planter son épée dans le corps de l’ennemie. Une aura noire sort du corps de Safira et dévie l’épée sur le côté afin qu’elle ne se fasse pas toucher.
Vergil fait un bond en arrière, comprenant qu’il n’avait pas de grandes chances au corps à corps. Il range son épée dans son dos, et maintient le manche de son katana, nommé Yamato, avec sa main droite. Safira se retourne vers le jeune homme sans attaquer. Le katana se met à briller d’une lueur rouge, de petits éclairs violets apparaissent autour. Puis d’un geste extrêmement rapide, il dégaine son katana, provoquant une déformation de l’air continue, dans la direction où se trouve Safira. La Reine des Démons ferme les yeux, une aura noire apparaît autour d’elle, et l’onde envoyée par le katana de Vergil la percute de plein fouet, explosant et se répercutant sur les alentours. L’aura de Safira disparaît, elle n’a aucune égratignure.
Vergil, surpris, écarquille les yeux.
« Que… ?!
- Ta technique de combat est bonne, mais tu n’avais aucune chance contre moi. En revanche, tu ferais un très bon soldat si tu me rejoignais. »
Elle s’avance lentement vers le mi-démon qui range son katana dans son fourreau. Il s’agenouille devant la reine, et répond calmement :
« Votre puissance surpasse largement la mienne. Je vous rejoins, mais j’exige en échange que vous m’aidiez à obtenir plus de pouvoir.
-Voilà qui conclut l’affaire, répond t’elle en souriant. »
Elle se retourne afin de rejoindre son trône. Vergil se relève, et se dirige vers la sortie de la salle, puis la sortie du château…
« Temosare ?
- Oui, Reine ?
- Suis-le discrètement, surveille-le. Il n’a nullement l’intention de nous rejoindre, mais ne le tue pas. Il est très fort, mais il semble tout aussi faible psychologiquement. Il pourrait bien nous être d’une aide précieuse dans la guerre contre les anges, sans même s’en apercevoir.
- Hé hé hé, je vois…bien que je sois aveugle…Très bien, Reine, je ferais ce que vous me demandez. »
L’homme qu’elle avait appelé Temosare recule de quelques pas et se fond dans le mur, ne devenant plus qu’ombre.
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Le nuage de poussière se dissipe, le jeune homme au manteau rouge peut nettement voir la démone qui a stoppé sa moto désormais. Une jolie jeune femme d’apparence, yeux noisettes et longs cheveux ténèbres, vêtue d’une longue robe bleu marine. Toisant le jeune homme, elle s’exclame avec un sourire :
« Ce n’est pas habituel de voir des motards dans le désert infernal. Où alliez-vous, comme ça ?
- Hé hé, ce n’est pas habituel de voir de jeunes filles stopper les motards en plein désert, réplique t’il ironiquement. Je me promenais simplement…
- Vous vous promeniez, n’est-ce pas ? Je m’appelle Leila Melendïl, et vous ?
- Dante, enchanté.
- Oh, si on m’avait dit que je tomberais sur le célèbre chasseur de démons en me promenant, je ne l’aurais pas cru !, plaisante t’elle.
- Hé hé… Mais dites moi, auriez-vous vu un jeune homme aux cheveux blancs, aux yeux bleus, de ma taille et ayant le même visage que moi ?
- Ah ah ah, oui, il se trouve devant moi. S’exclame t’elle en riant.
- Ah, j’ai oublié de préciser : autre que moi ?
- Et bien non, si j’avais vu une autre personne comme vous, je m’en rappellerais, plaisante t’elle.
- Est-elle vraiment une démone ? Se demande intérieurement Dante. »
Cette jeune femme sent que Dante possède du sang démoniaque dans les veines. C’est la principale raison pour laquelle elle plaisante avec, bien qu’elle n’ait jamais été très méchante, malgré le fait qu’elle soit une démone. Il existe des démons rarissimes qui gardent leur humanité après leur mort, même dans le Jigoku.
La porte en bois de l’auberge s’ouvre en grinçant, et Vergil s’avance lentement vers le comptoir. Il allait passer la nuit là. L’homme au comptoir est grand, très maigre, d’aspect squelettique. Sa peau est blanche comme un mort, et son regard vide est fixé sur un livre poussiéreux.
« Une chambre, demande Vergil d’un ton sec. »
Les longs doigts fins du concierge s’avancent vers un trousseau de clé, qu’il tend au jeune homme, sans cesser de fixer son livre.
Vergil saisit le trousseau de clé brusquement et essaye de lire le numéro de sa chambre, chose difficile à cause du manque total d’éclairage de la pièce.
« Ou est-ce que-
- Premier étage, troisième porte à gauche, le coupe t’il sèchement. Puis il tourne lentement une page de son livre poussiéreux. »
Le fils d’Adraps prend les escaliers, avance dans le sombre couloir, et s’arrête net devant la troisième porte sur la gauche. Il l’ouvre et pénétre à l’intérieur. C’est petit, sale, froid et laid, mais au moins il y a une salle de bain et des toilettes dans une petite pièce séparée, à l’intérieur de la chambre d’hôtel. Il ôte son long manteau bleu, le posant sur ce qui semble être un portemanteau, puis déboutonne sa chemise noire sans manches afin d’être torse nu. Il s’allonge ensuite sur le petit lit inconfortable, et ferme les yeux.
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Cette fille semblant plutôt sympathique pour un démon, Dante décide de converser avec elle au lieu de l’éliminer. Il laisse son épée bien accrochée à son dos, ainsi que ses deux pistolets, Ebony et Ivery, à sa ceinture. Puis il commence à marcher d’un air décontracté autour de la femme sans la quitter des yeux.
« Vous attendiez quelqu’un, en plein milieu de ce désert ?, demande t’il intrigué.
-Difficile de répondre, nous attendons tous quelque chose ou quelqu’un.
-Vous le pensez vraiment ?
-Et bien, oui. A mon sens, la vie d’un homme n’est animée que par quelque chose qui n’arrive pas. Alors, que comptez-vous faire, monsieur Dante ? Me draguer, m’inviter à boire un verre, ou bien simplement me tuer ?
-C’est étrange, à première vue, vous n’avez pas l’air démoniaque…Quoiqu’il en soit, ça ne me déplairait pas de vous inviter à boire un verre.
-Si j’ai l’air plus humaine que les autres, c’est parce que…Un homme a rendu une partie de mon humanité, erreur de parcours. Bien, alors allons prendre un verre dans votre monde ! Je vous suis, vous connaissez probablement mieux le trajet que moi.
-Hé hé, très bien…Mais il va falloir marcher, vous avez saboté ma moto…
-Oh, j’en suis navrée mon cher ! »
Sur ces paroles, ils se dirigent tous deux dans la direction d’où venait Dante, afin de retourner dans le monde des humains, et plus particulièrement la capitale Ogichi…Un lien d’amitié semble s’être créé entre la démone et le chasseur de démons…
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Essoufflée, la jeune fille qui vient d’arriver dans le village maudit regarde partout autour d’elle, perdue toute seule dans ce cauchemar. Ne sachant pas bien où aller, elle entre dans le premier bâtiment venu, qui est visiblement un motel. Elle se dirige vers cet homme à l’accueil, toujours en train de lire son livre. Le sang de la fille se fige dans ses veines lorsqu’elle croise pour la première fois le regard glacial de cet être.
« Euh…excusez-moi…Reste t’il des chambres de libre ?, demande t’elle timidement. »
Restant muet, il lui tend sèchement un trousseau de clé que la jeune fille s’empresse de saisir, en prenant soin de ne pas toucher les mains de cet homme aussi pâle qu’un mort. Terrorisée, elle file sans même lui demander où se trouve sa chambre. Cette ange n’est jamais sortie du Rakuen, et elle ne sait même pas qu’elle est au Jigoku. Elle connaît à peine l’existence du Mal…Mais en ces lieux, elle sent quelque chose de malsain.
« Pourquoi tout le monde est désagréable ici… ?, pense t’elle tristement ».
Après quelques minutes de recherche, elle trouve enfin sa chambre et y entre. Elle observe l’intérieur d’un air désemparé : lugubre, sombre et terrifiant, tels sont les adjectifs qui décrivent ce lieu. Espérant trouver quelqu’un de ‘normal’, qui puisse l’aider à retourner chez elle, elle sort dans le couloir, sans même fermer la porte. A peine fait-elle quelques pas qu’elle tombe nez à nez avec un homme gigantesque. Un homme ? Non, une créature. La plus horrible qu’elle n’ait jamais vue. Il possède de telles dents qu’il est plus proche du sanglier que de l’homme. Alors qu’il fixe la jeune fille, pétrifiée de terreur, avec des yeux affamés, de la bave coulant le long de ses canines, il pousse un tel grognement qu’elle est propulsée contre le mur en arrière. Restant assise, elle se recroqueville sur elle-même, tremblante. Sa panique est telle qu’elle ne peut crier, elle se contente de le regarder, les yeux écarquillés de terreur. Le monstre se jette sur elle, un bouclier de protection étincelant se déclanche autour de la jeune fille par réflexe, et la créature s’acharne dessus, donnant des coups de griffes, d’épaules et de dents…Le bouclier menace de céder à tout moment…
« Mon dieu, si quelqu’un a ne serait-ce qu’un peu de pitié par ici, venez m’aider !! !, pense t’elle, horrifiée et incapable d’émettre un son. »
Les grognements du monstre ont réveillé Vergil, qui dormait dans une chambre de ce même couloir. Il déteste être dérangé, encore plus durant son sommeil. Il revête sa chemise et son manteau bleu en prenant son temps, et s’arme de son katana, Yamato. Puis il sort tranquillement de sa chambre, regardant de chaque côté du couloir. Au fond, à droite, il aperçoit une immense créature qui s’acharne sur quelque chose que le jeune homme ne peut voir d’où il est. Il s’avance vers la bête en marchant, et lui tapote sa grosse épaule du doigt. Le monstre se retourne violemment, balançant son bras pour griffer Vergil qui se téléporte au bon moment pour se retrouver dans le dos du monstre, juste devant la fille.
« Pourriez-vous faire moins de bruit en tuant vos victimes ?, lui demande t’il poliment. J’aimerais dormir. »
La créature se retourne une nouvelle fois, pour être face à Vergil et la fille, et pousse des grognements encore plus féroce. Il projette ses deux bras vers Vergil dans le but d’y planter ses longues griffes tranchantes, mais le jeune homme a déjà dégainé son katana, et, exerçant un mouvement de rotation verticale très rapide avec la lame, il parvient aisément à couper les deux bras qui tombent au sol sans atteindre leur cible. Le sang de la bête gicle sur Vergil et la jeune fille qui se situe à côté.
Le monstre fait deux pas en arrière, après avoir hurlé de douleur. Sentant qu’il n’a aucune chance de vaincre, il se retourne et s’enfuit en courrant, en poussant toujours plus de grognements.
Mais Vergil n’a pas pour habitude de laisser vivre ceux qui se sont attaqués à lui. Il se téléporte à nouveau et se retrouve face à la bête. Le fixant droit dans les yeux, il affirme calmement :
« Tu es toujours trop bruyant à mon goût. »
Deux coups brefs de katana, et le monstre, tranché en deux, s’effondre sur le sol dans un éclaboussement de sang. Vergil range Yamato dans son fourreau aussi rapidement qu’il l’en a sortit, puis son regard glacial se tourne vers la jeune fille recroquevillée contre le mur.
« Dois-je également la tuer ?, se demande t’il en l’analysant, la main droite toujours posée sur le manche de son arme. »
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Voilà c´était la suite du chapitre 2.
J´ai lu mais j´avoue ne pas avoir accroché. Je pense que c´est principalement qu´il se dégage du texte, une impression de scènes sans aucun lien qui défilent l´une après l´autre, trop courtes, trop succinctes. On a peine le temps de les appréhender que c´est déjà fini. Je me doute que tu as voulu essayer de suivre en parallèle le parcours de plusieurs personnages jusqu´à leur rencontre à des points donnés de l´histoire mais j´avoue, pour ma part du moins, que cela ne fonctionne pas. Le texte, de ce fait, reste froid et impersonnel. En fait, je dirais que cela me fait plus penser à un story-board qu´autre chose. Le dernier point concerne le temps employé. Le présent dans ce type de récit ne me parait pas adéquat. Il est toujours difficile de faire un texte totalement au présent et généralement on l’emploie dans des textes qui ont une continuité dans le déroulement des actions pour imprimer une certaine dynamique dans l’esprit du lecteur et l’impliquer davantage notamment dans les pensées, faits et gestes d’un personnage en particulier. Ce n’est pas le cas ici. Je crois donc qu’un récit au passé aurait été plus approprié.
Ceci dit, la syntaxe est bonne, le vocabulaire est cohérent et pertinent sur l’ensemble du texte, ce qui rend agréable la lecture. Bref, je pense qu’il y a de bonnes bases mais qu’il te faut fouiller un peu plus l’histoire et les personnages pour rendre le tout plus accrocheur.
Bonne continuation ![]()
Oh, merci beaucoup d´avoir pris la peine de lire et de commenter.
Si j´ai bien compris, voici ce que je dois faire pour améliorer mon récit :
1) Utiliser le passé simple et l´imparfait
2) Allonger les scènes des diffèrents personnages (par exemple un chapitre concernant un personnage, un autre chapitre pour un autre personnage), ou bien suivre juste l´histoire d´un seul personnage (mais ça, ça m´embête un peu pour certaines choses qui arriveront plus tard...)
3) Expliquer plus précisément et plus tôt le but des personnages principaux : pourquoi font-ils ça, ce qu´ils veulent, etc...
Très bien je vais essayer même si je n´ai plus vraiment de temps à y consacrer à cause du travail lol