Salut à tous, voici un court extrait d´un chapitre de mon livre intitulé "l´assaut des positions orientales", pour le moment du moins. Je viens de l´écrire avec une inspiration soudaine, je m´excuse si il y a des fautes.
dites moi si cela vous plaît!Merci pr tt vos avis..
Gunther suffoquait.L´atmosphère était pesante, irréelle.Il sentait vaguement son esprit dériver, tandis que ses mains tenaient fermement les rênes de son destrier.Le Commandant de son Bataillon galvanisait ses hommes,les préparant à la Mort et aux prouesses des champs de bataille, mais il ne les entendit pas.Il revoyait toutes les scènes de sauvagerie qu´il avait vécu ces dernières semaines (..le jeune Soldat Oriental, le suppliant du regard, affalé sur des corps difformes et sanguinolents...les cadavres mutilés de ses compagnons et ennemis, sur lesquels il était contraint de marcher,avec de sinistres craquements d´os..)et restait terrorisé par tant de violence, et de souffrances.
Il reprit peu à peu conscience.L´armée Orientale s´étendait à l´horizon, sur une grande colline qui faisait face à la sienne.
« Ne craignez aucune souffrance, et ne leur laissez rien! »Hurla le Commandant..Sur quoi,il tonitrua « Chaaargez! » et souffla dans son Cor de Guerre en ivoire blanc.
Près de quatre mille Cors résonnèrent à l´unisson, dans un vacarme assourdissant,symphonie à la fois terrible et magnifique.La clameur vrilla les tympans de Gunther.
Soudain,il sentit sa monture partir,emportée par l´impressionante colonne de son Bataillon.
« La bataille commence », pensa-t-il, en dégainant son épéée.Les cris de guerre de ses frères de sang fusaient,et il se mit lui même à hurler, enhardi par tant de courage.
Près de quatre milliers de cavaliers fonçaient sur les positions Orientales,prêts à verser une nouvelle marée rouge sur la vallée.
A peine avaient ils couvert le tiers de la distance qui les séparait de leurs ennemis,leurs chevaux accélerant toujours plus, que plusieurs impressionantes déflagrations retenrirent dans la Vallée.
Dans l´espace de temps infinitésimal où un silence pesant envahit le champ de bataille, Gunther pensa « Des bombardes! » et une vague d´effroi l´envahit brusquement:il eut l´impression que son sang se refroidit soudainement,tel un liquide glacé.
Les explosions fusèrent tout autour de lui,avec une force incroyable.D´innombrables cris, de douleur cette fois, retentirent.Les corps déchiquetés volaient devant Gunther;des éclaboussures de sang,de chair et de poussière l´aveuglaient. Il fut prit d´une quinte de toux et faillit être desarçonné lorsque sa monture fit une brusque embardée pour éviter un cratère fumant.De nombreux cadavres et carcasses jonchaient le sol,des chevaux erraient sans but, sans cavaliers, des cavaliers rampaient sans montures:l´attaque de l´artillerie orientale avait semé un désordre monumental dans le Bataillon.La colonne avait été stoppée net, et de nombreux soldats, bien qu´épargnés par la fureur des projectiles, avaient été desarçonnés puis piétinés à l´arrière de la colonne.
Gunther n´avait pas encore reprit ses esprits quand les canons ennemis crachèrent une nouvelle fois la mort,il entrevut les fumées noires de la poudre sur la colline ennemie.
A nouveau,il fut plongé,avec ses camarades, en Enfer.Le bombardement produisaient de gigantesques explosions de poudre et d´hommes.La chaleur environnante brûlait la peau apparente de Gunther,et à chaque fois qu´il ouvrait les yeux,il voyait l´horreur,la désolation, le désespoir.
« Je vais mourir »,pensa-t-il vainement. « Mourir... » Il sanglotait, souffrant le martyr, quand une salve retardatrice fusa à proximité de lui. Le souffle de l´explosion le faucha, lui et sa monture, et il tomba avec douleur dans une boue épaisse de sang et de poussière mélés.Il crût être aveugle, et sourd.Un sifflement suraigu perçait ses oreilles, vrillait son cerveau de part en part et il souhaita de toutes ses forçes,à ce moment là, mourir...
D´autres explosions retentirent.Le tumulte du champ de bataille était incroyablement fort, mais Gunther ne le percevait plus.Le temps s´écoulait au ralentit pour lui, et ses choix allaient influer directement sur son avenir. Il pensa à son frère. Il entrouvrit les yeux, le sifflement s´atténua un peu,mais la douleur dans sa tête atteignait des proportions intolérables. Il aperçut un cratère,qui ressemblait à une geule béante dans la terre, et il songea faiblement « La foudre ne frappe jamais...deux fois..au même endroit... » Il rampa,parfois dans la boue, souvent sur des corps-à moitié en vie ou non,évita avec un cri d´horreur et de dégoût des intestins fûmants et enfin, parvint à rouler dans son abri de fortune.L´artillerie orientale vomit à nouveau ses projectiles,et peu après Gunther sentit la terre vibrer sous son corps.Les yeux grands ouverts, il ne voyait cependant vraiment plus rien. Des fumées rouges et noires envahissaient son champ de vision. Il sentit des corps s´écrouler sur lui,un cheval s´effondra avec un hennissement surnaturel dans son Cratère et ce fût tout.
Quand les Trompettes orientales sonnèrent la charge, Gunther s´était évanoui.