Non ça ce sont quelques spécimens d´un recueil de poèmes que j´ai écrit cet été. Si tu aimes bien en voilà un autre:
Gouffres,écroulements,péninsules lointaines
Cavalcades rouges ; chevaux verdatres ahanant
Des vomissures célestes croulent sur la lune pleine
Paix des cœurs surchargés ; paix des rumeurs du vent
Quelques mots décharnés dansent dans la clairière
Quelque dieu oublié allume les feuilles qui fanent
Sur la mer dépravée,et sous les cieux diaphanes
Ces etres encores trop flous dessinent une nouvelle ère
Fusion des liquides noirs ;i mplosions extatiques
Circonvolutions veules qui me donnent le vertige
D’etre ; mes conditions vaines,fruits d’un vieux litige
Oublié ;e mbrassent les sèves dormantes :lubriques !
La terre ne me dit rien,et les symboles sont morts
Paradis,fleuves noirs,jugements,disparaissez !
La grande ame du monde,sans esprit et sans corps
M’accueillera bientôt,moi fils abandonné
Ah ! sans esprit ! et qu’est-ce,enfin,que l’Esprit
Qu’un dérèglement fou ; malheureusement,le notre
Ce n’est qu’une sève polluée,qui ralentit les autres
Qui demeure immobile,croyant percer la vie
L’immobile,c’est la mort ; et est-ce la Vérité
Autre dérèglement,qui veut figer les fluides
Vivants ; qui se dresse comme un barrage morbide
Et violent ; et les hommes en reviennent éclatés
Et si l’Esprit m’habite,par un maudit hasard
Si je suis né grimé,portant ce triste fard
Que la nature m’opère,qu’elle me mette au vrai monde
Qu’elle coule les limites de mon corps dans son onde
Gouffres,écroulements,péninsules lointaines
Cavalcades rouges ; chevaux verdatres ahanant
Des vomissures célestes croulent sur la lune pleine
Paix des cœurs surchargés ; paix des rumeurs du vent