Une pièce, avec quatre murs blancs. Le plafond est blanc aussi. Même le sol carrelé est d’une blancheur profonde.
Certains dise que cette couleur est vide.
C’est faux.
J’imagine un tableau blanc. Juste blanc. J’imagine pouvoir le traverser, plonger dedans. D’abord, la main. Puis, le bras. Les épaules. Et le reste du corps. J’imagine nager dans ce tableau, nager pour ne pas me noyer. Pour ne pas me noyer dans la couleur. Mais peut-être que la logique, cette logique, est tout autre : Nager pour ne pas que la couleur me noie. Peut-être est-elle entrain de rigoler en me voyant ainsi. Peut-être attend-elle le moment précis où je commencerais à m’épuiser, à manquer de forces. Ce moment précis où je ne suis plus bon à rien, où Sa Majesté est lasse du spectacle et décide d’y mettre fin. Comme ça, tout simplement.
On peut spéculer des jours, des mois, des années, voire même toute une vie sur le sujet. Une autre idée me vient en tête : Et si c’était la couleur qui m’aidait à nager ? Si c’était elle qui m’encourageait, me pousserait à aller toujours plus loin, pour peut-être trouver un endroit où je pourrais enfin me reposer et reprendre des forces avant de nager, encore, la couleur à mes cotés m’aidant à chacun de mes mouvements. Nager jusqu’à je ne sais où pour trouver je ne sais quoi.
Tout ça n’ai qu’un exemple parmi tant d’autre pour démontrer que le blanc n’ai pas une couleur vide.
Je viens de m’apercevoir que je tourne en rond dans cette pièce. C’est le cent cinquante deuxième tour que fais, et je m’en rends compte juste maintenant.
Diantre ! J’espère que je ne suis pas entrain de perdre la tête.
Une porte en bois est là. C’est la seule chose qui ne soit pas blanche. Elle a la couleur d’un bois foncé et solide.
Je tourne la poignée. C’est fermé à clé.
Pardi, qui capturerait quelqu’un et lui laisserait la porte ouverte ?
Je ne connais ni cet endroit ni pourquoi une personne aurait décidé de m’enfermer là.
Mais je compte bien sortir d’ici.
Et puis il y a ce bracelet métallique, rectangulaire, accroché à mon poignet gauche. Est-ce que les ravisseurs auraient décidés de me surveiller avec un gadget électronique ?
Si c’est le cas, il faudra que je m’en débarrasse. De toute façon, il est trop serré et ça m’énerve. Prisonnier ou pas, je l’enlèverais.
Je regarde autour de moi.
Une ampoule éclaire la pièce d’une lumière vive. Mais il n’y a pas d’interrupteur pour l’éteindre.
Mais où est-ce que je suis, bordel ?
Mon regard se tourne à nouveau vers la porte.
[ Et si il y avait quelqu’un derrière ? Que se passerait-il si je criais ? ]
Je me racle la gorge.
[ Je devrais peut-être avoir peur ? ]
- Ouvrez donc cette porte, que l’on discute !
Rien.
Ma voix se répercute contre les murs. Je l’entends trois fois avant que le silence ne revienne s‘installer.
Pas très convaincante comme phrase. Je me demande si ils m’ont entendu…
Je crie plus fort cette fois. J’accentue le bruit de trois coups sur la porte.
J’attends.
[ Ils vont sûrement m’ouvrir… ]
J’attends encore.
[ … à quoi ça leur serviraient de me laisser là ? ]
Toujours rien.
Personne.
Je regarde par la serrure. Mais je ne vois rien. Absolument rien.
Putain.
Trois cents cinquante septième tours de la pièce.
Trois cents cinquante huit.
Trois cents cinquante neuf.
Trois cents soixante. Stop.
Je m’arrête.
J’en ai marre. Marre d’être enfermé. Marre de ne pas savoir où je suis. Marre de ne pas savoir ce qui va m’arriver. Marre de ce putain de connard de bracelet qui me serre le poignet depuis tout à l’heure !
[ J’entends quelque chose…]
… le silence.
[ On dirait…]
… qu’il me parle.
Je ne comprends pas ce qu’il dit.
Évidemment.
C’est absolument ridicule.
Le silence qui me parle. N’importe quoi.
C’est dans ma tête tout ça ! Et c’est ça le problème : je deviens fou.
Alors je vais le dire une dernière fois, non je vais le hurler plutôt :
- Ouvrez la porte, bordel ! Ouvrez la porte !
Je tape dedans, de toutes mes forces. Chaque coups plus puissants les uns que les autres. La haine m’accompagne. Même lorsque mes poings saignent, elle est là et m’incite à frapper. A frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper. Grâce à elle, l’épuisement n’ai rien. Je dirais même que cela n’a plus aucun sens.
Je franchis maintenant l’ultime limite, la dernière ligne droite, l’étape où tout être humain ( normal ) s’arrêterait, Mesdames et Messieurs j’ai nommé : la douleur.
Mes os craquent, se plient, se brisent. Je continue toujours de marteler la porte et les murs. Je continue pendant plusieurs minutes encore.
Et je m’arrête. Parce que j’ai envie de m’arrêter.
Il n’y a pas un creux ni une marque là où j’ai cogné, tout est intact. Il y a juste du sang. Et c’est tout.
Je m’approche du mur sur ma droite. Je colle mon front dessus. Je ferme les yeux et penche ma tête en arrière. Je reviens le plus vite possible en avant. J’ouvre les yeux. Mon front s’écrase violemment contre la paroi blanche.
Une fois.
Deux fois.
Je tombe.
Mon sang chaud coule le long de mon visage. Il y en a sur le mur aussi. C’est rouge.
Je n’ai pas mal. J’éclate de rire.
[ Je deviens complètement fou ]
Mes ricanements ricoche contre les murs et s’associent pour créer un véritable vacarme. Le silence n’est plus là pour le moment.
Je sens quelque chose glissé lentement de ma poche. Mes rires cessent. La chose tombe dans un tintement métallique.
[ Il y avait quelque chose dans ma poche ? ]
Je penche la tête.
[ Bordel, c’est pas vrai ! ]
Je sens que mes yeux s’écarquillent.
Je prends l’objet dans mes mains.
[ J’y crois pas ! ]
Cet objet c’est… une clé !
Je me relève, je commence à avoir mal maintenant. De plus en plus, la douleur arrive. Comme par hasard maintenant.
Je force sur mes doigts cassés pour essayer de faire rentrer la clé dans cette maudite serrure de cette maudite porte en bois.
Bordel… ça marche. La porte n’est plus fermée à clé Alors elle était là la solution ? Dans la poche gauche de mon pantalon ? Ici, à portée de main, et je n’ai rien vu, rien deviné.
Je fixe cette porte, cette serrure et surtout cette clé.
La douleur me fait souffrir.
J’ouvre la porte maintenant, et je vais dans l’hôpital le plus proche sans tarder. Je tourne la poignée. Pas d’hésitation, je veux me tirer de ce putain d’endroit. Je tire la porte. Je fais deux pas et j’aperçois le vide. Je suis tellement haut que je ne vois même pas le sol. Il n’y a ni escalier, ni ascenseur. A gauche il n’y a que du béton. A droite aussi.
[ Je ne comprends rien ]
Comment est-ce que je suis arrivé ici ?
Et puis où je suis d’abord ? Sur un immeuble avec un seul appartement ? Je ne peux pas croire ça.
C’est impossible. Je le redis encore : suis fou.
Mes jambes ne tiennent plus. La douleur est encore plus violente que tout à l’heure. J‘ai mal. Dans quelques instants je ne souffrirai plus.
Je me laisse tomber. Je quitte cette pièce blanche à tout jamais. Je ne sais pas combien de temps j’y suis resté. Plusieurs heures à mon avis.
Ma vitesse se démultiplie à une allure incroyable. Je ne vois toujours pas ce qu’il y a en bas.
J’ai peur.
Comment se fait-il que je ne manque pas d’oxygène dans une altitude aussi élevée ?
Je vois le gigantesque « immeuble » en béton. Je ne vois pas d’appartement. Je ne vois plus rien d’ailleurs. Sauf le sol. Je l’aperçois maintenant. Et je hurle. Je m’en rapproche. De plus en plus ! Et plus je m’en rapproche et plus je crie. Et plus je crie et plus j’ai peur. Il est tout près maintenant.
Il est là ! Devant moi ! Je hurle ! Je hur…
Je me réveille en sursaut. Je suis dans mon lit.
Je suis en sueur.
Mais alors ça veut dire que tout ceci n’était… qu’un rêve ?
Ou devrais-je dire un cauchemar ?
Tout ça s’est passé si vite. Et cela semblait si réel. Je pourrais presque dire que j’ai encore mal à la tête et aux mains.
J’allume ma lampe de chevet. Je baille. Et pousse un hurlement de peur !
Qu’est-ce que c’est-ce bordel ?
Mes yeux ne peuvent pas détourner leur attention de ce qu’ils voient et moi je refuse d’y croire. Pourtant je tremble et j’ai peur. Sur mon poignet gauche, il y a une marque rectangulaire, comme si j’avais porté un bracelet trop serré pendant plusieurs heures.
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J´adhère pas trop.
"Certains dise que cette couleur est vide. " <-- disent*. Puis la phrase en elle-même me semble niaise Oô...
Ça m´a cassée net dans mon élan de lecture(le "dise")... Direct au début. Le style me revient pas trop, donc je saurais pas juger l´histoire. Mais je suis vilain public.
J’ai lu mais j’avoue ne pas être arrivée à rentrer dans le texte. On n’arrive pas à suivre le personnage dans ses divagations. Je crois qu’il aurait fallu broder un peu plus. Faire découvrir le personnage autrement que parce qu’il voit ou entrevoit. Il y a quelques fautes d’orthographe et d’inattention qui pourraient se corriger aisément avec une relecture. Quelques petits exemples :
Tout ça n’ai qu’un exemple parmi tant d’autre pour démontrer que le blanc n’ai pas une couleur vide.
==> Tout ça n’est qu’un exemple parmi tant d’autres pour démontrer que le blanc n’est pas une couleur vide.
« Si c’était elle qui m’encourageait, me pousserait à aller toujours plus loin »
==> Si c’était elle qui m’encourageait, me poussant à aller toujours plus loin »
« Grâce à elle, l’épuisement n’ai rien »
==> « Grâce à elle, l’épuisement n’est rien »
« Je tape dedans, de toutes mes forces. Chaque coups plus puissants les uns que les autres. La haine m’accompagne. Même lorsque mes poings saignent, elle est là et m’incite à frapper. A frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper. »
==> Je tape dedans, de toutes mes forces, Chaque coup étant plus puissant que le précédent. La haine m’accompagne. Même lorsque mes poings se mettent à saigner, elle est là et m’incite à frapper, encore et encore.
Voilà, en espérant que ces critiques ont été constructives et pourront t´aider pour la suite, s´il y en a une^^
Tout d´abord, merci d´avoir lu ![]()
Effectivement, il y a des fautes que je n´avais pas remarqués : merci d´avoir pris le temps de les écrires pour que je les vois
« Je tape dedans, de toutes mes forces. Chaque coups plus puissants les uns que les autres. La haine m’accompagne. Même lorsque mes poings saignent, elle est là et m’incite à frapper. A frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper frapper. »
Les répétions du verbe " frapper " est fait exprès.
Par contre, il n´y a pas de suite au texte. Cela se termine sur une chute.
Ces critiques m´aideront pour les prochains textes que j´écrirai ![]()
Il y a d´autres lecteurs ?
up
T´as essayé de faire dans l´original, donc j´ai lu le début, mais... ca m´a pas trop emballé, je suis pas allé jusqu´au bout.
Tu as un cadre de narration très restreint, donc il est d´autant plus dur d´accrocher l´attention du lecteur. A mon avis le problème vient de la manière dont tu racontes: t´utilises la première personne mais comme si t´utilisais la troisième, tu n´explores pas assez ton personnage. C´est dur à définir. Mais il y a une certaine platitude, un certain ennui que tu n´arrives pas à combler. Mais le sujet est dur a traiter, c´est un huis clos, avec un seul personnage.
Je pense que tu devrais dérouter un peu plus tes lecteurs, les faire rentrer un peu plus dans l´état mental du personnage, utiliser des phrases plus hachées, moins cohérentes. Pas le truc genre Faulkner hein, où le livre semble limite fait pour ne pas pouvoir etre lu tant il est compliqué à déchiffrer. Mais voilà, c´est une piste, abandonner la narration habituelle où ton héros semble tout à fait paisible dans sa condition, et adapter ton style même à ton héros...
Là y a aucune compassion pour ton personnage. Puis utiliser diantre et pardi... ca fait déplacé franchement.
´fin voilà, ptit avis rapide ^^
Merci d´avoir lu et d´avoir donné ton avis ![]()
Par contre je me demandais pourquoi dis-tu que utiliser diantre et pardi ça fait déplacé ?
Ca a tendance à me faire sourire
C´est un lexique qui se raccroche à quelque chose de plutôt amusant donc ca casse un peu...
Je comprends ^^
Merci d´avoir expliqué.
up
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Je up encore une fois ^^
Avant tout, je suis un lecteur qui ne se soucient pas des fautes d´orthographes. Je pourrais lire un livre truffé de fautes sans être choqué
J´aime bien l´histoire, j´ai bien voyagé quelque temps. Bon après il est vrai que quelques phrases parraissent lourde. Pour la fin j´aurais bien vu plus qu´une marque du bracelet, j´aurais vu "le bracelet".
Plus
Merci beaucoup pour ton commentaire ![]()
Pour le bracelet, j´ai préféré laissé la marque plutôt que ce dernier, car selon moi laissé la marque nous laissent s´imaginer plus de choses, on se pose plus de questions ^^
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