Pour répondre à FFrules 3, je copie colle ce que j´ai mis sur un autre topic (mille excuses)
je me suis mal exprimée. Sur les romans, si ce n´est à la marge (du type reformulations pour éviter les lourdeurs), nous ne réécrivons pas un manuscrit, du moins la plupart du temps. Par contre, nous montrons ses faiblesses à l´auteur, lui proposons des orientations. Par exemple, souvent, un héros peut être décrit d´une certaine façon, et avoir des propos ou commettre des actions qui ne correspondent pas à la personnalité décrite. Ou alors, l´auteur utilise des raccourcis peu crédible, ou dans un polar, les preuves sont trop simplistes, ou une histoire d´amou peu crédible etc... Souvent, par exemple, un auteur va me décrire les envies et les pensées d´une femme, et en tant que femme, je lui montre que c´est là... des fantasmes masculins!! et qu´une femme n´agirait ou ne penserait pas ainsi. Parfois, on propose une modification d´époque, de fin, de lieu de trame.
Tout est fait en accord avec l´auteur. Il ne reçoit pas une nouvelle version de son manuscrit, mais des orientations, il adhere ou pas. Et dans l´immense majorité des cas, il adhère.
Car c´est là ce qui m´a le plus surprise dans ce métier: un écrivain sait son oeuvre perfectible, et plus que l´appat du gain, il veut qu´on l´aide à perfectionner son récit. C´est la raison pour laquelle j´ai la chance de travailler avec quelques références du monde des lettres, qui tournent le dos au grosses maisons d´édition, plus habituées à publier les oeuvres sans les améliorer, pour se diriger vers les maisons taille humaine. l´éditeur est un peu un confident, en plus d´un regard extérieur. L´auteur reste responsable de son oeuvre, l´éditeur ne fait que l´aider dans ses orientations. Du moins pour les romans, pour les autres livres, c´est différent!!!
vous seriez étonné si vous aviez eu l´occasion de jeter un oeil sur les premières versions des manuscrits des auteurs à la mode aujourd´hui...