Salut,
première fois que je poste sur ce forum.
En l´occurence je vais poster une très courte nouvelle (un texte plus qu´autre chose) étant donné que je voudrais avoir votre avis.
En effet votre avis m´interesse, car, avec ce texte, j´ai été lauréat régional et national d´un concours au nom pompeux d´une association au nom tout aussi pompeux bien que classieu.
Hors, je trouve que ce "texte" n´a rien d´extraordinaire.
Bien sûr, comment être objectif alors que je suis l´auteur même de ce texte... C´est pourquoi je fais appel à vous, j´ai sans doute besoin d´être rassuré en bien ou en mal. Oui c´est paradoxal, mais bon.
Pour parler du texte en lui même, il a été écrit en un temps limite de deux heures, un peu moins en réalité (cours obligent... je m´ennuyais dans celui-ci). Le titre a été choisit par la suite. Les amateurs de Haruki Murakami remarquerons d´où viens l´idée du dit titre.
Quant à l´histoire en elle même elle est tirée directement de mon imagination. Néanmoins, je pense qu´il existe plus d´une nouvelle, plus d´un roman sur ce sujet.
Il ne s´agit pas de la version "définitive", qui elle a reçue quelques retouches (de moindre importance, c´est pour cela que je poste cette version), ainsi qu´une correction des fautes. Aussi, parcequ´elle sera publiée à titre promotionnel pour l´association organisatrice du concours...
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Au sud du Réél, en face de l´Imaginaire.
Jeudi 2 septembre 2006
Ca y est ! J´ai fini par partir du cocon familial, comme ils disent. A vingt-cinq ans...Et ça n´a pas été facile, bon sang !
Oui, car je vais te l´avouer, à toi, mon cher petit journal, il paraît que je suis associal, à tendance parano. La bonne blague, hein ? Alors non ! Je le dis et le redis, ce n´est pas parce que l´on travaille chez sois et qu´on ne sort qu´à l´occasion pour encaisser un chèque et relever le courrier qu´on est associal.
Sinon, que dire, qu´écrire d´intéressant sur ces pages neuves, qui portent encore cette odeur typique du livre neuf, tout droit sorti de l´usine. Qu´écrire dans ce journal intime que m´a offert ma mère ?
Oui, donc ! J´ai fini par emménager dans un studio. Il est plus grand que la chambre où j´ai passé mes trois dernières années. Il a un grand miroir, tu sais, un peu comme ceux dans les films, qu´on les danseuses qui s´entrainent. Il est tout le long du mur me séparant du voisin.
Samedi 9 septembre 2006
Un peu plus d´une semaine passée dans le studio. Je commence à m´y sentir bien. Certes les dechets de la semaine jonchent le sol...Mais j´y suis à mon aise. Et puis, autant sortir le moins possible les poubelles, on ne sait pas quel drame pourrait m´arriver !
Mercredi 11 octobre 2006
Me voilà énervé ! Je me suis disputé avec mon “paternel”.Et par dessus ça, j´ai eu un mal de chien à te retrouver parmi mes affaires. Sans compter que je me suis aperçu que le service de livaison à domicile, pour les courses, vient de fermer ! Je dois en trouver un autre...
Vendredi 13 octobre 2006
Je me suis encore disputé avec mon père. J’ai dû lancer le téléphone contre un mur pour faire taire mon père. Il n’y avait pas d’autre solution !
Le téléphone a atterri sur le miroir, j’ai l’impression qu’il s’est fendu.
Du moment qu’on, enfin que, je ne le remarque pas, ce n’est pas très important.
Mais un miroir comme celui-ci doit coûter bien cher.
Maudit vendredi 13. Tu as bien choisi ton jour pour appeler, Papa…
Dimanche 15 octobre 2006
J’ai l’impression que le miroir se fendille, oui, de plus en plus !
Lundi 16 octobre 2006
Tout s’est accéléré ! Il se fend, se fend et fend ! Comme une toile d’araignée en pleine expansion. En Plus, un morceau de la taille d’un timbre est tombé !
Mais il n’y a pas de mur derrière. Il y a quelque chose. Autre chose. Mais je n’arrive pas à voir de quoi il s’agit.
Mercredi 18 octobre 2006
Un autre morceau s’est détaché. Le trou est à présent aussi gros qu’une balle de golf. On dirait, qu’il y a un autre appartement, je distingue des murs.
Jeudi 19 octobre 2006
Il y a quelqu’un de l’autre coté !
Vendredi 20 octobre 2006
Il m’a vu ! Enfin, je crois. Et moi aussi je l’ai vu. Il me ressemble terriblement. Depuis, c’ets tout noir, il a dû boucher le trou de son coté.
Lundi 23 octobre 2006
Le trou est devenu énorme. Je peux à nouveau voir de l’autre côté. Mais il n’y a plus personne, bien qu’il y ai des meubles. Je me suis aventuré dans le couloir de l’immeuble, là où devrait se trouver la porte du voisin, mais, il n’y a rien, si ce n’est un mur.
Mercredi 25 octobre 2006
Le trou est assez grand pour je puisse passer de l’autre côté.
J’essaie demain !
Jeudi 23 novembre 2006
Note Personnelle
- L’individu est porté disparu depuis au moins trois semaines.
- Il ne semblait ne plus prendre ses médicaments.
- Miroir : intact.
Inspecteur Ray Ban