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Petits débuts

KerouacSon
KerouacSon
Niveau 1
27 juillet 2007 à 19:17:09

Salut à tous, j´ai 17, passioné de littérature et d´écriture, je vous soumet un début de roman. J´aimerais avoir des avis.
Merci ;)
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Chapitre 1
21 Mars, Rue Jack Kerouac.

Demain matin Richard Godain déjeunera chez Luc Legrand, Rue Dos Passos. Quand ils auront terminé leur repas et bu un café court ils allumeront chacun une cigarette. Il regarderont courir la pluie sur la baie vitré. Ils parleront de l´amour, de la mort et des yeux de leurs mères.
Pour l´ heure Richard déambulait dans sa chambre en mangeant un abricot, il ne voulait pas dormir. TV5 rediffusait Thalassa, alors il se dit qu´il n´était jamais allé en Bretagne et qu´il aimerait prendre le train pour Quimper un de ces jours. Pourquoi Quimper ? parce qu´à l´énoncé du mot « Bretagne » il a pensé à Quimper. C´est un mot qui sent le froid, la pluie, les cirés jaunes et l´herbe verte. Voilà.

Patrick de Sertis était méprisé par les amis qu´il convoitait dans une soirée de la Rue Jack Kerouac. Il portait un complet bleu marine et des mocassins en daim. Souvenez vous de lui.

Elsa Noyer, la plus jolie de toutes les institutrices du monde, pleurait, par ma faute, sur la Terrasse du Earl Grey.

Luc Legrand, celui qui, demain, recevra Richard pour déjeuner, s´éclatait dans une soirée de la rue Jack Kerouac, il ne comprenait pas la présence d´un type improbable répondant au nom de Patrick de Sertis. Il ne concevait pas sa façon de se vêtir. Intérieurement il riait. Qu´est-ce qu´était venu foutre ce mormon dans une soirée étudiante où on buvait de la bière en écoutant de la musique électronique?
Luc attrapa une Carlsberg, offerte par des Danois et me donna une tape dans le dos tandis que je passais devant lui pour servir une téquila à Astrid Skalainen. On se riait grassement au nez sans énoncer le moindre mot intelligible jusqu´à ce que je lui demande pourquoi Richard n´était pas là. Il me répondit qu´il ne savait pas mais qu´il devait manger ensemble demain.
Soudain je me surprends à ne plus penser à Elsa, je suis heureux. J´ai envie de coucher avec toutes les filles, la musique est bonne. Je me dis que demain on aura tous une sale tête dans l´amphi et qu´on va foutre en l´air notre semestre et que ce sera le début de la fin.

En Banlieue, un pavillon dormait.
Bientôt, quand une Berline noire sera parquée devant le portail électrique, il y aura un homme brun, grand et mince, un costume beige et une chemise blanche sur un sofa en toile de lin. Il y aura posé sur la vitre de la table basse une assiette sous cellophane, des lunette rondes et des exemplaires du Figaro. Un cartable en cuir marron se sera accoudé contre une bibliothèque.
La pièce sera sombre. Le reflet des images qui s´enchaîneront sur l´écran plat diffuseront des flash réguliers sur le cuir impeccable d´un pouf égyptien posé là comme un oreiller sur une table d´opération.
Peu après minuit, l ´homme n´ira pas se coucher aux côtés de son épouse. Il se dirigera vers la salle de bain. Dans le seul tiroir fermé à clefs il se saisira du Makarov familial.
Le lendemain, en ouvrant la porte, Marie Giudicelli, l´esprit brumeux, se brisera la nuque sur une commode avant qu´elle n´ait pu illuminer la pièce.
Il s´était suicidé, une 9 millimètres dans sa gorge. Entre les amygdales. Elle avait glisser sur son sang..

Un repas de famille. Un poulet trop cuit. Estelle Lesage ne sait plus cuisiner depuis que son mari l´a quitté. Son fils s´appelle Jean et il était sur le point de s´endormir. La voix monocorde du grand père Albert qui racontait sa guerre d´Algérie. L´arabe qui a failli le tuer un soir dans la montagne. Sa femme Juliette qui avait envie de l´assommer.
« On l´entend depuis quarante ans ton histoire Albert.
- Jean l´adore, pas vrai Jean ? Laisses moi Juliette! Pourquoi tu pleures Estelle?
Estelle ne répondit pas, elle entrecroisait ses doigts blanchâtres, rouge aux extrémités. Elle fixait sa volaille pitoyable.
Juliette dit «La prochaine fois on ira au restaurant si ça te rends malheureuse qu´on se retrouve là.
- C´est pas ça... rejeta Jean
- Ou bien on fera ça chez moi! persista Juliette.
- Chez toi c´est chez moi aussi je te signale, rebondit Albert avant d´essuyer ses grosses moustaches blanches avec son mouchoir en coton.
Tu vois pas que ta fille se sent mal, abruti, retorqua Juliette.
Jean attrape son paquet de cigarettes, il se lève et annonce en levant son verre :
Vous me faîtes chier. Il pose le verre et tous restent interdit, un lourd silence et Jean allume sa Chesterfied, récupère son blouson sur le rocking chair en osier, quitte l´appartement par la grande porte d´entrée en chêne et la referme délicatement. Il pense, «j´en ai fini avec cette bande de cons, je vais chez Richard.»

Je venais juste de quitter Elsa et j´avais du mal à me faire à l´ idée. Je ne regrettais pas de l´avoir congédier mais je n´aurais jamais cru que ses seins pétillants me manqueraient autant. Je n´aurais également jamais penser éprouver de la jalousie envers le jeune avocat qui pose ses mains sur ses hanches maigres quand il lui fait la bise. Désormais je ne pourrait plus me permettre ce genre de familiarités avec elle. Cette fille que j´avais faîtes pleurer et qui m´ avait gifler en hurlant « Hypocrite! » sur une terrasse de café à vingt heures.
Je remontais le canal avec Astrid, nous avions quitté la rue Kerouac prématurément. On étais Jeudi et nous avions cours le lendemain. Elle portait un jean déchiré assez moulant qu´elle avait introduit dans des vieilles baskets Nike multicolores qui remontait à hauteur des chevilles. Elle portait aussi un polo blanc. On était presque affublés de la même tenue, seules les couleurs du polo, des chaussures et la taille du jean différaient.
On parlait de la soirée que l´on venait de passer ensemble, on parlait de celui qui arborait un complet bleu et des mocassins en daim. Quand soudain, coincidence. On l´avait juste devant nos yeux. Le type improbable, le mormon. Il se trouvait assis là, à même le gravier, contre le muret qui surplombait le canal. Souvenez vous de Patrick de Sertis. Ce bourgeois qui nous avait conté toute l´histoire de sa riche famille sur un ton fier et délecté pendant plus d´une heure. Celui qui avait failli foutre en l´air notre soirée.
On s´approchait de lui et il feignait l´indifférence. Il fixait le sol sans bouger.
« Hey t´as vu c´est l´abruti de tout à l´heure, me dit Astrid.
Ouais c´est lui, qu´est-ce qu´il fout assis là?
On va le voir? Ca peut-être marrant! elle souriait et me tirait par le bras.
Patrick levait ses yeux vers nous d´un air triste et il avait l´air d´un condamné à perpétuité. Elle fut pris de pitié alors elle ravala ses idées de grosse marade. Ca ne s´annonçait pas trés gai. J´avais envie de rentrer et de la regarder dormir. Tandis qu´il nous regardait tendrement, ses mains tremblaient et son visage tendait vers le rouge. Il dit sur un rictus dépité : « Salut, vous n´avez pas aprécié quand je vous ai parlé de généalogie tout à l´heure, pas vrai?
Ah non c´était intérréssant, dis Astrid l´air faussement sérieux..
Je suis désolé, je n´avais que ça à vous raconter, ma vie est tellement vide.
Ben non faut pas dire ça, dis-je. Je n´avais pas envie d´en savoir plus, je n´avais plus de pitié et je voulais juste aller me coucher avec Astrid.
T´es venu avec qui ce soir ? Dit-elle, c´est la première fois qu´on te vois.
Eh bien je pratiques l´aviron avec Richard et il m´a proposé de participé à votre partie de ce soir.
A notre partie ? T´emploies des mots louches toi, souria t-elle. Elle souriait toujours Astrid.
Pardonnes moi, c´est mon éducation... dit-il, gêné.
Plus je l´entendait dégobiller ses politesses plus je voulais lui dire de s´enlever le balai du cul, je voulais lui mettre un droite.
Bon, nous on doit y aller. On a cours demain.
Moi je n´ai même plus de cours, je m´occupes du jardin de ma mêre tous les jours, c´est bien mais je voudrais faire plein d´autre choses, comme vous.
Ah, ben rien ne t´empêches de les faire. Tu veux qu´on te fasse un calin connard? Je savais que j´étais allé trop loin et qu´Astrid ne me le pardonnerait sans doute jamais. Je m´enfuyait en tenant le bras d´Astrid qui n´est pas le genre de fille que l´on tire par le bras. A ma grande surprise, elle eut une bonne réaction. Elle riait de tout son coeur en appuyant sa main droite sur sa panse comme si j´avais sortis la vanne du siècle et que cela lui donnait envie de vomir de rire.
Ce fut finalement un moment agréable, qui me permit de me rendre compte que, malgré toutes les années passées en sa compagnie, je ne connaissais pas tout à fait mon Astrid. Je me rendis compte plus tard que je la connaissais en fait trés bien puisqu´elle avait réagi ainsi sous l´effet du rhum et de la bière.
Nous poursuivâmes notre route et Astrid riait encore, ce qu´elle fit pendant plus de la moitié du chemin et je n´avais pas envie de faire pareil. J´écoutais juste son rire qui se faisait plus discret et malicieux. C´était la plus belle des musiques qu´il soit.
Quand elle s´est arrêtée, j´ai failli lui demander de recommencer mais je renonça.
On rentrait calmement, j´étais bien avec elle et elle était bien avec moi, je le savais et je l´avais toujours su.

--------------------

Chapitre 2
22 Mars, Une lettre dans la main gauche.

Richard avait acheté deux billets de trains pour Quimper sur Internet. Il avait convaincu Jean Lesage de l´accompagner.
Patrick de Sertis était miné par la soirée atroce qu´il venait de subir. Il pleurait en taillant les rosiers de sa mère, se disant qu´il n´aurait jamais d´amis. Qu´il moisirait lentement dans cet immense jardin. Fade et sans odeurs jusqu´à la mort. Il tenait un sécateur dans la main droite, une lettre dans la main gauche.
Marie Giudicelli était morte.
Elsa Noyer avait accroché une photo de moi au dessus de son lit. D´une punaise ronde et rouge elle avait recouvert mon nez. Sur mon front était écrit « Enfoiré ». Elle pleurait sous la douche.
Luc Legrand dormait dans sa chambre de bonne. Astrid buvait du thé vert dans ma cuisine et m´expliquait pourquoi elle avait choisi de vivre chez moi plutôt que chez quelqu´un d´autre. Je me fichais bien de la raison de sa présence, elle était là et j´étais content qu´elle soit là. Je la photographiais et elle était d´une beauté fracassante, je l´aurais épouser dans la minute si elle me l´avait demandé. J´étais en train de retomber amoureux de ma meilleure amie. Je l´avais toujours aimé Astrid, depuis l´école primaire, depuis ce simulacre de mariage sous les pruniers sauvages « Astrid veux-tu te marier avec moi ? ». Elle avait dit oui.
« Non mais tu vois, disait-elle, chez toi c´est pas pareil, c´est comme si j´étais chez ma soeur. Tu m´as vu à poil plus d´une dizaine de fois et vice versa. Je me voyais pas débarqué chez Luc ou même chez ma cousine. Toi je te connais bien et je t´aime.
– Tu m´aimes?
Oui, enfin comme un frère, tu vois. J´ai passer plus de temps avec toi qu´avec
n´importe qui dans ma vie à part mes parents et ma soeur. J´ai plus d´appart, je viens chez toi, c´est normal.
Oui c´est sûr.
Quest-ce qui t´arrives? T´es tout bizarre. Ca t´emmerdes que je squatte ?
Non! Non! Surtout pas! criai-je, c´est un plaisir de te recevoir et je pourrais le faire toute la vie, moi aussi je t´aime Astrid.
Elle sourit en me regardant, je me sentais faible et elle était un ton au dessus. C´était elle la chef, comme à l´école. Elle bu une gorgée de thé et je crevais d´envie de l´embrasser. Je craignais qu´elle ne l´ait compris. D´habitude je parvenais à dissimuler mes sentiments. Disons que l´heure matinale, la téquila de la veille et ma rupture avec Elsa étaient autant de circonstances atténuantes. Mais je m´en voulais, j´avais peur de tout gâcher. On était tellemment bien.

KerouacSon
KerouacSon
Niveau 1
27 juillet 2007 à 22:19:40

Je tiens à m´excuser pour n´avoir ps donner de titre mais il se trouve que je n´en ai pas. je trouve trés prétentieux le fait de donner un titre à un roman que l´ont n´a pas encore écrit...;)
ps : Les tirets de dialogue ont disparu j´espere que vous n´en tiendrez pas rigeur et que vous donneriez votre avis un de ces jurs :)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
28 juillet 2007 à 01:22:06

J´ai lub les premières lignes, et franchement, après, je suis pas trop motivé pour lire le reste.

Déjà, y´a trop de noms qui se suiventn ça fait lourd. Ca pourrait passer si le rythme était un peu plus lent, grâce à des descriptions ou d´autres passages du style.
Parce qu´à part leur nom, on sait pas grand-chose des personnages. Je vois que le premier paragraphe est une espèce de façon de faire découvrir le premier protagoniste (Richard) et d´aborder sa psychologie, mais je trouve que c´est plutôt raté, à cause des raisons suscitées, de plus son envie de découvrir la bretagne manque un peu de nuance. Pourquoi-ci, pourquoi-ça? Est-ce voulu l´omission de la justification de ses pensées, est-ce pour le suspense? Si c´est le cas, c´est rapé, comme le fromage, mais en moins bon.

Je tenterai de lire le reste une autre fois. Bonne continuation quand même.

KerouacSon
KerouacSon
Niveau 1
28 juillet 2007 à 02:20:23

J´attends que tu lises le reste pour prendre en compte tes remarques que trouve quelque peu illégitimes vu que tu n´as lu que quelques lignes...

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
28 juillet 2007 à 03:45:28

Tu as raison: mes remarques sont illégitimes puisque le reste est encore pire. Il y a trop de personnage, et comme on ne connait RIEN d´eux, on les confond, en plus ils sont pour la plupart très stéréotypés dans leurs actes et pensées, malgré le fait qu´on ne sache que TRES peu de choses sur eux, et tes jeux sur le temps sont plutôt mauvais (à cause des erreurs sur l´utilisation des verbes).

C´est facilement améliorable avec quelques relectures et une bonne application. Ensuite, pour le reste, tout est question de style...

iron66
iron66
Niveau 6
31 juillet 2007 à 11:34:50

Euh encore une fois je suis d´accord avec luiceslui (voir la fic de Hippo)
On sait rien des personnages, le rythme est trop rapide. Tu passe de la premiere personne à la troisième, on comprend pas grand chose. Tu balance des anecdotes sur les personnages à tout va...
Et en plus l´intrigue semble absente...
Sinon quelques fautes d´orthographe :
- "Elle avait glisser sur son sang" => glissé
"mais je renonça" => je renonçai(s) je sais pas pour le s
"je l´aurais épouser" => épousé

Stoppons les critiques, je pense que ce n´est pas desespéré, en etoffant (oups l´orthographe ! :p) ) un peu plus tes personnages, en les decrivant et en essayant de les integrer plus à l´histoire tu pourrais arriver à quelque chose... J´ai trouvé que le chapitre 2 était un peu mieu que le premier, même si l´ennumeration des personnages est un peu fortuite...
enfin bon courage :-)))

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