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Et si seulement...

Clof
Clof
Niveau 6
23 juillet 2007 à 16:01:02

Bonjour tout le monde ! :coeur:

Voici enfin ma nouvelle histoire, qui me trotte dans la tête depuis plus d’un an et demi. Et, pour une fois, j’ai décidé de changer de tactique, l’histoire est déjà écrite entièrement (contrairement à Cher Journal… qui patine un peu ces derniers temps…). Donc voici ma troisième longue histoire sur le forum (après Pour une place au paradis… et Cher Journal…), qui comptera un prologue, neuf chapitres, et un épilogue. J’espère pouvoir poster une partie tout les quatre ou cinq jours suivant la demande… Mais ça, on verra plus tard…
Les *…* signalent des passages en italique.

Bon, je crois que j’ai tout dit… Bonne lecture à tous ! :)

Prologue

Karen et Rose allaient et venaient dans leur univers, un univers de petite fille, fait de fées, de princesses, de magie, et accessoirement de princes. Elles aimaient errer de-ci de-là à travers la campagne, leur terrain de jeu, le seul endroits où elles se sentaient libres. Les deux petites filles s’allongeaient souvent dans l’herbe jaunie de la prairie, à l’ombre d’un oranger, et côte à côte, elles devinaient des formes dans les nuages laiteux. Elles allaient jouer prés de l’étang en imaginant un magnifique bateau sortant de la brume, elles faisaient des concours de ricochets à la surface de l’eau, et partaient pécher avec Edouard, le père de Rose. Ils n’attrapaient jamais rien mais c’était toujours un bonheur pour les fillettes de jouer avec Eddy, le seul grand qui les comprenaient vraiment.
Karen savait tout de Rose et Rose savait tout de Karen. Elles étaient plus que de simples cousines, plus que des amies. Les rêves et les cauchemars se partageaient ; la moindre petite anecdote était racontée avec passion, comme si elles ne formaient qu’un seul cœur. Des sœurs de cœur. Il n’arrivait rien à l’une sans que l’autre ne le sache. Elles ne supportaient pas d’être séparées, et même en ses rares occasions, les deux cœurs restaient liés, grâce à un fil incassable et invisible. Voilà ce qu’était le monde de Karen et de Rose, un monde beau et doux, où les deux petites filles aimaient se perdre, pour oublier parfois la rudesse de la vie…
En revenant de l’école un jour, les deux petites filles de cinq ans décidèrent d’un commun accord d’aller voir les fées prés de l’étang. Eddy leur avait montré une nuit des petites lumières dansant dans les roseaux, comme les fées qu’on décrivait dans les livres. Les fillettes s’étaient bien vite rendues compte que les petits êtres lumineux n’apparaissaient qu’au coucher du soleil. Et ce soir-là, en sortant de l’école, elles voulaient être présentes lors de leur arrivée. Sans en dire un mot à Eddy, elles se lancèrent sur le chemin, insouciantes. Seules sur la route qui menait à l’étang, elles détaillaient chaque oiseau, chaque arbre, imaginant quelles folles aventures ils avaient vécus, quelles merveilleuses choses ils avaient vus. Leur jeu était si prenant, si amusant, qu’elles ne virent pas la voiture arriver. Rose se trouvait au bord de la route et elle n’entendit ni le crissement des freins de la voiture qui tentait de l’éviter, ni les cris de son amie. Karen vit le véhicule s’encastrer dans un arbre dans un vacarme insoutenable. Puis elle n’entendit plus rien. Juste le silence et le vide, plus de cris, plus de chants d’oiseaux. Et c’est alors qu’elle vit Rose. Son petit corps meurtri reposait sur le béton froid, des tâches rouges constellaient sa robe autrefois blanche, et ses yeux tournés vers son amie murmuraient un ultime adieu. Karen cria et couru vers elle. Elle prit sa sœur de coeur dans ses bras. Elle pleura, pleura, hurla. Pour la première fois de sa vie, Karen ressentait la peur, la tristesse, le désespoir. Elle savait qu’elle perdait son amie, sa cousine. En regardant ses yeux, elle devina avec angoisse que la vie de Rose s’en allait.
La terreur, la haine, l’incompréhension se mêlèrent dans son esprit pour former une boule qui emprisonnait sa poitrine. Tous les muscles de Karen se raidirent, elle éprouvait de la rage et une envie de vengeance insoupçonnée auparavant dans le corps de cette petite fille. Ses mains se réchauffèrent, ses cris de douleur se changèrent en cris de colère, et dans la nuit naissante, il se produisit l’impensable : les petites mains de Karen déversèrent une douce énergie dans le corps inerte de Rose, et, en l’espace d’un instant, ses blessures se refermèrent, les os se ressoudèrent, le sang cessa de couler sur leurs robes blanches. Rose ouvrit lentement ses yeux et les deux petites filles s’enlacèrent, en larme.

*Faits divers maintenant avec une étrange anecdote. Une voiture est sortie de la route aux environs de dix huit heures hier dans le petit village de Mont-Villion. La conductrice a été légèrement blessée lors de la collision de son véhicule avec un arbre. Le plus étonnant est que deux petites filles ont été retrouvées aux abords de la route, leurs vêtements tachés de sang sans aucune blessure apparente. La conductrice a déclaré vouloir éviter l’une des fillettes, et elle affirme même avoir fauché l’une d’entres elles. La police continue ses investigations et nous espérons vous donner la solution de cette énigme dans notre prochain journal.*

Clof
Clof
Niveau 6
27 juillet 2007 à 21:01:55

La suite pour ceux que ça intéresse...

1. Enfance

*Ce soleil... Encore et toujours ce soleil, chaud, brûlant même. Si jaune dans les dessins d’enfants, orangé dés l’aurore et d’un blanc aveuglant à midi. Sans soleil il n’ y a pas de vie, il n’y a pas d’espoir. Si il vient un jour a s’éteindre, les ténèbres engloutiront ce monde et les hommes auront beau se battre, ils ne pourront pas survivre sans la douce caresse de sa chaleur, sans le spectacle de sa grandeur, ce serait comme enlever une partie de l’âme de l’être humain. Comment exister sans le magnifique spectacle qui nous offre cette étoile : il nous nourrit, nous réchauffe, nous illumine de sa clarté, et, de plus, sa beauté a émerveillé plus d’un poète. Le soleil est une source de vie, une source de temps, d’espoir, de chaleur douce et de bien-être...*
Pourquoi parler de soleil ? Parce qu’elle ne voyait que la lumière filtrer à travers ses paupières à demie closes durant cette belle matinée d’été. Allongée dans l’herbe de cette prairie, elle somnolait à l’ombre d’un oranger en fleur, le tout baigné de ce soleil si agréable. Les parfums sucrés des fruits et des fleurs se mêlèrent pour former le plus doux des mélanges, ponctué par le chant d’un oiseau dont Karen ne connaissait pas le nom. Un délicieux sommeil l’envahit et elle se sentit transportée par des rêves magnifiques, ceux dont on ne se souvient jamais, et qui pourtant nous laissent une agréable sensation au réveil.
Mais la jeune fille ne pouvait pas rester ici à rêver. On l’attendait. Elle ouvrit doucement ses petits yeux verts, et releva sa main au-dessus pour empêcher la lumière de l’éblouir. En retirant sa paume, elle ne vit que les feuilles baignées de soleil et bercées par le souffle calme du vent d’une langueur monotone. L’oranger paraissait plus beau vu sous cet angle, au point de se dire que partir pouvait attendre. Elle contracta pourtant ses muscles endormis et tenta de se relever. Assise, le pré semblait sortir d’un conte de fée. Même après des années passées ici, elle redécouvrait une nouvelle fois cet endroit magnifique : l’herbe jaunie par la chaleur recouvrant les innombrables collines au loin, les quelques arbres fruitiers poussant de ci de là, et le petit bois plus au nord où vivaient lapins et écureuils en toute quiétude. Le ciel si bleu, les nuages si blancs et laiteux, et la saisissante odeur de blé fraîchement coupé qui se propageait aux grés des vents complétaient ce paysage.
Elle enleva les brindilles de sa veste et de ses cheveux avec un léger sourire au bout des lèvres car elle avait l’impression que cela ne servait à rien. De toute façon, les brins d’herbe faisaient partie intégrante d’elle-même. Elle aurait beau tout enlever, elle savait pertinemment qu’elle s’allongerait de nouveau dans le prés un peu plus tard.
Karen se releva avec difficulté à cause de ses muscles engourdis et s’étira longuement. Après quelques minutes, elle se mit enfin en marche vers la ferme de son oncle. Cette promenade était ponctuée par la sensation familière du foin fraîchement coupé sous ses baskets, et par le chant mélodieux des oiseaux perchés sur les arbres fruitiers environnants. Elle arriva enfin en vue de la ferme : vieille, délabrée même, et haute de trois étages. La peinture commençait à s’écailler à certains endroits de la façade, mais cela ne se voyait pas à cause des plantes grimpantes qui semblaient vouloir recouvrir tous les murs. Les vieilles pierres de la bâtisse s’effritaient avec le temps, et les fenêtres ne fermaient plus aussi bien l’hiver. Mais c’était le seul endroit où Karen se sentait vraiment chez elle. A coté de la maison se trouvait l’étable où vivaient paisiblement une dizaine de vaches. Derrière celle-ci étaient installés des box pour les trois chevaux d’Eddy : Fureur, Darling et leur petit Arthur, qui était né quelques mois plus tôt. Des canards barbotaient gaiement dans la mare artificielle qu’Eddy avait construite et qui servait au départ d’abreuvoir pour les vaches.
Karen s’avança vers la vieille porte de bois de la ferme et l’ouvrit. L’intérieur était légèrement poussiéreux. Les vieux meubles reposaient sur de vieux tapis, eux-mêmes recouvraient le vieux parquais. Karen en était certaine, il n’y avait pas d’autre adjectif pour décrire cet endroit. Elle traversa le salon et se dirigea directement vers la cuisine. Elle sentait le délicieux fumet de la cuisine de son oncle : potage de légumes on dirait.
_Quand va tu enfin te décider à saler cette malheureuse soupe ? demanda Karen à son oncle en entrant.
Eddy n’était pas très grand, ni très large d’épaule, mais son visage à première vue doux et compréhensif pouvait se révéler dur et hargneux. Il passa une main calleuse dans ses cheveux grisonnant en entendant Karen arriver. Il portait un tablier assez sale et il se dota du plus chaleureux des sourires en voyant la jeune fille débouler dans la cuisine en lui sautant au cou pour lui donner un baiser bruyant sur la joue.
_Le jour où j’en aurais assez de t’entendre râler, répliqua t-il.
_Elle n’est pas encore arrivée ?
_Patience, elle ne devrait plus tarder. En attendant, tu pourrais, si bien sûr tu n’as rien de plus intéressant à faire, m’aider à mettre la table ?
Karen attrapa les assiettes et mis en place quatre couverts sous le regard paternel de son oncle. La jeune fille venait de fêter ses onze années d’existence et agissait presque comme une adulte. Eddy n’avait jamais réellement compris pourquoi mais il apparaissait clairement que ce petit bout de femme avait envie de grandir. En tout cas, elle était d’une grande aide car les articulations d’Eddy devenaient de plus en plus douloureuses avec l’âge.
_Je vais l’attendre dehors, si tu as besoin de moi…
_Je sais où te trouver, ajouta Eddy avec un sourire.
Sur ces mots la jeune fille sortit de la cuisine en courant, se dirigea vers la porte d’entrée, la franchit, et s’assit à l’ombre d’un arbre en attendant le retour de sa cousine. Elle fixa le ciel, il était beau, et les nuages d’un blanc immaculé. Elle attendit en imaginant des histoires incroyables dont elle n’était pas forcément l’héroïne. Celle qui occupait ses pensées en cet instant parlait de la vie d’un homme, fier et courageux, qui accomplissait des prouesses et résolvait un bon nombre d’énigmes pour découvrir un fabuleux trésor au cœur de la jungle amazonienne. Son héro favori se nommait Caryl. C’était un personnage haut en couleur qui n’avait vraiment pas sa langue dans sa poche. Il avait pour meilleur ami un petit singe, qui le suivait comme un chien. Rose était la seul à connaître l’existence de Caryl, il faisait en quelque sorte partit de leur monde.
Elle n’eut pas le temps de rêver plus de cinq minutes que déjà on entendait au loin le son familier de la voiture (un vrai tas de ferraille d’ailleurs) qui appartenait à Annie. Elle était une amie d’enfance d’Eddy, et ils avaient toujours vécus côte à côte. Elle leur rendait visite de temps à autres et donnait un coup de main dans la ferme. Ce jour là, Annie avait emmené Rose chez un ophtalmologiste qui officiait dans une autre ville, ce qui représentait environ une demie heure rien que pour l’aller. La vieille deux chevaux roula péniblement le long de l’allée qui bordait l’entrée de la propriété, puis s’arrêta en lançant un dernier soupir, exténuée.
Rose s’extirpa du tas de ferrailles et sauta au cou de sa cousine. Les lunettes qu’elle portait étaient d’un bleu océan, de la même couleur que ses yeux.
_Je crois que tu as quelque chose sur le nez, annonça Karen en guise de bienvenue.
_ Ça s’appelle des lunettes, répète après moi : lu…net…tes ! lança Rose en faisant des grimaces.
_Désolé de te le dire mais tu ressemble à un horrible crapaud !
_Tu m’as manqué toi aussi ! C’est vrai que j’avais presque oublier ton sens de l’humour si… si… si nul ! Ouais, il n’y a pas d’autres mots !
Les deux cousines éclatèrent de rire sous les yeux malins d’Annie, une petite dame d’âge mur aux cheveux courts et grisonnants.
_Décidément, vous ne changerez jamais ! dit-elle.
Les deux petites filles entrèrent dans la grande bâtisse en riant, si bien qu’Eddy les entendit arriver de loin.
_Silence, les petits monstres ! cria t-il en prenant une grosse voix qui fit hurler de rire les filles. J’espère que tu restes manger Annie ?
_Oh, non, pitié, pas encore ta soupe ! Tu sais, un jour je vais faire la cuisine à ta place et tu me diras si tu en veux toujours de ta peinture verte ! Je rêve, quarante cinq ans et pas foutu de faire un potage digne de ce nom !
_Arrête de jacasser et assis toi. Tiens, déclara t-il en voyant les lunettes de sa fille, ma parole, tu es partie avec deux yeux et te voilà revenue avec quatre !
_Elle sont belles, tu ne trouves pas ? J’aime bien la couleur. Et puis qu’est-ce que vous avez tous avec mes lunettes ?
_On est jaloux murmura Karen à l’oreille de sa cousine en la prenant dans ses bras.
_C’est bien vrai ! S’exclama Eddy en tapotant doucement l’épaule d’Annie, Moi j’ai faim, tambouille où pas c’est quand même de la nourriture, et si personne n’est intéressé, c’est tant pis pour eux !
Sur ces mots, ils se mirent tous à table.

Rose n’était pas revenue depuis une heure que déjà les deux jeunes filles s’étaient enfuies dans les prés histoire de s’échanger les péripéties de la matinée. Elles s’assirent à l’ombre de l’oranger où Karen était venue rêver le matin même. Elles se racontaient leurs aventures lorsqu’un bruit étrange monta de la route. Un bruit de moteur, mais pas n’importe quel moteur : un neuf, bien entretenu, qui n’appartenait certainement pas à un tracteur où à une moissonneuse. Ayant vécu une grande partie de leur vie dans ce village, les deux cousines n’avaient pas eu souvent l’occasion de croiser un véhicule venant de la ville, surtout un comme celui qu’elles voyaient passer la route à une centaine de mètres au Nord. L’automobile noire vint s’arrêter devant la ferme des Perry. C’était un vieux couple de fermiers, et leur famille venait parfois leur rendre visite dans de grosses voitures. Karen et Rose avaient déjà rencontrées ces étranges visiteurs sur la place du village. Mais là, contrairement aux fois précédentes, elles purent distinguer une silhouette plus petite que les autres, un enfant sans doute.
Ces visiteurs n’occupèrent leurs pensées que peu de temps. Elles passèrent donc des heures à se raconter leur journée, à regarder le ciel, où bien restaient-elles silencieuses à l’ombre de l’oranger.
Leur discussion s’interrompit lorsqu’un jeune garçon passa au loin. Il s’assit, seul, dos aux filles si bien qu’il n’avait pas remarqué qu’il été espionné. Il sortit un petit calepin rouge et commença à noter. Karen et Rose regardèrent le jeune garçon avec étonnement. En effet il était rare de rencontrer des étrangers dans leur petit village perdu, jusqu’à ce qu’elles se souviennent de la petite silhouette qu’elles avaient aperçues quelques temps plus tôt. Malgré la distance qui les séparaient, les filles purent deviner qu’il avait environ leur âge. Rose voulu aller faire sa connaissance, alors que Karen n’y tenait pas vraiment. Ce fut Rose qui eut le dernier mot et elle partit en courant à la rencontre du garçon. Karen observa la scène de loin, assise sous son oranger. Ils parlèrent peu, et Rose revint rapidement, souriante, avec l’inconnu.
_Je te présente Dan, c’est le petit-fils des Perry, annonça Rose.
_Enchantée, bredouilla sa cousine avec maladresse.
Le jeune garçon fit un bref salut de la tête, les mâchoires serrées. Il avait des cheveux bruns un peu trop longs car des mèches lui couvraient les yeux qu’on devinait bleus. Il était habillé comme les gentilshommes de la ville : une chemise très blanche, un petit gilet, un long pantalon noir et des chaussures solides. Il tenait dans sa main le petit carnet rouge que Karen avait aperçut un peu plus tôt, ainsi qu’un crayon. Dés qu’il remarqua que Karen fixait son carnet, Dan le cacha dans une de ses poches.
Rose s’asseya à côté de sa cousine et Dan, visiblement mal à l’aise, l’imita.
_Alors, d’où viens-tu ? lui demanda poliment Karen.
_De la capitale. Mais ce n’est pas aussi beau qu’ici. C’est dommage que je ne reste que trois jours…
_Raconte nous comment c’est la grande ville, coupa Rose.
Et la conversation fut lancée. Dan leurs expliquait les bruits, les voitures, les lumières, les hommes bien habillés, les femmes en tenue de soirée, la foule, les grands magasins… Tant de choses magnifiques qui éveillèrent la curiosité des jeunes filles. Mais très vite, le soleil se coucha et la vieille Perry vint chercher son petit-fils. Les adolescents se dirent au revoir rapidement et se promirent de se retrouver demain au même endroit le plus tôt possible.

method_backflip
method_backflip
Niveau 5
27 juillet 2007 à 21:49:20

je n´ai lu que la première partie et je trouves ça plutot bien :). En fait, j´accroche à fond :bave:

On sent que l´histoire derrière est murement reflechie, qu´aucune fioriture n´est là pour nous gacher le plaisir de la lecture
pas de fautes d´orthographe, u pire, de coquills (et purtant je peux dire que j´en fait :hum: )

Vite, vite, la suite :-p !

Clof
Clof
Niveau 6
28 juillet 2007 à 08:55:40

Un lecteur :coeur:
La suite est pour bientôt ! En fait, dès que j´aurais un peu plus de commentaires :)

iron66
iron66
Niveau 6
31 juillet 2007 à 11:49:25

Pour une fois sur ce forum, je crois qu´il n´y à rien à dire !
Tu fait partie des rares personnes que je ne me permettrais pas de critiquer.(avec Agraf, Kaim et les autres "grands" du forum)
A part bravo je ne dirais rien d´autre... :bravo:
Ah si : heros ça prend un "s" !

Enfin voila quoi, la suite !! !!! :-)))

[jack-sparrow]
[jack-sparrow]
Niveau 7
31 juillet 2007 à 16:04:32

Ce n´est pas le type d´histoire que je préfère, cependant je trouve cela pluôt bien écrit et je n´est pas de mal à entrer dans l´histoire.
En gros je trouve ca pas trop mal voir bien...
(je sais que c´est un peu maigre mais je n´est pas grand chose d´autre à dire :) )

iRoN66, si je faisais comme toi, je ne me permettrais pas non plus de critiquer, seulement, si j´étais "grand", je trouverais l´avis du "petits" aussi important que celuis des "grands" car
un texte n´est pas fait pour être lu que par de bons écrivains mais par tout le monde !

Ces paroles peuvent être prises sur un ton peu sympathique mais il en est en fait tout autre :)

bonne continuation à toi Clof !
a+

Clof
Clof
Niveau 6
01 août 2007 à 09:01:30

:merci: à vous deux d´avoir pris le temps de lire et de commenter ce petit début !
[jack-sparrow] :d) tous les avis comptent, qu´ils soient gentils ou non. Et même si j´ai un petite préférence pour les félicitations elles n´amélioreront pas mon texte... Donc toutes les critiques sont les bienvenues !
En tout cas, vos paroles me font vraiment plaisir :coeur:
La suite viendra ce soir si tout va bien ! :)

iron66
iron66
Niveau 6
01 août 2007 à 12:20:56

Meme si je pensait ce que j´ai dit, c´estait plutôt une manière de dire que je voyais pas quoi dire... le manque d´inspiration c´est terrib !

Clof
Clof
Niveau 6
01 août 2007 à 22:02:45

Suite et fin du premier chapitre...
iRoN66 :d) ne t´inquiète pas, je sais ce que c´est que de manquer d´inspiration pour commenter un texte :)

Le soir venu, Karen et Rose se blottirent sous leur couverture. Elles partageaient la même chambre depuis l’arrivée de Karen à la ferme, ce qui leur permettait de discuter une partie de la nuit, malgré les ordres d’Eddy.
_T’en penses quoi ? demanda Rose.
_De quoi ?
_De Dan, patate, de qui d’autre ?
_Ben… il est sympa.
_C’est tout ?
_Qu’est ce que tu veut m’entendre dire ?
_Moi je le trouve vraiment mignon. Et en plus, il vient de la capitale, tu te rends compte ?
_Moi, tout ce que je sais c’est qu’il va partir un jour où l’autre, alors ne t’attache pas trop.
_Tu dis ça parce que tu iras, toi, en ville, bougonna Rose.
_Arrêtes, tu sais bien que ça ne me fait pas plus plaisir qu’à toi. Tu sais bien que je ne veux pas partir.
_Pardon, je n’aurais pas dû dire ça. Mais tu sais, moi aussi j’aurais bien voulu visiter la capitale. Mais bon, un jour j’irais. Et on se retrouvera là bas.
_Mais non, on ne perdra jamais le contact. Même quand je serais dans cette école, promet moi de m’écrire le plus souvent possible.
Elles se turent. Chacune avait en tête le coup de téléphone du père de Karen pour lui annoncer qu’elle irait dans l’un des plus prestigieux collèges du pays. La jeune fille avait beaucoup pleuré. Elle ne voulait pas quitter la campagne, elle ne voulait pas quitter Rose. Cela lui semblait injuste. Mais son père avait pris la décision, et Karen partirait à la fin des vacances pour rejoindre l’internat de son nouvel établissement.

Le lendemain, comme prévu, les deux jeunes filles se levèrent et descendirent l’escalier au pas de course en riant. Eddy, qui préparait le petit déjeuner dans la cuisine était habitué à tant de joie dans sa maison. Sans elles, la vie serait bien morne, et il essaya de ne pas penser au départ de Karen qui devait les quitter dans quelques semaines.
_Allons bon, déclara t-il en découvrant les deux sourires espiègles, qu’avez-vous encore mijoter ? Ne me dites pas que c’est pour ma cuisine que vous êtes si pressées.
_Pas du t… Euh, si bien sûr ! répondit Karen en se massant le genou que sa cousine venait de frapper sans ménagement.
Le repas fut de courte durée, et déjà les deux jeunes filles voulurent courir à l’extérieur pour retrouver le mystérieux garçon, mais Eddy fut plus rapide.
_ Vous avez oublié qu’aujourd’hui vous devez vous occuper des chevaux, leurs boxes commencent à sentir !
_ Ne t’inquiète pas, le travail sera fait… plus tard, ajouta Rose.
_ Il n’y a pas de plus tard qui tienne, les chevaux passe avant le petit voisin !
Les deux cousines ouvrirent la bouche bêtement, en se demandant comment le père de Rose avait pu les surprendre.
_ Faites le ménage dans les box, et après vous pourrez allez gambader dans la nature avec qui vous voulez !
Les deux jeunes filles sortirent de la cuisine, la mine sinistre. D’habitude, les tâches ménagères n’étaient jamais une corvée tant que les deux cousines restaient ensemble, mais d’habitude, il n’y avait pas un garçon de la ville qui les attendait dans le pré d’à côté… Finalement, elles décidèrent de finirent le nettoyage le plus vite possible, et tant pis si le travail était un peu bâclé, elle laveraient à nouveau les box des chevaux le lendemain…
Elles se rendirent donc à quelques pas de la ferme, vers l’étable et les box, puis elles se mirent au travail. Le labeur était dur, l’odeur souvent infecte, mais elles s’y étaient habituées.
Les minutes passaient bien lentement, mais qu’importe, au bout du compte, les deux cousines aimaient bien s’occuper ainsi des chevaux, elles finirent même par oublier que Dan attendait sûrement dans le pré.
Le jeune garçon leur revint en mémoire au moment où celui-ci arriva devant le box de Fureur.
_ Waouh ! Et ben ! Jolie bête ! Je peux peut-être aider ?
_ Pas avec ce genre de chaussures bien cirées en tout cas ! lança Rose en pointant du doigt une paire de bottes qui traînait. Ça, c’est mieux pour travailler !
Les trois amis s’amusèrent donc à ranger et à nettoyer les box des chevaux, les deux cousines se moquant gentiment de leur invité qui n’était pas très doué pour ce genre de besogne.
Il en sortit dégoûtant et une mauvaise odeur d’écurie le suivait sans qu’il puisse s’en débarrasser… Ses parents furent un peu surpris de retrouver leur fils dans un tel état, mais en voyant son visage radieux, ils pensèrent qu’en tout état de cause, il s’était beaucoup amusé chez les voisins… Dan prit quand même trois bains de suite pour enlever la mauvaise odeur qui semblait collé à chaque centimètre de sa peau. Sa mère lui déconseilla fortement de recommencer à laver quoi que se soit ! Surtout si un quelconque animal y avait séjourné !

Le temps passa à une vitesse folle, les trois jours que Dan devait passer chez ses grands parents se succédèrent sans pour autant affliger les trois amis. Ils allaient et venaient dans une campagne luxuriante, ils jouaient à des jeux toujours plus amusants, ils dormirent même tout les trois à l’ombre de l’oranger qui se trouvait non loin de la grande maison d’Eddy. Les deux filles lui montrèrent l’étang et lui parla des fées. Il se révéla mauvais pour faire des ricochets, mais excellent comme conteur d’histoires fantastiques. Elles l’écoutèrent toute une après-midi, sous leur oranger, à narrer les exploits d’un dragon et d’une petite fille qui savait parler aux animaux.
« C’est à ce moment que le dragon prit son envole, narra t-il aux filles. Il s’éleva dans les airs comme un avion ! La petite fille s’agrippa comme elle pu à ses grosses écailles noires, mais elle tomba…
- Oh non, soufflèrent les deux cousines d’une seule voix.
- Le dragon s’en rendit compte et piqua vers le sol pour sauver la petite fille qui criait de toutes ses forces, s’exclama Dan en faisant de grands gestes pour mimer le vol du dragon.
- Et ? demanda la voix timide de Rose, bouleversée.
- A quelques mètres du sol, il passa sous la petite fille, et tout deux prirent de l’altitude… La petite fille poussa un long soupir de soulagement, un peu comme vous, fit remarquer Dan, un doux sourire sur le visage.
- Arrête de nous faire peur aussi ! lança Rose.
- C’est vrai que ce n’est pas malin de faire tomber la petite fille du dos du dragon, ajouta Karen.
- C’est moi qui raconte l’histoire, et si vous avez trop peur pour écouter la suite…
- Non, non ! hurlèrent joyeusement les deux cousines.
- Bon ok, mais ne venez pas vous plaindre après !
- Promis ! s’écria Karen. Continue, s’il te plait ! »
Dan fit une moue dubitative, mais consentit après de nombreuses louanges à reprendre le fil de son histoire, à la grande joie de son auditoire.

Eddy regardait avec joie ses deux petites femmes gambader avec le petit voisin, espérant que ces journées de bonheur ne s’effaceraient jamais de leurs esprits…
Mais le temps de se dire au revoir fut venu avec cette rapidité que les enfants finirent par haïr, toute bonne chose avait une fin, et celle-ci était bien trop rapide pour eux. Dan ne pu dire au revoir aux deux cousines lorsque son père l’appela pour la troisième fois, assit dans sa voiture noire. Le jeune garçon resta planté devant elles, comme perdu dans ses pensées, ne sachant quoi dire... Rose pleura, Karen regarda ses chaussures, et ils se quittèrent sans un bruit. Il y a des amitiés qui ne peuvent être exprimés avec des mots, celle-ci en est un bon exemple…
En regardant la voiture s’en aller le long de la route, chacun se fit la promesse secrète de se retrouver, un jour ou l’autre…

iron66
iron66
Niveau 6
02 août 2007 à 10:25:56

Toujours aussi bien ecrit :bravo: , toujours aussi peu d´inspiration..

Je trouve le style vraiment pas mal, t´arrive à accrocher le lecteur en racontant un truc plutôt banal, par contre à part la fin du prologue, y´a pas trop d´intrigue. Alors je me doute que c´est fait exprés, mais tu demande des critiques tu les a! Enfin c´est un bon début de roman. T´a prévu combien de chapitres a peu prés ?

Sinon ya une petite repetition de narrer :
"Elles l’écoutèrent toute une après-midi, sous leur oranger, à narrer les exploits d’un dragon et d’une petite fille qui savait parler aux animaux.
« C’est à ce moment que le dragon prit son envole, narra t-il aux filles."

Que dire d´autre sinon : la suite !: -)))

Clof
Clof
Niveau 6
02 août 2007 à 15:21:17

Merci pour la petite répétition, je ne l´avais pas vue !
Sinon, il y a neuf chapitres en tout, plus un épilogue... Et comme je l´ai dit plus haut, l´histoire est déjà entièrement écrite, donc je posterai la suite... disons, dimanche ?
Oui, je sais, il ne se passe rien de vraiment intéressant, mais il faut en passer par là pour comprendre la suite ! Le prochain chapitre est d´ailleurs plus accrocheur !
Bon, voilà :) merci d´avoir lu :coeur:

iron66
iron66
Niveau 6
02 août 2007 à 16:45:32

Okay mais tu veut pas le poster vendredi ou samedi ? dimanche j´aurai plus internet !!

Clof
Clof
Niveau 6
06 août 2007 à 07:15:46

Désolée, je n´étais pas là durant les trois derniers jours, et hier soir j´étais trop crevée pour faire autre chose que m´affaler dans mon lit... :hum:
Bon, j´enverrai la suite dans la journée, voir un peu plus tard :)

D´autres lecteurs ?

(Désolée Apo :-p ai pas pu m´en empêcher !)

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
20 août 2007 à 04:29:02

Après les promesses de don, j´instaure les promesses de lecture^^
Dès demain (plutôt après avoir dormi parce qu´on est déjà la journée de demain... enfin, je me comprends^^), la première chose que je ferai sera de lire ces deux chapitres. J´ai déjà commencé mais, bien que j´aie réellement envie de poursuivre ma lecture (il faut dire que j´ai vraiment accroché; au fait, j´adore ton style^^), je n´en ai plus les moyens physiques à cette heure de la nuit (du matin?). Eh oui, comme en témoigne ce post complètement déstructuré, c´est à peine si je sais ce que j´écris, alors ce que je lis...
Enfin, tout ça ne sert pas à grand chose, mais je voulais que tu sache que ton texte m´intéresse tout particulièrement, et que bien que les lecteurs se fassent rare sur ton topic, tu viens d´en acquérir un à ta cause :-)
Et syr ce, bonne nuit (enfin bonjour...) (pourquoi je parle tout seul? ...)

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
20 août 2007 à 15:47:14

Chose promise, chose due :-)

J´ai fini de lire le prologue. Je vais commencer par la seule chose qui m´a gêné.
J´ai toujours trouvé inutile de relever les fautes de frappe sur un forum qui ne comporte pas la fonction "edit" (d´ailleurs je n´en ai pas trouvé plus de deux je crois...); par contre je vais me permettre de souligner ce que j´appelle une faute chronique:
"prés de l´étang" x2
A moins qu´il s´agisse de l´étendue d´herbe qui entoure l´étang, "près" prend un accent grave s´il s´agit de l´adverbe signifiant proche XD

Sinon, j´aime vraiment la façon dont tu décris le lien qui unit Karen et Rose. Ta plume est légère, ce qui rend ton texte fluide et facile à lire. J´avoue avoir été surpris par la fin du prologue: j´étais persuadé qu´il s´agissait d´un monde de conte de fée ^^ J´imagine que cet effet était voulu, donc toutes mes félicitations :bravo: .
Autre point positif: tu maîtrises parfaitement la ponctuation. Des phrases très longues et qui auraient pu paraître lourdes ne le sont pas grâce à une utilisation judicieuse de la virgule.
Encore mieux, de très belles accumulations, toujours grâce à la virgule, dont mes préférée se situent dans ce paragraphe:
"La terreur, la haine, l’incompréhension se mêlèrent dans son esprit pour former une boule qui emprisonnait sa poitrine. Tous les muscles de Karen se raidirent, elle éprouvait de la rage et une envie de vengeance insoupçonnée auparavant dans le corps de cette petite fille. Ses mains se réchauffèrent, ses cris de douleur se changèrent en cris de colère, et dans la nuit naissante, il se produisit l’impensable : les petites mains de Karen déversèrent une douce énergie dans le corps inerte de Rose, et, en l’espace d’un instant, ses blessures se refermèrent, les os se ressoudèrent, le sang cessa de couler sur leurs robes blanches. Rose ouvrit lentement ses yeux et les deux petites filles s’enlacèrent, en larme."
Grâce à cela, tu exprimes parfaitement la détresse de Karen et rends ce moment intense pour le lecteur.

Voili voulou :-) , je crois que c´est tout pour ce prologue.
Mon avis global sur cette histoire est très positif, et j´ai hâte de lire les chapitres un et deux mais je dois lâcher l´ordi pour l´instant. A plus tard alors^^

Clof
Clof
Niveau 6
21 août 2007 à 09:34:22

Un lecteur :coeur: Merci d´avoir pris le temps de lire, c´est vraimnt gentil !
Oui, bon, pour cette faute d´orthographe, j´avoue, j´étais vraiment passée à côté... Grmbl... Au moins, maintenant, je ferais plus attention à ce "près" :)
Sinon, ça fait beaucoup de compliments en un post, mais qui s´en plaindrait ?
En tout cas, merci d´avoir commenté, parce que je commençais sérieusement à désespérer... Le problème, c´est que je suis en plein déménagement, et que dans mon nouvel appart, y a pas d´ordi... Donc, pour la suite, c´est pas pour tout de suite :-p
Bref, merci encore d´avoir pris le temps de lire !

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
21 août 2007 à 14:24:12

Tout le plaisir est pour moi ^^
Et bien, si la suite risque de se faire attendre, je prendrai simplement plus de temps pour lire les chapitres 1 et 2 XD_________________________
http://www.bashfr.org :o))

Clof
Clof
Niveau 6
10 septembre 2007 à 22:45:38

Petit :up:
La suite arrive dans quelques jours, vu que j´ai enfin Internet...

Patton65
Patton65
Niveau 10
12 septembre 2007 à 20:58:03

Bon ben là je suis trop mort pour lire donc je m´en vais manger des pâtes devant NCIS :) .
Seulement avant, j´aimerais faire me révolter amicalement (pas de feu sur moi :p) ) contre les histoire non-finies ! Y´en a marre. Je passe tellement de temps à imaginer la suite que j´en oublie mes propres idées (nan j´ai rien pour noter :noel: ).
Bon ben voilà, c´était le petit coup de geule de la soirée :) .
Bonne nuit all :-) .

Clof
Clof
Niveau 6
13 septembre 2007 à 04:13:44

Ben... En fait, mon histoire est terminée depuis quelques mois, mais comme je n´ai pas beaucoup de lecteurs, je ne vois pas l´intérêt de poster la suite dans l´immédiat... Mais merci d´avoir partagé ton point de vu, et je suis d´accord d´ailleurs :)

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