Salut tout le monde. 
Ca fait quelques mois que je ne suis pas venu, et que je n´écris plus, mais comme une nouvelle histoire trottait dans ma tête, j´ai décidé de la coucher sur le papier. 
J´ai perdu un peu la main, mais j´espère que le premier chapitre, très court, de mon nouveau récit, va vous plaire.
Bonne lecture !
Le soldat et la photo de l’inconnue
Chapitre premier
Pourquoi ?
J’étais allongé sur mon lit de camp, et je regardais une dernière fois la photo. Pourquoi ? Pourquoi elle me rappelait quelqu’un ? Pourquoi cette fille au visage si fin et frais, aux cheveux châtains bouclés, aux yeux noirs emplis d’émotions et de tristesse, me disait quelque chose ?
J’étais envahi par le doute. Les coups de feux frénétiques des mitraillettes à l’extérieur de la tente ne m’alertaient pas.
Qui était-elle ? Pourquoi j’ai sa photo toujours avec moi ? Aucune idée. Etait-ce une amie oubliée ? Une cousine ou une soeur morte ? Je ne sais pas.
- Lieutenant, les rebelles reviennent en force ! » Me dit un soldat affolé, en soulevant le pan de tissu servant d’entrée à ma tente.
- Abattez-les, n’ayez aucune pitié. » Dis-je sans quitter mes yeux de la photo.
Etre nommé « lieutenant » me donner toujours un léger frisson. Lieutenant, à même pas 20 ans, c’était inespéré.
J’entendais les Kalachnikov abattre leur surplus de violence sur ces rebelles. Ils crièrent leur souffrance et leur désespoir.
Je n’en ai rien à foutre. Ils ont décidé d’être condamné, tant pis pour eux.
Qu’ils se soumettent à maître Klaus, et tout sera réglé. Ils ne pourront plus souffrir, et faire souffrir leurs proches.
-Lieutenant Varam ? » Exprima un soldat derrière moi.
-Oui ? »
-Nous avons capturé un chef rebelle, il est maintenant désarmé et ligoté, vous pouvez le questionner. »
-J’arrive. » Répondis-je en rangeant la photo dans la poche intérieure de mon manteau long en cuir noir.
Je sortis de la tente et scrutai le paysage. Enfin, si je peux appeler ça un paysage. Le soleil brûlant chauffait les cadavres et rependait leurs odeurs putrides dans ce décor digne des plus grands westerns de Sergio Leone.
Je vis un homme, d’une cinquantaine d’années, son visage taché par du sang, le dos contre un poteau, et attaché par des chaînes. Il n’était pas apeuré, bien au contraire, il était calme, on sentait une grande confiance et sagesse émaner de lui. Ses yeux me fixèrent soudainement avec stupeur, alors que je m’approchais. Il puait la sueur et la crasse. C’était à en donner la nausée.
- Damien ? Damien Varam ? C’est bien toi ? Dieu soit loué, tu es vivant ! » Exclama le chef rebelle.
Il était soudain apaisé. Mais pourquoi il s’exprimait de la sorte en me voyant ?
- Alors, rebelle, quelles informations détiens-tu, concernant la base secrète ? » Questionnai-je avec froideur.
- Mais que fais-tu, Damien ? Tu es dans leur camp, c’est ça ? Tu nous as trahi ! » Rugis le chef avec colère.
- Je n’ai jamais été de votre camp, bande de fous ! » Répliquai-je en gardant mon sang-froid.
- Tu te souviens de moi, tout de même ? »
- C’est la première fois que je vous vois. »
Il y eut un silence. Je sentais les soldats me regarder, m’ordonnant de leurs yeux : « Fait-lui cracher le morceau, et tirons-nous d’ici. »
J’étais d’accord sur ce point-là. L’odeur des cadavres sales et du sang rebelle commence à devenir de plus en plus désagréable et me répugne au plus haut point.
- Maintenant, rebelle, dis-nous où est votre base. » Répétai-je.
- Allez-vous faire foutre, putain de guerriers de soumission ! Vous me faites pitié, surtout toi, Damien. » dit le rebelle en crachant sur ma botte.
Je sortis de son fourreau mon épée à un tranchant, avec une crosse noire formée par trois rouages de machines sur chaque côté de la lame. Je posai mon épée sur l’épaule droite du chef, le tranchant de la lame à quelques millimètres de sa peau.
- Tu as deux choix : Mourir rapidement et sans aucune douleur, soit être découper en morceau. Nous, nous commençons par le bas, avec les pieds, les chevilles, les jambes, l’entrejambe...Je te laisse imaginer la suite. Et c’est chacun notre tour, et on a pas tous la même précision, ni la même force de frappe...Je commence. »
J’empoignai mon arme et plaçai la lame perpendiculairement par rapport au pied. C’est parti...
-Mettez sa tête dans un sac, ce sera un cadeau pour maître Klaus. » Dis-je aux soldats.
- Et les restes, lieutenant Varam ? » Demanda un soldat en mettant la tête du chef rebelle dans un sac plastique.
-Laissez-les ici, on s’en fiche. Le plus important, c’est que nous savons où se trouve la base rebelle. Rangeons le camp, et retournons à Paris. »
Je vis quelques sourires sur les lèvres des soldats. Ils avaient hâte de retourner à Paris, voir leur famille, leurs amis.
Ils ont de la chance.
Je n’ai qu’une photo.
La photo d’une inconnue.