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[fic] une semaine de terreur.

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
28 juin 2007 à 02:17:12

Ma première fic, voila alors bonne lecture :

Je me réveillais dans la douce clarté de ce Mardi d’automne. Dehors, il faisait beau et frais. Le temps idéal pour un bon pique-nique en famille. Ma femme était au boulot et mes enfants se charcutaient la cervelle à apprendre à l’école, cette chose sans intérêt qui leur gâchait leur enfance faite de joie et d’amusement. L’amusement de la vie était-il le travail ? Le seul moment joyeux de la vie était-il la retraite ? Plus d’école, plus de travail, plus de contraintes. La vraie vie, celle qui vaut la peine d’être vécue. Ce jour-ci j’allais comprendre que la retraite n’était pas faite pour tout le monde, certains devaient s’en passer. Ce monde était cruel envers ceux qui avaient rempli leurs missions de la vie, et qui ne pouvaient pas se reposer, à part ce qui était dans leurs repos éternel. Je devais partir au boulot donc ce matin. Le ciel était trop beau pour aller engueuler mes employés. Je décidai donc d’être clément ce jour-ci, ce jour où ma clémence ne serait pas d’un très grand intérêt. Je m’habille donc et sort de chez moi. Je marche dans une foule de personnes semblables à moi. Tout le monde pense la même chose. Tout cela, il faut que cela cesse. J’arrive donc au boulot, engueulant au passage un mec que je ne connais même pas parce qu’il ne fait rien et me regarde avec impatience. Il me demanda alors ce que je faisais là. Je me disais bien, sur le moment, qu’il n’était pas de mon entreprise. J’observais l’endroit avec insistance, comme si je voulais que ce soit mon entreprise. Mais la métamorphose ne se fit guère et je me résignai à tourner les talons. C’était la première fois de ma vie que je me trompais dans mon chemin quotidien. Il y avait quelque chose dans l’air. Il commençait à faire chaud, très chaud, trop chaud. Tout le monde du le remarquer car certains arrêtèrent de faire la tête et regardèrent autours d’eux. La chaleur était venue d’un coup. Les gens regardèrent alors le ciel. Le fixèrent des yeux. Là haut, très haut dans le ciel, une catastrophe naturelle nous arrivait dessus. Rien à faire le roc nous écraserait ou son souffle nous emporterait. Les gens commencèrent à paniquer. Tout le monde courrait, fuyait, hurlait. Cela ne servirait à rien puisque la météorite emporterait toute la ville avec elle. Je me mis donc en mouvement. Retournant en vitesse chez moi, je pris la voiture et me dirigea vers l’école primaire juste à côté. La météorite progressait dans sa descente vers notre mort et moi je me pressais de sortir de ma voiture, pour ensuite me diriger vers l’école. Celle-ci, anciennement école de garçon, emprisonnait mes deux fils. Je montais les étages, rentrais dans la classe, interrompant ainsi le professeur qui parût très mécontent, et pris mes deux fils dans mes bras, les libérant ainsi de cette école démoniaque et de leurs morts certaine. Cela me paraissait étrange, que le roc n’eut pas encore percuté notre ville. Le professeur, indigné, vint à moi et me dévisagea. Implicitement, je lui dévoila mes intentions et je partis. En essayant de me résonner, il sortit de sa classe et descendit les escaliers. Il était furibond. Quand il sortit de l’école, il aperçut le fléau et rentra immédiatement dans la prison infantile.

***

Depuis combien de tant étai-je dans cette foutue caisse, avec ces foutus clients, en répétant toujours les mêmes foutus mots ? Rien d’intéressant ne se passait, mon mari devait être parti engueuler ses employés, moi je me faisais royalement chier dans ce supermarché de merde. À un moment t’a un client qu’a oublier sa tune et sa carte bancaire, un autre qui sait pas que pour sortir sans achat fallait pas passer par une caisse pleine, l’autre qui essaye de revendre des trucs qu’il a achetés ultérieurement parce que soi-disant c’est de la merde en boîte et autre qui entre en hurlant que c’est la fin du monde. Je me répète intérieurement « Il ne faut pas que tu craques ! Il ne faut pas que tu craques ! ».
Tout d’un coup, y’a mon mari qui entre en courrant comme un dératé, qui me dégage de ma caisse, qui m’amène jusque dans la voiture et qui démarre.
« Mais…Mais t’es con ?
- Ouais, je sais.
- Qu’esse que tu fous ?
- Une météorite est en train de tomber sur notre ville chérie.
- Quoi ? demanda Tom, l’un de mes deux enfants.
- Tu te fous de ma gueule ?
- Oui bien sûr, c’est pour ça que j’ai libéré les enfants et t’a gentiment cherché pour te sauver. Si tu veux y retourner, je m’arrête et tu peux y aller, moi je me barre.
- Non ! cria Maxime, le deuxième de nos enfants présent dans la voiture. Reste Maman, viens avec nous. »
Un grondement terrible se fit entendre, la météorite était entrée dans la première partie de l’atmosphère. Je me retournai et vit le météore, arrivant à grande vitesse vers notre petite ville de Strasbourg. Le ciel s’assombrissait à vue d’œil. Le fléau était un rocher gigantesque, entièrement recouvert de flammes.

***

La petite famille sortit alors de sa ville natale, et attendirent tous le bruit assourdissant du choc, qui n’eut pas lieu. À la place, la boule s’écrasa sans un bruit. Julien, le père, aurait juré l’avoir vu ralentir dans les airs, avant de s’écraser. Il n’en parla néanmoins pas à personne. Ils arrivèrent, six heures plus tard, à leur résidence secondaire à Calais. Les enfants allèrent directement se coucher. Julien et Susan regardèrent ce qu’en disait les infos. Quand le journal télévisé arriva, ils retinrent leurs souffles :
« Aujourd’hui, la ville de Strasbourg a été entièrement détruite par on ne sait quoi. Quelques survivants ont parlés d’une météorite et de quelques autres histoires farfelues. »

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