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Liste des sujets

Horses

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
26 juin 2007 à 12:29:46

Deux mois avaient passé depuis ma dernière prise. Ce changement opérait pendant les vacances, je l´avais d´abord vécu comme une trahison l´annonce au mois de juillet la fermeture de mon lycée. Fini les conneries, et on recommence à zéro. J´étais revenu dans un lycée privé, avec des ados tout bien comme il faut, qui travaillent tout bien comme il faut, qui prenaient de la coke bien comme il faut, et qui couchaient avec des filles là et où il le fallait.
D´ailleurs je connaissais ces gens, les mentalités, les "personnalités" formatées par le star système et la pop culture, bien avant d´y avoir foutu les pieds. Je le sais aussi bien que je sais mon nom car des lycées comme ça j´en avais fréquenté, avant.
C´était ma tragédie, un sentiment de perte de temps, j´avais franchi durant une année toute les étapes qui avaient fait du pauvre petit ado chétif et bourrin un adultes réfléchit et curieux du monde. Il n´y est pire chemin que celui qui vous ramène sur vos pas.
Je passais mes recréations seul, appuyé contre la barrière, parfois j´écoutai de la musique, parfois je me contentais d´observer cette masse adolescente de la génération steak haché, cuillère en argent dans la bouche, une vie pré mâchée. Je n´avais rien à voir avec ces gens, avant oui peu être, mais plus maintenant.
Une chose me sortie de ma torpeur, une fille.
Lorsque je l´ai vue pour la première foi, j´étais en train de me dire à quel point j´étais seul, à quel point mes amis me manquaient. Allaient-t-ils bien ? Oui, certainement, ils étaient tous ensembles, et puis ils n´étaient pas dans ce lycée infâme et moisi.
Mon regard se porta à nouveau sur cette chose informe qui trottait avec un aire ahuri sur le visage en contre bas: une fille. Très chique, très bourge, très conne; Formule Longchamp, tailleur de marque, sac à main du même acabit, boucles d´oreilles Agatha, écharpe Burberry été comme hiver, manteau option gros boutons dans le style de ceux des empereurs Autrichiens .
Je me souvins avoir pensé, "D’où Jésus ! Si je vendais toute la camelote que cette fille a sur elle, il doit bien y avoir moyen de tenir tout une année de shoot". Je n´étais pas sérieux bien sûre, mais je trouvai le contraste intéressant, de plus en plus intéressant, d´ailleurs, à la réflexion elle me disait quelque chose.
Alors j´ai fait ce que toute personne bien pensante aurait fait à ma place. Je dévalai les marches quatre a quatre et l´interpella :
-"Pardonne moi, on ne se serait pas déjà rencontré ?"
-"Ouais on s´est croisé à une soirée et après ...."
-"laisse tombé, pas ici, j´étais ton vendeur c´est ça hein ?"
-"Ouais c´est ça"
La fille avait l´air agacé de me voir, elle avait pris un aire genre "je suis énervée", du style "bouh bouh mes parents m´aiment pas".
Moi j´étais le plus heureux des hommes, ça confirmait ce que j´avais toujours pensé d´elle, petite bourge pommé, encore une à qui il faudrait apprendre la vie, personne dont la terre pourrait très bien se passé de supporter.
Les gens de nos jours sont tellement dépourvus d´intérêt, quelque part j’éprouvai de la peine pour cette fille, pour tous. Tout ces fashions qui déferlaient autour de moi.
Oscar Wilde vient m´habiter l´espace d´un instant:
"Ce qu´un homme possède réellement est ce qui est en lui. Ce qui lui est extérieur ne devrait pas avoir la moindre importance."
Ces gens auraient-ils seulement compris le sens de ces mots ?
Pauvre fille je la mettais face à sa propre réalité, réalité fade, sans passion, sans intérêt. Ces gens avaient peur de la mort, non pas que le coté spirituel de la pénitence les effraient mais seulement que pour eux la mort était source de changement et que le changement n´est pas compatible avec la vision matérialiste et conservatrice de ces enfants nés d’une société capitaliste, monde de moutons télévisuel. Moi j´avais peur de la mort, car elle tardait à venir.

LeDetective
LeDetective
Niveau 10
26 juin 2007 à 19:56:55

il faudrait écrire quelque part qu´il faut donner quelques précisions sur le texte: sujet, ect...

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
26 juin 2007 à 20:02:02

Ca n´a rien d´obligatoire.

LeDetective
LeDetective
Niveau 10
26 juin 2007 à 20:14:07

Ca serait quand même plus sympa pour les lecteurs. Là on dirait qu´on nous balance un texte, genre "démerdez-vous"

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
27 juin 2007 à 00:32:08

Sache, Sherlock Holmes, que tous les auteurs ou presque balancent leurs textes comment ça et que personne n´est tenu de donner des indications sur les écrits.

Si les gens ont envie de lire, ils lisent, sinon ils se cassent.

Monsieur a-t-il besoin davantage de précision ou il faut peut-être lui expliquer avec plus de précisions ?

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
27 juin 2007 à 07:26:47

J´avais rencontré cette fille à une époque sobre de ma vie, elle, elle était encore au collège à l´époque, et je lui vendais du Poppers, c´était un deal ou elle était perdante sur tout les points. Je touché des fioles à huit euros pour lui revendre quinze, soit sept euros de bénéfice.
L´ennui principal avec le deal, s’est de pouvoir vous réapprovisionné et fournir à toutes heures du jour ou de la nuit. Et j’ai été un bon dealer. Ainsi j´ai monté mon affaire, plus je vendais et plus je pouvais acheter, et moins ma consommation journalière me coûtait.

Le Rex Vidéo est un sombre endroit pour un adolescent de dix sept ans, une putain de fosse à merde d´ailleurs ; C´était un sex-shop sordide, qui était à quelques pas de mon lycée. Il y avait une énorme pancarte avec écrit THE REX sur la façade, qui la nuit clignotait bon gré malgré d´un rose bonbon qui laissait un goût de vomi dans la bouche. Les fenêtres étaient masquées par de grandes affiches toutes blanche, qui ma foi vu de l´intérieur perdaient de leurs puretés.
Au début, le vendeur nous demandait à moi et au reste de la bande, une carte d´identité, par chance l´un de nous était majeur.
Par chance ? Pas tant que ça peut être. Au bout de quelques semaines, mon entrée suscitait un élan d´agitation, il, le vendeur, abandonnait son activité pour venir me servir. Le temps d´arriver au comptoir que déjà tout les échantillons, du meilleur au pire poppers étaient exposés en une sorte de rangé qui me rappelai les rangés d´enfants lors de mes petites classe.
Le mec me demandait alors "combien t´en prends ?" , il avait quelque chose de texan dans son attitude, sûrement un effet secondaire du a l´exposition quasi permanente à des porno us. En parlant de porno, je me hâtais, trop dégoûté par celui qui défilait derrière le comptoir, sur un écran géant. Si vous voulez du trash nous avons tout ce qu´il vous faut, une fille buvait la pisse d´un mec à même sa bite pendant qu´une autre lui chiait dessus. Putain de vie.
Quel espèce de gros porc peut bien s´astiquer devant une telle monstruosité.
Lorsque je sortais, je prenais grand plaisir a respirer cet air pure, oxydé par un gaz carbonique, cent pour cent ville propre.
Je venais de claquer cent euros, huit fioles de "pop´s", deux "sliver" et enfin, une "Hardcore" en guise de cadeau.
J´avais bien sur testé la marchandise, particulièrement le Hardcore, pure anglaise, de la bonne en d’autres termes. Alors bien sûre lorsque je suis sortie c´était plus qu´une bouffé d´air qu´il me fallait mais quelques minutes, pour que cesse cet effet de chaleur, de bonheur et d´hilarité, et aussi de mal de crâne.

Maintenant tout cela était du passé, j´avais tourné la page de cette période. Pourtant j´avais passé la meilleure année de ma courte vie et pour rien au monde je ne l´oublierais.
L´histoire qui va suivre et l´histoire de nos vies. Nous somme des rebelles sans rébellion, des artistes du capitalisme, nous incarnions la Renaissance de l´esprit Bohème, des rêves en proie au spleen.
Nous vivions dans un monde parallèle. En plein sixième Reich, si Hitler avait gagné la guerre tout le monde vivrait comme nous.

Je m´étais fait viré de mon lycée, enfin disons que l´on m’avait clairement fait comprendre que je n´étais pas le bien venu l´année d’après.
Me voilà donc dans un nouveau lycée, un peu spécial, une sorte de repère pour les marginaux de l´éducation. Nous n’étions pas plus de douze par classe, et bien qu´il y est seulement neuf tables dans notre salle, je peux vous garantir que jamais nous eûmes besoin d´allait en chercher d´autre.
Le premier jour j´ai vu défiler dans cette classe toute sorte de personnes, toute plus bizarres les unes que les autres.
Au début, le bon vieux milieu gauche bourgeoise de merde me manquait, mais j´ai très vite appris a connaître ces gens et j´ai compris que chacun d´entre eux valaient mieux que tout les petits cons qui m´avaient servi de camarade dans mes classes précédentes. Tous avaient vécu, ou vivaient des choses dure qui leur avaient donné cette chose au fond des yeux, une sorte de force, comme si leur courte vie été déjà porteuse d´expérience enrichissante. J´avais l´impression d´être avec des gens qui me ressemblaient.
Au milieu de ces nouvelles têtes, il y avait un mec, cheveux long, petit bouc, un air de Che Guevara sur la tronche, mais avec un petit côté bobo. C´était H, un mania du poker, qui ne s´habillait qu´en costume Sicilien, avec un attrait certain pour la schizophrénie et tout autre sorte de psychose. Dans la classe d´en face il y avait Camille que très vite nous appellerons Cam, car Camille avait toujours de la bonne Cam, ainsi que Made, une sorte de Dandy, une fashion, mais pas une victime, plutôt une sorte de maîtresse fétichiste de la mode, mais de sa propre mode. Une Pete Doherty au féminin. Cam était beaucoup plus branché babs. Une vraie pas une de ces hippies chiques anorexiques qui défrayait les chroniques de mode.
Non Cam était libre dans sa tête.
On se parlait de temps en temps mais bon nous n´étions pas dans la même classe.
Normal quoi.

Tout changea lors du premier ou peu être du deuxième cours de sport.
Made avait amené une fiole de poppers, et j´avais plus ou moins entendu parler de ce truc. Dans le langage courant c´était la drogue des gays. En fait c´était un vasodilatateur, qui sert en l´occurrence à dilater l´anus. Pour les jeunes de nos jours, ça sert à planer ; On snif le solvant, le poppers en somme, ce qui fait dilater vos vaisseaux sanguins, et sous l´effet d´un apport d´oxygène, le cerveau se décontracte si on veut.
Texto la fille renifle longuement le liquide transparent mais à l´aspect plus épais que de l´eau contenu dans une petite fiole de verre marron de la taille du pouce.

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
27 juin 2007 à 13:00:11

Sujet: Comment devenir adulte dans un société basée sur l´apparence et la consommation sans sombrer dans la drogue le tout grâce à Dieu.
Quand au titre, l´explication viendra avec les lignes^^
C´est suffisamment explicite ou je continue :rouge:

LeDetective
LeDetective
Niveau 10
27 juin 2007 à 13:49:08

Merci pour les précisions^^. Je suppose que tout le monde sera d´accord pour dire que l´ensemble est plus simple à lire avec le sujet du texte.

Pour ce qui est du texte en lui-même, je le trouve plutôt sympa.
Sans indiscrétion aucune, est-ce autobiographique?
Quelques formulations un peu lourdes, notamment quand tu utilises "une sorte de ...", quelques fautes d´orthographe et quelques fates de frappe.
J´attends la suite :oui:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
27 juin 2007 à 13:52:32

Tu supposes mal ...

LeDetective
LeDetective
Niveau 10
27 juin 2007 à 13:54:41

M´en fous... :gni:

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
27 juin 2007 à 20:26:21

H et moi avions eu soudainement la même idée.
-On peut tester ?
A cette époque je n’avais pas vraiment de limite. Pour la première fois de ma vie je venais de mettre un coup de pied au cul au gentil garçon, je passais un pied derrière la ligne Good Boy pour la quitter.
Putain je me souviens avoir pensé "Wahou encore". je crois que l´on ne peut pas s´imaginer si on ne l´a jamais fait, faire du sport défoncé au poppers, on courait comme des dératés, toutes les deux minutes on se faisait passer la fiole, et même si on s´en foutait partout, on s´en foutait pas mal, on était def !
C´est là que tout a commencé.
Désormais H, Cam, Made et moi, étions inséparables.
Ce lycée n´était pas comme les autres lycées que j´avais fréquenté auparavant. J´y étais rentré clean et j´en ressortirai crade.
On discutait avec les autre mecs de la classe, tout le monde me prenait pour un rouleur de cônes alors que j´avais presque jamais fumé, quelque ironie quand on sait le fin mot de l´histoire.
Il y avait aussi dans ma classe un mec, genre hippie rebelle qui était un acro/tox au taz et à la C, il était sympa et au fond je le trouvais plutôt cool.

Tous les vendredis aprèm nous avions sport et deux heures pour manger. Nous décidâmes alors d’apprécier le cours de sport à sa juste valeur.
Cela ne faisait pas trois semaines que l´on se connaissait, notre amitié n´était motivée que pour une seule et unique chose: aller le plus bas possible dans la déprave physique pour transcender nos esprits.
Un midi on s´était calé dans un parc. Rhum, Vodka, rosé, et bien sûr, poppers. Une caméra vidéo pour pouvoir revivre le tout.
Et là on avait vraiment déconné, au bout d´une heure et demie à gueuler, bader, fumer, snifer et boire, nous avons pris le bus, l´un de nous toujours caméra en main. Dans le bus nous nous étions avachis en plein milieu à même le sol. On snifait et on rigolait comme des porcs, la fiole n´avait pas de répit, on arrivait même a tirer a 3 dessus en même temps !
Tout le monde nous regardait et nous nous en foutions royalement, on était jeune.
Arrivé en sport plus aucun souvenir: la caméra avait été coupée.
Je me rappelle juste avoir eu une énorme envie de pisser.

A oui, je ne vous ai pas dis a quel obscur endroit les cours de sport se déroulaient, et bien voyez-vous c´était un camp militaire tout ce qu´il y a de plus normal, avec ses bâtiments militaires, ses terrains de sport militaires, ses militaires et bien sûr, ses gardes militaires, l´endroit rêvé pour un mec cramé en somme.
Je trouve que cela rend la situation d´autant plus cocasse.
Me voila donc en train de pisser sur le général Joffre tel un pigeon déposant sa fiente quotidienne sur le nez de pierre de la dite statue.

Très vite l’idée d’attendre toute la semaine l´arrivée du vendredi nous parut insupportable.
"Plus loin, plus vite" était notre devise.
Nous avons alors transposé nos activités du vendredi, à toute la semaine.
En ces temps-là nous étions à une fiole par personne et par semaine, trois ou quatre joints le midi. Ca nous coûtait de plus en plus cher, tout le monde était chargé en shit, sauf moi alors je pris le rôle de Mr.Poppers. Même si je prenais de la merde (du huit voir du sièze euros dans le meilleur des cas) j´étais à la déche. C´est à cette époque que j´ai commencé alors à dealer.
Le principe est simple, aller à une soirée, trouver deux trois pigeons, leur faire tester, et enfin leur laisser mon numéro de portable. Les mecs mettaient deux heures à se décider à essayer, mais une fois ce cap franchi ils me suppliaient pendant des heures pour re-goûter au paradis instantané. J´ai échangé des clopes, des joints, et même jusqu´à deux euros pour un trait. C´est dans l´une de ces soirées que j´ai rencontré cette meuf, une bourge totalement pommée, une énorme mytho, coincée comme pas deux qui se faisait passer pour une tox. Le genre de fille qui saute sur un trait mais qui se bouche le nez tellement elle flippe.
A vrai dire la meuf m´achetait une fiole par jour mais je finis par comprendre qu´elle n´y touchait pas, c´était juste pour faire "classe" . Quand t´es une fille de 3eme ça fait toujours classe d´acheter des prod à un mec plus âgé juste à la sortie du collège. La pauvre elle n’avait rien compris.

En tout état de cause le deal m´a bien servi. J’offrais du shoot à toute la bande et pour que dalle, et je me faisais de la thune, et en plus je rendais service à toute une population de jeunes. Je les aidais à se faire une image enfin peut-être pas, pas vraiment idée de la morale à l´époque.
Et puis merde, ça m´excitait le deal, j´avais l´impression d´être utile et au fond je l´étais pour ces mômes. C´est peut-être ça le pire !

Nous étions la génération Clean-Next. Pour nous il n´y avait pas de grandes guerres, pas de grandes dépressions, notre guerre était spirituelle, notre dépression était nos vies. Tout avait déjà était fait. "Sous les pavés la plage" avaient clamé nos parents, "Dans nos nez la défonce" serait notre devise, nous ne combattions pas la société, mais nous-mêmes. Génération Kleenex. Notre destiné était d´être les grands absents de l´histoire.
Nous devînmes ce que nous rêvions d´être.
Nous nous somme nous-mêmes désignés ainsi, les Clean-next, ou Kleenex car le poppers laissait des croûtes sanglantes sous nos narines.
Et pourtant nous étions tout sauf des junkies, à qui nous voulions tant ressembler, parce qu´on trouvait que ces personnes que l´on voyait dans Requiem, Blow Trainspotting, Las Vegas Parano et tant d´autres semblaient avoir trouvés un sens à leur vie, un XXIème siècle spirituel.
Nous admirions ces hédonistes prêt à foutre leur vie en l´air, nous, on s´était juré de ne jamais toucher a l´héroïne, le nec plus ultra de la défonce.
Comme quoi, avec du recul on n´était pas si con que ça.

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
28 juin 2007 à 12:41:28

On devint vraiment pote, une belle bande d´amis. A notre manière on reproduisait un peu le rêve hippie, l´illusion que la défonce nous élevait, nous rapprochait de Shiva ou de je ne sais quel Dieu.
C´est à cette époque que j´ai commencé à fumer régulièrement, d´abord le mercredi après-midi lorsque nous nous allongions dans le jardin des plantes pour refaire encore et encore, inlassablement, le monde et les civilisations, et je continue à penser que nous étions et sommes les plus lucides de ce monde.

Le midi, nous mangions en face du lycée, sur une place où les défections canines se tiraient la bourre pour se faire une place de choix sous nos pieds et ainsi envahir nos narines déjà trop persécutées. Le rythme fût très vite prit, on allait s´acheter une sorte de sandwich chez un vietnamien ultra crade. Cam et Made avaient rarement assez de thunes pour s´acheter à manger.
Après on s´allumait une clope et très vite des joints. C´était un mec du lycée, un mec avec les neurones totalement cramés au THC. Le mec cartonnait à sept persus par jour, dont deux entre midi et deux.
Le mot persus révèle bien l’ambiguïté qui subsiste sur le cannabis et tout les drogue dites récréatives en générales. Pour la plus part l’herbe est un facteur de socialisation, un moyen de passer de bons moment avec ses amis pour d’autre, c’est l’oubli, le manque de sommeil, l’antidépresseur. Le cannabis n’en reste pas moins une drogue douce, mais c’est l’usage qui en est fait qui lui est dure. Aucun duel au cannabis n´a été enregistrée en deux millénaires d´histoire médicale. La dose létale du cannabis serait estimée à une prise unique par ingestion de sept kilogramme et demi. Le cannabis étant le plus souvent consommé par la fumée, et sachant que l’inhalation est sept foi moins puissante que l’ingestion, vous imaginé la quantité d’herbe qu’il faut fumé pour faire une overdose de THC .
Ce mec était le parfais exemple de l’accro au shit, ne pouvant s’endormi ou passer un moment dure sans sa dose de delta-9-tétrahydrocannabinol.
On lui prenait souvent un petit pet avant d´aller en cours.
Nous aimions beaucoup être défoncés surtout durant les cours de français et d´histoire. Je me rappelle un jour mon prof m´avait posé une question, et moi j´étais explosé, j´avais répondu totalement à coté, il avait compris mais comme il était jeune et qu´à mon avis il fumait ou avait fumé, il avait seulement dit:
"T’as la pâteuse hein ?"
J´avais fermé ma gueule. Une autre fois, je m´amusais avec mon feu - bon en fait je cramais la table - il m´avait sorti "Qu’est-ce que tu effrites ?"
Alors j´avais su, ce mec avait été comme nous, comme quoi on n´était pas autant que ça à côté de la plaque.
En français on préférait boire, on cartonnait aussi au rosé, une bonne bouteille par jour. Il n´y a pas, à mon souvenir, un seul cours de français ou nous n´avions parlé d´absinthe, de rhum, de vodka, de comment distiller les plantes, où pouvait-on trouver un alambique. Vive l´éducation nationale.

Un midi, nous nous étions installés dans un parc, j´avais croisé un mec que je connaissais par l´ami d´un ami. Il avait quatorze ans, mais c´était déjà un déchet, son père faisait pousser. il avait de la weed de pure qualité, ce jour-là on avait fumé trois joints de weed, d´herbe quoi, mais vraiment très bonne.

J´avais cours d´espagnol, les autres avaient tous italien, ils rentraient une heure plus tard que moi. Sur le retour j´étais donc seul, je n´avais qu´à marcher trois cent mètres. Putain de trois cents mètres! J´essayais de marcher de plus en plus vite, le plus vite possible, mais j´avais toujours cette impression que je n´y arriverais jamais. C´est comme si le monde s´était ralenti, j´étais en bullet time. En plus j´étais obligé de passer par ce que Cam et moi appelions "Le puits de Gravité", c´est un trottoir, qui lorsqu´on passe dessus en ayant fumé augmente considérablement votre poids de telle sorte que vous vous sentez obligé de marcher comme un canard.
Je croyais que le plus dur était passé, tu parles!

Le cours d´espagnol, était tout bonnement horrible. Je me souviens avoir pensé "Doux Jésus mais qu’y avait-il dans ce joint ?"
-"Mon dieu j´ai dit ça tout haut ?
Cette heure-là je l´ai passée à alterner entre deux positions.
Position 1: Droit comme un pic, le dos contre le dossier, grand sourire, le smille comme on dit, les yeux totalement explosés. Le problème est que la prof devait s´en rendre compte.
Position 2: le front collé au bureau en train de bloquer sur mes chaussures. Problème d´une telle position, on bade très facilement. J´avais envi de vomir et je sentais la parano monter en moi. Je n´avais qu´une seule envie c´était d´en finir, mais je ne pouvais décemment pas demander de sortir. Alors j´ai prié pour ne pas être interrogé et espéré que l´heure allait vite passer. Lorsque je fus libéré des joies ibériques, je puis rejoindre les autres qui m´attendaient dans un coin de la cour. Ils étaient en train de se scotcher au poppers. H me tendit la fiole, je la refusais, je ne pouvais plus rien pendre. Les autres n‘étaient pas glorieux non plus. Made ne comprenait plus rien à ce qu´il se passait, qui était-elle, où était-elle, Cam rêvait à travers un morceau de Drum and bass, et H était écroulé par terre en train d´imiter un cri entre la truie et le macaque.
Moi j´avais faim, j´avais soif, et j´avais envie de dormir. Malheureusement, je n´avais ni le temps de dormir, ni assez d´argent pour m´acheter à manger, et beaucoup trop la flemme d´aller boire dans ces chiottes merdiques qui sentaient l´urine.
Alors j´ai pris la quatrième solution, celle d´allumer une clope. Pas très malin j´en conviens, le surplus de THC vient se fixer sur la nicotine. Je venais de reprendre une claque.
H et moi, avions cours de Math maintenant. Mais la véritable question est de savoir que s´était-il passé le reste de cet après-midi.
Ce qu’il y avait de bien à ce lycée c´est que nous sortions presque tous les jours à trois heures, ce qui me laissait le temps de rentrer chez moi, pour prendre une douche et de paraître clean devant papa maman.

[Darky]
[Darky]
Niveau 10
03 juillet 2008 à 11:58:04

L'intégral ici: http://blog.myspace.com/281450936

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