bonjour !
Bon voilà je suis sûrement le seul participant de cette semaine mais bon, ce n´est pas grave^^. Sur ce sujet "fraude à l´assurance", j´ai décidé d´être totalement décalé et d´écrire dans un style que j´ai beaucoup lu mais jamais écrit, par test, par envie d´innover tout simplement. A vous de juger ce que ce texte, semblant incomplet et court au premier abord, peut réveler comme qualités et défauts de fond et de forme ! Merci pour vos critiques et n´hésitez pas à poster aussi sur ce même sujet !
LETTRE DE MADAME DE LAGARDE AU MARQUIS DE MERVILLE
Marquis,
Que je suis malheureuse !
Aujourd’hui au salon de madame De Riccoboni, les rires étouffées, les regards furtifs n’ont pas cessés à mon endroit. Au début, je pensais qu’il ne s’agissait que de simples plaisanteries, et puis au bout de quelques minutes madame De Riccoboni en personne est venu m’annoncer la terrible nouvelle, l’origine de ces moqueries : on vous a vu hier soir marquis, avec Lady Steale, au Grand Théâtre. On dit que vous l’avez ensuite amenée chez vous ! Mais comment pouvez-vous donc me faire cela ? Moi qui croyait au début à une simple amitié, même si j’avais quelques doutes, voilà que vous me les ôtez tous en invitant cette femme dans votre antichambre ! Mais qu’ai-je donc fait pour mériter de vous une telle offense ?
Que possède donc cette femme que je ne possède pas ? Quel amour vous porte t-elle pour que vous oubliez ainsi l’amour que moi je vous porte ? Je suis déçue marquis, et vous comprendrez que je ne peux pour l’instant plus souffrir votre présence. ..
Amélie.
LETTRE DU MARQUIS DE MERVILLE A MADAME DE LAGARDE
Chère Amélie,
La lettre que mon valet vient de me donner n’a fait, en premier lieu, que m’échauffer davantage la bile. Vous m’accusiez d’égards pour Lady Steale , voilà maintenant que vous m’inculpez de tromperie !
Mais alors qu’un homme qui ne vous connaît point vous accuserait déjà de calomnies, de mensonges éhontées, l’homme qui vous écrit ces lignes, au souvenir de votre doux regard vous trouve déjà de délicieuses circonstances. N’est-il pas beau de voir la femme que l’on aime vous aimer à ce point qu’elle en devient jalouse de toute beauté vous approchant ? A quelques mois de notre mariage et de l’union de votre si grande famille, à la mienne si modeste, comment pourrais-je envisager de vous trahir ? Pourquoi donc vous torturez l’esprit en si terribles pensées, alors que votre insouciance et votre innocence vous rendent aussi gracieuse que Bérénice dans la pièce du même nom ?
Ne doutez plus à l’avenir de mes hommages envers vous. Ma belle ! Nous nous verrons demain soir, et si vous le voulez bien, nous en reparlerons en tête à tête. Votre sourire me manque tant…
Veuillez recevoir, une fois de plus, l’assurance de mon amour le plus vif…
Le marquis Etienne de Merville.
BILLET DE MADAME DE LAGARDE AU MARQUIS DE MERVILLE
Retrouvons nous alors demain à vingt et une heure aux Jardins du Prince.
Votre Amélie.