Voila la 2ème version:
Soudainement, le bip tant attendu retentit. Les hommes se levèrent dans un brouhaha assourdissant. Chacun se précipita à son poste, scrutant les informations que délivraient les ordinateurs. La salle était composée de machines en tous genres. On en trouvait, ici, comportant un écran, d´autre, là-bas, ressemblaient à d´immenses centrales d´ordinateurs. Cet amas d´équipement ultra-sophistiqué réduisaient de moitié l´espace de la salle. En son centre, une table était présente. Elle servait à chacun des scientifiques qui y exposaient leurs recherches. Toute la salle était assombrie par les volets tirés sur les fenêtres. On ne distinguait qu´une lumière rouge produite par une lampe clignotante qui accompagnait le bip sonore. Sur chaque ordinateur s´affichait la même carte du monde. Elles se firent plus précises et affichèrent l’Amazonie. Une clameur profonde surgit parmi les hommes. Tous les scientifiques allèrent se grouper autour d´une machine.
Toda Mills se redressa sur sa chaise et se mit à pianoter sur le clavier de son ordinateur. Une fenêtre s´ouvrit devant la carte et un langage informatique apparut, défilant à toute vitesse au rythme du tapotement de Mills sur le clavier. Ce signal était produit par un mystérieux élément.
Toda arriva huit mois, avant ce jour, à la Géologics Corp. On l´avait nommé à ce poste car on se doutait de l´existence d´une matière nouvelle. Des indices, qui se firent plus précis, indiquèrent que cette matière était une pierre et qu´elle se trouvait sur le continent américain. C´est ainsi que Mills passa toute ses journées à analyser les différents signaux, à comparer les relevés spectrographiques. Mais au fil des mois, la société sombra et il ne restait pas beaucoup de temps aux scientifiques pour déterminer l´endroit où se trouvait cette pierre. Toda Mills avait attendut ce jour bien longtemps. Il avait enfin déterminé la provenance du signal. Cependant, ce n´était pas encore assez précis pour pouvoir effectuer des recherches. C´est pourquoi, le scientifique cherchait à agrandir la carte afin d´avoir une idée plus précise sur le lieu d´émission du signal.
La carte s´agrandit de quelques millimètres. Les laborantins, qui avaient retenu leur respiration, la relâchèrent et poussèrent des soupirs prolongés. Déçus, ils regagnèrent leur poste. Toda Mills s´ébouriffa les cheveux, ce qui semblait être chez lui un signe d´énervement ou d´impatience. Il savait que les recherches s’étendraient sur une centaine de kilomètres de diamètre et se trouveraient en pleine forêt amazonienne. Elles allaient durer beaucoup trop longtemps. Les financeurs ne pourront et ne voudront pas attendre autant. Il fallait absolument approfondir les données et localiser plus précisément le signal. Mais le temps lui manquait. La société n´avait plus de ressources et allaient probablement tomber en faillite. Toda le savait pertinemment et il n’avait pas travaillé d’arrache-pied depuis huit mois pour voir ces efforts anéantis maintenant. Il s’acharna sur le clavier et tenta de trouver une solution.
Le chef de salle lui mit la main sur l’épaule et dit :
« C’est peine perdue… Vous le savez…
-Non, je ne veux pas le croire. Ce signal nous indique que nous avions raison. Il existe bien un nouveau matériau, un nouvel élément qui n’attend que d’être trouvé. C’est une nouvelle extraordinaire. Et si nous ne faisons rien, nos concurrents s´accapareront cette matière avant nous.
-Je le sais. Mais vu le rayon de déploiement du signal, il faudrait des mois, voire des années, pour trouver la position exacte de la pierre. Vous êtes au courant de nos difficultés financières. On ne pourra pas étendre les recherches.
-Alors choisissons une zone et parions nos investissements sur celle-ci.
-C’est bien trop risqué. »
Toda se leva, énervé :
« Je ne veux pas, je ne peux pas abandonner ! S’il vous plaît, faîtes-moi confiance, donnez-moi la responsabilité d’une équipe d’exploration.
-Non… Je ne peux pas… Et de toute façon, cette décision ne m’appartient pas. C’est le Conseil qui doit la prendre. A vous de trouver les mots pour le convaincre. La prochaine réunion a lieu dans deux jours. »
Toda Mills lâcha un juron.