Voici un texte, qui, je vous avertis, peut choquer. Donc réfléchissez à deux fois avanz d´entamer votre lecture.
Anonyme
Je regarde les autres enfants jouer par la fenêtre. Leur rire tinte à mes oreilles comme une douce mélodie. Leur sourire traduit la joie de vivre, ainsi que l’innocence. Moi, je suis accoudé au bord de cette fenêtre, avec l’irrésistible envie de les rejoindre, de participer à leurs jeux, de rire en leur compagnie. Bref, d’être heureux.
Je sais que je ne dois pas y aller. Ce n’est pas bien. Si je sors de chez moi, je risque de craquer, et cela ne doit jamais arriver. Si je me laisse déborder par mon instinct, on me montrera du doigt, et je finirais par inspirer la crainte et le dégoût.
De jour en jour, je deviens distant avec mes semblables, voila trois semaines que je n’ai pas quitté mon domicile, pour éviter de céder. Mais je suis dans la nécessité de me nourrir, et une fois par mois, je sors de mon repère pour me procurer des vivres. Ces moments sont les plus pénibles de mon éternel calvaire, car la tentation est partout. Je ne dois parler à personne, et éviter de me faire remarquer.
Depuis peu, j’ai fait l’acquisition d’un remède. Il est absolument radical, une dose suffit pour soigner tous mes maux. C’est la seule solution, mais je ne l’utiliserais que dans le dernier des cas, quand tous espoir se sera évanouit.
J’ai trente-cinq ans, je m’appelle Jean, et je suis pédophile. Mon attirance sexuelle est une véritable malédiction. Ma seule fierté est de ne pas avoir succombé à mes vices.
Le plus dur, c’est de ne pas pouvoir en parler, même à ses plus proches amis. Le simple fait de mentionner le mot pédophile suffit à me classer dans la catégorie « violeur d’enfant », alors que c’est exactement ce que je veux éviter. Personne n’est donc capable de comprendre que se n’est pas de ma faute ? Que je ne veux pas de cette vie ? Et que je préfère la mort au fait de toucher à un enfant ?
Notre société ce dit ouverte et tolérante, mais moi aussi j’ai besoin d’être écouté !
Trois coups retentissent à la porte, je m’approche avec lenteur de la seule barrière qui me sépare du monde. Je l’ouvre. Devant moi, une petite fille de onze ans environ, avec entre ses mains une boite de biscuit colorée. Ses cheveux forment de jolies bouclent brunes, et son sourire d’ange me trouble. Sans lui adresser un mot, je me dirige vers le bureau situé derrière moi, j’ouvre un tiroir, et m’empare de mon médicament. Je pointe alors le canon de mon remède contre ma tempe, et actionne la détente. Me voila enfin guéris.
Je m’appelais Jean, j’avais trente-cinq ans, et j’étais pédophile…