Voilà 
C´est un premier essai de tragédie. Bon ça reste très classique et la première scène est courte mais ça devrait s´énerver un peu. Pour les pros des tragédies et de la mythologie, je sais que les noms que j´ai donné sont faux que les personnages n´existent pas hormis Priam et Hermione. D´ailleurs Troie a été détruite en même temps que Priam est mort donc je sais que tt cela est "historiquement" impossible mais ça m´amusait de réinventer ce passage.
Pareille pour la guillotine c´est un anachronisme mais j´imaginais cette scène avec une guillotine depuis le début. J´ai hésité et puis finalement puisque rien n´étais juste je me suis dis que ça avait peu d´importance.
Voilà je me tais et vous laisse juger.
Acte premier
Scène première
Un mendiant est attaché, la tête posée sous la guillotine, prête à être tranchée.
Parmi la foule, Illion, fils de Priam et véritable successeur au trône assiste à la mort prochaine.
C’est alors qu’apparaît, au balcon du palais royal, le régent Esas.
Mendiant :
Une seconde et le voilà différent déjà.
Son sourire illumine la cour et efface mon parjure
Roi des rois, saint des saints.
Qui es tu toi que le soleil a choisi ?
Nul ne saurait voir là autre entité qu’un Dieu.
Accueillez l’illustre Esas.
Illion :
Tais toi mendiant.
Nul soleil ne siège en ces lieux, seule la mort t’aveugle.
Stupeur dans la foule.
Esas :
Que se passe-t-il ?
Pourquoi ce silence alors que je me présente à vous.
Vous, peuple troyen, que je chéris plus que tout.
Vous qui par mille guerres êtes passé.
Vous qui mille fois êtes mort et qui mille fois êtes né.
Je vous en prie enlevez moi ce sinistre doute.
Celui de croire que ma sentence n’est pas juste, que cet homme attaché, ce mendiant de petite vertu mérite la vie et mon jugement la mort.
Mendiant :
Oh non, rien de tout cela mon seigneur.
Votre voix porte plus haut que toute la justice.
C’est moi l’être infâme qui vous supplie aujourd’hui.
Moi qui me suis couvert de honte à vous traiter d’arriviste.
Je me saigne encore à prononcer ce mot aujourd’hui.
Si c’est la mort que vous me choisissez alors je l’accueille à bras ouverts.
Mais sachez avant tout que ce silence qui vous effraie tant est l’œuvre de cet homme.
Le mendiant désigne Illion du doigt.
Esas :
Qui es-tu ?
Qu’a-tu dis pour que mon peuple se taise face au spectacle que je lui offre à ce jour ?
Illion :
Spectacle ?
Spectacle de mort.
Voilà donc l’avenir de Troie.
Sacrifice, trahison, deux mots que tu leur sers le cœur emplit de joie.
Esas :
Comment ose-tu ?
L’exemple piteux de ce mendiant ne t’as-t-il donc pas servi ?
As-tu ouvert les yeux ou du moins écouté ce qu’il a dit ?
Illion :
Oh non certes je n’ai rien vu.
Votre éclat traître est tel que même notre ami ici attaché n’y a vu miette.
Pour ce qui est d’écouter, je me garde d’entendre les sottises qui sont ici proférées.
Esas :
Aussi en ces quelques mots, c’est la mort que tu as choisi.
Illion :
Quel beau spectacle je vous offre alors.
Mendiant :
Et la mienne de mort ?
Est-elle toujours de mise ?
Esas :
Tais toi mendiant, voilà que ma tendre et future épouse fait son apparition.
Hermione entre en scène suivie par deux confidentes.