Oui, comme je le disais c´était vraiment y a longtemps et les derniers chapitres sont vraiment meilleurs.
CHAPITRE 2, by Selestrielle :
Certains diraient que c´est maladroit quand on veux passer inapercu de se faire un collier avec une flèche à gaz vert brillant. Certains autres vous diront que c´est justement une idée fabuleuse du fait que la milice de la ville n´enlevait jamais les bijoux des condamnés. Une histoire de talismans disait-on, mais quoi qu´il en soit, c´était surtout quelque chose de fantastique à avoir à portée de main quand on se réveile dans une petite cellule froide comme celle de Pavelock.
C´est justement là que je me réveillai ce matin là, une douleur aigue dans le dos. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que je m´étais en fait accotée sur un crochet cloué au mur de ma cellule. Inutile direz-vous, oui, en effet. Je bougeais doucement, rien de cassé, les miliciens avait un don pour l´art de guérison. C´est fou tout ce qu´un peux apprendre à arrêter des paiens ivres.
Peu à peu les souvenirs commençaient à me revenir. La course folle pour prévenir Lyam, l´affiche, le bar, les gardes, la flèche, la chute, rien. J´avais toujours su que ces bottes étaient trop glissantes. Il fallait absolument que je dise à Lyam ce que j´avais entendu la nuit précédente. Un paien et un marteleur qui négociaient, les choses devenaient décidément étranges depuis le Flash, la guerre paiens/marteleurs devenait de plus en plus forte. Bientôt, chaque paysan de cette ville aurait définitivement choisi son camp. Les tueries se multipliaient dans les rues, si bien qu´on n´entterrait plus les morts, on les jetaient au large par bateau.
Lyam était de plus en plus nerveux, il ne cessait de raconter que tout concordait avec les prophécies. Les choses portant sur la réalisation de ses "prophécies" l´interressaient toujours. Il était complètement fasciné par ces fameux "Gardiens". Poutrant tout le monde savait bien que depuis la nuit du Flash, il n´en restait plus aucun, du moins ne montraient-ils plus signe de vie. Mais je m´égare.
Patiement, j´étudiai le cachot. Niveau 2 aile D, finis-je par conclure. Avec tout le temps que j´avais passé ici, je commençais à connaître cette prison par coeur. J´avais fini par comprendre que les gardes se faisaient "éliminer" et remplacer si vite que je n´étais jamais reconnue dans ces murs sauf avec les autres détenus. Comme à mon habitude, je m´assied devant la grille de la porte et j´attendis. Arriva ce qui devait arriver, une jeune garde tout neuf pointa le boute de son nez quelques secondes plus tard. Arriva encore ce qui devait encore arriver, je lui lançais la flèche à gaz autour de mon cou. " Joli coup Leane, je n´aurais jamais cru que tu avais raison pour la flèche à gaz. Je dois avouer que tu es plutôt intelligente pour une voleuse", me lança mon voisin d´en face.
Ici c´était chaqun pour soi, personne ne libère personne sauf soi-même. Après tout, avec le nombre exponentiel de voleurs de bas niveau dans la ville, seuls les plus talentueux devaient survivre. J´attrapai le trousseau de clés du garde qui était tombé à proximité et sortit discrètement de ma cellule refermant la porte derrière moi.
Certains diraient que c´est inutile quand on veux marcher légèrement de porter un grosse roche dans ses poches. Certains, non en fait juste moi, vous diront que c´est plutôt utile pour sorir d´une prison comme Pavelock d´une façon inaperçue.
Je trainai le garde sur le sol jusqu´à la fenêtre la plus proche et brisai le carreau. Je frappai le celle-ci à côté de lui. Quand il se réveillerait, il n´aurait qu´une idée en tête, trouver celui qui avait cassé le carreau de la prison et qui lui avait donné cet effroyable mot de tête.
Je trouvai aisément des affaires dans le dépot, barrai mon nom de sur la liste des détenus et j´étais dehors me frayant un chemin dans la population dense du Quartier Sud.
A bientot pour la suite !