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[Fiction] Les Fossoyeurs

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
25 mai 2007 à 10:58:40

Bonjour !

Cette nouvelle s´inscrit dans une petite série de nouvelle présentant la cosmogonie que j´ai mise au point. Je ne dis pas ça de façon orgueilleuse, ´videmment, plutôt pour expliquer qu´il y aura des suites et des suites encore dans ce même univers. Plutôt inspiré par l´oeuvre de Neil Gaiman, Sandman, d´ailleurs, et celle de Philip K. Dick. Ces histoires mettent souvent en scène des "Voyageurs", une caste qui se révèlera au fur et à mesure des récits !
Voici les deux premiers chapitres. Cette courte nouvelle est dédiée à ma dame de lotus.

Voyageur(s)
Les Fossoyeurs

I.
Le soleil s’était caché derrière une épaisse couche de nuages qui ressemblaient plus à de la poussière qu’on avait vaporisé dans la stratosphère qu’à des vapeurs d’eau. Cela dit, sur le fond d’un brun passé qu’était le ciel, personne n’aurait su faire exactement la différence. Il y avait, dans l’air, une odeur indéfinissable, comme si quelque chose avait été longuement consumé par les flammes. Mais ça ne pouvait pas être l’horizon, et la vaste plate-forme mât n’avait pas l’air d’avoir particulièrement été brûlé auparavant.
Plusieurs silhouettes s’activaient sur la forme courbée de l’astronef. Couché sur le flanc, il ressemblait à une immense grenouille noire qui était tombé des cieux. L’avant était bombé et obèse, avec une vaste bande de vitres teintées et blindées, formant un sourire verdâtre sur cette tête large et ronde. Plusieurs bubons de métal s’évasaient de ce qui pouvait tenir lieu de cou à cet amas de ferraille bravant tout sens de l’esthétique. La passerelle de débarquement s’était dressée dans le vide, comme une patte blessée tendue vers le ciel. Malgré l’épaisse couche de graisse et de rouille, elle relançait encore les rayons mourants de l’astre morne qui s’abandonnait mollement à l’horizon.
Les silhouettes, sans égard pour la gravité, remontaient les flancs béants de l’énorme navire spatial. Zaccharia observait pensivement ces ombres qui se découpaient sur l’orange déprimé de l’horizon. Elles procédaient lentement, faisant de grands pas sur la carlingue vieillissante, s’appesantissaient sur le moindre détail de la surface mât. A plus grande échelle, on aurait dit des fourmis s’activant sur une immense proie pour la dévorer. Ou même les doigts d’un homme des pompes funèbres préparant un corps à l’embaumement. Une main tomba soudainement sur son épaule, alors qu’il s’était abandonné à quelques images plus sélectives encore. « Au boulot, Zac, il faut qu’on finisse au plus tôt avant que la Toile ne se torde à nouveau, marmonna le timbre profond d’un de ses collègues. Même, d’un de ses supérieurs, si tant est qu’il y eut une hiérarchie entre eux.
- Je vais vous le désosser, ce monstre, vous inquiétez pas, répondit le principal concerné.
- Tu n’y mets pas vraiment de cœur à l’ouvrage, fiston…
- Je sais ce que je fais ici et l’importance que ça a, trancha Zac, avec un peu de brusquerie
- Le contraire m’eût étonné » répliqua laconiquement son interlocuteur, rabaissant la visière teintée sur ses traits fanés. « Il y a une soudure, là » montra-t-il de son épais doigt ganté. Zac tourna la tête dans son scaphandre et ne rencontra que le noir de son casque, qui n’avait pas suivi le mouvement et s’interposait avec virulence entre lui et le reste du monde. « Mais pourquoi doit-on porter ces trucs ? Et pourquoi doit-on tout faire sauter ?
- Tu n’as jamais écouté ce que les patrons te disent, gamin ? On respecte le Paradigme. C’est écrit dans le Codex de l’Homme. » Zac se contenta d’hocher la tête, essayant de trouver une parade tout aussi flegmatique au détachement de son compère, qui finit par gagner l’une des écoutilles énormes en forme de gros pustule qui sillonnaient l’astronef, pour s’y glisser. Enfin seul, du moins autant que faire se pouvait, Zac tourna le corps volumineux que lui faisait la combinaison et tenta de s’accroupir avec un minimum de ridicule. Ceci fait, il ouvrit sa poche ventrale et en tira le principal ustensile utile dans la lente mise en branle des différents évènements amenant à la disparition totale du vaisseau. La lame courbe et terne de sa faux. Le manche télescopique était replié à sa ceinture. Il y avait juste une petite garde avec un manche fin qui servait d’encoche si jamais il fallait la déployer toute entière. Zac se contenta de la saisir par l’embout prévu à cet effet et de la démarrer par une petite pression de sa volonté. Le fil de la lame s’éclaira d’une lueur d’un bleu électrique. Soupirant, il rabaissa sa visière et pressa la pointe sur la surface noire. Cette dernière émit directement des étincelles en cédant sous la puissante température émise par la faux. Et le ventre de la bête s’ouvrit lentement. Voilà, tel était leur métier, rendre à la poussière ce qui lui avait appartenu. Détruire les choses mortes de la vie avec acharnement. Les parcelles d’existence que les gens laissaient derrière eux. Et même du passé qui n’en était pas encore, la trame temporelle était si étrange, ici, si absolue et circonvenue. Ce vaisseau aurait pu être un vaisseau réel qui avait ou allait voyagé à travers l’espace. Tout autant qu’il aurait pu n’être qu’un jouet apparaissant dans la mémoire d’un gosse qui rejetait ce qu’il représentait. Qu’importe. Ici, c’était le dépotoir des vies perdues. Marmonnant pour lui-même, Zac sentit une vieille douleur se réveiller dans la poitrine et se gratta inutilement la plaque pectorale en vain.
Une nouvelle voix crépita dans son casque. On allait poser les charges. Il se leva et lança le bras en l’air, pour qu’on le repère. Une plate-forme volante apparut alors et s’éleva au-dessus de la masse noire, tournant doucement sur elle-même, pour venir se rapprocher de la carlingue où certains des fossoyeurs étaient encore en train de dessouder. Ils furent bientôt tous à bord, serrés dans des étroits sièges auxquels ils étaient désagréablement câblés. Un tube essayait inextricablement de s’infiltrer dans la bouche de Zac pour lui fournir de l’eau et ce, malgré toutes ses remontrances. « Bon sang, j’ai hâte de sortir de ce taudis-là, grogna-t-il.
- Il y a une commande sur le dessus du gant gauche pour empêcher ce maudit tuyau de t’étrangler, tu sais ? lui glissa l’homme face à lui.
- Ah… merci. J’en ai vraiment assez de ce délire, j’espère j’en regrette presque le scaphandre habituel, ronchonna Zac.
- Moi, j’étais bien dans cette combinaison, lui répondit l’homme, dont le visage était taillé en lame de couteau. Et puis, ça dépend aussi de ta définition du conventionnel.
- Le vingtième, ça me va. » L’autre fit une mine à avoir levé les épaules, ce qui, dans cette combinaison, n’était pas des plus perceptibles. Le patron lui jeta un regard accusateur. Zac savait ce que cela signifiait. Il n’arrivait pas à voir par le hublot dans l’épaisse couche de matériau dont il ne savait rien, mais il l’aurait préféré. C’était le genre de remarque qui avait tendance à agacer tout les types de l’équipe et il allait encore passer pour le poids mort du groupe. Le patron, que tous surnommaient le Gaulois ici, avait fait ce qu’il avait pu pour l’intégrer et lui faire prendre goût à sa mission. Détruire les choses mortes de la vie, ce n’est pas détruire le souvenir de ces choses, lui avait-il expliqué. C’est donné aux gens l’opportunité de reprendre le cours de leur vie. De leur donner une seconde chance. Et tout le monde en a besoin. Il avait tenté de l’apprendre à Zac lors d’une mission dont ce dernier se souvenait parfaitement.

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
25 mai 2007 à 10:59:59

II.
Au milieu des Limbes orange pâle se dressait un arbre rustique. Plutôt immense, avec un feuillage encore suffisamment touffu pour qu’il étende encore la portée des branches. Il avait l’air vieux, même son écorce semblait changer de couleurs, commençait à blanchir, ses tempes à grisonner. Son grand âge, en vue de la puissance, lui donnait une espèce de noblesse et de dignité que rares sont les arbres à avoir pu laisser émaner.
Quand nous utilisons le terme « immense », nous ne voulons pas dire que c’était un grand chêne. Nous voulons dire que le tronc avait plusieurs kilomètres de diamètre et que ça, c’est vraiment « immense ». Le fait est qu’il était parcouru de débris. Des vieilles voitures abandonnées, des toilettes usagées, des morceaux épars de larges structures métalliques, des centaines de produits ménagés complètement pourris, le tout qui pendaient dans les bras faméliques de l’arbre.
Au milieu de ce fatras d’entropie désaxée, il y avait la plate-forme qui accueillait les fossoyeurs. C’était un lieu tout aussi rustique, à bien y réfléchir. Une espèce de mélange entre du moderne, mais vraiment daté, et l’île des enfants perdus. Avec un peu plus de l’île des enfants perdus pour le côté « pendu dans un arbre ». Il y avait deux plateformes distinctes. La première, la plus large, accueillait un bâtiment fait d’ajouts et de retraits, avec des pièces de métal rehaussées de planches en bois, soutenues par des morceaux du bric-à-brac qui tombait des branches, le tout colmaté par l’étrange matière de l’entre-monde, ce fluide bleuté et organique, malléable mais dure comme de la roc. A l’intérieur, ça allait. Pour éviter que leur lieu de vie ne ressemblât trop à un bar de bikers, tel que l’avait surnommé Zac la première fois qu’il avait vu le réfectoire, les autres avaient donné le meilleur d’eux, à base de récupération, pour avoir le confort d’un vrai chez soi. Au début, Zac avait même trouvé ça embarrassant, qu’on puisse chercher la vie dans ces objets venus de morceaux d’existence morte, alors que leur boulot était justement de détruire tout ça. Le résultat était un mixe grotesque entre art-déco et cabane de chasse, où des sofas aux courbes alambiquées flirtaient allègrement avec une table basse en reste de bobine. Dortoir, réfectoire, salle de repos. Tout était sous la même enseigne.
L’autre plate-forme accueillait tout le matériel pour le boulot. La salle de briefing, celle d’entraînement, l’atelier, les vestiaires, l’armurerie et le hangar. Et la chambre du patron, qui dormait entouré de son équipement au grand complet. Ce bâtiment-là était suspendu dans les airs grâce à la matière bleue de l’entre-monde. Elle semblait nacrée sous les rayons du soleil, puis translucide si vous tentiez de la voir dans l’ombre. Elle était pleine d’aspérités organiques, de courbes étrangement animales. Elle avait une façon de s’accrocher aux branches alentours, comme des mains s’agrippant au bois. Le bleu de l’entre-monde était certes déroutant, mais c’était bien ce que Zac avait vu de plus durable et stable de sa vie, et il n’était pas le seul à le penser, malgré le dégoût partagé concernant cette chose-là. Seul le Gaulois n’avait pas l’air fondamentalement brusqué par les formes étonnantes que prenait sa matière première. A l’intérieur, cela ressemblait en tout point à ce qu’aurait pu être une base militaire un tant soit peu moderne. Sas qui coulissent avec de délicieux bruit de pression, de la grille partout par terre, des néons qui ne clignotent pas et même un projecteur en trois dimensions, qui dessine des formes en lumière.

Zac était arrivé un peu par hasard, ici. Il ne savait déjà pas comment il était arrivé à la Citadelle et doutait qu’aucun d’entre ses collègues ne fut à même de donner une raison valable à leur apparition en ces terres désolées. Du coup, il est vrai que ça lui avait vraiment miné le moral. Zac n’était pas du genre à saboter le travail, du moins, pas de son point de vue. Il était plutôt du genre à partager sa mauvaise humeur. Et, du point de vue du Gaulois, cela revenait au même.
Zac avait brutalement changé d’avis au cours d’une mission. Il s’en souvenait encore. Jusqu’à présent, il n’avait qu’à déconstruire des lieux, des immenses pièces de passé apparus du néant pour s’enfoncer dans le sable huileux des Limbes. Et puis, il avait eu un jour où ils avaient dû s’attaquer à des gens. Evidemment, ce n’était pas de vrais gens. Ils y ressemblaient en tout point, mais deux choses les en différenciaient. La première, et la plus importante, c’est qu’ils ne vous voient pas. Ils sont enfermés dans le souvenir qu’on a d’eux. Ils agissent dans l’espace qui leur est donné, comme des automates, répétant à l’infini des gestes, des paroles, des émotions. La seconde, c’est qu’irrémédiablement, n’importe quel être vivant mis en rapport avec un des leurs savait directement qu’il n’était pas humain. Il y avait quelque chose en eux d’immuable, d’arrêté ou de fini, à vous de voir. Il y avait quelque chose, ça, c’était sûr. Ils avaient droit à un traitement particulier. L’on devait tout d’abord les ouvrir d’un coup bien placé de faux. Suite à quoi, il fallait récupérer l’étrange humeur noirâtre qui dégoulinait d’eux. Chacun lui trouvait une odeur particulière. Zac n’aimait pas trop y faire référence, mais il trouvait que cela sentait la rosée. Quelle fleur bleue.
Or donc, ils s’étaient enfoncés dans une énorme gorge qui était sortie du désert, un boyau noir qui avait émergé des masses immobiles pour venir offrir sa large gueule rayonnant d’une aura épaisse et glauque. De prime abord, Zac n’avait pas éprouvé une envie folle de s’y engager, mais les autres semblaient trouver cela normal et s’y enfoncèrent, dans leur épais scaphandre début du siècle. Au fond de ce tunnel, pataugeant dans une substance qui apparut presque vivante à Zac, ils s’étaient retrouvés dans appartement tel qu’en avait vu des centaines Zac. Sauf que ce dernier suintait en tout point de cette étrange mixture faite de ténèbres. Le Gaulois avait sonné à la dispersion et les autres s’étaient automatiquement dispersés, tout en commençant à monter leur faux, pour entamer la déconstruction de l’endroit. Fasciné, et un peu à la masse, Zac avait commencé à visiter l’endroit, ce qui lui apparaissait incroyablement complexe avec le scaphandre. Il franchit un premier pallié, et aperçut dans un coin d’un loft bien aménagé, quoique croulant sous les miasmes sombres, une jeune fille, accoudée à un coin de table. Ses épaules tremblaient sous quelques sanglots silencieux. Zac aurait aimé dire quelque chose, mais il se retrouvait en retrait, comme un spectateur devant une série télé. Ou du living theater, c’est selon. La fille se prenait la tête entre les mains et Zac sursauta en se rendant compte de l’âge qu’elle devait avoir. Et il ne se sentait pas tellement vieux. Puis elle pressa son nez sur la table et renifla. « Bon sang, marmonna Zac, avant de rebrousser chemin, percutant au passage une étagère sans que cela n’eût gêné le moins du monde la demoiselle. Il s’approcha d’une autre porte et passa son immense tête par l’entrebâillement. La même fille, qui baignait dans son bain noirci, avec un visage n’exprimant qu’une béatitude enfoncée de paradis artificiel. A nouveau, il se replia. Il ne voyait presque plus ses petits camarades, mais demeurait intrigué suffisamment pour faire bande à part. Il y avait une dernière porte. L’encadrement était lézardé et dans les lézardes, quelque chose tremblait, lançait des rayons d’une noirceur qui n’était pas visible, seulement palpable, avec le cœur seulement. Quelque chose vibrait aux limites de ses perceptions, dès qu’il regardait dans cette direction. On aurait dit que le tissu même de ce lieu tressautait. Alors Zac approcha, tout doucement, serrant toutefois le petit embout de sa faux, qui s’était elle-même mise au diapason. Il prit une longue inspiration, vérifia, pour se rassurer, les boulons qui fermaient son casque et entra. Une fille. Jeune. Un homme, bien plus vieux. Des suppliques, une voix mielleuse. Quelque chose qui brûlait et déchirait. Et un hurlement, que Zac vit. Il était gris et puissant. Et il bondit, reptilien, et le frappa directement à la poitrine. Zac sentit des larmes lui venir aussitôt, alors que son cœur s’emballait, frappait fort contre ses côtes. Il tenta de crier, alors qu’il sentait le poids de son heaume qui l’entraînait en avant et cognait le sol, mais aucun son ne sortit.
Il ne perdit pas connaissance. Pas un instant. Il aurait sans doute préféré cela à la sensation de tous ses muscles qui se contractaient douloureusement, son souffle qui mourrait, ses larmes qui n’en finissaient plus et son cœur qui battait si fort qu’il en loupait des battements. Des mains le soulevèrent, le tirèrent hors de la pièce et l’allongèrent par terre, où l’on défit son casque et on ouvrit sa combinaison. Sa poitrine était couverte d’une blessure grise, comme une nécrose si rapide et violente que Zac n’en crut pas ses yeux. Jusqu’à ce qu’il voit s’y planter la lame d’une faux. Il hurla alors, longuement. Et pendant qu’il hurlait, il savait qu’il était sauvé, puisqu’il hurlait. Tous ses muscles irradiaient d’une douleur sourde et intense, mais il était encore en vie.
Le visage du Gaulois apparut alors, d’abord comme une forme ovoïde sur fond noir, puis avec les traits anguleux qu’il lui connaissait. Et enfin la moustache. « Tu as été frappé par un sentiment. Ils sont très vivaces ici, j’aurais dû te prévenir, gamin. Mais je ne l’ai pas fait, et tu sais pourquoi ? Tu as partagé son sentiment. Tu as vu ce qui lui est arrivé, hein, gamin ? Et d’une certaine façon, tu l’as un peu vécu. Alors, petit, peux-tu encore me dire qu’il n’est pas important de détruire ce qui, du passé, nous attire uniquement vers le passé ? Tout le monde n’a pas le droit à une seconde chance. Ce qui apparaît ici, c’est ce qui doit disparaître de la vie de ces gens. Pas irrémédiablement, le souvenir lui restera toujours de ce qui est advenu dans cette chambre. Mais elle a tourné la page. Elle assume son passé et son passé ne la hantera plus. Nous détruisons ces fantômes, nous lui permettons de vivre à nouveau. Tu viens de le vivre. T’imagines-tu éprouver ça au quotidien ? »
Zac avait compris sa leçon. Il ne critiqua plus son boulot et si jamais une pensée lui vint contre ce dernier, à chaque fois, une petite boule noire se rappelait à lui dans sa poitrine.

iron66
iron66
Niveau 6
26 mai 2007 à 11:54:16

:d) Pour la forme, peu de fautes d´orthographe, mais je ne les ai pas cherchées non plus. Par contre il y a beaucoup de repetitions, de "Zac" par exemple, OK c´est un joli prénom mais toute les 3 lignes c´est un peu lourd...
Sinon il y a des passages que j´ai pas bien compris (c´est peut erte par ce que je sors d´un controle de math, qui sait) comme par exemple quand ils parlent du scaphandre...
:d) Pour le fond, l´histoire à l´air de bien commencer mais on a du mal a comprendre son passé, quand tu en parle ("Zac était arrivé un peu par hasard, ici. Il ne savait déjà pas comment il était arrivé à la Citadelle et doutait qu’aucun d’entre ses collègues ne fut à même de donner une raison valable à leur apparition en ces terres désolées") essaye d´expliquer un peu plus son passé si tu y tient. J´ai le même problème a essayer de caser des allusions sans faire de paragraphes precis, mais je me rend compte que ça nuit au recit.
A part ça je voulais rajouter qu´on sent la presence qu´une inspiration Dickienne dans ton récit.
Voila, bon courage pour la suite

Au fait evite de poster plusieurs chapitres d´affilé, per ce que, sans vouloir critiquer, c´est plutot des flemmard sur ce forum !! :gni:

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
29 mai 2007 à 19:58:33

Merci de ton commentaire, très cher ! Pour la répétititition du nom du personnage central, on m´a fait le même commentaire après coup, ce sera donc dûment corrigé. Suis tête en l´air, bon sang, j´ai beau me relire, parfois, ça coince désespéremment.

Pour le coup du scaphandre, oui, je vais quand même glisser une petite incartade pour qu´on comprenne ce qui en est. Par contre, pour ce qui est du passé des protagonistes, il va falloir attendre un peu, "Les Fossoyeurs" s´intègre dans une série de récit que je posterai peut-être ^^ Merci en tout cas, à nouveau !

Mill´

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
30 mai 2007 à 15:10:20

Une courte suite, histoire d´être peut-être davantage lu ? ^^

Il passait donc son temps libre à observer la courbe patiente du soleil, complètement factice, réinventée par il-ne-savait-trop-qui pour simuler un cycle jour-nuit dans ce lieu où le temps suivait des replis obscurs. Les autres jouaient dans le réfectoire. Ils jouaient à peu près tous les jeux qui furent inventés, dans toutes les langues et à toutes les époques. Ils se plaisaient aussi à écrire des pièces de théâtre et à les jouer, à les répéter et à les accomplir devant l’unique spectateur que représentait le Gaulois. C’était le jeu de la vie restituée, réécrite, réinventée.
Zac préférait demeurer un peu à l’écart de ces jeux-là. Sans savoir bien pourquoi, il y trouvait une espèce de mélancolie désespérante, comme si chaque partie était l’aveu d’une perte un peu plus conséquente de l’existence qu’ils avaient tous laissé derrière eux. De plus, il avait son petit secret. Quand personne n’y regardait, il se glissait par sa fenêtre et remontait le long d’une branche qui allait en s’amincissant vers les cieux. Avec la force de l’habitude, il n’avait plus trop peur de tomber. Et puis, que se passerait-il, s’il tombait ? Certainement pas la chute. Perdue dans les feuilles, il y avait un téléviseur. Un vieux modèle, l’écran n’était même pas plat. Il ressemblait plutôt à un cube gris d’un bon mètre sur un autre bon mètre. Zac s’asseyait devant et l’allumait. Et comme il n’était branché à rien, l’écran demeurait vide, une petite lucarne sur le néant. Mais Zac pouvait aller piocher dans ce néant et d’où il était, il allait voir directement à la vie. A travers les mailles de la Toile, il dardait ses perceptions vers ce lieu qu’il ne pourrait plus jamais voir. Vers la Terre. Son œil invisible poursuivant les silhouettes errant dans ces rues qu’il avait lui-même autrefois parcourues, il se gavait de parcelles de vie encore en vie, de petits détails, de petites saynètes, de trottoirs mouillés de pluie et des lueurs nonchalantes des réverbères. Et parfois, parfois seulement, il apercevait un visage connu. Une personne qui avait émaillé ses jours fût un temps qui lui paraissait lointain – et qui, en ces lieux, l’était sans doute. Même, plus rarement encore, il y avait un visage qui lui torturait l’âme autant qu’il lui logeait sur les lèvres un sourire indétrônable.
Zac avait les yeux rivés sur les images qui défilaient dans le vieux poste. Elles grésillaient par instant, quand il relâchait sa concentration pour les maintenir. C’était presque sexuel, cette façon de voir la vie défiler placidement sous ses yeux, désinvolte, paisible. Et puis, ces filles insouciantes, qui ne se savaient nullement suivies… Il goûtait la saveur des courbes qu’elles exposaient à son regard intangible, et se souvenait lui-même d’avoir pu un jour s’en emplir sans avoir à ne s’en saisir que du regard. Il poussa enfin un soupir. Que du regard. Jamais plus il ne pourrait ni s’acoquiner avec elles, ni avec l’unique. Il laissa finalement son œil invisible errer par-dessus la cime des toits, jusqu’à ce que, pointant vers l’horizon, l’écran n’affiche plus que des feuilles épaisses qui se détachaient sur un ciel en hématome. « Bordel » grogna-t-il, se massant la poitrine en serrant les dents. Une sirène retentit alors loin derrière lui, et il s’en félicita presque. Cela l’arrachait à quelques pensées taciturnes dont il avait le secret. Quelque chose venait de déchirer la Trame et d’atterrir dans les Limbes. Il se leva, pesant et, d’un pas presque dansant, gagna la fenêtre.

shyzo
shyzo
Niveau 10
31 mai 2007 à 05:13:16

Hum hum hum...

Trop de fautes d´orthographe à mon goût, de nombreuses erreurs de syntaxe, et un style extrèmementlourd. Pour avoir moi même versé dedans, je peux te dire que l´abus de vocabulaire est très nuisible à ton texte. Tu te compliques la vie, et si toi tu as la chance de te comprendre, le lecteur souffre et doit y revenir par trois fois pour assimiler certains passages. Tes descriptions aussi sont trop longues et complexes. Tu utilises trop de mots pour ne pas dire grand chose...

Au niveau de l´histoire, on devine un début qui pourrait se révèler intéressant. Ce n´est pas l´histoire du siècle et ça reste un peu bateau, mais certaines associations d´idées sont à mon avis bonnes.

Il en reste que tu devrais faire beaucoup plus attention à allèger tes tournures, faire très attention à to orthographe. Fais nous donc des phrases plus concises!

Bon courage en tout cas pour la suite.

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
31 mai 2007 à 09:45:12

Bon, merci pour les quelques critiques. Je me permets évidemment un droit de réponse quant aux reproches. Pour les fautes multiples dont je suis la cible, j´aurais préféré que tu en cites des exemples plutôt que de rester succint à leur sujet. Surtout que, me sachant tête en l´air, j´utilise le ravissant correcteur d´orthographe de mon brave p´tit word, donc normalement, niveau ortho en tout cas, ça devrait passer. Après, évidemment, les fautes de frappes, mauvais emplois ou oublis, je n´en suis pas exempt. Par contre, là où je suis moins d´accord, c´est pour les fautes de syntaxe et - dieu du ciel ! - le style lourd. Je respecte certes ton avis concernant mon style, évidemment, mais je n´aime pas l´argument consistant à dire "c´est trop complexe, trop long, le lecteur, il s´y perd". Tout les lecteurs ne se sont pas limités à la Bibliothèque Verte dans leur enfance, enfin, il m´a semblé, même sur le forum JV. Donc, par pitié, il va falloir faire un effort, tout les styles ne sont pas d´une clareté à prendre par la main leurs lecteurs pour le faire de petits massages durant une traversée tranquille, mais ils valent tous la peine d´être lu et je pense que n´importe qui, pour peu qu´il entre dans l´histoire, peut adhérer à un style qui lui était étranger jusqu´alors.

Sinon, pour l´histoire... ben, merci. Euh, je suppose que "pas l´histoire du siècle" voire "un peu bateau" figurent dans ta panoplie de compliments, donc ça me va droit au coeur.

Mill´

shyzo
shyzo
Niveau 10
31 mai 2007 à 18:16:15

"Tout les lecteurs ne se sont pas limités à la Bibliothèque Verte dans leur enfance, enfin, il m´a semblé, même sur le forum JV."

J´avoue avoir fortement envie de rire, mais je vais m´en abstenir. Je ne tenais en aucun cas à te vexer ni à te mettre sur la défensive. Je te l´ai dit, ce que je considère comme des erreurs de style, je les faisais aussi avant de changer ma manière de voir.

Si de plus tu me trouves acerbe, je ne peux répondre grand chose si ce n´est que tu n´as sans doute jamais connu une ancienne version de notre cher forum. Ce n´est pas de la méchanceté, plus une mauvaise habitude.

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
01 juin 2007 à 09:47:44

En fait, je ne pense pas te reprocher ton ton acerbe ( quoiqu´un peu, quand même, enrober les choses dans un brin de bonne humeur, ça n´a jamais achevé personne, enfin, il paraît, parce que sinon, je connais des génocides où on se serait davantage fendu la gueule au figuré que littéralement ! ), mais surtout cette remarque concernant le fait que "Je te l´ai dit, ce que je considère comme des erreurs de style, je les faisais aussi avant de changer ma manière de voir". Je suis d´accord que dans ce monde pourri, malheureusement, des gens parviennent à des résultats concluant bien plus vite que d´autres - encore que - mais toujours est-il que c´est un procédé de critique que je n´apprécie pas vraiment, puisqu´il apparaît comme facilement condescendant. Maintenant, évidemment, tu n´as pas l´air méchant - j´entends, à écraser consciemment - donc je te mets juste en garde contre l´éventualité que tes propos soient déformés à ton insu. Cela donne l´impression d´une critique venue d´en haut, alors que bon, je pense que face à la littérature, on devrait tous venir humblement, nan ? Surtout que bon, ce n´est pas comme si c´était un coup d´essai. Je veux dire, qu´on critique mon style, j´admets, qu´on entende qu´il n´est encore qu´à son stade embryonnaire mais que "rassure-toi, un jour, quand tu verras le monde tel que je le vois à présent, il changera", ben... arf, oui, c´est vrai que ça, ça passe plus difficilement ( "Avec un peu de miel ? - Euh, nan, merci" ). Bon, voilà. Pour la suite, j´risque pas d´my atteler avant un p´tit moment, exams obligent, on verra... plus tard !

Mill´

shyzo
shyzo
Niveau 10
01 juin 2007 à 11:40:28

A ce niveau, c´est vrai, j´ai tendance à penser que mes critiques sont justifiées. Mettons que si mon pseudo e te dis rie, il faut savoir qu´à l´origine du forum écriture, j´étais un de ceux à avoir demadé sa création et initialement très actif. j´ai connu toutes les périodes de modération et j´ai vu évoluer pas mal d´auteurs sur ce fofo. Autant quand j´écris moi même je cherche beaucoup plus la critique que les compliments car je considère n´être vraiment qu´un petit auteur (d´autat que ces temps ci ca fait longtemps que je n´ai pas écrit), autant pour les critiques je me lâche plus facilement.
C´était un mode d´esprit assez répadu à une époque, donc elle ne me semble pas déplacée, mais c´est très subjectif ^_^. Comme tu l´as dit toi même, de mon idée, une critique c´est un compliment. Je lis un bon nombre de textes mais je ne poste que sur ceux me semblant intéressant.
Par contre, ´hésites pasà aller critiquer sur mon texte, je recommence à poster mais personne critique ^_^´

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