Comme le titre l´indique j´avais envie d´un autre capuccino, ça vous dit ?
_ Une poussière d´étoile_
Salut, c´est encore moi... Je pensais en avoir fini...avoir trouvé la paix. Ouai c´est ça... trouvé la paix. Je pense pas que ce soit possible dans le fond, on est un peu comme un sac de sable dans une salle de boxe. On s´en prend plein la gueule, on se repose un peu et c´est reparti pour un tour... one more time. Je suis chez moi en ce moment, allongé sur mon lit et j´ai le cafard sans réellement savoir pourquoi. Ca vous arrive jamais de vous sentir mal à l´aise sans trop savoir pourquoi... c´est con. Je regarde ma vieille guitar posée contre l´étagère en face de mon lit, elle est recouverte de poussière... ça fait tellement longtemps que je n´en ai pas joué. Elle doit être malheureuse, c´est comme si elle n´avait aucun rôle a joué... comme si son existance n´avait pas de sens. Vous croyez que notre exsistance a un sens dans le fond ? Je m´étais dit qu´il ne fallait mieux pas se poser de question, de juste essayer de vivre du mieux qu´on pouvait mais... mais...
Et si on rejouait ensemble ? Une mélodie sans sens, une mélodie qu´on oubliera, une mélodie juste pour toi et moi... Allez on s´en fait une ! Je me saisis de ma vieille copine, mes mains frolent lentement son corps de bois puis lentement se dirrigent vers les cordes. Hésitant, tremblant, comme si c´était la première fois mes doigts se crispent pour former le premier accord... un chemin de mille lieues commence toujours par un premier pas, mon pouce efflore alors chacune de cinq cordes produisant ainsi ce son... ce son qui m´avait tant manqué, un frisson parcoru mon corps et un étrange sentiment s´empara de mon être... c´est bizarre ce genre de sentiment, un peu comme lorsque une odeur vous rappelle un moment oublié, comme lorsque le vent vous apporte l´odeur de la terre mouillées après un orage d´été, l´odeur de l´atmosphère d´un jardin à l´aube je veux dire cette odeur de perles de rosé du matin, ou celle d´une chaude nuit d´été bercée par le chant des grillons. Ce sentiment qui vous apporte un bien être étrange... Alors je comence à jouer sans savoir ou cette mélodie m´enménera, comme si je marchais droit devant moi sans jamais m´arrêter... je ferme les yeux... je ferme les yeux.
Le soleil brille, ses rayons réchauffe mon corps engourdi. Seul au milieu d´une vaste étendue d´herbe verte...si verte. Je fais alors un pas et un arbre jailli du sol, un chêne majestueux qui de ses branches caresse les nuages. Un autre pas et une colline se forme encore un et deux arbres jaillisent cette fois, une plume valsant avec le vent passe juste devant mon visage elle existe, elle est belle. Je m´adosse alors contre le grand chaîne qui me couvre d´une ombre bienfaisante, les brins d´herbes ondulent avec le vent...ce vent si pure. La mélodie parvenant toujours à mes oreilles je commence à battre la musique en claquant des doigts, au premier claquement un ruisseau jaillit de la colline donnant naissance à une petite rivière passant juste à coté de moi, au second la vie apparait : des oiseaux, des lapins, des faons, des poissons. Une montagne maintenant et un ours et son bébe se dirrgent vers leur tanière, pourquoi pas une autre montagne et encore des arbres aussi. Un petit lapin renifle une fleure et éternu, il est mignon ce petit lapin. Soudain la mélodie culmine, la nuit tombe, des millions d´étoiles tapissent la vaste étendue bleue foncée et la lune sage et bienveillante semble me sourire. C´est alors qu´une des étoile descend vers moi, sa lumière m´aveugle, c´est elle ? Mon étoile ? Plus elle se rapproche plus je le sais. J´arrive enfin à aperçevoir ton visage, tu es belle, tu souris. Tu t´assieds près de moi et tu me prends la main, on ne dis rien, les mots sont innutiles. Ton joli visage se rapproche lentement du mien, ton souffle chaud caresse ma bouche, mes yeux plongés dans les tiens nos lèvres s´efflorent mais au même moment tombe la dernière note, le loup hurle et les nuages gronde, cruel moment qui te fait disparaitre, ta main tombe en poussière d´étoile et s´envole avec le vent, puis ton bras, puis ton ventre, puis tes lèvres, elles se détache lentement des miennes et s´en vont.
J´ouvre les yeux, et revois cette même étagère poussièreuse, je suis sur mon lit... je n´étais que sur mon lit. La guitar est toujours entre mes mains... mais je sens que j´ai quelque chose sur la langue.... c´est en la saisissant de mes doigts que je m´aperçois que c´est un grain de poussière étrangement lumineux...de la poussière d´étoile ? Je le regarde... je regarde ma guitar... et je souris. C´était une belle soirée dans le fond. Allez je vais me faire un capuccino, j´aime bien les capuccinos, je sais pas pourquoi je baptise mes capuccinos, ce soir ce sera un capuccino d´une poussière d´étoile, ça sonne pas mal , non ?