Bonjour tout le monde!
J´ai commencé récemment à écrire un roman (se déroulant dans un monde merveilleux très peu exploré dans les pages), que je compte finir rapidement, mais j´aimerai connaître des impression objectives sur mon écriture. J´ai un certain âge que je ne vous confie pas tout de suite. Voila la moitié du premier chapitre:
Chapitre I
Tirhelo Pogehes
Cinquième heure de la soirée. Heure où les âmes éveillées se font rares. Heure où la tyrannie des ombres est à son apogée.
Le ciel plongé dans un obscure essaim de petites billes lumineuses couvrait sans remords la ville vide de sons et de conscience. Aucune source de lumière n’osait affronter les ténèbres dominantes sur chaque murs, chaque maisons, chaque objets. Le moment creux de la nuit, où seuls les chouettes et hiboux prononçaient leurs hululements invisibles, où les grillons grinçaient gracieusement, où le vent veillait vainement. Les pavés, encore mouillés de l’averse récente, peinaient à refléter les quelques étoiles quasi inactives et cachées à certains moments par une peinture de nuages fins. L’ambiance de ces endroits n’aspiraient pas la sécurité, seulement une angoissante frayeur de l’inconnu, ou de l’invisible…
Une étrange aura parcourait les rues désertes de cette communauté endormie, ancrée dans ses songes individuels et enfermés. Sans bruit, elle se déplaçait avec grande aisance à travers les obstacles : murs ou toits. Cette aura bien inhabituelle restait dans les ténèbres et le silence, pour se cacher d’éventuels regards indiscrets d’êtres censés s’être couchés. Bondissant furtivement de bâtiments en maisons, de maisons en murs et de murs en bâtiment, elle apportait avec elle un message qui n’aurait pu être toléré s’il était connu. Elle apportait le message funeste de la mort.
Cette mort se compressait dans un simple poignard soigneusement poli, un poignard qui n’attendait qu’à pénétrer un corps sans défense, présent dans cette ville. Et ce n’était pas la première fois que cette arme fauchait des vies, contre un répugnant besoin d’argent. Combien de villes et de contrées eut elle traversé ? Aucune vie ne pourrait s’en rappeler. Seulement des esprits de ses anciennes cibles pourraient le témoigner. Ces cibles se présentaient à chaque fois inconnues du poignard. Il vendait ses biens mercenaires contre des viahes, et tuait sans reproches ni compassion.
L’arme, aux allures modestes, renfermaient pourtant une valeur qu’on ne pourrait estimer. Mais pas seulement la valeur matérielle des choses, soit la minea incrustée dans son pommeau. Elle chargeait des décennies de souvenirs, des évènements passés, d’une histoire parfois oubliée, mis à part par le détenteur de ce poignard.
Tehk Vetiran, l’assassin du pays d’Ursinem, plus communément appelé pour son intimité la mort grise. Les derniers stigmates de la famille étaient lui et son frère, Defio. Ce dernier devint un honnête marchand, puis récemment le représentant chef d’une ville du pays d’Ursinem. Sa condition était forte respectable, et il ignorait tout des activités de Tehk, tout comme le monde entier. Pour lui, Tehk travaillerait comme marin au service du port de Murelia, sur la côte de l’est du pays. Ces mensonges n’ont jamais été vérifié par quelconque personnes de son entourage. Et d’ailleurs, il n’en avait pas…
Tehk vivait dans une solitude face à laquelle il ne luttait pas. Sa blessure l’avait rendu farouche, le dégoût de la société le contraignait à vivre dans une tanière. Les seuls lointains contacts qu’il entretenait étaient les paroles des contrats à remplir, avec la caresse d’une fine lame sur des cœurs inconnus. Et cette dernière chose ne le dérangeait guère.
En trente-cinq ans d’expérience, Tehk s’entraîna à atteindre un but jusque là presque jamais exploré : le crime parfait. Le crime ultime. Le crime invisible, dont on ne pouvait connaître l’agresseur. Le crime qui rendait introuvable le moindre indice, ainsi que le criminel. Le crime dont le mystère ne se perçait pas. Le crime qui ne présentait ni effractions, ni pistes. Car, oui, il devenait invisible aux yeux du monde. Lorsqu’il ne cachait pas les corps, on ne pouvait savoir où se cachait son bourreau. Lorsqu’il les cachait, on ne pouvait pas savoir où étaient le corps et son bourreau. Ses performances approvisionnaient sa publicité par le bouche à oreille, grandissant le nombre de ses clients, et aussi le nombre de viahes gagnés. C’est pourquoi il se surnommait la mort grise.
Le dernier contrat qu’il devait remplir s’arrangea dans la taverne de la ville de Kolister. Ville au plein cœur de la forêt. C’est sur une table du coin de cette taverne qu’il attends les soirées où il peut être quérir.
Un homme approche, il regarde autour de lui, avant de tirer la chaise qui le place en face de la mort. Cette dernière, le visage dans l’ombre mais son buste apparent, fait battre des doigts sur la table dominée. La douce lumière jaunâtre de quelques flammes lointaines réussit à laisser découvrir sur ces doigts des cicatrices parallèles et, sans aucun doute, volontaires.
-Quelles sont les nouvelles de l’ouest ? demande l’homme, les mains tremblante et la voix hésitante.
-Très différentes de celles de l’est, répond la mort grise, la voix grave et décidée. »
L’homme, semblant étonné de se trouver devant cette dernière, commence lentement à marmonner quelques paroles.
-Je voudrais que vous me débarrassiez d’une…personne.
-Je suis là pour ça.
-Son nom est Tirhelo Pogehes. Il vit à l’est d’ici, à une cinquantaine de kilomètres, à Fordis. Il m’a…
-Bien, coupe la mort grise. Je m’en occuperait. Quel est le montant ?
-Euuh… soudain la voix du client perd toute son assurance. Il devient craintif et soucieux. Je dispose de… cinq cents quarante viahes. Cela vous suffira t-il ?
-N’en aurais-tu pas plutôt six cents ? Fordis n’est pas la porte d’à côté…
-Euh, oui. J’ai six cents.
-Voilà ce qui s’appelle un contrat honnête. Enfin, en ce qui me concerne. Pourrais-tu me donner un adresse exacte ?
-Oui, oui, je vous ai ramenez une carte. La voilà, il sort maladroitement un morceau de parchemin et le déplie. C’est alors que la mort grise aperçoit des tracées de courtes rues un peu partout, enfermées par une forêt. Une croix noir détermine le lieu de son futur crime.
-Parfait. Je m’en occupe demain. Je te revois après-demain ici, au même endroit et à la première heure de la soirée, à la tombée de la nuit.
-J’y serais, merci beaucoup. »
Ils se lèvent et se serrent la main. La poigne de la mort glace le sang du petit homme apeuré, qui finir par partir, ou s’enfuir de la taverne. Tehk prend la carte, la replie avec soin et la cache dans une des poches multiples de son manteau..
Tirhelo a rendez-vous avec la mort demain…
Et Tirhelo se présentait comme la cible de cette soirée.
Tehk continuait sereinement sa progression, aussi spectaculaire pour nous que normal pour lui. Maniant son corps dans des acrobaties telle on manipule un pantin, il grimpait sur les façades des murs grâce à des fenêtres, des prises minérales ou du lier, sautait de tuiles en tuiles sans les faire tomber et surtout sans le moindre bruit.
L’absence totale des lunes ne l’empêchait pas de voir à travers les rayons ténébreux qui imposaient leur loi. Une personne normale n’aurait même pas la capacité à voir la différence entre un mur clair ou un mur foncé. La seule chose que l’on pouvait distinguer étaient les étoiles ainsi que quelques masques de nuages, et l’horizon écrasé entre les cimes de la forêt de pinophytes et l’encre céleste.
Les yeux gris perçants de Tehk furent habitués à voir dans la pénombre nocturne, dans laquelle même un chat souffrirait de malvoyance. Cela l’avantageait lors de ses fréquentes ‘sorties’. Mais il ne sortait pas parce que sa vue s’améliorait. Sa vue s’améliorait parce qu’il sortait.
Soudain, son ouïe capta un claquement aquatique. Enfin, il localisa la rivière, à côté de laquelle se dressait la maison de sa victime. D’après la note laissé par son client, cette dernière vivait souvent pendant la nuit. L’une des seules lumières de la ville y prenait donc foyer.
Les quelques diverses assonances du frénétique cour d’eau s’exaltaient de plus en plus jusqu’aux oreilles adroites de la mort. Plus que quelques logis à enjamber. Il prit silencieusement son élan, avant de bondir d’un toit à l’autre. La prochaine maison était plus grande que le toit qu’il utilisait à présent. Il reprit un autre élan, plus prompt, puis sauta sur une fenêtre à laquelle il s’agrippa. Tirant sur ses muscles, il se hissa, posa sans le moindre équilibre ses pieds sur son rebord et, en moins d’un centième de seconde passé sur celui-ci, s’élança sur la gouttière surplombant son corps. Il balança ses jambes et poussa sur le mur. Cette pulsion lui permit une ascension. Et après cette ascension, il put voir la rivière qu’il cherchait.
La laideur des amas de bâtisses autour de celle-ci la condamnait à être synonyme d’une sensation d’enfermement ou d’étouffement. Les immondes parois grises composées de pierres lamentablement jointes s’accouplaient avec les eaux sombres et bondissantes dans un mouvement perpétuel. La hauteur des désagréables habitats plongeaient le cour d’eau dans une fente ténébreuse, par laquelle Tehk devait passer.
Il s’interrogea sur la manière dont il allait le faire. Cette fosse s’étalait sur une longueur pouvant lui être fatale, s’il essayait de sauter d’un bout à l’autre. Après quelques réflexions, il jugea qu’il avait tout de même quelques chances de franchir cet obstacle. Mais pas assez à son goût. Avant d’approfondir ses faibles méditations, il chercha une lumière parmi les fenêtre, et ce fut sans peine qu’il la trouva. Exactement à l’endroit coché sur la carte.
A travers le verre d’une fenêtre salement décorée d’un essaim de métaux noirâtre, il perçut la silhouette d’un homme, vaquant à ses affaires. La tête apparemment penchée sur un bureau, il agitait une plume sur un morceau de papier.
A présent, Tehk se mit à réfléchir plus posément. Après tout, il disposait d’encore sept heures pour le tuer! S’il tentait se sauter sur le toit d’en face, il risquait de faire tomber les tuiles, ou de tomber dans la rivière. Les deux cas s’alliant contre la réussite, il abandonna cette idée. Attirer l’homme jusqu’à sa fenêtre, puis lui lancer un petit poignard demanderait beaucoup de précision, sans le moindre échec. Pour la suite, le même problème se posait: il serait quand même contrait de traverser la rivière pour cacher son cadavre. Et nager jusqu’à l’autre rive… L’ennui est l’eau. Il ne prendrait pas la décision aveugle de pénétrer dans une pièce, trempé jusqu’aux os. L’utilisation d’un pont s’avérait être une bonne idée, malgré que dans les ruelles obscures il se plaçait aux yeux et aux oreilles d’habitant encore éveillés. Quelle fatalité que d’avoir tant à réfléchir pour une cible se tenant docilement à dix mètres de soi !
Et se placer sur une rive à côté d’un pont, se pendre à lui et traverser la rivière, sans poser le pied dans une rue? Cette idée si sommaire lui vint quelques secondes après ces première réflexion. Puis, cette besogne achevée, il ne lui suffisait qu’à grimper sur le mur, et entrer furtivement. Mais dans ce cas, il risquait d’être confronté à un autre problème: ouvrir une fenêtre de l’extérieur sans causer de dégâts. Aucune autre possibilité se montrant, il entama une descente vers la rivière.
Prudent de sa furtivité, il glissa lentement de volets en volets, de rebords en rebords. Satisfait de sa précision, Tehk atteint rapidement le lit sirupeux du cour d’eau. Il adopta alors un mouvement latéral sur sa droite, ne touchant pas la façade derrière lui et gardant son équilibre pour ne pas tomber. Un pont courbé prestait à se profiler au dessus de l’incontrôlable rivière qui embrassait les bottes de la mort, prête à en finir.
Le courant de l’eau prenait un malin plaisir à ralentir ses jambes. Elles formaient de faibles sillons comparés à la puissance de l’écoulement. A chaque mouvements s’invitait le sournois déséquilibre, prêt à accomplir son œuvre, mais vaincu par la résistance de la mort. Elle emprunta, découragée par les faibles profits de cette technique, une avancée plus directe. Son corps fit face à la descente et ses pieds s’épuisaient à lutter dans la profonde vase. Son poids vers l’avant, elle sentait de minuscules gouttes d’eaux épouser son visage.
Elle arriva enfin face au pont, et le disséqua du regard. Le faible espace libre entre l’arche de ce passage et le torrent déchaîné se soumettait au règne aquatique, empêchant une traversée dans de conditions convenables. Tehk, ennuyé de devoir faire un effort à cet instant précis, s’assurait de l’absence de sentinelles aux fenêtres. Hélas, une hostile lueur s’échappait de l’une d’entre elles, compromettant ses chances de passer normalement sur ce pont sans se faire voir. Il passa sa main, sans le moindre enthousiasme, à travers les pierres rugueuses de la construction, afin de pister certaines prises abordables. Son repérage terminé, il débuta nonchalamment son action. Il rampait verticalement sur un côté sombre du pont, cachant toutes parties traîtresses de son corps. Sa démarche sollicitait un énorme effort physique qu’il fournissait péniblement, ses bras, abdominaux et cuisses maintenaient l’ensemble en un précieux équilibre. D’épais souffles s’échappaient de ses orifices respiratoires, il sentait la chaleur s’inviter dans ses joues.
Ses mains, toujours en quête des défauts de constructions de la paroi, invitaient la progression extravagante et reptilienne de Tehk.
La distance qu’il avait effacé formait avec le temps qu’il passait à tenir une énorme proportionnalité négative. Ses muscles cédaient à faiblir, alors qu’il n’eut même pas traversé le quart du pont. Un grand désarroi s’emparait de lui, se mêlant à un profond ennui. La peur de tomber ne fit qu’accentuer sa douleur ventrale qui le brûlait. Lentement se rapprochait la rive opposée, et il ne pouvait se permettre désormais de faire demi-tour. A sa gauche dansaient les remous et projections éclatants du torrent dans une valse de plus en plus effrénée, qui remédiaient quelques fois à la sueur de son visage en s’y incrustant.
« Plus que quelques mètres, se disait-il, avec la pensée réconfortante qu’il pourrait se reposer une fois au bout.» Cette acrobatie très spéciale, le fait d’avancer sur le côté d’un mur comme si on voulait le gravir mais de gauche à droite, il ne l’avait que très peu expérimenté. C’était à chaque fois ses derniers recours, comme maintenant. Il ne risquait jamais une occasion de se faire apercevoir, utilisant ainsi des moyens extrêmes. Mais quels moyens extrêmes !
Enfin, il rattrapa le milieu du pont. La difficulté s’imposait de plus en plus, ses membres devenait flasques et tremblants. La possibilité de s’arrêter n’était en aucun cas envisageable, celle de lâcher prise encore moins. S’il lui arrivait de chuter dans la rivière, le puissant courant l’emporterait à travers fonds et rochers, causant évidemment sa mort. Alors il se mit à redoubler d’effort pour ne pas regretter toutes erreurs.
Trois quarts. Il faisait en sorte que son esprit vogue dans un ailleurs, afin de ne plus ressentir la fatigue ou la douleur. Ses gestes s’exécutaient machinalement sur les fissures du pont. Il avait déjà fait le plus dur. Il se décrispait de fur en mesure, et lorsqu’il atteint enfin une zone du torrent qui ne se mouvementait pas, posait ses pieds dans le bain glacé.
Il se tenait désormais debout, mais son équilibre fébrile l’obligea à poser sa main sur un mur. Il patienta ainsi quelques minutes, l’eau caressait ses bottes dans une douce étreinte. Ses poumons cicatrisaient avec les muscles meurtris de cet exercice aussi épuisant qu’anormal.
PS: excusez les nombreuses fautes de frappes et de synthaxe que j´ai pu égarer, j´oublie toujours
de les corriger ^^´
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c es tres bien poste vite la suite
franchement je trouve ça super bien écrit et l´histoire est aussi bien, je trouve ça mieu que ce que j´ai écrit! (c´est pas la première fois que je dit ça, ça montre que je trouve le mieu vraiment pourri)
Ca fait bizarre de relire ça dites-donc ![]()