Salut. Je me présente, j´ai 14 ans et j´aime bien écrire. Je viens ici vous présenter mon premier vrai texte sérieu. J´aimerais avoir votre avis.
Bonne lecture.
" « _Bonjour. Je suis la petite voix au fond de vous… Vous venez avec moi ? Vous vous demandez où ? Et bien… au pays imaginaire de votre âme bien sur ! Vous ne savez pas qui je suis ? Mais il n’y a rien à savoir, je suis vous, dans votre tête, et je vous vois. M’entendez vous ? Très bien, allons y alors…
Fermez les yeux… Bouchez vous les oreilles … Le monde extérieur s’efface… Vous ne pouvez plus l’entendre désormais, le monde extérieur n’a plus de prise sur vous. Il n’existe plus. Comment ça vous n’avez pas fermé les yeux ? J’en étais sure… Les humains ont la fâcheuse tendance à ne jamais obéir même quand c’est nécessaire… Allons donc, il fait noir ici non ? Ce lieu est inquiétant non ? Les arbres bougent sous la légère brise… Ceux sont des arbres d’hivers, morts, calcinés, c’est si triste… Et le vent qui siffle entre leurs branches produit un son désagréable. Il fait noir… Fermez les yeux maintenant, voyez vous les ombres fantomatiques qui se meuvent dans l’ombre ? Voyez vous ces sombres lueurs autours de vous ?
Asseyez vous contre cet arbre là… Comment ? Oh non… Vous ne pouvez plus partir d’ici… Vous êtes mon prisonnier… Je suis désolé mais c’est si rare que vous m’écoutiez, je ne veux plus que vous partiez… Que c’est drôle ! Vous êtes comme un petit lapin qui rentre enfin dans son terrier mais qui s’aperçoit qu’il ne peut déjà plus en sortir ! C’est rare non ? Que cela vous arrive, que vous soyez vous-même dans une histoire… D’habitude vous vous cachez… D’habitude c’est vos héros qui y pénètrent pendant que vous vous restez caché… Non ! Je ne suis pas cruelle. C’est vous qui êtes cruels. Car c’est vous qui m’avez crée… Et maintenant j’ai envie de jouer un peu… De vous montrer quelque chose…
Ecoutez…
L’entendez vous ? Oh mais oui vous l’entendez… Ce léger bruit qui vient des bois… Ce léger bruit qui vient de l’ombre. On dirait bien qu’il se rapproche… On dirait bien qu’il vient par là… Entendez vous le sifflement du vent entre les branchages ? Et cette musique funeste qui vient des profondeurs, on dirait bien que ceux sont des cuivres, il y a une orgue dans cet orchestre, l’entendez vous ? Il y a comme un raclement de griffes sur le sol, comme des lames déchirant la terre meuble, vous l’avez ressenti non? Ce bruit de pas… Lourd… Animal… Bestial même… Il se rapproche doucement… Mais vous ne pouvez pas le voir car il fait trop sombre… C’est dommage… Fermez les yeux. Vous les entendez maintenant… Tous ces bruits… Une feuille morte vient de tomber à vos côtés… Et maintenant vous pouvez entendre sa respiration rauque qui se rapproche… Vous pouvez entendre ses grognements… Que c’est drôle ! Elle a l’air d’avoir faim ! Comment ? Oh non vous ne pouvez plus bouger désormais. Restez bien sagement là où vous êtes. De toute façon si vous faites un seul mouvement elle viendra vous dévorer… Vous le savez n’est ce pas ? Ce qui va se passer… Vous ne pouvez plus partir… Votre destin est scellé… Vous ne pouvez pas la voir mais elle vous a déjà paralysée… Fermez les yeux encore… Cette fois si il est bien trop tard… Elle n’est pas seule… Des hurlements de loup emplissent désormais la forêt… Oui… Désormais il est trop tard…
Un étrange sentiment vous assaille… Un sentiment que vous n’avez jamais ressentit auparavant… C’est la sensation de ne plus être un chasseur en quête d’aventure, mais une proie. Du gibier, voila ce que vous êtes devenus… Une grosse pièce de viande prête à être dévorée… Ses pas se rapprochent et deviennent de plus en plus rapides… Elle n’est plus qu’à quelque mètre de vous, quelque part, mais où ? Vous ne le savez pas… Il fait trop noir… Mais vous la ressentez désormais… Vous pouvez ressentir les tremblements du sol sous son poids… Elle arrive… Votre respiration s’accélère… Vous suez… Votre cœur bat la chamade… Vous êtes une proie, et on vous a pris en chasse… Fuir ? Impossible… Vous ne pouvez qu’attendre le moment fatal où elle fondra sur vous. Le temps parait ralentir… Ce n’est plus qu’une question de temps… Un vingtaine de secondes tout au plus… Non, dix secondes… Elle court… Elle hurle… Elle bave… Vous êtes sa proie… Votre corps entier tremble… Il fait froid ? Non… Il fait chaud… Mais vous avez froid… C’est votre misérable esprit qui génère ce froid glacial qui court le long de votre colonne vertébrale… Un serpent vicieux qui glisserait dans vos entrailles et dévorerait votre chair… Cinq secondes… Le temps ralentit encore un peu plus… Doucement… Tout doucement… Les secondes deviennent minutes… Mais le moment fatal approche… Il approche… Elle approche… Fermez les yeux… Sentez là… Elle est là… Tout près désormais… A deux mètres tout au plus… Ses griffes lacèrent les feuilles… Votre épée est brisée, votre courage avec… Et votre armure est fendue, comme votre lucidité… Vous pensez que ce n’est qu’un rêve ? Alors pourquoi tremblez vous ? Pourquoi suez vous ? Pourquoi l’entendez vous qui s’approche ? De la poussière vous tombe dessus… Elle a bondit… Plus qu’une seconde avant qu’elle ne retombe sur vous… Mais vous ne voyez rien… Vous ne savez pas par où elle va arriver… Vous savez juste qu’elle est là… Juste là… Tout près… Fermez les yeux.
Un choc. Violent… Vous êtes renversés. Vous pouvez sentir son haleine désormais. Sa bouche est à quelques centimètres de votre visage. Des relents de viande déchirée se dégagent de sa gueule infernale. Mais il fait noir… Ses grognements sont assourdissants… Terrifiants… Vous saignez… La douleur n’est pas encore arrivé jusqu’au cerveau. Il vous reste du temps avant de la ressentir. Vous avez de la chance. Un liquide coule sur vos lèvres. C’est du sang, votre sang qui commence à remplir votre bouche. Ce n’est pas mauvais… plutôt salé même…
Vous commencez à vous étouffer. Le sang monte par le canal lacrymal et descend dans votre œsophage et dans votre trachée. Ce n’est pas normal… Il doit y avoir un trou quelque part… Peut être au niveau du cou… Oui, cela doit être cela… Au niveau du cou… La douleur n’arrive toujours pas…
Elle est toujours en face de vous… Prête à vous achever… Le temps s’arrête… Ses grognements se rapprochent doucement… Les lames ensanglantées de sa gueule ne sont plus qu’à deux centimètres de votre ventre… Il y a une grande flaque rougeâtre sous votre corps. Vous n’avez plus de jambes. Sa gueule entre en vous, dans votre chair, la douleur arrive enfin, vous mourrez.
C’est fini, elle vous a eut finalement. Vous n’avez pas su la fuir. Vous n’avez pas su la contrôler. Vous savez quoi ? Vous avez été faible. La peur finit toujours par dévorer les plus faibles. Vous n’avez même pas été capables de fuir ou de la combattre. Alors elle vous a dévoré, sans pitié, sans remords. La peur n’a aucune difficulté à s’emparer du petit corps des humains. La peur peut si rapidement vous détruire… La peur peut vous tuer. La peur est l’arme de la mort et elle vous mènera à sa maîtresse si vous ne l’empêchez pas de vous emprisonner…
Allez… C’est fini ! Ouvrez les yeux ! Je vous ai montré tout ce que j’avais à vous montrer. J’espère que ça vous servira de leçon… Ne laissez jamais la peur avancer car à chacun de ses pas la fuite devient de plus en plus dure et le châtiment plus cruel…
"
Toi, t´es gravement dérangé. En conséquence de quoi je t´aime déjà bien.
Bienvenue parmi les cinglés, donc.
Donc, commentons un peu ce texte. Déjà, pour un texte écrit à 14 ans, c´est vraiment bien. Aurais-tu lu le K? (Dino Buzzati) La narration m´a vraiment fait penser à l´une des nouvelles, dont je n´arrive malheureusement pas à me rappeller le titre étrange. Cette nouvelle met en scène la Jalousie qui nous montre son pouvoir de garce, mais la chute de Buzzati est plus pessimiste que la tienne. Enfin bref, revenons à ton texte.
Déjà, ça se lit très bien j´ai trouvé. Les points de suspension, critiqués chez une autre personne, ont ici au contraire un excellent effet je trouve, même si y´a peut-être quelques passages où y´en a trop. Les fautes sont peu nombreuses et pas vraiment énormes, donc ne gênent pas la lecture.
On entre vraiment dans ce texte, on entend cette petite voix que l´on connait si bien mais que l´on tente toujours d´étouffer. Bien sûr y´aurait quand même moyen de rendre le tout plus "vrai", mais c´est déjà très bien.
La chute est plutôt bien trouvée, même si j´aime pas trop les deux dernières phrases de fin, mais c´est ici un jugement tout à fait personnel.
Bref, bienvenue encore et j´espère lire rapidement d´autres textes de ta part.
Agony la prochaine fois? (bon ça c´est une allusion à Ayreon, tu connais sûrement pas mais Google est ton ami
)
Oui, c´est vraiment pas mal du tout. SI le fond ne me rappelle pas grand chose (j´ai lu le K, pourtant, mais il y a un sacré bout de temps), la forme me rappelle beaucoup le Livre du VOyage, un récit à la deuxiéme personne basé sur des descriptions d´ambiance incomplétes (d´accord, j´arrête).
La musicalité est un peu poussive par moment, ce qui est un peu plus gênant pour ce type de texte. On est pas encore tout à fait "prisonnier" de ton récit, les liens de la peur ssont pas encore assez puissants pour nous empêcher d´arrêter. Quelques trucs scientifiques, les détails anatomiques, par exemple, casse plus l´ambiance qu´elle l´installe. Enfin bref, voila quoi, j´ai bien aime ^^
Un très bon texte, une ambiance agréable
, tout est bien quoi.
A part peut-être ceci (il faut vraiment un smilie vieux chieur):
il y a une orgue dans cet orchestre => on dit UN orgue.
Plus qu’une seconde avant qu’elle ne retombe sur vous => avant qu´elle ne vous retombe dessus serait mieux, non ?
Pour les fautes invisibles je laisse la parole à xbq.
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Je ne sais pourquoi mais j´ai lu le texte en commençant par la fin, et en remontant de paragraphe en paragraphe. A la fin, enfin au début, j´aimais moins, mais dans l´ensemble, c´est très immersif, et les mots coulent dans mon esprit comme le sang sur l´acier poli.
Bien.
" Toi, t´es gravement dérangé. En conséquence de quoi je t´aime déjà bien.
Bienvenue parmi les cinglés, donc. ![]()
"
Merci. ^^ (En plus c´est pas la première fois qu´on me dit ça...
"Déjà, pour un texte écrit à 14 ans, c´est vraiment bien. Aurais-tu lu le K? (Dino Buzzati) "
ca fait plaisir.
Par contre j´ai jamais lu le k.
"Déjà, ça se lit très bien j´ai trouvé. Les points de suspension, critiqués chez une autre personne, ont ici au contraire un excellent effet je trouve, même si y´a peut-être quelques passages où y´en a trop."
Ouais, mais au début y en avait beaucoup plus. Mais j´ai pensé que c´était trop lourd alors j´ai un peu allégé. Peu être pas assez?
"Les fautes sont peu nombreuses et pas vraiment énormes"
Oui mais j´ai du mal avec les fautes. Je fait beaucou d´efforts mais c´est pas toujours facile. J´essaye encore de m´améliorer.
"On entre vraiment dans ce texte, on entend cette petite voix que l´on connait si bien mais que l´on tente toujours d´étouffer. Bien sûr y´aurait quand même moyen de rendre le tout plus "vrai", mais c´est déjà très bien. "
J´ai remi le voix que j´entend régulièrement. J´avais envie de faire entrer le lecteur dans son propre univers par l´intermédiaire cette voix. Tout le récit se trouve dans l´ame du lecteur et les sentiments (ici la peur) sont personnifiés... Enfin bon, la peur je l´ai personnifié un peu euhh... sauvagement.
"La chute est plutôt bien trouvée, même si j´aime pas trop les deux dernières phrases de fin, mais c´est ici un jugement tout à fait personnel. "
J´avais envie de faire une conclusion qui explique un peu le texte. J´avais peur que ça fasse trop brouillon sans explications. Après c´est vrai que ca casse un peu le rythme mais bon. J´ai donné ma vision de la peur.
"Bref, bienvenue encore et j´espère lire rapidement d´autres textes de ta part"
Merci. Et surtout merci beaucoup pour tes remarques.
"la forme me rappelle beaucoup le Livre du VOyage, un récit à la deuxiéme personne basé sur des descriptions d´ambiance incomplétes"
Oui j´ai lu le livre du voyage. J´ai un peu repris le système de la petite voix qui nous parle. ^^ (J´avais beaucoup aimé ce livre)
"La musicalité est un peu poussive par moment, ce qui est un peu plus gênant pour ce type de texte. On est pas encore tout à fait "prisonnier" de ton récit, les liens de la peur ssont pas encore assez puissants pour nous empêcher d´arrêter. Quelques trucs scientifiques, les détails anatomiques, par exemple, casse plus l´ambiance qu´elle l´installe."
Je suis en train d´y travailler. En fait il y a quelques temps j´avais un style très lourd, très poussif. Mais depuis peu j´essaye d´épurer tout ça pour que la lecture soit plus claire et agréable. Mais y a encore un peu de boulot. ^^
"Enfin bref, voila quoi, j´ai bien aime ^^"
Merci pour tes remarques.
"Un très bon texte"
Mouarf ca fait plaisir dès le début. lol
"A part peut-être ceci (il faut vraiment un smilie vieux chieur):
il y a une orgue dans cet orchestre => on dit UN orgue.
Plus qu’une seconde avant qu’elle ne retombe sur vous => avant qu´elle ne vous retombe dessus serait mieux, non ?
Pour les fautes invisibles je laisse la parole à xbq. "
Ah oui. Bien vu. J´avais pas vu ces quelques fautes. Merci de les avoir noté.
"Je ne sais pourquoi mais j´ai lu le texte en commençant par la fin, et en remontant de paragraphe en paragraphe. A la fin, enfin au début, j´aimais moins, mais dans l´ensemble, c´est très immersif, et les mots coulent dans mon esprit comme le sang sur l´acier poli.
Bien."
Bah merci. ^^ Merci pour ton commentaire.
à vous tous.
Baaah... Y´a pas de quoi!
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