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Le coeur de Cyrion.

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
28 avril 2007 à 03:15:28

Détendu sur un fauteuil de verre, je laissais murir mon teint par les trainées argentées du soleil. Le jardin dans lequel je reposai, bourgeonnait de fantaisies : des arbres aux troncs noirs déployant des chevelures orangés; des bans de poissons métalliques ondoyants au dessus du sol comme une masse épaisse de cheveux au vent; des ballets de fleurs épanouis sur une herbe fraiche et verte, et milles et unes autre choses encore faisant frémir les rétines. Mais plus douces encore étaient les choses absentes, ni cris gutturaux, ni guêpe, ni petite sœur, le bonheur absolu.

Le manger était des plus simples, des pattes de poulet, de la gelée, et une grappe de raisin que je tenais au-dessus de ma tête pour en gober le fruit. Et quand la soif me prenait, je tendais mon gobelet de bois dans la proche fontaine de marbre, il se remplissait alors d’un nectar succulent, sucré comme le bonbon et pétillant dans le palais.

Quand la paresse vous envoute, le temps s’écoule aussi lentement que le miel et un rien vous retient; je passais mon temps à compter les pâquerettes ; à tenter de cracher sur les papillons, ainsi que sur les fourmis qui s’affairaient sur une pomme gâtés ; et maintenant je regardai un rassemblement d’oiseaux qui faisaient de grand cercle dans le ciel. L’un d’eux venait justement de s’écraser au sol, sans doute qu’à la longue il s’était étourdi.

Ces piafs me donnèrent l’envie de dégourdir mes jambes, cela faisait au moins une éternité qu’elles sommeillaient sur ce fauteuil. Je tenais tout de même à ma forme. Donc, Je me suis levé et j’ai courus aussi vite que j’ai pus. J’ai traversé de plein fouet un ban de poisson, et leurs queues s’éparpillèrent tout autour de moi en dévoilant le mur d’en face. Mais je n’arrivai plus à m’arrêter, mes jambes courraient en dehors de ma volonté. Juste avant de m’écraser contre les briquette écarlates, je fis un saut monstrueux, le mur défila sous mes pieds et j’atterri sur la route, de l’autre côté. Aussitôt, je fis une roulade, une extension et me propulsai dans les airs, je m’envolai.

Grandiose ! Je défaisais la gravité en nageant dans le vide, plus rien ne m’arrêtait, j’étais libre. Tout d’abord j’ai fais flotter mon nombre sur le trottoir et quand les passants levaient la tête pour en voir le propriétaire je me régalai de leurs airs médusés. Ensuite, quand je me senti plus à l’aise, je me suis mis à des exercices bien plus périlleux. Je me haussai à hauteur des toits de maisons, et je fondai vers le sol tel un aigle royal ; l’air me fouettait le visage, mon cœur battait très fort et des frissons me parcouraient la nuque ; et au dernier moment, je remontai en une épingle vertigineuse et la pointe de l’herbe me m’effleuraient la peau du ventre. C’était vraiment excitant !

Puis je me suis mit à m’élever, à m’élever, à m’élever et je me suis glissé dans les nuages. Ils étaient moelleux et doux comme de la barbe à papa. J’ai tenté d’en manger mais il n’avait aucune consistance, aussitôt que j’en mettais dans ma bouche, il fondait en eau.
Pendant quelques instants, j’ai observé la terre, vu d’ici, le quartier n’avait l’air que d’une épaisse croute grise et fumeuse. Un cafard écrasé sur un sol assoiffé. Je me révulsai à cette vision, je ne voulais pas la voir, je hurlais de douleur. Ca me piquait ! Ca me piquait ! Ca me piquait ! Ainsi qu’une aiguille qu’on entrait et qu’on ressortait compulsivement dans ma tête.

Et d’autres hurlements répondirent au miens et la toile du ciel se déchira.
Tout devint néant.
« Vous m’énervez ! Vielle bécasse fumiste ! Pourquoi vous obstinez vous toujours à me rendre triste ? »
Je connaissais cette voix ahurie.
« C’est parce que sinon vous restez dans votre coin, coi comme une pierre, à bouder comme un gamin ! »
Et celle-ci aussi.
Je crispai tout mon visage pour me protéger de ces cris qui me déchiraient les oreilles. Il fallait que je quitte cet endroit, que je m’envole haut dans les nuages pour retrouver ces sensations exaltantes. Il fallait que je m’envole !
J’ouvris grand les yeux. Mais aussitôt la fadeur de la lumière me dissolu, un jaune pus retombant comme de la poussière sur le papier peint, sur ces myriades de bibelots difformes et sur ces deux ombres qui se vautraient l’une sur l’autre en vagissant.
Je ressentais encore l’air frais sur ma peau et cette sensation de pouvoir balayer la gravité d’un mouvement de bras, mais ce n’était qu’une affligeante illusion. Dans ce monde on dessoudait les ailes des ailes sur les épaules. Mon âme en était désolée au plus haut point. Je retrouvai mes parents et leur bonne vielle guerre.

J’eux à peine le temps de me lever que mon père se rua sur moi, son petit corps tout frétillant.
- D’où tu sors comme ça !
- De mon sommeil.
- Arrêtes de jouer au plus malin.
- Je ne joue pas au plus malin, je dis simplement la vérité.

- Tu veux que j’t’en dise une, moi, de vérité ! Si tu ne file pas tout de suite dans ta chambre, tu vas avoir mon pied aux fesses.
Je m’éclipsai rapidement, craignant l’œil tempétueux de mon père. Afin d’être plus discret, ils continuèrent la mascarade dans la cuisine, ce qui était parfaitement inutile. Lorsqu’ils se disputaient ainsi, ils mettaient tellement de cœur à se faire entendre, que même le clochard qui squattait dans la cave de l’immeuble venait se plaindre; alors ce n’était pas une cloison ou deux qui allaient changer grand-chose.
« Mais vous êtes vraiment borné jusque dans le vide de votre orbite, M. Moussa ! »
L’assiette fusa au travers de la cuisine, frôla le flanc de mon père et s’explosa en mille morceaux contre l’armoire. Et encore une, ces temps-ci, c’était une avalanche de porcelaine qui s’écroulait sur la tête de mon père; après les pantoufle, les boites de conserves et les vinyles, ma mère s’était fâché avec la vaisselle.
Mon père était borgne, et le lui faire rappeler l’amenait jusqu’aux bornes de l’épilepsie tant il pouvait trembler de colère, à ce moment même son cache-œil en palpitait.
- Et vous, Mama, vous êtes aussi ronde que stupide ! La moindre chose que j’vous dis, vous n’y comprenez rien ! Vous ne comprenez rien de rien ! Rien à rien ! Rien ! Rien ! Pas même un tout petit chouya de rien du tout ! Non ! Rien !
- Gro…Grossier ! Comment osez-vous !
Elle jeta une seconde assiette qui heurta de plein fouet le genou de mon père. Il se mit alors à sautiller tout autour de la cuisine, élançant sa jambe tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, Il lui hurla qu’il la transformerait en un boudin noire. Alors elle bomba son torse de taureau, ondula ses bras en l’air comme des serpents en furie et lui répondit d’une manière tout aussi épicé.
« Viens donc voir un peu ici si tu l’ose, face de cake ! »

Malgré leur façon original de se crêper le chignon et l’énergie immense qu’il y déployait, je ne pouvais perdre de vue d’à quel point ils avaient pus être rongés par le temps et le quartier. Cela s’écrivait sur leurs yeux à cette manière hagarde et lassés qu’ils avaient de luire.

Il y avait un trou dans un mur de ma chambre, au pied d’un de mes meubles, certainement pour être le plus inapparent possible, et il le serait resté si je n’avais pas entendu les coups de tournevis qui servirent à le réaliser. C’était une petite peste qui en avant eut l’idée juste après avoir vu un film sur un type qui s’échappait de prison en creusant un tunnel, ou du moins je le présume, car c’était justement le soir suivant que je m’aperçus pour la première fois qu’on grattait mon mur. A raison d’une demi-heure tous les soirs - vers minuits lorsqu’elle pensait que je dormais- elle mit plus d’un mois à le creuser. Cependant ce qu’elle ne savait pas c’est que je me servais de son propre trou pour jouer moi aussi aux espions.
Je regardai dans sa chambre, elle était encore sous la couverture entrain de frémir. Elle qui était maligne comme un singe elle n’en restait pas moins fragile comme une plume, et cette foudre qui s’abattait sur l’appartement, la bouleversait réellement.
Je pris une tablette de chocolat puis j’ai rejoins la chambre de ma petite sœur.
- Marie ! Marie ! Ou es tu ? Fis-je.
- Elle n’est pas là, fit-elle d’une voix tremblante.
- Très bien, peut être que je pourrai lui laisser un message alors.
Je l’entendis ce moucher.
- C’est possible.
- Si elle me pro…
- Marie n’accepte que les messages écrits, m’interrompit t‘elle.
- Euh…
- Sur votre gauche vous trouverez une feuille et un stylo.
J’écrivis sur un bout de papier que si elle séchait ses larmes de crocodile, j’irais lui acheter une de ces nouvelles poupées dont il faisait la réclame à la télé, elle n’arrêtait pas de nous bassiner qu’elle en voulait une.
- Maintenant, déposez le message sous la couverture, Marie vous répondra quand elle reviendra, si elle a le temps.
Je mis le papier sous la couverture, puis un peu après, elle éclata en sanglots.
- Ce n’est pas avec des jouets qu’on achète des sentiments ! Je ne veux plus de peluche ! Je ne veux plus de poupées ! Je veux que papa et maman s’aiment de nouveau !

Je soulevai la couverture, elle était blottit à une panthère en peluche, ses yeux étaient rouges de désespoir, ses couettes étaient défaites, son petit visage avait perdu tout de sa malice.
Elle avait beau être une belle diablesse avec moi, quand je la voyais ainsi je ne pouvais m’empêcher de la serrer très fort dans mes bras pour la réconforter. C’était une réaction que je ne m’expliquais pas, sans doute était-ce cela qu’on appelle l’amour fraternel.

« Tu m’étouffes ! Gémit-elle.

Agraf
Agraf
Niveau 10
29 avril 2007 à 18:22:47

Lu !

Un texte intéressant quoiqu´assez bancal dans la maîtrise des temps sur la seconde partie. La première est bonne, quelques fautes gâchent néanmoins le tableau :

Le manger était des plus simples :d) La nourriture

sucré comme le bonbon :d) la comparaison gâche la scène idyllique, un bonbon, ça ne laisse pas rêveur.

Il y avait une faute de frappe aussi, que je ne retrouve plus, et quelques fautes de conjugaison.

Dommage que tu n´ais pas gardé les rimes lors de la dispute des parents, c´était intéressant et amusant, ça donnait une personalité au récit.

Bonne chance pour la suite !

Arawn
Arawn
Niveau 5
01 mai 2007 à 21:20:26

Zut, un sale *** a effacé mon com! :nah:
Bon, comme je le disais, c´est bien. Continu sur ta lancée et ne t´occupe pas du modo, j´en fais mon affaire :banzai:

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
01 mai 2007 à 21:25:58

Tu vas surtout te calmer, ou c´est moi qui fais mon affaire de toi. Si t´as des commentaires à me faire, d´une tu les réserves au topic prévu à cet effet, de deux t´évites de les encadrer d´une ribambelle de smileys qui abaissent ta crédibilité, qui de toute façon vole déjà pas très haut.

Zlink
Zlink
Niveau 9
01 mai 2007 à 22:40:00

Le jardin dans lequel je reposai --> reposais
chevelures orangés; --> orangées et ya un espace en français avant et apres les ;
des bans de poissons métalliques ondoyants --> bancs, ondoyant
de fleurs épanouis --> épanouies
et milles et unes autre choses --> autres
Quand la paresse vous envoute, le temps s’écoule aussi lentement que le miel et un rien vous retient; je passais mon temps à compter les pâquerettes ; à tenter de cracher sur les papillons, ainsi que sur les fourmis qui s’affairaient sur une pomme gâtés ; et maintenant je regardai un rassemblement d’oiseaux qui faisaient de grand cercle dans le ciel. --> je veux bien que t´ai mis des ; mais la phrase devient quand même assez longuette
et maintenant je regardai --> regardais (ou alors c´est plus une description et donc c´est du passé simple ... mais la j´penche plutot pour l´imparfait)
d’oiseaux qui faisaient de grand cercle --> grands cercles
Ces piafs --> ché pas si c´est fait expres, mais je trouve que ça casse la poesie que tu as instauré avant
cela faisait au moins une éternité --> le au moins est de trop
j’ai courus aussi vite que j’ai pus. --> courru, pu
un ban de poisson --> banc
J’ai traversé de plein fouet un ban de poisson, et leurs queues s’éparpillèrent tout autour de moi en dévoilant le mur d’en face --> ptit prblème de temps à mon avis : soit passé simple et passé simple, soit passé composé et passé composé, le mix des deux est space (je trouve)
Mais je n’arrivai plus --> description, imparfait, un s
et j’atterri sur la route --> j´atterris
Tout d’abord j’ai fais flotter mon nombre sur le trottoir et quand les passants levaient la tête pour en voir le propriétaire je me régalai de leurs airs médusés --> problèmes de temps aussi
je me senti --> sentis
uand je me senti plus à l’aise, je me suis mis --> pbs de temps
. Je me haussai à hauteur des toits de maisons, et je fondai vers le sol tel un aigle royal --> tu fais une description, ou c´est des actions breves ? car les deux temps que t´as mis (passé simple et imparfait) ne vont (ici) pas ensemble
et au dernier moment, je remontai en une épingle vertigineuse et la pointe de l’herbe me m’effleuraient la peau du ventre. --> répétition de "et" pas jolie, et apres je comprends pas (enfin si, mais c´est mal dit : un "me" en trop ? qui est le sujet ? l´herbe ? alors pourquoi -ent ?)
mais il n’avait --> ils n´avaient (les nuages)
il fondait --> ils fondaient
Je me révulsai à cette vision, je ne voulais pas la voir, je hurlais de douleur. --> révulsias et hurlais, ou révulsai et hurlai
Ainsi qu’une aiguille qu’on entrait et qu’on ressortait compulsivement dans ma tête. --> mets plutot du conditionnel
répondirent au miens --> aux miens
la fadeur de la lumière me dissolu --> dissolut
un jaune pus retombant --> pus jaune ? (a noter que j´suis pas sure de moi la)
Dans ce monde on dessoudait les ailes des ailes sur les épaules. --> heuuu je comprends pas :snif:
J’eux à peine --> j´eus
J’eux à peine le temps de me lever que mon père se rua sur moi --> la phrase est bizzarement construite
Si tu ne file --> files
Afin d’être plus discret, ils continuèrent la mascarade dans la cuisine, ce qui était parfaitement inutile --> tu mets "ils" mais on sait pas a qui ça se rapporte, sans doute le père et la mère, mais la mère t´en parles pas avant
après les pantoufle --> pantoufles
ma mère s’était fâché --> fâchée
d’une manière tout aussi épicé. --> épicée :
leur façon original --> originale
qu’il y déployait --> ils y déployaient
manière hagarde et lassés --> lassée
C’était une petite peste qui en avant eut l’idée juste après avoir vu un film sur un type --> avait
vers minuits --> minuit
Je pris une tablette de chocolat puis j’ai rejoins --> temps
peut être que je pourrai --> pourrais (conditionnel)
ces nouvelles poupées dont il faisait la réclame --> c´est un il général donc tu peux mettre "ils faisaient" ou "on faisait"
Je ne veux plus de peluche ! Je ne veux plus de poupées --> peluches non ? (j´suis pas sure mais bon, surtout qu´apres tu mets poupées ^^)
elle était blottit --> blottie

Ca c´est pour l´orthographe.
D´une manière générale, ya des petits problèmes de temps par moments, quelques phrases longuettes et des ; , pas toujours bien placés.

Le texte est poétique au début je trouve (j´sais pas si c´est fait expres), le milieu tranche et ça redevient assez poétique ensuite.

Donc c´est "étrange" mais agréable a lire :)

A noter que j´ai pas l´ortho infuse (loin de la) donc tout ce que j´ai dit est à revérifier par toi même :) en espérant ne pas dire de bêtises ^^

xbq_
xbq_
Niveau 9
01 mai 2007 à 23:06:54

Naaan, c´était mon dépassement de formulaire à moi, t´avais pas le droit :snif2:

Zlink
Zlink
Niveau 9
02 mai 2007 à 17:59:26

petit oubli (nan mais j´ai cité la phrase pour autre chose sans voir ça :honte: )

tout d’abord j’ai fais flotter mon nombre sur le trottoir --> t´as un nombre toi ? enfin ... j´aurais plutot pensé a : mon ombre ^^

Bhoooo bq très triste ? yen a pleins d´autres si tu veux te déchaîner :diable:
Tu peux même refaire celui la, étant donné que j´ai du oublier pleins de trucs ^^
Si ça peut te rassurer, j´ai actualisé avant de poster et j´ai même pas pu profiter du magnifique dépassement de formulaire :snif2:

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