UNe petite nouvelle
. Pas grand chose à dire, sinon que les passages entourés par des * sont en italiques.
Enjoy (oopa)
Il y a un tourniquet au milieu du parc. Un de ces tourniquets vieillots, rouillés, un de ceux qui puent le crépuscule et la fin du monde, qui n’évoque qu’une enfance de souvenirs et de mélancolie, un qui grince et qui craque sous le vent glacé de Paris. Sa peinture déchirée par les ans s’écaille sous le soleil triste du matin. Ses vieux ressors rouillés se tordent sous le poids du passé. Il donnait une bien triste impression, ce matin, quand l’aube s’est levé, quand le jour a chassé la nuit et ses cauchemars. On aurait dit un clown triste, un vieillard qui se dessèche dans le désespoir de la solitude. Et pourtant, il était toujours là, présent, trônant au milieu de tous ses confrères, de toute cette lente agonie, de touts ses objets ruinés par les décennies, éclatant de toute sa gloire pathétique. Lui, le tourniquet de Tzara, roi des souvenirs, prince de la mélancolie, seigneur de la nostalgie, il était là, régnant sur son monde pitoyable de tristesse et de larmes, de rancœur et de remords.
Ce tourniquet, René est allé le voir encore ce matin. Depuis qu’il le connaît, il n’a pas beaucoup changé. En revanche, les chevaliers, les dragons les princesses, les voleurs et les policiers, les espions et les ninjas qui ont tournés avec lui sous le soleil doré de l’enfance, eux, ont disparus. Leurs rêves fabuleux se sont évanouis, les ailes de l’innocence se sont envolées sans eux, et leurs jouets ont finis par mourir, eux aussi. Les chenilles qui rêvaient d’étoiles et de lunes sont devenues des papillons perdus de solitude, cherchant pour un soir un néon où se poser. Ils sont devenus des messieurs, et les cravates ont balafrés leurs chemises. Les ninjas n’ont plus attaqué que leurs concurrences, et les chevaliers n’ont plus combattu que les dragons du travail. Ils sont devenus des hommes, et c’est maintenant leurs fils qui jouent et qui rêvent sur un autre tourniquet, quelque part, sous le soleil ou sous les étoiles, d’une vie de bleu et de rose, de roi et de prince, de contes et de chimères.
René non plus, il n’a pas changé, depuis. La belle peinture beige qui trempait ses mains a pali. Le bois qui marbrait sa peau s’est craquelé. Les ressorts de son dos se sont dilatés. Mais il n’a pas changé, au fond. Il reste vieux. Très vieux. Comme le tourniquet.
(Repars…)
Il se retourne et il repart. Il ne voulait pas rester longtemps, René, une minute, ça lui suffit. Car aujourd’hui, il n’a pas le temps de s’arrêter. Aujourd’hui est un grand jour. Il le sent dans l’air glacial qui souffle dans Paris comme un ouragan. Il le sent dans cette petite bruine qui tombe doucement, qui glace les os des citadins. Il le sent dans ce ciel gris et ricanant qui se penche sur les hommes pour mieux s’en moquer. Car il sait les choses, René, son long séjour dans l’enfer du monde lui a donné de l’*expérience*, et l’*expérience* lui dit que l’univers autour de lui est l’univers d’un grand jour. Et l’*expérience* à toujours raison.
Il est déjà huit heures. Anne doit être levé depuis déjà longtemps. Pourvu qu’elle n’ait pas oublié ses médicaments, avec sa maladie, ça pourrait être dangereux. Mais il soupire, René, car ses souvenirs l’ont ramenés soixante ans en arrière, au moment où ils se sont connus. Comme elle était vive alors ! Comme elle était forte ! Un soir d’été, elle état allé le chercher, chez lui, bravant le couvre-feu et les allemands qui patrouillaient dans les rues. Elle lui avait offert des fleurs. Il avait bafouillé que normalement, c’était le contraire, et qu’il était peut-être un peu tôt pour ça. Elle lui avait dit que ça n’avait que peu d’importance, qu’elle l’aimait et qu’elle voulait vivre avec lui, pour toujours. Et ils s’étaient embrassés. Et même maintenant, alors que le monde si noir des années quarante était passé sous les ponts de l’Histoire, qu’il ai plongé sous les terribles couleurs de la guerre et de la terreur pour sortir de l’eau dans la grisaille du troisième millénaire, René se souvient encore de ce goût de cerise, de ce parfum du bonheur, de cet avenir qui lui était apparu alors que lui, et elle, s’unissait pour toujours sous la pluie froide et battante d’un soir de novembre 1942.
« René ? Alors, tu es rentré ? »
C’est Anne, qui prend ses médicaments. Et, comme toujours, il sent son cœur se serrer dans sa poitrine. Toutes les roses se fanent un jour ou l’autre. Leurs belles robes rouges deviennent d’un noir cendre, leurs épines, si terribles autrefois, tombent en poussières. Et les pétales qui les drapaient se dessèchent une par une Et cette rose tremble, maintenant, elle tremble face à la mort qui s’insinue en elle, et René sait qu’elle va bientôt mourir. Il connaît trop bien ce fléau qu’on appelle Parkinson et il a déjà vu ses effets dévastateurs. Avant l’hiver, il n’y aura personne d’autre que le tourniquet qui l’attendra.
(Et pourtant…)
Et pourtant il y a quelque chose dans l’air, un soupçon d’ivresse, une goutte de folie, un océan de jeunesse. Quelque chose dans l’atmosphère qui souffle et qui crache, qui hésite et qui murmure. Quelque chose qui a balayé le vent glacial de Paris, et qui a pris sa place. René ne sait pas ce que c’est, si c’est lui qui devient fou ou si c’est la réalité qui l’abandonne… mais il a confiance. Il croit en son *expérience*.
« Ca va ?
-Oui, oui, tout va bien. J’ai croisé Georges tout à l’heure, il te passe le bonjour.
-Il est bien gentil. Au fait, tu as vu ? A la télévision, ils disent que c’est demain, le printemps. »
La main tremblotante d’Anne s’approche de la télécommande de la télévision, et TF1 s’allume devant leurs yeux fatigués.
« Dis-moi, René, tu ne pourrais pas fermer les volets, s’il te plait ? La lumière cache l’écran. »
Il soupire. Elle s’enferme trop.
« D’accord. »
Il se lève. Une publicité démarre pour la vingtième fois au moment où sa main effleure doucement la poignée de la fenêtre, et…
(Ouvre…)
Il ne sait pas. Il n’a jamais ressenti ça avant. Il y a comme un écho dans sa tête. Pas comme si quelqu’un parlait, non, c’est sa propre voix qu’il entend. Mais une voix incroyablement plus jeune, plus ancienne. Comme un crissement de…
(OUVRE !)
Que se passe-t-il ?
Les cieux brillent derrière la fenêtre. L’espace d’un instant, le monde s’emplit de lumière, et le soleil apparaît au coin d’un nuage.
La poignée, si dure, si résistante, semble s’animer. Docile, elle tourne lentement, obéit à René. Et la fenêtre s’ouvre soudain sur Paris.
(Que la lumière soit…)
C’est un vent doux. Incroyablement doux. Un parfum de milliers de couleurs, avant-garde d’une armée d’émotions. Il y a l’odeur acre du passé, celle doucereuse et un peu triste de l’avenir. Il y a l’odeur violente de la haine, et juste à ses cotés se tient le parfum enivrant de l’amour. Il y a le relent brûlé du regret, mais il y a l’odeur de bois mouillé de l’espoir. L’odeur des larmes, l’odeur des herbes fraîchement coupées. L’odeur des cierges d’églises et l’odeur des cages d’escaliers. L’odeur du printemps et celles de l’automne, le parfum vivace de l’été et l’arôme suintant de l’hiver. Il y a l’effluve du vingt-et-un janvier 1967, cette odeur de clinique, fille du douze septembre 1984. L’odeur de l’enfance et celle de la vieillesse. Celle de la rose, celle du tourniquet. Et puis celle de la vie, tout simplement.
La musique de la télévision s’accélère, de plus en plus vite, de plus en plus fort. René se retourne. Anne est là, mais ce n’est pas la même, non, qu’arrive-t-il ? Pourquoi la trouve-t-il si belle, maintenant, tout de suite, pourquoi a-t-il comme ça envie de l’embrasser ? Le vent tourne, tourne, tout autour d’eux, il tourne, il tourne, il suit la musique, il danse, oui, il danse, et Anne qui se lève, et René qui s’approche, et les regards qui se croisent, et les mains qui se serrent, et les bras qui s’enlacent, et les corps qui se joignent, et les lèvres qui fusionnent, et les langues qui se touche, et les ans qui disparaissent, et le temps qui s’envole qui s’arrête, et les secondent qui frémissent, et deux ne font qu’un, un instant, pour toujours.
Silence.
« Que se passe-t-il, René ? «
Il ne sait pas. Il tente de la rassurer, mais elle n’a pas peur, elle ne tremble pas. Elle rie entre ses bras. Pour la première fois depuis des années peut-être, elle rie, et elle rie comme avant. Et pour René, c’est le plus beau rire du monde.
« C’est… si…merveilleux…
-Sortons, mon René. »
Un sourire, une caresse. Une main qui se serre. Et, au loin, le parfum discret d’un froid soir de novembre 1942.
« Oui, sortons… »
Dehors, quelque chose a changé. Le monde est plus vif. L’univers brille de milles couleurs, de milles odeurs, de milles musiques qui dansent en farandoles sur les trottoirs de Paris. Les taches blanches qui parsèment le goudron mouillé se sont transformées en nuées d’étoiles, de galaxie, qui se sont trompées de ciel. Les voitures vertes, rouges, bleues, sont comme des bulles de savon, des éclats de couleurs vives qui explosent devant leurs yeux émerveillés. Les immeubles, autrefois si ternes et si tristes, se parent maintenant de gravures et de fresques, d’esquisses de gris et de noirs, d’histoires de chevaliers et de dragons, de princesses et de rêves. Le ciel se déchire, se tord, les nuages se bombent sous les coups de Soleil, le blanc inonde le Monde des Etoiles, descend au Royaume des Hommes.
Ils marchent dans ce Paris transfiguré par leurs yeux, cet univers mué par leurs regards. Les gens sont plus nombreux, plus souriants, moins gris, plus vivants. Le monstre hurlant de la ville s’est tapi dans l’ombre, et son mistral de frénésie et de haine, d’indifférence et de mépris, a disparu avec lui. Leurs pas s’accélèrent. Le temps semble s’être ralenti, et l’ombre s’est rétracté. Un peu plus vite. Le bruit de milliers de chaussures, de baskets, de pieds qu’on frappe et qu’on écrase sur le macadam de Paris, résonne comme le martèlement régulier d’une cathédrale. Un peu plus vite. Dix millions de poussières d’humanité tournent autour d’eux, lentement, mué par le destin silencieux, la vie secrète de la ville. Plus vite, toujours plus vite. Ils courent maintenant, sans vraiment s’en rendre compte, mains dans la mains, toujours plus vite, pour sentir le vent qui souffle, toujours plus fort, qui siffle et qui claque à leurs oreilles, toujours plus fort, le poids des ans et des regrets ont disparus, il n’y a plus qu’eux, et leur innocence, et leurs espoirs et leurs rêves, toujours plus, toujours plus…
Deux ombres se profilent. Ils sont quatre maintenant, quatre vieux à courir comme des dératés dans la ville devenue folle, et René ne peut s’empêcher de s’esclaffer. Jamais il ne s’est senti aussi jeune qu’aujourd’hui, et pourtant, pour la première fois peut-être, il se dit vieillard. Mais oui, après tout, son âge devrait être une fierté, pas une honte, non, sa sagesse, ses souvenirs son passé son héritage, et même la mort, sa mort qui n’était plus qu’une question de mois et d’années, de semaines et de minutes, tout ça fait partie de lui, de ses gènes, inscrits au fer rouge dans sa peau, dans ses veines, dans ses reins, et il ne veut plus se le cacher. Mais…
« Que se passe-t-il, enfin ? »
Deux reflets brillent soudain sur une paire de lunettes. Un sourire édenté les salue, image figée dans une course enivrante. George. Et un autre que René ne connaît pas.
« Il ne vaut pas mieux le savoir, non ?
-Tu as raison. Le monde est un mystère, pas une énigme, après tout. »
René a le temps de penser, avant que le vent souffle de nouveau, avant qu’il ne balaye le Roi-Raison sur son trône de fer (Chevaliers et princesses…), avant qu’il n’instaure que la folie et l’anarchie dans son âme, et dans celles des trois autres, avant que le fleuve du temps (dragons et rêves…) se remette à couler, avant que la magie s’achève et avant que commence le Chant du Cygne, le vrai, le magnifique, celui qui l’accompagnera jusqu´à l’ultime final, la dernière des apothéoses, avant que le Soleil perce à travers les nuages, et avant que son âge disparaisse pour l’éternité il a le temps de penser qu’oh oui, Georges a raison, et que c’est pour ça que…
(La vie est si belle, René…)
Ouragan. Odeur de rose, crissement de tourniquet. Folie. Bonheur.
(Que la lumière soit !)
Tout devint flou.
Il sent les cordes de la balançoire se tendre et se détendre entre ses mains. Il n’est pas sûr qu’elle tiendra le coup, mais après tout pourquoi pas ? Il s’élève encore une fois, les bras d’Anne dansent dans son dos. Comment fait-elle pour avoir tant de forces maintenant ? Non, de toute façon, peu importe…
Le tourniquet tourne sous eux. Il sent l’air au dessus de lui siffler et claquer sous le vent qui tourne et qui tourne autour d’eux. Il voit ses amis, ancien ou nouveau, rire comme des déments à ses cotés. Il entend les grincements de son vieux compagnon, le Roi du Square, le seigneur de la nostalgie et du regret. Il se sent vivre…
Le vent s’accélère.
Ils sont déjà partis, ils n’ont plus rien à voir ici. Paris est à eux, et l’univers le suit. Des filles, d’une vingtaine d’année, qui discute sur le trottoir, George va leur parler, discuter, plaisanter, de tout et de rien, pour tout partager. Elles rient devant leur folie, immortalisent le vent et ses effets dans leur souvenir, le jour où les vieux sont devenus fous. Mais ils ont déjà disparus, ils ont trouvés des motos, accrochés à un antivol, et ils veulent conduire, oui, sentir le vent siffler à leurs oreilles, encore, une dernière fois. Un autre arrive, avec des scies, chacun une, c’est bon, on peut y aller, on peut s’enfuir, oui. Une sirène hurle dans les rues, les motos démarrent, une course poursuite s’engage, attention, il faut les arrêter !
René, en son for intérieur, sait déjà qu’ils ont gagnés avant même d’avoir commencé, de toute façon, et il n’a pas envie de leur résister. Mais la folie les animent, et le vent de souffler plus forts, oui, encore, plus forts, toujours, plus vite, une dernière fois, plus vite, le camion, là, maintenant, en face, au feu rouge, et les motards derrières, plus vite, klaxon, hurlement, stupeur, rires déchirés, freins écrasés, plus vite, plus fort, encore, encore, encore... *
(Que la lumière soit !)
Quelque part, dans Paris, un tourniquet se brise peu à peu sous le poids des ans. Les ressors craquent, les vis crissent, et les morceaux de bois lâchent un à un dans un concert de claquement. Sa grotesque silhouette finit par s’affaisser, et le vieux clown triste s’effondre sur lui-même. Le vent souffle bien fort aujourd’hui.
(Et pourtant…)
Et pourtant il y a quelque chose au pied du Tourniquet de Tzara. Une tache rouge posée sur son monde pitoyable de tristesse et de larmes, de rancœur et de remords, poussé par le vent qui tourne et qui tourne, une tache éclatante, sublime, et éternelle.
Il y a une rose.
Une rose rouge comme la vie.
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C´est si beau.
Dommage que je n´aie pas compris la fin, mais ça s´est quand même laissé lire tout du long.
Bravo une fois encore, petit génie. ![]()
Sublime en effet si ce n´est que la fin est un peu vague et qu´à la longue les sentiments et les descriptions mélancoliques tendent à lasser.
Un très beau texte que je recommande vivement à la lecture ! ![]()
Je pense que le fait que j´ai très mal dans ma tête a un peu abîmé l´effet de ce texte - sacrée tumeur
Je suis donc parti sur un a priori plutot positif lié aux commentaires d´Az´ et d´Os´, vite contrecarré par les premières lignes - "merde alors, encore une histoire de vieux croulants
Je mentirai en disant que j´aime la vieillesse, je le crains.
Cependant, la suite m´a agréablement supris - les tous derniers paragraphes, en particulier. Je me suis un peu plus immergé dans cette espèce de folie, de course à la liberté, de plus-rien-à-foutre-t´façon - pour autant qu´il faille le prendre ainsi (une fois encore, ma vision est je le crains altérée
)
Il se trouve, coincidence, que je lis actuellement Insomnie, de Lui. Il se trouve aussi que ton texte m´y a beaucoup fait penser, non pas sur le fond ou le scénario, mais sur la forme, les protagonistes et leurs idées
Voilà, j´ai aimé. Je vais essayer de m´évanouir un peu maintenant, histoire de pas claquer un cable ![]()
Et en passant un petit déterrage...
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lool Igor il était censé être planqué, mon
![]()
Bon, ben merci à vous trois, hein ^^ (j´avais pas répondu tout de suite parceque... euh, j´peux pas appeler mon avocat? :nerd:). Pas grand chose à dire, c´est ça qui est chiant avec les commentaires positifs, tu peux pas dire qu´ils ont des mauvais gouts, ni les combattre
.
Histoire de pas dire rien, ce texte est inspiré d´un clip de Mick est avec plein de monde: la clé des champs, que vous pouvez voir sur notre bon ami youtube à cette adresse :
http://www.youtube.com/watch?v=GxjNbwAtgQk
Voila, j´ai pu faire mon petit Epitaph de Parodie, j´ai plus qu´a appuyer sur envoyer maintenant XD
D´autres lecteurs? ![]()
Un texte de Neg´, j´ai imprimé ![]()
Ben oui, les rares trucs que j´ai lu de toi étaient bien, et celui la est pas trop long donc je ne suis pas responsable de la mort de trop d´arbres.
Tout ça pour dire que j´ai imprimé, je vais lire et faire mon petit commentaire dans pas trop longtemps.
Lu !
Je sais pas si c´es ma façon de voir les choses en ce moment, ou si c´est les textes que j´ai choisi, mais ils (enfin 3 quoi) sont tous assez poétiques.
Bon alors, j´ai quelques détails à dire, et des trucs à te demander
Ortho :
- "L´aube s´est levé" --> leveé
-"touts ses objets ruinés ..." --> ces
-"leurs jouets ont finis" --> fini
-"les cravates ont balafrés" --> balafré
-"Anne doit être levé" --> levée
-"Un soir d´été, elle état allé" --> elle était allée
-" qu´il ai plongé" --> ait
-"alors que lui, et elle, s´unissait" --> s´unissaient
-"se déssèchent une par une Et ..." --> t´as oublié le point lol
-(loin après) : "et les secondent" --> secondes
-"Elle rie" (x3) --> elle rit (rie c´est pour le subjonctif présent)
-"le poids des ans et des regrets ont disparus" --> le sujet est le poids, donc singulier
-"qu´ils ont gagnés" --> gagné (dans l´italique a la fin)
-la folie les animent" --> anime
-"et le vent de souffler plus forts, oui, encore plus forts" --> fort (x2)
-"et les motards derrières" --> derrière
Questions :
-Au début t´écris : "de toute cette lente agonie, de touts ses(ces) objets ruinés ..."
Commen tu justifies le "touts", là c´est pour moi
je sais jamais quand je dois écrire tous, ou touts ^^
"Les ninjas n´ont plus attaqué que leurs concurrences" --> c´est pas vmt une question, mais bon le mot concurrence m´a surprise je sais pas pourquoi, et dérangée (mais bon, on s´en fout
)
-"cette odeur de clinique, fille du douze septembre 1984" --> c´est ptet que je manque de culture et qu´il s´est passé un truc important en 1984, mais j´ai pas tres bien compris ce passage
-"les taches blanches qui parsèment le goudron mouillé se sont transformées en nuées d´étoiles, de galaxie" --> hum, nuées est pas sensée aussi s´appliquer à galaxie ? ce qui donnerait galaxies ?
-"dix million de poussières [...] mue" --> ya des règles avec lesquelles j´ai un peu de mal quant aux chiffres mais bon, j´aurais mis un pluriel a "mue" d´ou mues
-"tout ça fait partie de lui, de ses gènes, inscrits au fer rouge ..." --> juste comme ça, le sujet du verbe inscrire c´est bien genes ? ><
-"Ils n´ont plus rien à voir ici. Paris est à eux, et l´univers le suit" --> l´univers suit qui ? Le héros ? ou alors c´est un oubli de s
Globalement :
Qu´une chose d´importante à dire : ![]()
Le texte est très joli, on voit bien le lien avec la video d´ailleurs.
Les émotions sont bien transmises et le vocabulaire est varié.
Donc j´suis vraiment pas déçue ![]()
ct tro joli. j bocou aimé, un peu triste aussi. mai ct peut-e^tre le but. et puis les nouvelles c toujour comme ça.
Ouais j´ai bien aimé moi aussi, même si j´ai pas tout à fait compris le truc de la rose moi non plus.
J´ai pas regardé le clip parce que chez moi ça buggue, mais bon j´ai trouvé le texte vraiment fluide, malgré l´aspect un peu répétitif de cette folie... Enfin c´est très beau
.
Bien bien, réponse un peu en retard. Avant tout, merci beaucoup à vous trois
Zlink
Merci beaucoup d´avoir lu et d´avoir corrigé les fautes, c´est sympa de ta part
Répondons à tes questions
-Au début t´écris : "de toute cette lente agonie, de touts ses(ces) objets ruinés ..."
Commen tu justifies le "touts", là c´est pour moi je sais jamais quand je dois écrire tous, ou touts ^^
Technique simple: Tu met le nom aux féminin: par exemple içi "de toutes ses filles ruinées", donc touts ![]()
"Les ninjas n´ont plus attaqué que leurs concurrences" --> c´est pas vmt une question, mais bon le mot concurrence m´a surprise je sais pas pourquoi, et dérangée (mais bon, on s´en fout) )
Pour dire vrai, j´avais hésité à le mettre. ce nom sonnait trop scientifique pour l´ambiance du texte. Mais je savais pas trop quoi mettre^^
-"cette odeur de clinique, fille du douze septembre 1984" --> c´est ptet que je manque de culture et qu´il s´est passé un truc important en 1984, mais j´ai pas tres bien compris ce passage
Je te rassure, il ne s´est rien passé à cette époque ^^. Mais sur ce texte, je pars du principe que chaque journée, chaque instant, à une odeur particuliére. On peut supposer qu´il est arrivé à René quelque chose de suffisament important pour qu´il se souvienne de cette odeur.
-"les taches blanches qui parsèment le goudron mouillé se sont transformées en nuées d´étoiles, de galaxie" --> hum, nuées est pas sensée aussi s´appliquer à galaxie ? ce qui donnerait galaxies ?
nuée indique içi un nuage, un amas de poussiéres, j´sais pas si je suis clair
. Mais en tout cas, peu de rapport avec des galaxies, ou sinon, des galaxies de galaxies, si tu veux ![]()
-"dix million de poussières [...] mue" --> ya des règles avec lesquelles j´ai un peu de mal quant aux chiffres mais bon, j´aurais mis un pluriel a "mue" d´ou mues je pense que t´a pas tort.
-"tout ça fait partie de lui, de ses gènes, inscrits au fer rouge ..." --> juste comme ça, le sujet du verbe inscrire c´est bien genes ? >< Oui, oui, c´est bien ça.
-"Ils n´ont plus rien à voir ici. Paris est à eux, et l´univers le suit" --> l´univers suit qui ? Le héros ? ou alors c´est un oubli de s c´est un peu compliqué ^^ Ca signifie que juste derriére Paris, il y a l´univers qui leur tend les bras. Donc l´univers suit la cité-lumiére içi .
Voila.
Pas grand chose à dire aux deux autres, hein, à part bien sur merci d´avoir lu, encore une fois. Ah, si maeva, un conseil: Les gens içi n´aiment pas trop le SMS, et ça peut les fâcher, donc parle en toute lettre si tu peux. ^^
POur la fin, j´ai hésité à vous l´expliquer, mais je me suis dit finalement que ce serait plus drôle si chacun interprétait à sa maniére, car en me relisant je me suis rendu compte que la fin pouvait vouloir dire plusieur truc ^^. Je fais une pirouette à la Yohan cette fois-ci, désolé
Technique simple: Tu met le nom aux féminin: par exemple içi "de toutes ses filles ruinées", donc touts
j´y ai pensé mais en fait non, ça marche pas.
exemple :
Nous allons tous à la plage
l´orthographe est bien "tous" et pourtant au féminin, ça donne toutes ^^
en fait, on m´a dit que touts existait pas
, ça m´a beaucoup troublée mais bon ça doit etre vrai ^^
sinon, le premier truc que j´ai corrigé :
- "L´aube s´est levé" --> leveé "
j´pense que t´auras compris que j´ai fait une faute de frappe et que je voulais ecrire "levée" ![]()
J´ai failli le relever histoire de, mais l´intensité de la flemme était supérieure à l´ennui potentiel que cela te poserait. Donc non. Je vieillis ![]()
Ash
Va pas viellir içi alors
Zlink
Touts n´existe pas?
Faudrait faire une recherche, car moi aussi ça m´étonne. Enfin bon.
Et pour la faute, je l´avais évidemment relevé, bien entendu (On voit pas que je mens, là, non?
)
Déjà Neg´, je vieillis ou je veux. Ensuite je veux pas vieillir, je suis contre. Le problème ne se pose donc pas
Et "touts" n´existe pas, noobs que vous êtes ![]()
hahaa,
au bout de quatre personnes différentes qui me le disent d´un ton catégorique, j´vais finir par me dire que c´est vrai.
J´me l´était a peu pres deja rentré dans la tete, mais neg´ a bouleversé toutes mes résolutions ![]()
Si quelqu´un d´autre que moi l´ecrit, peut être que ça existe finalement ?
telle a été ma pensée
Enfin voila, espece de faignasse qui vieilli mal.
(j´te traite pas de vieux, étant donné que je le suis plus que toi
mais moi je vieillis bien
)
![]()
On en tente encore un ? ![]()
Très beau texte.^^
Les descriptions ne sont presque jamais lourd, le vocabulaire est très riche et c´est très plaisant à lire. Par contre, certaines métaphores sont assez bizarres, comme "l´odeur du bois mouillé de l´espoir", je vois pas le rapport entre le bois et l´espoir, m´enfin bon. ![]()
La conclusion est très belle, même si elle n´est pas très claire.
Enfin voilà... trop de choses à dire.^^
Bravo. ![]()
lourdes*, excusez-moi. ![]()