Dans un désir ardent d´avoir votre avis sur ma plume et d´exposer mes possibles erreurs à vos esprits divinements parfaits, je poste ici l´intoduction de mon roman avant même d´être allé plus loin dans l´écriture.
J´espère sincèrement que vous lirez et que vous pourrez me donner vos avis, qui me seront d´une utilité que vous sous-estimez peut-être (oopa).
________________________________
La douceur de l’herbe caressant son visage donnait à Kryos cette envie irrésistible de rester allongé là, toute sa vie. Au dessus de lui s’étendait la gigantesque toile azurée du ciel, parsemée de temps à autre de quelques nuages écarlates, et Kryos aurait pu la contempler encore des heures. Il n’avait pas encore totalement récupéré et sentait encore au fond de lui la fatigue caractéristique d’un travail long et difficile, qui l’avait occupé toute la nuit. Il n’avait aucune idée d’heure qu’il pouvait être. Sans doute la fin de l’après-midi, à en juger par la position du soleil. Seul, il était seul dans cette clairière. Les autres soldats avaient préféré se reposer à l’ombre des arbres de la forêt ou à proximité de la rivière qui traversait la plaine, en restant ensemble. Mais Kryos était bien ici. Il appréciait la solitude, le calme, la paix. Les jeux grotesques des autres pour passer le temps ne l’intéressaient absolument pas, il préférait de loin la volupté naturelle de ce lieu si paisible. Quelques oiseaux pénétraient furtivement dans son champ de vision projeté sur le ciel, et en ressortaient immédiatement. Leurs petits cris étouffés reposaient l’oreille du jeune soldat, souillée par tous les cris de la nuit précédente. Il préférait ne pas y penser de toutes façons.
Cette fois, il était sûr de ne pas se rendormir, alors il préféra se relever doucement. Assis sur le sol humide, il s’étira une ou deux fois et bailla un grand coup, avant de regarder autour de lui de ses yeux bouffis par le sommeil. Il aperçut la forêt et y remarqua du mouvement. La plupart de ses camarades s’y trouvaient assurément. Dans la clairière qui s’étendait, il n’y avait vraiment personne à part lui, et il déplora d’être le seul à apprécier ce calme si relaxant. Mais la solitude lui paraissait nécessaire à ce moment là. Il tenta alors de se souvenir de la nuit… Des cris, des bruits sourds, de l’obscurité, un noir complet… Il se souvint de n’avoir rien vu et de n’avoir pas très bien compris ce qu’il se passait. Ses souvenirs étaient tout aussi obscurs. Une image fit soudain surface… Un rocher tranchant… Il avait glissé sur de la boue et s’était probablement écrasé contre… La douleur de la plaie sur son genou réapparut immédiatement et lui éclaira un peu l’esprit. Par la suite, il avait suivi les autres, fuyant l’endroit où il y avait tous ces bruits, et on lui avait demandé de dormir. Il n’a pas cherché bien loin, s’est posé dans l’herbe et s’est laissé emporter par le sommeil immédiatement.
Cléon ! Où était donc passé Cléon ! Aussi loin que remontent ses souvenirs, il l’avait vu se coucher au même endroit que lui… Il avait simplement du se réveiller avant, et aller chercher à manger dans la forêt près des autres. La paresse de Kryos allait encore lui être reprochée… Sur ce, il grommela et se leva brutalement. Sa tête lui tourna affreusement durant quelques secondes, puis le paysage rentra dans l’ordre. Il aurait normalement du se diriger vers la forêt où l’agitation semblait augmenter, mais il voulait profiter de ce moment de calme encore un peu et puis de toutes manières il n’avait pas très faim. Il descendit la petite butte sur laquelle il était couché, non sans ressentir une pénible douleur au genou, mais pas de quoi arrêter un soldat comme lui. Il jeta alors un œil à ses habits… Il n’y avait presque pas de sang, c’était assez surprenant. Mais il n’aurait pas dit non à une petite douche avant de recommencer. Son épée était toujours là, bien enfoncée dans son fourreau. Elle non plus n’était pas sale, il ne s’en était pas servi cette nuit-là. Il aperçut à proximité une rivière, probablement la même que celle qui traversait la forêt, et décida d’aller en sa direction. Le paysage était absolument idyllique : un ciel monochrome d’un bleu vif, et une plaine d’un vert éclatant également uniforme. Cette dernière semblait s’étendre à l’infini, et donnait à Kryos une impression de liberté jouissive. S’il avait été dans un de ses rêves, il aurait couru, couru en écartant les bras et en sentant la brise lui claquer le visage. Il se serait arrêté en haut de la butte, et aurait roulé par terre jusqu’à s’arrêter, en riant au contact de l’herbe qui lui chatouillerait la peau. Seulement il n’était pas un rêve, la douleur de sa blessure ne manquant pas de le lui rappeler. Il se contentait de marcher, les bras ballants, en direction de la rivière, traînant sa pauvre jambe endolorie. Il arriva enfin à côté du cours d’eau et y plongea ses deux mains, qu’il plaqua aussitôt sur son visage. Il en avait grandement besoin, car il constata que l’eau qui coulait de ses joues et de son front prenait une couleur rouge, ce qui signifiait que du sang séché se trouvait sur sa figure. Il prit soin de se débarbouiller entièrement, et mouilla ses cheveux noirs afin de les débarrasser plus facilement des multiples brindilles qui les parsemaient. Il lava également son épée, ses bottes, ses bras ainsi que sa nuque. Il aurait aimé pouvoir se laver entièrement, en se prélassant dans l’eau tiède et cristalline de la rivière, mais il savait que l’heure de rentrer était maintenant arrivée. Il s’en alla et prit la direction de la forêt. L’air s’était un peu rafraîchi, à moins que ce ne soit l’effet de l’eau… Kryos commençait à ressentir des frissons et se sentit soudainement moins à l’aise. Le vent soufflait plus fort, et le ciel avait perdu de sa couleur. Il était maintenant pressé de rejoindre Cléon et les autres.
Les oiseaux étaient partis, Kryos avait beau tenter de les retrouver, ils n’étaient plus là. Leurs petits gazouillements lui manquaient. Maintenant, un silence froid s’était abattu sur la plaine. On pouvait percevoir le son du vent frappant la terre et fouettant l’herbe, et des ondes écarlates d’herbe couchée traversaient la grande clairière. Plongé dans cette atmosphère assez désagréable, Kryos se surprit à courir en direction de la forêt. Son cœur battait d’un rythme bien plus soutenu qu’auparavant et sa douleur au genou avait tout simplement disparu. Une peur apparemment sans fondement s’était emparée de lui, et c’est avec grand soulagement qu’il rejoignit la lisière de la forêt. Il s’enfonça rapidement à travers les arbres, et arriva enfin au campement des autres. Les soldats comme lui, ceux qui avaient combattu cette nuit, étaient regroupés à l’arrière, dans ce petit coin dégagé du bois où on pouvait apercevoir le ciel. La plupart des soldats étaient regroupés autour d’un feu, et se reposaient, certains assis que des souches d’arbre ou d’autres allongés sur des petits lits de fortune. Des semblants de tentes avaient été montés à la hâte. Tout cela était provisoire, rien à voir avec ce qui s’était élevé plus loin. Kryos chercha Cléon des yeux, et l’aperçut enfin au loin, en train d’aiguiser sa grande hallebarde (qui signifiait un grade élevé). Il se dirigea vers lui, en saluant des yeux les autres soldats qu’il croisait sur son chemin. Il n’avait pas tissé de liens particuliers avec eux, ses camarades les plus proches n’étant pas dans la même compagnie que lui. Son seul véritable ami, qui était par ailleurs son meilleur, était Cléon, qui s’était vite imposé par sa très grande habileté au combat comme capitaine de la garnison. C’était un grand gaillard, aux épaules larges et au visage marqué par une éducation guerrière. C’était néanmoins quelqu’un de très cultivé, qui vouait une véritable passion pour la littérature malgré ses heures quotidiennes d’entraînement au combat. Kryos était plus petit, moins imposant, et par ailleurs plus timide. Pour toutes ces raisons, il respectait particulièrement son ami, qu’il accompagne depuis son enfance partout où il va, et était également très fier de le voir monter en grade aussi rapidement dans l’armée, lui qui n’a toujours été qu’un simple soldat.
Lorsque Cléon aperçut son ami se diriger vers lui, il se leva doucement en gardant les yeux fixés sur son imposante arme, puis se tourna vers Kryos et lui serra chaleureusement la main, avant d’ajouter : « Ta paresse finira par te perdre Kryos ! L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, je te l’ai déjà dit pourtant. » Son sermon n’avait cependant rien de sérieux et les deux amis éclatèrent de rire, leur relation étant toujours ponctuée de petites taquineries dans ce genre. Ils reprirent place sur le tronc d’arbre couché qui leur servait de banc, et Cléon continua sa tache fastidieuse.
-« On recommence quand aujourd’hui ? demanda Kryos de sa petite voix fluette
-On va pas tarder à venir nous chercher je pense, répondit Cléon sans quitter des yeux sa hallebarde. Dès que la soixante-quinzième rentrera, ça sera à notre tour. Tu es prêt ? Tu as mangé ?
-Euh non pas encore… Il te reste quelque chose ?
-Il doit y avoir encore un peu de pain au fond de ma besace, mais je ne te promets rien… Vérifie pour voir. »
Kryos contourna le tronc d’arbre et ramassa le sac au sol. Il en sortit une bonne miche de pain, qu’il avala rapidement, en remerciant son ami. Ce dernier restait bien silencieux, l’esprit apparemment accaparé par son travail. Le jeune soldat reprit place à ses côtés et fixa le ciel, qu’on pouvait voir clairement ici à travers les cimes dénudées des arbres. Il était devenu entièrement gris, et le froid qu’il avait ressenti tout à l’heure s’était confirmé. La forêt était très inhospitalière : des branches brisées et des troncs abattus jonchaient le sol, qui était recouvert d’une large couche de feuilles mortes. La plupart des arbres étaient totalement nus, car morts, mais leur grand nombre donnait un aspect fantomatique à l’endroit. Il y avait plus de bruit ici que dans la clairière, même si les soldats étaient dans l’ensemble silencieux, l’appréhension nouant souvent la parole.
Au bout d’un quart d’heure, un grand cavalier tout de vert vêtu pénétra au galop dans la zone où s’était installée la troupe de Cléon et annonça à ce dernier que l’heure était venue. Tous les soldats se relevèrent, prirent leurs armes et les dernières pièces d’armure qu’il leur manquait, et se positionnèrent en rang. Kryos prit place parmi les autres fantassins, la partie des soldats qui ne combattent pas avec bouclier mais avec deux épées. Kryos, qui avait perdu sa seconde épée pendant la nuit, alla rapidement en chercher une autre dans la réserve, portant fort heureusement toujours sur lui son arme de prédilection, un large sabre qui appartenait auparavant à son défunt père. Cléon, en commandant, grimpa sur un imposant cheval gris comme le ciel, plaça sa hallebarde dans son dos et leva un bras au ciel pour faire signe à sa troupe d’avancer.
Le petit bataillon d’une trentaine d’hommes avançait à travers la forêt morte et touffue en suivant un petit chemin, qui n’était qu’un passage dégagé à travers les branches brisées à coups de sabre et d’épée. L’obscurité engendrée par les prémices du crépuscule et par la concentration d’arbres toujours grandissante donnait à l’endroit un air totalement effrayant, qui ne laissait personne indifférent. Le froid aussi faisait son apparition et un petit nuage de vapeur s’échappait de la bouche des soldats haletants. Puis à partir d’un moment le sol sembla être en pente et les arbres se firent de plus en plus rares. La sortie de la forêt apparaissait comme une lueur au bout du tunnel. Le silence qui régnait tout le long du voyage et qui pesait dans le bois se brisa soudainement, et des bruits sourds, de plus en plus puissants et de plus en plus nombreux se firent entendre. Des cris retentissaient, on pouvait entendre également des coups, des fracas, des bruits d’épées s’entrechoquant et de boucliers. La tension sembla monter d’un cran au sein de la troupe, et les soldats étaient de plus en plus excités. Aucun ne semblait avoir peur, et des sourires apparaissaient sur leurs visages. Certains agrippaient fermement leur épée, d’autres discutaient à voix basse avec leur voisin, et deux ou trois priaient, pour se donner courage plutôt que par signe de détresse. Kryos, lui, ne semblait pas effrayé mais ne paraissait pas euphorique non plus. C’était un bon combattant et il n’avait pas de soucis à se faire. Cléon quant à lui restait totalement impassible, le visage placide et les yeux sans aucune expression. Il paraissait extrêmement concentré sur la sortie de la forêt, qui décrivait une petite porte lumineuse dans la forêt grise et touffue. Une porte qui grandissait au fur et à mesure qu’ils s’en rapprochaient. Et puis enfin ils passèrent la lisière et sortirent de ce lieu effrayant. Devant eux se déroulait un spectacle impressionnant mais qui ne leur procurait plus autant d’émotions qu’avant : maintenant, ils étaient simplement pressés de rejoindre la boucherie. Car c’est comme ça que se présentait la scène : une grande vallée vierge de toute végétation, qui était le lieu de rendez-vous des deux armées des deux plus grandes puissances de ce monde, l’Empire Affenide et l’Empire Arrenide. Une bataille d’une violence rare, une vraie scène apocalyptique, où hommes, machines de guerre et bêtes s’affrontaient dans un carnage assourdissant. Aucun ordre dans les rangs, c’était l’anarchie totale. Les deux factions formaient de grands bancs de soldats et se rentraient dedans dans une folie frénétique et enragée. A l’arrière se dressaient les camps, où étaient soignés les blessés, où on tentait d’organiser un temps soit peu la bataille par renouvellement des unités et où étaient envoyées les machines de guerre telles que les catapultes ou les chars immolateurs. La terre souillée par le sang et la sueur prenait une couleur noire qui s’étendait sur les deux versants de la vallée. Une vision d’horreur, qui pourtant réjouissait la troupe. A la sortie de la forêt, chacun courut se mettre en place à leur poste respectif, tout en restant à proximité de Cléon. Ce dernier accomplissait sa tache de guide avec beaucoup de sérieux et de maturité. Il ne partageait pas l’excitation de ses soldats mais, face à la bataille et du haut de son cheval, on pouvait maintenant sentir de l’envie dans ses yeux. Les fantassins de la troupe se positionnèrent en arc de cercle derrière Cléon, les armes sorties. Kryos avait tiré son sabre familial et le dressait devant lui avec fierté, ne manquant pas d’embrasser le pommeau pour se donner un semblant de courage, lui qui ne croyait en aucun dieu. L’impressionnante hallebarde de Cléon se leva dans le ciel sombre et éclaira les nuages noirs de son éclatante lumière. Aucun discours n’était attendu, rien de solennel dans tout cela : simplement de se battre, sans notion d’honneur, de pitié ou de raison. Kryos pensa rapidement au moment où il était encore allongé dans l’herbe, reposant son corps et épanouissant ses sens. Il soupira puis leva son arme au ciel et, accompagné de ses compagnons de bataille, hurla un puissant : GLOIRE A LA LUMIERE ! dont le bruit fracassant résonna longtemps à travers la vallée.
Allons bon, je tente un seup ![]()
Aha !
J´ai lu ! :P
Bon allez, le commentaire, j´pense c´est c´que tu veux nan ? ^^
Eh bien déjà j´vais signaler le peu de fautes (que je n´ai pas relevées hein ^^) c´qui fait plaisir pour une fois ! ^^
Après, c´est quoi ? Style médiéval, Héroïc-fantasy ? Ou juste l´histoire de Kryos qui va s´batt´ et finir par mourutir ?
Allez, v´nons-en au scénar... ^^
Comme tout début qui se respecte, y se passe quedale xD
Par contre t´as coupé au mauvais endroit...
Plus tôt, comme lorsqu´ils sortent de la forêt, ou plus tard, avec un Kryons en mauvaise posture...
C´eut été mieux j´pense ^^
Que te reprocher sinon ? Pasque c´pas parfait hein, j´te rassure xD
Eh bah un léger manque de vocabulaire je trouve, ce qui te mène à certaines répétitions (Kryos, forêt, etc... ^^) Rien de bien grave, mais essaie de lire ou d´utiliser des synonymes, ça f´ra qu´enrichir ton texte qu´en s´ra qu´meilleur ^-^
Et puis, un point purement subjectif, c´est cette sorte d´atmosphère vide par moment, et trop enfantine par d´autres...
Je sais pas, mais le suspens ne ressort pas, et la saveur apocalyptique que tu décris non plus...
Essaie de donner plus de petits détails qui font ressortir l´ambiance quoi ^^
Allez, continue comme ça, et t´étonne pas du manque de lecteurs, le forum est dans un passage à vide, y d´vrait r´naître pendant les grandes vacances quoi :p
Approuvé, en attente de la Quite. ![]()