CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

A travers le miroir

Zappa801
Zappa801
Niveau 7
13 avril 2007 à 16:53:04

Vu que ma nouvelle à été éffacée pour une raison que j´ignore totalement, je me permet de la remettre...

Titre: A travers le miroir

Thème : "rumeur d´un monde sens dessus dessous"

bonne lecture a tout le monde, j´espère que vous apprécierez

A travers le miroir

« …Remplissez-moi du crâne aux orteils. Faites moi déborder de la plus atroce cruauté… »
Marc se ressassait cette phrase dans sa tête depuis qu’il avait quitté le lycée. Il marchait vite, le corps droit et les yeux levés vers le ciel.
« Epaississez mon lumineux sang… »
Depuis plus de deux mois, il avait intégré la troupe de théâtre du lycée et apprenait avec ses camarades une version modernisée d’Hamlet de William Shakespeare.
Tout en se mordant la lèvre et en fermant les yeux, il imaginait avec appréhension le costume que sa mère avait confectionné pour lui, il avait hâte de le découvrir. Lorsqu’il baissa la tête et ouvrit ses paupières, il se rendit compte que les rues pavées du centre-ville étaient bondées et que les soldes des magasins attiraient une foule impressionnante de gens. Il parcourut encore plusieurs mètres au milieu de la cohue et bifurqua rapidement dans une petite rue étroite à sa gauche et arriva devant la porte de son immeuble. Lorsqu’il la referma, le brouhaha de la rue s’estompa et Marc soupira de soulagement avant de monter les escaliers qui menaient à son appartement. Lorsqu’il entra, son père, un homme d’une cinquantaine d’années, les cheveux grisonnants, des petites lunettes surmontant son nez et un petit sourire au coin des lèvres, lui dit bonjour. Il était assis à la table de la cuisine et lisait un journal sur lequel un article annonçait : « Les pôles magnétiques de la Terre ont commencé à s’inverser, les scientifiques s’interrogent. » Marc chercha sa mère, mais celle-ci avait investi la salle de bain et se douchait. Le costume allait attendre encore un peu.
Dépité, le jeune homme ouvrit la porte de sa chambre et posa son sac sur son lit. Celui-ci était placé contre un mur. La chambre du garçon était plutôt petite, et la tapisserie bleu outremer était cachée derrière des armoires en bois et des étagères. Une seule partie du mur était libre. À vrai dire, libre n’était pas le bon terme, car elle était occupée par un immense miroir, bien plus grand et plus large qu’un adulte. Cela prouvait que Marc avait une légère tendance au narcissisme, même s’il ne se l’avouait pas lui-même.
Le garçon se laissa tomber lourdement sur son lit et ouvrit la fermeture éclair de son sac. En même temps, il entendit la porte de la salle de bain qui s’ouvrait. Mais il résista à l’envie de se jeter sur sa mère pour lui demander le costume. Il s’empara du livre de Shakespeare et commença à réviser son texte. Il relut rapidement le passage, se releva, et posa un genou devant son miroir, comme s’il demandait son reflet en mariage.
-Je bâtirai à votre porte une hutte de saule, Madame, récita-t-il comme si lui-même était amoureux, et je réclamerai mon âme à votre maison. J’écrirai de loyales cantilènes selon mon amour dédaigné, et je les chanterai bien haut dans l’ombre de la nuit. Je crierai votre nom aux échos des collines et je forcerai…
Trois coups sourds furent frappés contre la porte. Marc alla ouvrir et découvrit sa mère, petite avec des cheveux bruns et frisés, tenant entre ses mains un habit de velours rouge, vert et or.
Marc s’exclama avec une joie non dissimulée :
-Enfin ! Depuis le temps que je l’attends ! Merci !
Sans dire un mot, sa mère lui sourit et referma lentement la porte. Marc sauta de joie, et se dépêcha de quitter ses vêtements pour se mettre enfin dans la peau de son personnage. Il enfila le costume et se plaça devant son miroir. Il avait fière allure dans cet habit vert et rouge. Ce déguisement mettait en valeur ses cheveux et ses sourcils noirs, ses yeux verts et son visage sombre. De plus, il laissait entrevoir son corps musclé et ses épaules carrées.
Marc se mit à faire de grand geste devant sa glace, comme s’il se trouvait déjà sur la scène du théâtre. Mais quelque chose attira son regard. Son reflet, dans le miroir, semblait étrange. Il paraissait effectuer les mêmes gestes que Marc, mais quelques instants après lui, comme s’il allait au ralenti. Le garçon plissa les yeux, son double fit de même. Il leva son bras et effectua de grands moulinets. Son reflet l’imita. Mais la glace lui revoyait toujours une image avec quelques secondes de retard. Soudain, la copie du miroir se figea et ne bougea plus. Il fixait Marc avec une telle intensité que celui-ci en tomba par terre, de peur. Il resta quelques secondes sans bouger, paralysé par l’angoisse. Puis, petit à petit, la curiosité prit le dessus. Il se releva doucement et approcha sa main du miroir. Son double recommença à bouger, cette fois-ci à toute vitesse. Il semblait effrayé et tentait de lui dire, à l’aide de grands gestes, de ne pas s’approcher. Le reflet semblait crier, hurler, mais aucun son ne traversait la glace. Puis, il sembla se résigner, et quitta le miroir, comme si une autre chambre se trouvait de l’autre côté.
Le vrai Marc fut quelque peu étonné, mais continua son étrange inspection. Sa main frôla le miroir, qui se troubla et créa des ondes comme lorsque l’on jette un caillou dans l’eau. Le contact était froid, et Marc retira vivement sa main. Il était de plus en plus étonné, mais d’un autre côté, il voulait absolument savoir ce qui pouvait bien se trouver de l’autre côté. Une sorte de pressentiment s’empara de lui, et il se retourna pour enfiler ses chaussures le plus rapidement possible. Il jugea qu’il mettrait trop de temps à quitter son costume et il voulait à tout prix découvrir son « autre lui ». C’était dans sa nature, son petit côté arriviste. Il savait ce qu’il voulait, et il savait qu’il allait tout mettre en œuvre pour y arriver. Une fois prêt, il se repositionna face au miroir, ferma les yeux, et le traversa.
Ce fut l’une des expériences les plus étranges de sa vie, comme s’il plongeait dans une sorte de bac d’eau glacée qui se serait gélifiée. Il frissonna, et, après avoir avancé d’un pas, ouvrit les yeux. Il sentit qu’il était chez lui, mais pas tout à fait. Sa chambre était là, devant lui, mais tout était inversé, comme dans un miroir. Il se sentit tout bête et repensa à l’une de ses histoires préférées : « Alice au pays des merveilles. » Mais suivre son propre lapin blanc était-il une bonne idée ?

L’atmosphère de ce côté-ci du miroir était lourde et chaude, comme si la gravité vous écrasait par terre. Pourtant, on pouvait aisément se déplacer. D’instinct, Marc se dirigea vers la fenêtre. Il aperçut son double s’enfuir en courant dans la rue. Sans attendre, il s’élança à sa poursuite. À peine avait-il fait quelques pas qu’une chose étrange se produisit : un léger tremblement de terre se fit sentir. Même s’il savait qu’il n’était pas dans son propre monde, Marc se doutait que cet événement n’était pas normal. Une fois les secousses passées, le garçon se releva et s’élança dans l’appartement, il croisa sa mère qui parut complètement déstabilisée. Elle s’écria :
-Marc ?
Mais celui-ci avait déjà passé la porte et se retrouvait dehors. Si sa mère paraissait si étonnée, c’est qu’elle avait sûrement vu son vrai fils quitter l’appartement. Elle avait dû avoir une étrange sensation de déjà-vu.
La rue était toujours aussi bondée, mais tous les magasins étaient inversés. Marc était vraiment entré au travers du miroir, il en avait la certitude. Il bouscula quelques passants et leva la tête droit devant lui pour apercevoir le deuxième Marc. Il découvrit au loin quelque chose de rouge et vert qui bifurqua vers la droite. Le vrai Marc s’élança. Lorsqu’il courut, la foule le dévisageait étrangement. Elle semblait étonnée et à la fois terrifiée. Marc sut que quelque chose n’allait pas lorsqu’il entendit des bribes de conversation :
« Vous pensez que c’est lui ?… Il a traversé ?… Si c’est vraiment eux, il va falloir les tuer. »
Lorsque ces derniers mots retentirent, le visage du garçon se décomposa. Malgré la pâleur de celui-ci , l’atmosphère étouffante et ces phrases sibyllines, il continua à courir, jusqu´à en perdre haleine. Tous les regards se fixaient lentement sur lui, et Marc se sentit en danger. Il tourna à droite, comme son double. Il arriva dans une petite rue qui se segmentait en plusieurs parties. Quatre rues adjacentes se proposèrent à lui. Si son double était vraiment comme lui, il fallait qu’il suive son instinct. Il parcourut quelques mètres dans la ruelle la plus étroite, à droite, lorsqu’il se fit agripper violemment par la manche et tirer en arrière dans un renfoncement du mur, envahi par la pénombre.
-Qu’est-ce que tu as fait ! Hurla en silence une voix rauque.
Marc reconnut en face de lui son propre visage, qui appartenait à son « lui » dans cet autre monde.
-Qu’est-ce que tu as fait ? Répéta son clone une deuxième fois en l’empoignant par le col de son costume.
Marc restait à la fois admiratif et complètement abasourdi. Il réussi à balbutier :
-Je…Je ne sais pas !
Son double le repoussa contre le mur et parla à toute vitesse :
-Tu ne dois pas être là ! Ce que tu as fait est interdit !
-Interdit ? Interrogea Marc.
L’autre Marc se gratta le menton comme pour réfléchir. Il semblait anxieux et très inquiet. Il expliqua le plus rapidement possible :
-Je t’ai fait signe de ne pas me suivre, mais tu es venu quand même. Comment t’expliquer ? Je dois faire vite, sinon, ils vont tous rappliquer. Tu as traversé le miroir, et tu as dû te rendre compte qu’ici, ce n’est pas pareil que là d’où tu viens. Il faut que tu saches qu’ici, tout le monde a connaissance de là où tu vis. Mais il est formellement interdit de passer au travers des miroirs. C’est condamnable de la peine de mort !
Marc déglutit lentement, son visage devint de plus en plus pâle. Son autre lui-même allait continuer son explication, mais fut coupé par un autre séisme, celui-ci beaucoup plus puissant. Les deux garçons durent se tenir au mur pour ne pas tomber.
-Et voilà ! Ça va bientôt arriver… Reprit le sosie une fois que le tremblement de terre se fut calmé.
-Qu’est-ce qui va bientôt arriver ? Demanda le vrai Marc.
-As-tu déjà entendu parler de l’inversion des pôles magnétiques ?
-Mon père lisait un article dessus sur le journal, mais je ne sais pas ce que c’est.
-Ils en parlent dans votre monde ? C’est que ça va bientôt arriver ici aussi.
-Mais qu’est-ce qui va arriver enfin !
-Il y a quelques années, avant ma… enfin… notre naissance, dans mon monde, les pôles magnétiques de la terre ont commencé à s’inverser. On découvrit plus tard que cela était lié aux gens qui traversaient les miroirs, de monde en monde. Parfois par curiosité, comme toi, et parfois intentionnellement. Le fait est que, pour une raison qui est inconnue de tous, lorsque quelqu’un traverse, la gravité se met à se dérégler. Le seul moyen pour que ça s’arrête, c’est de tuer les gens qui on traversé. Ou alors, il faudrait qu’ils rentrent dans leur monde.
-Alors, je n’ai qu’à rentrer ?
-Ce n’est pas si simple malheureusement. Il y a eut une énorme polémique ici, et la peur s’est installée dans les villes. Et cette peur a engendré un nombre massif de meurtres. Si quelqu’un t’as vu, tu peux dire adieu à ta vie. Et moi aussi d’ailleurs…
-Comment ça ?
-Nous sommes liés. Tu es moi, et je suis toi. C’est comme si nous ne formions qu’un. S’il t’arrive quelque chose, si tu meurs, je mourrai aussi, car je ne peux vivre sans toi, et il en est de même pour toi. Il va falloir qu’on s’entraide.
-Mais, la gravité, lorsqu’elle s’inverse, il se passe quoi ?
-Les tremblements de terre sont les premiers signes d’un changement de gravité, mais tu vas très vite voir ce qu’il va arriver. Il va falloir être vif, et faire tout ce que je te dis…
-Ils sont là-bas ! Hurla une voix gutturale. J’en suis sûr ! Je les ai vus tourner !
Le sosie du vrai Marc observa son propre lui-même et lui confia :
-Là, on est dans de beaux draps. S’ils nous trouvent, je ne donne pas très cher de notre peau.

Zappa801
Zappa801
Niveau 7
13 avril 2007 à 16:54:26

Sans dire un mot, il tira Marc dans un coin d’ombre et lui fit signe de se taire. La foule de la rue était en train de se disperser dans les différentes ruelles. Quelques personnes passèrent à quelques centimètres des deux garçons sans les voir. Ils fouillaient, semblables à des zombies cherchant une proie à dévorer.
Lentement, le Marc de ce monde fit signe à l’autre qu’il leur faudrait s’enfuir en usant de la force. Ils comptèrent lentement jusqu´à trois et surgirent à la lumière avant de se mettre à courir. Avec l’avantage de l’effet de surprise, ils purent parcourir quelques mètres avant de se faire barrer la route par un groupe de femmes armées de sacs à main. Les deux Marc firent jouer de leurs épaules et les quelques années de rugby qu’ils avaient fait dans leur enfance leur servirent à repousser violemment ces harpies. Ils coururent encore et se retrouvèrent en plein milieu de la rue, là où se trouvaient tous les commerçants et leurs magasins. Soudain, le sol trembla, mais différemment, ce fut plus sensible. Marc sentit alors ses poumons se retourner et son cœur faire un looping étrange. Il entendit juste l’autre Marc qui lui hurlait de se protéger. Il y eut un choc, plutôt violent. Lorsqu’il rouvrit les yeux, le paysage avait complètement changé. Un mur énorme se dressait devant eux, composé de pavés placés les uns à côté des autres. Marc observa ses pieds, et comprit avec horreur que la gravité avait effectivement changé de sens. Lui et son double marchaient désormais sur les vitrines des magasins, comme si celles-ci étaient le sol. Après quelques secondes de réflexion, il devina que le mur imposant qui se trouvait devant eux était en réalité la rue pavée sur laquelle ils avaient couru quelques secondes avant. En observant sous ses pieds, il remarqua que les commerçants se retrouvaient plaqués contre le mur de leur magasin et cherchaient désespérément à atteindre la porte de leur local qui se trouvait désormais au plafond. Le Marc de ce monde-ci tira celui qui avait traversé le miroir par la manche et lui montra un lampadaire qui se trouvait un peu plus loin. Il expliqua qu’ils devaient l’atteindre en attendant que la gravité change de nouveau de sens. Ils coururent donc sur les vitrines des magasins pour se positionner juste en bas du poteau. Soudain, des cris retentirent derrière eux, c’étaient certaines personnes qui les avaient cherchés dans la ruelle, qui avaient escaladé cette dernière et qui se lançaient désormais à leurs trousses.
Le Marc de ce monde-ci montra l’exemple à son clone et commença à s’agripper aux pavés de la rue pour l’escalader. Les deux garçons n’avaient jamais été très bons en escalade, mais cette fois-ci, leur vie en dépendait. Le cœur battant à tout rompre, ils commencèrent à chercher des prises, et à gravir la rue. Derrière eux arrivaient déjà des dizaines de personnes qui commencèrent à les imiter. Le Marc qui avait traversé le miroir arriva le premier jusqu’au lampadaire et l’agrippa fermement. Soudain, il sentit que quelque chose tremblait furtivement, et il comprit que la gravité commençait à changer de nouveau. L’autre Marc eut juste le temps de s’accrocher à sa jambe et le monde bascula.
-Tuez-les ! Hurla un homme qui gravissait la rue en s’accrochant désespérément aux pavés. Tous ceux qui ne s’étaient pas accrochés à autre chose qu’un pavé semblèrent flotter quelques secondes dans les airs, comme s’ils étaient en apesanteur. Puis, avec une vitesse fulgurante, ils tombèrent.
Ils tombèrent, mais pas n’importe où. Ils tombèrent dans le ciel. Ce ciel bleu et sans nuage que Marc avait observé alors qu’il rentrait du lycée était maintenant devenu sol, et les pavés de la rue étaient devenus le ciel. La gravité s’était complètement retournée. Marc hurla tandis que ses mains glissaient le long du poteau. Il se rattrapa à l’ampoule en forme de boule du lampadaire et s’y agrippa de toutes ses forces. Son double hurla à son tour. Il se cramponnait à la jambe de Marc comme jamais il se ne s’était raccroché à quelque chose.
Il hurla :
-Ne me laisse pas tomber !
-Je fais ce que je peux, répondit l’autre Marc. Serrant le lampadaire de toutes ses forces.
Les silhouettes des gens de la foule disparurent dans le ciel. Ils étaient tombés dans un puit sans fond, et risquaient de ne jamais en revenir.
Soudain, la gravité bascula de nouveau et les deux Marc s’écrasèrent violemment sur le sol, le vrai sol, sur les pavés de la rue. Ils reprirent rapidement leurs esprits, et, alors que les commerçants sortaient de leurs magasins pour se lancer à la poursuite des deux jeunes garçons, ils se mirent à courir en direction de leur appartement. Il fallait qu’ils se dépêchent avant que la gravité ne soit de nouveau altérée.
Mais ils durent faire face à un autre problème. Maintenant que la gravité s’était modifiée, les gens qui avaient disparu dans le ciel retombaient, mais dans l’autre sens. Il se mit alors à pleuvoir des corps un peu partout. La violence du choc les tuait sur le coup, dans un fracas terrible d’os brisés. Parfois, Marc et Marc les évitaient au dernier moment, alors qu’ils allaient se faire lourdement écraser.
Puis ils se mirent à courir à en perdre haleine. Rentrer avant que le monde ne change. C’était leur but. Jamais de leur vie ils n’avaient couru aussi vite. Lorsque la terre trembla encore une fois, ils se jetèrent à travers la porte de l’appartement. De nouveau, ils se retrouvèrent au plafond.
Tout à coup, ils aperçurent la mère du Marc de ce monde ouvrir un tiroir désormais à l’envers. Toutes les affaires se déversèrent sur le plafond devenu sol. Elle y ramassa un petit objet noir que Marc reconnut aisément, il s’agissait d’un pistolet.
-Je suis désolé, c’est la loi de ce monde, murmura-t-elle.
Puis elle appuya sur la gâchette et les deux Marc se jetèrent par terre tandis que la balle se logeait avec force dans le mur. Ils s’enfuirent en courant et eurent juste le temps d’éviter un coup de couteau de leur père qui sortait de la salle de bain. Ils se ruèrent en direction de la chambre, enjambèrent l’encadrement de la porte et refermèrent celle-ci à clé. Les meubles de la chambre avaient été dévastés à cause des changements de gravité.
-Il est temps pour toi de rentrer ! Expliqua Le Marc d’ici. Fais en sorte que ni toi, ni moi ne puissions jamais revenir dans un monde qui n’est pas le nôtre. Nous vivrons chacun de notre côté, mais ça à toujours été ainsi, et il faut que ça le reste. Allez, dépêche-toi !
Lorsque l’autre Marc eut fini sa phrase, Marc traversa de nouveau le miroir. Il sentit encore cette sensation étrange, mais de plus, il sentit qu’un nouveau changement de gravité s’exerçait. Il se retrouva dans sa chambre, et posa le pied sur le parquet. Il fut content de voir qu’ici, la gravité était restée la même. Mais il devait se dépêcher. Il courut vers son bureau, s’empara d’une chaise, se plaça devant le gigantesque miroir, prit de l’élan, et le frappa de toutes ses forces. La glace se fissura, et éclata en mille morceaux. Les débris tombèrent bruyamment sur le sol et se répandirent partout dans la chambre.
Marc tituba, complètement essoufflé. Il observa les morceaux de miroirs qui reflétaient chacun une partie de son visage. Puis il se détourna d’eux, et, les jambes flageolantes, il quitta sa chambre et entra dans la salle de bain. Un autre miroir s’y trouvait, mais ne semblait pas avoir l’air étrange. Son reflet était de nouveau là, et montrait un jeune homme exténué habillé d’un costume vert et rouge déchiré à quelques endroits.
Marc s’approcha des robinets, et fit couler l’eau. Il passa ses mains mouillées sur son visage pour se rafraîchir, fixant le fond du lavabo, lorsque soudain, une voix retentit :
-Tu pensais t’en tirer comme ça ?
Le père de Marc, celui de l’autre monde, se tenait dans le miroir, à la place de son reflet. Sa tête s’extirpait de la glace en même temps que la lame du couteau que les deux Marc avaient évité.
Lorsque la main du père traversa le miroir, Marc sentit la terre trembler sous ses pieds…

J´espère que ça vous à plu!
J´attends les critiques avec impatience!!!

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
13 avril 2007 à 17:13:39

Je sais que ça peut paraître étrange, mais le topic de règles n´est pas là pour rien. Ceci dit, c´est vrai que l´expression "à lire avant de poster" n´est pas très explicite.

Sous forums
  • Ecriture
  • Modélisme
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
La vidéo du moment