Mamie
Lundi 1er Juillet, il fait drôlement chaud aujourd’hui. Marcelline a voulu rester sur le balcon.
Mon respirateur artificiel fait un boucan d’enfer tandis que je descends une a unes les marches de ce fichu escalier qui un an plus tôt causa la perte de ma hache droite.
Je tousse, tousse, je n’suis plus bon qu’à ca : un sale vieux comme dirait les petites me*des qui déambulent fièrement sous le soleil caniculaire de cette saison pollué.
[ ... ]
[…] mais moi tout c’que j’veux c’est des oranges :
Des putains d’oranges pour me désaltérer en regardant la télé, c’est pas comme si je demandais la lune !
J’arrive chez l’épicier […]. J’ouvre le plastique saisit deux belles oranges. Ce voleur me fait : « Ca fera 2€ ! ». Bon sang ! J’ai plus le temps, je lui donne l’argent. Vaincu par la prostate, fichu fléau qui vous rappelle toutes les cinq minutes que vous en êtes victime, ça a de quoi vous miner le moral.
Je tape le code de la porte, « 5359 … ». Foutue tremblote, si ça continue je vais devoir prendre un nouveau slip, le cinquième de la matinée. Allez on recommence, « 5356… Amen ! » La porte s’ouvre, on se retrouve a nouveau mon viel ennemi et moi, ce démon aux milles marches .
C’est seulement les 60 ans passés qu’on regrette d’avoir été pingre, on se dit qu’ayant donné un peu d’argent chaque mois il nous suffirait de cliquer sur un bouton pour s’élever jusqu’au cinquième.
Mais la vie c’est moche, et je suis là, en train de marcher, je marche tout le temps depuis que ma conn*sse de femme est trop lourde pour se déplacer.
Ca y est j’ y suis enfin, il fait toujours aussi chaud, je tourne la clé et je rentre, pas de « Chérie, je suis rentré !» de toute façon avec son sonotone elle n’entendrais pas.
Je prends une bière, plus un bruit, je me tourne pour voir ma vision quotidiene d’horreur et la, Ô surprise : la vielle a claqué.
Enfin ! Ca fait presque une semaine que je la mettais tous les jours sur le balcon a 40 degrés.
Je m’assois un moment , réflechi, je vais au frigo poser la bière : Ce soir c’est champagne !
si il y a des [...] c´est parce que le texte était parfois un peu grossier.
Voilà.