voilà, encore moi, avec cette fois une histoire que je vais découper en plusieurs parties, mais je pense pas que ce sera très long. enjoy
Après que le déclic de la serrure se soit fait entendre, j’ouvre la porte et j’appuie sur l’interrupteur. Tout de suite, mon environnement familier, éclairé par la pâle lumière électrique, me rassure et m’apaise après cette dure journée de travail. Mon patron n’a pas arrêté de me casser les c…mais bon, disons que je n’ai pas à me plaindre : muni d’un diplôme Bac+3 en Commerce et Gestion, j’ai pu obtenir un bon salaire de ma boîte, et même si je m’ennuie à mort dans ce boulot, même si la routine me ronge jusqu’à l’os, je suppose que je ne suis pas l’homme le plus à plaindre du monde, comparé aux SDF qui traînent souvent devant chez moi. Et puis bientôt j’aurai fini de payer la traite de ma BMW, alors, tout en m’armant de courage, c’est avec résignation que chaque jour, je pars au boulot lécher consciencieusement les bottes, ou plutôt les souliers à 500euros d’un mec que je fusillerais bien, dans l’espoir d’obtenir une centaine d’euros d’augmentation. En repensant à cette horrible journée, je prie le ciel pour que ma retraite arrive vite : hé oui, il fait bon vivre d’être vieux de nos jours !
Je me déchausse, balance mes chaussures dans un coin de mon 60m2 et je me dirige vers la petite commode dans le salon, où sont stockées toutes mes réserves d’alcool. Je me sers un petit verre de whisky, puis je vais m’asseoir dans le canapé de cuir noir de 1500euros posté devant la baie vitrée, regardant pensivement la vue qui s‘offre à moi du 6ème étage, : même à 10 heure du soir, malgré la lumière du soleil qui, rouge sang, commence à s‘éteindre, les bruits de la ville, les klaxons des autos et le murmure diffus d’une masse humaine constamment en mouvement continuent de monter vers les cieux, avec en plus des rires et des plaintes ponctués de rots de poivrots probablement fortement imbibés d’alcool.
Au fur et à mesure que je regarde ce paysage morose de béton qui s’offre à mes yeux, la mélancolie commence lentement à m’envahir : toute ma vie résume-t-elle uniquement à amasser le plus d’argent possible ? Et-ce que je vivrais encore de la même façon dans dix, vingt, trente ans ? Je n’aime pas les changements brusques, je déteste être déstabilisé mais…la routine m’effraie encore plus. Je songe à la belle époque du lycée, il y a déjà sept ans de ça, ou je ne me préoccupais pas trop de l’avenir. Enfin si, j’y pensais souvent, mais généralement ma vision de l’avenir allait jusqu’à deux ans maximum ; à cette époque, je croyais encore que la vie était pleine de surprise, et que tout pouvait arriver. Et pour ça, je ne voulais pas m’enfermer dans un parcours prédéterminé, je voulais vivre ma vie un peu au jour le jour. Mais aujourd’hui, avec les crédit sur quinze ans ou plus que j’ai contracté, l’avenir, j’y suis bien obligé d’y penser. Et l’avenir que je vois pour moi, c’est le présent que je vis, ce n’est donc pas très réjouissant, voire même assez déprimant de penser que ma vie dans dix ans pourrait être celle que j’ai aujourd’hui.
Pour éviter la déprime qui me guette, je me réfugie donc dans mes souvenirs de lycée. Certes, la vie n’était pas rose tous les jours, les profs étaient pénibles, les cours ennuyeux et le lycée était équipé de tellement de barreaux qu’on se serait dit dans Prison Break. Quant aux filles…bon, disons que c’est un sujet que je ne préfère pas aborder. Mais c’était tellement agréable de se dire qu’on pouvait avoir des amis, des vrais sur lesquels on pouvait vraiment compter ! Hé oui, parce que quand on est dans la vie active, on a plus beaucoup d’amis, juste des collègues, et chaque tentative de lier une amitié se transforme en tentative d’intrusion dans la vie privée d’autrui, avec toutes les susceptibilités que ça peut entraîner, du moins c’est comme ça dans mon boulot. Et quand quelqu’un recherche par hasard notre amitié, la peur toutefois légitime qu’il nous plante un couteau entre les deux omoplates dès que nous aurons le dos tourné exacerbe le sentiment de méfiance, voire de paranoïa qui grandit en nous, et c’est pas le top pour se faire des amis quand on sait qu’une amitié est sensé être basé sur la confiance. Bref, qu’est-ce que je regrette le temps du lycée…
Dans ce temps-là je n’avais pas à me préoccuper de ce genre de soucis, et j’avais des vrais amis, pas de ceux qui vous lèche obséquieusement les bottes par intérêt, non, des vrais potes genre qui hésitaient pas à vous chambrer à la moindre gaffe, toujours présents pour les quatre cent coups et aussi dans les moments difficiles du genre : « Oui mais c’est pas grave tu verras, t’en trouvera une autre c’est pas la fin du monde »(ça nous arrivait souvent ça d’ailleurs). On était lié comme les cinq doigts de la main sauf qu’on était quatre : Daniel dit l’Endormi, Samuel le comique du groupe, Raphaël, un peu plus sérieux ,la matière grise du groupe, et moi, Michael dit la légende du râteau ardent(vous comprenez maintenant pourquoi je ne préfère pas trop en parler des filles…). Qu’est-ce qu’on pouvait se marrer n’empêche quand on était ensemble, toujours à se payer une bonne tranche de rire quand l’un de nous se prenait un râteau dans la face(et souvent c’était moi). On partait souvent en boîte sous prétexte d’aller danser mais notre objectif, comme ceux de tous les mâles bouillants de testostérone, étaient clairs. Cependant, si nos buts respectif n’en étaient pas moins explicites, on avait pourtant un mal de chien à les concrétiser, et on rentrait souvent chez nous le lendemain avec pour la peine une bonne migraine à s’enfiler des bières et des whisky-coca pour se donner du courage.
Alors que mon cerveau embrumé par ces bons souvenirs, et surtout par les gorgées de whisky que j’ai bu, commence lentement à sombrer dans la somnolence, une idée saugrenue me vient à l’esprit : pourquoi ne pas essayer de les retrouver ?
Ca fait sept ans, en fait depuis la fin du lycée, qu’on a perdu contact. Chacun a fait sa vie de son côté, je suppose, en tout cas moi j’ai fais la mienne, même si j’en suis pas vraiment heureux. Je me demande ce qu’ils deviennent… Peut-être qu’ils ont une famille maintenant…Une femme, des enfants et le labrador en prime, le stéréotype de la famille parfaite quoi. Mais rien que d’imaginer des répliques miniatures de mes potes, ça me fait bizarre. Qu’est-ce qu’ils font dans la vie ? Combien ils gagnent par mois ? Est-ce qu’ils gagnent plus que moi ?
Et d’un coup je me demande : « Mais quel genre de type tu es pour te demander après sept ans si tes anciens potes gagnent plus que toi ?? ». La honte commence à enfler en moi quand je considère qu’il n’y a que de préoccupations bassement matérielles qui me tiraillent l’esprit alors que je pense aux meilleurs potes que j’ai jamais eu dans ma vie. Alors c’est donc ça être adulte ? Dans ce cas là, je préfère retourner à l’âge d’or, celui où j’étais encore gamin, celui où j’étais encore humain. Et c’est peut-être parce que je refuse ce que je suis devenu que je me décide à les retrouver, me dire que le moi du passé, celui qui n’était pas obnubilé que par le fric et par l’obsession d’avoir le mobilier, la voiture, les vêtements les plus chers pour montrer qu’il a de l’argent, existe peut-être encore un peu. Je veux renouer avec mon passé.
Il y a du Ward Moore dans l´air ...
J´ai franchement bien aimé, un début accrocheur, je sens venir un truc style road trip avec ses potes d´enfance, le genre on lache tout et on s´éclate, un début prometteur à toi de concrétiser je lierai la suite ![]()
Ostradamus: c quoi du Ward Moore
Evidance: merci ![]()
Si tu regardes bien, mon pseudonyme est Ostramus et non pas Ostradamus ; rien à voir avec ce médecin français qui faisait des prédictions.
Ward Moore est un auteur de science fiction qui a écrit un livre dont le titre est tout justement le même que celui de ta nouvelle.
ostradamus
désolé de m´être trompé sur ton pseudo Ostramus mais c´est vrai que j´y ai pas regardé de très près. Sinon si j´ai choisi ce titre, c´est plus parce que c´est en rapport avec le thème de ce que je veux écrire, et à ce titre je pense pas que je vais faire prendre à ce que je vais écrire un détour vers la science-fiction.
Hum, c´est Nostradamus qui faisait des predilections et non Ostradamus.
C´est justement de lui que je parlais, mais trève de palabre pseudonymesque et cessons de polluer ce topic.
sinon hé bien je vais poster la suite dès que je pourrais pour ceux que ça intéresse, mais étant en pleine période de révisions pr le bac, je ne promets rien ![]()
Motivé par la raison de vivre que je me suis nouvellement trouvé pour donner un sens à mon existence, je m’endors paisiblement, les vapeurs s’échappant de mon verre de whisky faisant peu à peu office de soporifique diablement efficace.
Je rêve. J’entends une sirène chanter mélodieusement, puis son chant si harmonieux prend des allures de radio-réveil. Je prends du temps à émerger de mon sommeil, et lorsque je me décide enfin à ouvrir les yeux, encore englués par mon sommeil de plomb, je vois des chiffres en caractères verts luminescent dont la signification m’échappe, qui clignotent sur l’écran à fond noir de mon radio-réveil. Lentement mais sûrement, la signification de ces chiffres étranges me parviennent sournoisement à l’esprit : je suis en retard !
Je me lève très vite, m’habille tout aussi rapidement du trois-pièce conventionnel aussi confortable et pratique qu’un sachet poubelle, et je me mets des petites doses d’after-shave pour cacher ma mauvaise odeur, car je n’ai pas le temps de me doucher. Je descends les escaliers, interminables, en courant(fichu ascenseur, c’est bien ma veine !) , et j’arrive au rez-de-chaussée complètement à bout de souffle et suant comme un…enfin, je vous passerais l’image. Puis, au lieu de courir comme le ferait n’importe quelle personne un peu pressé, je marche d’un pas rapide vers le métro : c’est vrai, de quoi j’aurai l’air si je commençais à courir comme un dératé, habillé d’un costume à 700 euros ?
J’arrive au métro qui, comme d’habitude, est bourré de monde. Je déteste le métro. Cette promiscuité avec de parfaits inconnus me dégoûte malgré moi. Mais comme d’habitude, je surmonte mon écœurement et j’attends, au milieu de vieilles mamies bavardes et de jeunes braillards. L’un d’eux me bouscule, me mâchonne des excuses que j’entends à peine en me jetant un regard transparent, puis se retourne vers ses camarades pour continuer à discuter. Ah ces jeunes, il faudrait tous les pendre ! Aucun respect pour leurs aînés ! Moi, à leur âge…Puis soudain, je me souviens. Moi, à leur âge, j’étais exactement pareil, avec cette espèce d’indifférence du monde extérieur et cette impression que le monde nous appartenait. Maintenant, je suis un vieux con qui se laisse bouffer par la routine. Enfin, vieux pas tant que ça, mais ça viendra de toute façon. Et puis j’ai même oublié ma résolution d’hier pour foncer vers le bureau, où comme d’habitude je me serais fait traité comme une carpette par le patron. C’est décidé, je n’irai pas au boulot! Je vais plutôt essayer de retrouver mes amis ! C’est déjà une petite révolution pour moi, un pied de nez au train-train quotidien qui peu à peu ronge l’essence de mon existence.
Je commence par rentrer chez moi, et je bricole une excuse bidon pour mon patron afin qu’il me laisse tranquille quelques temps : officiellement, je pète les plombs pour cause de surmenage, et une période de repos de quelques semaines me feraient le plus grand bien. L’avis du psychiatre qui me suit(je passerai le voir demain d’ailleurs, c’est toujours utile d’avoir l’avis d’un psy sous la manche) qui confirmera d’ailleurs que c’est ce dont j’ai besoin. Le patron accepte mes excuses en bougonnant et exige pour la semaine l’avis écrit du psychiatre prouvant que je ne peux pas travailler. Je lui dit :« Pas de problèmes »puis je raccroche avant qu’il ait le temps d’ajouter quoi que ce soit. Puis je prends l’annuaire, et je commence à chercher le numéro d’un service de renseignement, puis je le compose rapidement et je demande l’adresse de la mère de Daniel. Elle habite à quelques centaines de kilomètres d’ici, elle pourra sûrement me dire où se trouve Daniel en ce moment. Je descends à nouveau les escaliers puis je vais vers le parking sous-terrain, équipé de mes clés. J’active sur ma voiture l’ouverture des portes à distance avec les clés de ma BMW, un truc que j’adore faire, puis je m’installe rapidement et je mets le contact : une longue route m’attend.
Quatre heures et des kilomètres d’embouteillages plus loin, je finis par arriver devant la maison de la mère de Daniel : elle a dû s’acheter cette maison en pleine campagne après sa retraite, histoire de couler des jours tranquilles sans le stress de la ville. Comme je la comprends…Je m’avance vers la porte, puis au moment de saisir le battant de la porte en bois massif, j’hésite. Je jette un regard aux fenêtres de l’étage, dont l’intérieur est gardé par des rideaux blancs à fleurs jaunes. Peut-être qu’il vit encore chez sa mère. Peut-être qu’il est en ce moment même dans l’une de ces pièces. Puis tout à coup, je me demande comment il réagira après toutes ces années où je n’ai donné aucun signe de vie. Je crois surtout que j’ai peur de sa réaction, c’est pourquoi je commence lentement à amorcer un demi-tour et je repars vers ma voiture, tête basse. Et là, au moment de saisir la portière de ma voiture, une nouvelle hésitation me prend : j’ai fait tout ce chemin pour repartir la queue entre les jambes ? Quel genre de lâche suis-je pour repartir comme ça, sans même avoir jeté un regard à mon passé ?A i-je donc si peu qu’il me trouve changé ? Déterminé, je rebrousse chemin et je frappe hardiment à la porte.
C’est une vieille dame que j’ai du mal à reconnaître qui m’ouvre la porte : est-ce bien la mère de Daniel, cachée derrière cette montagne de rides qui creusent le visage qui me fait maintenant face ? Je reconnais quelques traits familiers derrière les mèches de cheveux maintenant tout à fait blancs qui lui recouvrent le visage, puis je demande d’un ton hésitant : « Madame Vogel ? »
-Que puis-je faire pour vous ? répond-elle d’un ton qui aurait été tout à fait indiqué si elle avait dit plutôt :« Fichez le camp ! »
-Heu, vous vous souvenez de moi ? Michael Robert, l’un des amis de votre fils !
Soudain, sous le tas de rides qui a recouvert son visage, je vois soudain apparaître la mère de Daniel dans un sourire fugitif à l’évocation du nom de son fils.
-Ah, c’est vous, le p’ti fils Robert ! Mais entrez donc, je vous prépare un café !!
Elle s’excuse du ton agressif qu’elle a pris quand je me suis présenté en s’inclinant à 90°, puis me dit de ne pas rester là su le pallier mais plutôt de venir me réchauffer à l’intérieur. C’et vrai qu’il fait plutôt froid à l’extérieur, on approche de l’hiver et le soleil montre maintenant difficilement le bout de on nez. J’essuie rapidement mes pieds sur la moquette où un mot de bienvenu et marqué, puis je suis Madame Vogel à la cuisine, où elle me prépare rapidement un café.
-C’est dommage que vous ne soyez pas passé plus tôt, je suis sûr que mon cher Daniel aurait adoré avoir de vos nouvelles !
C’et bizarre, le ton qu’elle prend en parlant de son fils, comme i elle regrettait quelque chose. Puis en regardant ses yeux bleus quand elle me sert mon café tout chaud, je remarque qu’un voile de tristesse obscurcit son regard. « Daniel est peut-être parti loin de chez lui, peut-être qu’il est en mauvais terme avec sa mère.», je pense. « Il voulait tellement être indépendant, peut-être qu’il s’est fâché avec sa mère, elle avait tendance à être si protectrice(pour ne pas dire étouffante, mais aussitôt je chassai cette pensée de mon esprit) »
-A propos de votre fils, qu’est-ce qu’il devient ? je lance, d’un ton curieux.
Je vois disparaître le voile de tristesse de ses yeux derrière un rideau de larmes, puis elle me dit d’une voix que j’entends à peine, emplie de sanglots : « Alors, vous ne savez donc pas ? »
Quelques heures plu tard, je me retrouve agenouillé devant une pierre en marbre blanc, de la forme d’une stèle. De centaines d’autres m’entourent, mais je ne prête attention qu’à celle qui me fait face, où est écrit : « Ici repose Daniel Vogel, chéri par sa famille, aimé de ses amis. ». J’ai les larmes aux yeux. Je croyais ne plus pouvoir pleurer, je pensais que mon cœur était totalement sec, mais je pense à ce moment même que j’aurai préféré être aussi insensible que cette pierre plutôt que de subi la tristesse qui m’accable à cet instant. « Aimé de ses amis ». Les derniers mots de cette phrase me paraissent cruellement ironiques, moi qui l’avait totalement oublié jusqu’à aujourd’hui.
Il est mort il y a six ans, soit à peine un an après la sortie du lycée. Sa mère m’a raconté que, après le lycée, il avait décidé de s’engager dans l’armée. Il ne voyait aucune perspective d’avenir pour lui autre part qu’au sein de l’armée, il détestait l’idée de se convertir à un mode de vie réglé comme une horloge. Un mode de vie que je mène aujourd’hui…Alors qu’il venait d’intégrer l’armée, pendant son premier jour et à son premier exercice, il s’était rompu le cou en tombant du mur qu’il venait de monter pendant leurs fameux « parcours du combattant ». Sa mère, qui ne supportait plus d’habiter dans une maison qui lui rappelait tant son fils disparu aussi subitement, avait déménagé, mais elle avait emmené sa peine avec elle et sa souffrance l’avait fait vieillir prématurément, lui donnant au moins dix ans de plus que l’âge qu’elle avait réellement. Et moi, je menais ma vie de petit bourgeois sans une seule pensée pour lui, alors qu’il pourrissait six pieds sou terre. Je l’avais oublié.
Ma souffrance est d’autant plus grande que c’était moi qui lui avait conseillé de s’engager dans l’armée. En réalisant que, alors qu’on était encore au lycée, c’était moi qui l’avait poussé à entamer une carrière militaire, je me rends compte que c’était comme si je l’avais tué moi-même. Mes larmes débordent de mes yeux et coulent sur mes joues, et je suis reconnaissant à mon cœur de me prouver que je suis encore humain, finalement. Parce que je souffre. Parce que je ressens de la culpabilité. Mais les sentiments entremêlés que je ressens ne font que renforcer ma détermination à remplir mon objectif : retrouver mes anciens amis. Je pourrais peut-être me racheter avec eux, et alors ma conscience sera peut-être apaisée…