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La Pierre Cendrée

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 avril 2007 à 15:27:15

Salut à tous.
Voila j´ai commencé un roman de fantasy. C´est pas original mais je vous poste mon début tout de même. Si vous pouviez faire un ou deux commentaires ce serai sympa.
Merci d´avance.

1

Un anniversaire particulier

Le jour faiblissait à l’extérieur et la lumière qui filtrait à travers les rideaux était orangée. La petite pièce toute entière était colorée d’orange. Assise à un tabouret et concentrée sur son travail, une femme d’âge mur aux cheveux noirs reprisait une tunique en soie. Son nom était Gaësyll Alinor et ses mains, apparemment habituées, exécutaient des gestes très professionnels. A côté d’elle un bout de tissu noir s’agitait en tous sens dans les airs, perdant des bouts de lui-même petit à petit. Tout à coup, il arrêta de bouger et se laissa retomber sur le sol, et la femme le ramassa. Elle le cousu avec la tunique pour colmater une déchirure, le morceau de tissu allait parfaitement.
Soudain, la porte au fond de la pièce s’ouvrit à la volée et un jeune homme bien bâti aux cheveux d’un noir de jais apparut, faisant sursauté la couturière. Il tenait dans ses mains une robe décousue par endroits et un pantalon pour le moins usé.
- Voila, fit-il en déposant les affaires aux pieds de Gaësyll. Je pense qu’après ça, ce sera fini pour aujourd’hui. Ce n’est pas trop tôt, la nuit va bientôt tomber et je n’aurai pas vu le jour.
La couturière sourit au garçon tout en prenant la robe.
- Tu peux t’en aller, Ethen, annonça-t-elle. Je vais finir toute seule. Ne traîne pas tard ce soir, tu sais pourquoi.
- Bien sûr, merci maman.
Puis le garçon quitta vivement la pièce, trop content d’échapper à cette activité qu’il détestait tant : la couture.
Dehors, le soleil avait à moitié coulé dans les champs qui bordaient le village. Toutefois, le ciel sombre mais bleu convainquit Ethen de rester dehors et de profiter un peu de cette douce soirée. Et puis peut-être qu’Aëllie, sa meilleure amie, avait, comme lui, eu la permission de sortir plus tôt.
Liis était calme, les maisons de pierres et de bois, comme on en construisait dans tout l’Elenos, respiraient la tranquillité. Ethen ne croisa personne sur son chemin, tout le monde était au travail. Aëllie, elle, travaillait avec ses parents à l’épicerie. Le magasin était situé en plein centre du village, à côté d’une place de rien du tout.
Ethen entra sans frapper, comme à son habitude. Le magasin n’était pas très grand et rempli de sacs de nourriture et d’objets en tous genres. Au beau milieu de ce fatras il y avait un comptoir en bois usé par le temps et par les mites sur lequel une plume écrivait toute seule sur un bout de feuille. Une bonne femme replète émergea de derrière le comptoir, la mine renfrognée.
- Ah ! Ethen ! s’exclama-t-elle en perdant tout de suite son air grincheux. Comment vas-tu ?
- Très bien, merci. Je venais voir si Aëllie était par là…
- Elle est là, affirma la vendeuse avant qu’Ethen n’ait eu à se justifier. Attend que je l’appelle.
Elle se tourna et hurla le nom de sa fille d’une voix stridente. Un râlement se fit entendre dans la pièce d’à-côté puis la porte s’ouvrit sur une jeune fille assez jolie aux grands yeux marron et aux cheveux bruns. Lorsqu’elle aperçut le garçon, son exaspération disparue et elle jeta un regard suppliant à sa mère qui hocha la tête d’un air entendu.
Les deux amis sortirent du magasin, heureux de pouvoir profiter de cette fin d’après-midi ensemble.
- Une chance qu’elle ait bien voulue me laisser sortir, dit Aëllie. Alors, que faisons-nous ?
Ethen eu beau chercher, il ne trouva rien de bien original.
- Euh…Je ne sais pas trop, en fait.
- Quoi ?! Tu m’as tiré du travail pour rien ? Mes parents ne voudront plus me laisser partir avant l’heure maintenant !
- Désolé, fit Ethen, sincère. J’avais envie de te voir et de sortir un peu. On a qu’a aller au bord de l’eau, c’est tranquille.
La jeune fille acquiesça les sourcils froncés et ils se mirent en route.
- Mon Dieu…, souffla-t-elle pour elle-même en levant les yeux au ciel.
- Tes Dieux n’y peuvent rien, Aëllie, signala Ethen d’une voix malicieuse.

L’Anordane qui coulait tout près de Liis apportait un peu de fraîcheur. L’herbe qui poussait sur la rive était verte et douce si bien qu’il était impossible de résister à l’envie de s’y allonger et de profiter de la vie…
Couchés l’un à côté de l’autre, Ethen et Aëllie contemplaient les deux lune et les étoiles naissantes. Saella, la lune rouge resplendissait et rendait la lune blanche aussi pâle qu’un malade. Les deux jeunes gens restèrent ainsi longtemps, jusqu’à-ce que sonne la cloche de la ville, indiquant la fin du travail pour les paysans de l’autre côté de l’Anordane. Ceux-ci posaient leurs fourches et quittaient leurs champs après une dure journée de labeur.
- Montre-moi encore, s’il te plaît, murmura Aëllie à l’oreille d’Ethen.
Le jeune homme esquissa un imperceptible sourire puis se redresse, imité par son amie. Il tendit sa main, la paume ouverte vers le ciel. Puis il prononça un mot, un seul :
- Kül.
Une boule rouge comme la braise apparue, flottant au dessus de sa paume, projetant ses rayons lumineux comme un petit soleil. Puis Ethen se concentra un peu plus et ordonna mentalement à la boule de bouger. Elle s’éleva au niveau de leurs yeux et tourna un instant autour de Aëllie, satellite brûlant et curieux. Enfin, il s’arrêta en eux deux.
- Prend-le, fit Ethen en esquissant un sourire en coin.
Aëllie approcha ses doigts de la boule magique et la frôla. La boule disparue avec un « pop » sonore, rompant l’atmosphère poétique qui s’était créé.
Les deux jeunes gens s’entreregardèrent puis ils éclatèrent de rire en même temps. Ethen savourait ce moment particulier, bientôt il aurait seize ans et les choses changeraient pour lui. Considérablement.
- Tu te rends compte qu’ils vont sûrement venir…, dit Aëllie soudain plus grave.
Ethen hocha la tête.
- Je ne sais pas si…
- S’ils sont comme on le dit ? coupa Ethen d’une voix tranchante. Je ne pense pas. Personne ne les aime mais ils se donnent corps et âmes pour nous.
- Non, je ne sais pas si c’est une bonne idée d’accepter.
- Pourquoi accepterai-je ? demanda Ethen.
- Je te connais assez pour savoir ce que tu feras, Ethen, signala Aëllie avec un sourire triste. Et tu l’as dis tout à l’heure. Ils se donnent corps et âmes pour nous. Gâcherais-tu ta vie ? Tu m’abandonnerais ?
- Non ! s’écria Ethen, honteux que sa meilleure amie puisse penser une telle chose. Je ne t’abandonnerai jamais ! Peut-être que je partirai mais je reviendrai, je te le promet.
Aëllie ne répondit pas. Elle baissa les yeux. Ethen se sentit coupable d’attrister celle qui l’avait toujours soutenu dans les moments graves. A la mort de son père, par exemple, où elle l’avait aidé à surmonter la dure épreuve.
Il passa un bras par-dessus les épaules de la jeune fille et déclara :
- Allez, c’est mon anniversaire demain, ne pleure pas, viens chez moi pour fêter ça !
Aëllie secoua la tête.
- Je n’ai pas le cœur à faire la fête. Tiens, c’est pour toi.
Elle lui tendit un anneau d’argent sur lequel était gravé un arbre, un Fanaë. C’état le symbole de l’amitié. Ethen le glissa à son doigt et remercia son amie en la serrant dans ses bras.
- Merci beaucoup, lâcha-t-il simplement alors qu’Aëllie tournait les talons pour rentrer chez elle. Il sera le symbole de notre amitié pour toujours.
Déçu que son amie ne veuille partager la fête avec lui, il rentra chez lui en broyant du noir. Mais dès qu’il passa le seuil, son expression changea et il resta estomaqué. Devant lui, dans la pièce qui où sa mère cousait en temps normal, se tenaient tous les membres de sa famille qu’il connaissait. C’est-à-dire six personnes. Ethen se précipita vers Angerud, son grand-père maternel, et il l’embrassa. Cela faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas vu et il avait toujours partagé une certaine complicité avec son grand-père.
- Bon anniversaire, mon garçon, fit-il d’une voix chevrotante.
- Merci, tu es venu de Qantuor spécialement pour mon anniversaire ? Et vous de Wellfort ? demanda-t-il en saluant ses trois oncles et tante.
- Comment peux-tu croire que nous oublierions le jour de ton passage à l’âge adulte ? questionna son grand-père en fronçant les sourcils. Ethen, tu me déçois beaucoup…
Tout le monde éclata de rire et la mère d’Ethen en profita pour inviter l’assemblée à se mettre à table. Les mets préparés étaient succulents ce qui était une surprise car Gaësyll était d’ordinaire une mauvaise cuisinière. Mais ce qui étonna le plus Ethen fut la quantité de vin et de poulets qu’ils burent et mangèrent. Lui et sa mère n’étaient pas très riches et elle avait dû puiser dans les réserves d’argent.
Toutefois, ces questions oubliées, le repas se passa à merveille. Chacun raconta sa vie actuelle, on parla de chasse, de pêche, de décès et de travail. C’est d’ailleurs arrivé à ce sujet qu’Ethen fut pris à parti par son oncle Duip :
- Et toi, Ethen, as-tu des projets pour ton avenir ? demanda-t-il si soudainement que le jeune homme sursauta.
- Eh bien…, commença Ethen, pris au dépourvu. Il ne voulait absolument pas révéler à sa famille ses véritables projets car ils étaient tous croyants et haïssaient les Fraëris pour leur athéisme. Il ne pouvait leur dire.
Ce long silence perturba l’assemblée. Duip se racla la gorge et repris :
- Tu dois bien avoir quelque chose en tête, non ? Je sais que le travail ne manque pas dans la région…
Ce fut la mère d’Ethen qui vînt à son secours :
- Mon fils vous réserve une surprise, annonça-t-elle, ne proférant qu’un demi mensonge. Ne le questionnez pas plus, vous saurez bien assez tôt, croyez-moi.
Duip éclata de rire et félicita Ethen pour son sens de l’humour.
- Je croyais vraiment que tu n’avais rien décidé ! s’exclama-t-il.
Aussitôt, les conversations reprirent. Ethen remercia sa mère d’un regard. Elle lui rendit un sourire qui signifiait « de rien ». Elle seule était au courant des projets d’Ethen, avec Aëllie bien entendu. Et, d’une certaine manière, c’était elle qui l’avait poussé à y arriver.
Quand il avait découvert que son pouvoir était plus important que celui des enfants de son âge, c’était elle qui l’avait rassuré en lui disant qu’il était exceptionnel et promis à un destin hors du commun. Toute sa vie, elle l’avait élevé dans l’athéisme le plus profond, se laissant même aller devant lui à insulter les Dieux vénérés en Nartaìl. Elle lui avait inculqué l’origine véritable du pouvoir dont la plupart des êtres vivants étaient dotés. Elle lui avait dit qu’il venait de la nature et non des Dieux et que les Fraëris étaient des phénomènes naturels qui devaient profiter de leur Don pour faire le bien autour d’eux. C’était elle qui, en définitive, lui avait avoué qu’ils viendraient sûrement le chercher lors de son seizième anniversaire, lorsqu’il deviendrait un homme.
Ce seizième anniversaire, c’était le lendemain et Ethen ressentit une peur sourde au plus profond de lui-même. Qu’allait-il lui arriver ? Mais il n’eu pas le temps de continuer à ressasser ses pensées car les invités avaient terminé leur repas et tous les regardaient maintenant avec des sourires espiègles. Ethen haussa les sourcils et se joignis au jeu.
- Qu’y a-t-il ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?
- Tu entres dans l’âge d’homme et nous avons quelque chose pour toi, mon garçon, annonça le vieil homme en sortant de sa poche un petit paquet enveloppé de toile.
Il le tendit à Ethen qui le prit, intrigué. Il arracha comme un enfant la toile et découvrit une petite sculpture représentant un cheval. L’ouvrage était des plus quelconques mais Ethen sourit tout de même. Quelque chose se cachait derrière ce cadeau car tous les invités n’avaient cessés de sourire et de chuchoter.
- Merci beaucoup pour ce magnifique présent, fit-il ironiquement. Je ne doute pas de sa valeur. Pourrai-je savoir qui est l’auteur de cette œuvre d’art ?

myssmelmel
myssmelmel
Niveau 10
08 avril 2007 à 20:10:32

Quelques tournures maladroites, mais peu de fautes d´orthographes ce qui compense la chose ^^
Exemple :
"A côté d’elle un bout de tissu noir s’agitait en tous sens dans les airs, perdant des bouts de lui-même petit à petit. Tout à coup, il arrêta de bouger et se laissa retomber sur le sol, et la femme le ramassa. Elle le cousu avec la tunique pour colmater une déchirure, le morceau de tissu allait parfaitement. "
"Dehors, le soleil avait à moitié coulé dans les champs qui bordaient le village"
"Le magasin était situé en plein centre du village, à côté d’une place de rien du tout. "

Sinon j´aime assez l´histoire, ainsi que les noms des personnages, lieux etc...

Continue comme ça, tu as une fidèle lectrice =)
On voit ce que tu veux dire, mais celà reste maladroit.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 avril 2007 à 22:44:14

T´as fait la tournée des nouveaux sujets j´ai l´impression ! C´est sympa de ta part.
Tu pourrais préciser ce qui est maladroit dans mon texte stp (à part les tournures maladroites), ça m´aiderai pour quand j´aurai besoin de le réécrire.

Je m´attelle tout de suite au deuxième chapitre !
Merci de lire !

Alir
Alir
Niveau 7
11 avril 2007 à 09:59:49

Je m´étais dit, hier après-midi, que je lirais tout. C´est fait. :)

Alors, pour commencer, j´ai remarqué plusieurs fautes de conjugaison, dont plusieurs fois *eu* à la place de *eut* et une fois *dû* à la place de *dut*, et il y a quelques fautes de frappes aussi... Avec une relecture, tu pourrais facilement les déceler. ^^ (Quant aux autres fautes d´orthographe, j´ai un mal fou à les dénicher dans un texte si je ne les recherche pas expréssément... Donc je sais pas.)

Mais outre cela, parce que c´est quand même pas ce qui capte le plus l´attention, j´ai apprécié. :)
Les bases de l´histoire m´ont en tout cas donné envie. ^^
Comme myss, je trouve les noms propres plutôt harmonieux, ils vont bien avec l´histoire...

Bref, j´attends la suite. :-)

Alir
Alir
Niveau 7
11 avril 2007 à 16:32:42

Lu. ^^

A nouveau, plusieurs fautes, j´ai vu aussi une répétition ("Les murmures continuaient [...] Les autres cavaliers continuaient."), et deux-trois tournures un peu lourde, mais que je n´ai pas pensé à relever.

Autrement, pas grand chose à ajouter que ce que je n´ai déjà dit sinon que, l´intrigue se mettant en route, ça commence bien. :)

Alir
Alir
Niveau 7
18 avril 2007 à 19:21:02

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