CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Le Masque Violet

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
05 avril 2007 à 22:46:48

Bonsoir !

Voilà une longue nouvelle, pas encore achevée à mon grand malheur, mais que je voulais faire partager histoire d´avoir des avis !

Un petit synopsis ? Eh bien, l´histoire de plusieurs personnages, gravitant tous, d´une façon ou d´une autre, aux bords de la société et de la réalité au sens le plus général, tous liés par le corps d´un poilu enterré dans un ancien fort près de Metz...

Bonne lectoure !

Le Masque Violet

Prologue.
Il était incroyable de voir combien le soleil semblait avoir disparu derrière la voûte opaque créée par les branches noueuses. Les arbres tout autour d´eux étaient autant de squelettes dégingandés, craquants, enlacés en de douloureuses étreintes. Pour Antoine, c´était la première fois qu´il venait. La première fois qu´il s´élançait sur les sentiers obscurs du mont. Et qu´il affrontait l´étrange pénombre qui les couvrait à présent qu´ils s´étaient enfoncés dans les bois. Il y avait aussi le silence. Parfois l´encapuchonné devant lui, le seul du groupe qu´il connaissait, se retournait et gardait un doigt tendu vers le ciel, pour insister sur une présence qu´Antoine ne décelait pas. Il sentait bien qu´il se passait quelque chose. Sa nuque se raidissait, ses poils se dressaient et il sentait ses testicules se réduir à l´état de raisins secs. Il poursuivait toutefois sa marche, d´un pas d´autant plus pressé qu´il fermait la procession qui pénétrait le noir. Un crissement de pneu retentit au loin, et la capuche devant lui se retourna et le gratifia d´un sourire. "Tu as entendu ?" Il avait entendu. Ce n´était pas un pneu.
Un... cri ?
La réponse lui effleura l´esprit comme une bulle douée de sa propre volonté et quand elle eût éclos, il la fit disparaître, la réduisit au silence. Les murmures qui lui venaient des autres devant étaient une torture suffisante. Il souhaitait presque partir. Et soudainement, ils furent tous assis. En cercle. Antoine se tut. Il avait si peur et si froid que ses membres en étaient paralysés. Le cercle d´herbe où ils s´étaient arrêtés comportait en son milieu une pousse noircie et racornie qu´Antoine observa. Pas plus haute qu´une cinquantaine de centimètre, elle semblait avoir survécu à un incendit de forêt. Sans que le sol ne comportât la moindre brûlure. Les branches au-dessus d´eux s´étaient retirées, on pouvait voir l´oeil malade de la lune. Il entendit des gargouillis. Sentant, de la base de sa nuque jusqu´au bassin, un frisson glacial, il se pencha en avant et poussa un faible gémissement quand son oeil rencontra la capuche face à lui, et qu´il crut apercevoir entre les flammes, des insectes en chuter avec des petits craquements. Les flammes ? Il cligna des yeux. Il n´y avait pas de feu. Son souffle commença à s´accélérer, à se faire difficile. La voix de son compagnon lui parvient indistinctement : "Le vent a changé, tu le sens ?" murmure-t-il. Plaquant une main sur sa poitrine, ankylosée d´un poids soudain, il tourna les yeux vers le sourire amusé de son ami. Son sourire était baigné de sang, qui ruisselait sur son menton. Et ses yeux étaient déments. Roses."Mais putain ! hurla-t-il avant que...

Je vois les montagnes qui dévorent le ciel comme des dents de requin effilées. Ca n´a l´air que d´un jeu et pourtant, il y a une certaine urgence dans ces échevaux redoutables. Mais cela n´a pas d´importance, le sable est agréable sous mes doigts, il est chaud malgré le soleil qui se cache derrière les nuages blancs et souriants. Ils prennent des formes pour me saluer. Je sais pourquoi ils prennent des formes. J´étends mes bras comme des palmes autour de moi, de larges tentacules, des cheveux mouillés, pour capturer l´instant unique. Il est fuyant, c´est un petit animal qui s´échappe par les défilés. Mais ce n´est pas grave. J´aperçois parfois une silhouette, avec des cheveux d´argent, mais je pense qu´elle est née que dans mon imagination. Et mon imagination est un gloutton qui mange tout alentours. C´est un grondement qui ondule la surface de l´eau et reflète le ciel. La silhouette me sourit. Tout va bien.
Tout est si éphémère, je m´attends déjà à voir le bleu des cieux s´effriter aux abords de mon regard. Il patiente juste pour me faire plaisir, mais je sens dans ses stries blanches qu´il ploie sous l´effort. Ca n´a pas vraiment d´importance. Tout ça n´est que songe. Tout se confond, s´étend. Je vois loin, je perçois, mais tout est faux. Et pourtant, cela me convient pour l´instant. Cela me convient depuis tellement longtemps. Mon esprit fait partie de ces choses. Je suis un élément du décor, au même titre que cette pierre sur laquelle ce corps que je me suis inventé est assis. Je me suis fondu si profondemment dans ce rêve que j´ai l´impression, parfois, de ne l´avoir jamais quitté. J´ai l´impression d´y être enchaîné à jamais. J´ai oublié, il y a quelque chose au-delà ?
Oui, dans mon souvenir, il y a quelque chose. Il y a des explosions de couleurs. Le rouge. Le noir. Le mal. Dans mon souvenir, je revois des visages, et ils grimacent, ils ont peur, peur de moi. Ils soupirent, s´effrayent, pleurent même pour certains et les pierres sont marqués de leurs craintes. Il n´y a qu´un masque qui sourit, mais il est si lointain, je ne peux pas le toucher, ni l´effleurer, je peux juste le graver dans mon front et espérer que dans l´ailleurs que j´habite depuis, je me souviendrais. Et c´est ce que je fais.
Je suis sur une colline. C´est son nez. Il est immense. Je vais descendre la pente douce jusqu´à son front, dormir au creux de son oeil, marcher le long de sa joue jusqu´à ses lèvres. J´y somnolerai aussi, les couverai de mon regard, une nouvelle fois, encore une nouvelle fois, j´examinerai cette peau qui n´en est pas une, je la détaillerai encore. Je les connais déjà, tout ces petits plis, personne ne les voit. Moi, j´ai le temps de les découvrir. Je marche depuis si longtemps sur ces traits. Mais je les aime, ils sont doux. C´est mon continent, où je me promène. Parfois, je me demande s´il y a quelque chose, ailleurs, au-delà de ce songe. Mais je crois que j´ai oublié...

Antoine avait disparu.

Gokaden
Gokaden
Niveau 6
08 avril 2007 à 03:16:04

Salut Mille-visages (pâles?)
Très intéressant ton texte. Honnêtement, je sens un grand talent d´écriture chez toi.
Par contre, je me perds un peu dans tout tes "acteurs", parce que ceux-ci ne sont pas représentés par une description physique. Il s´agit d´une nouvelle donc... (pas de temps à perdre ?)
Et c´est, peut-être, une volonté de ta part que de laisser chacun se forger une image mentale de tes différents protagonistes.
Je t´encourage vivement à poursuivre, car tu pourrais nous apporter beaucoup à tous et à toutes :ok:

Bon courage :bye:

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
11 avril 2007 à 10:47:17

Je remonte un peu le topic, histoire de ! Je n´ai pas encore rédigé le chapitre III, je l´ai un peu sauté, mais le IV et le V sont déjà tout prêt, n´attendant qu´une seule chose, que je mette la main à la pâte ! J´attends vos impressions sur ces deux chapitres plus le prologue ! ^^

A plus

Mille-Visages
Mille-Visages
Niveau 5
01 juin 2007 à 14:46:58

Bon, pour ne pas vous assommer trop fort avec trop de détails, je ne vous mets que la première partie du quatrième chapitre ! Enfin, si des gens suivent encore ! ^_^ on va faire comme si !

IV.
"Mmh ? je sais pas pourquoi tu crois que je fais parti d´un complot international visant à prohiber tes soirées. Ecoute, Raph, je sais pas pourquoi il n´est pas venu hier soir. Vraiment. J´ai pas de nouvelles. Il m´en file jamais, il passe un coup de fil pour me dire qu´il vient à tes soirées et c´est tout - Et merde, maintenant, il va me demander s´il m´a appelé, songea Mathieu, composant une porte de sortie -. Nan, il m´a pas appelé. T´es au courant qu´il déménage ? Il a peut-être autre chose à foutre ! mais oui, on est ses potes, justement ! il sait qu´on sera toujours là quand il aura fini de tout sortir des cartons. Putain, dès qu´il t´arrive un truc, c´est que directement, le monde te visait exclusivement. Foutu parano ! C´es pas trop dur de mettre un peid devant l´autre ? Ouais ? J´y songerai, ok. - Mathieu se permit une longue inspiration, une pause pour faire comprendre à son interlocuteur qu´il passait l´éponge-. Oui, j´y suis déjà allé. Et franchement, je m´en passerai, à l´avenir. C´est foutrement glauque. T´as qu´à y aller toi, c´est dans le coin de Sainte-Croix. T´sais, ces vieux apparts genre moyen-âgeux. Exactement. Je sais pas pourquoi il a quitté le Pontiffroy. Ca doit être à cause du lavoir, hein ? Sans déc´, son appart était vraiment classe. Nan, ça m´étonnerait. Hein ? Ah ouais, peut-être, mais je sais pas, il m´a jamais rien dit de ses voisins. Pis tu le connais aussi bien que moi, il la ramène jamais sur ses propres problèmes. Une fois, il m´a même fait entendre que s´il n´en parlait pas, c´est parce qu´on ne lui posait pas de questions. J´me vois mal placé sur la table ce genre de trucs. Sainte-Croix, ouais, pas loin du rendez-vous que j´ai, ouais. Hein ? Ah, c´est... - Mathieu jeta un coup d´oeil à l´horloge zen calée au-dessus de la porte menant au reste de sa baraque - Oh putain, c´est maintenant ! J´te laisse ! C´est ça, Raph, bisous."
Et Mathieu raccrocha. Un demi-heure pour convaincre Raph qu´il n´était pas victime d´une conspiration dont le point d´orgue était l´absence de Thomas à sa soirée. Raph était, selon ses critères, un névrosé relationnel et un "putain de paranoïaque". Il adorait être au centre de l´attention du groupe. Fallait avouer, à sa décharge, que c´était celui qui avait le mieux réussi. Il était dans la direction d´une galerie d´art sur la place St Louis et s´occupait aussi, en tant qu´agent, de quelques artistes du coin. Enfin, un truc dans le genre qui lui permettait d´avoir un loft en duplex, une espèce de saincrétisation de la réussite, toujours selon les critères de Mathieu. Et du coup, Raph organisait souvent de ces soirées qui auraient pu paraître mondaine si elles n´avaient été constitué uniquement du groupe qu´ils avaient formé dans les premières années de fac d´art-pla. Ils n´étaient ni plus, ni moins et se réunissaient quasi-religieusement autour de Raph toutes les semaines, comme si ce rituel le permettait de faire revenir un passé qui finalement n´était pas si lointain. Mathieu s´était rendu compte que c´était sans doute la peur de vieillir qui les poussait ainsi à retenir ce qui avait été avec autant d´insistance. Mais même lui devait avoué qu´il avait eu à coeur de ne pas louper ces rendez-vous hebdomadaire. Toutefois, ce n´est pas pour autant que l´absence de Thomas l´avait complètement retourné. Thomas, c´est Cédric qui le lui avait présenté. Il était en Lettres à l´époque où les autres fumaient des joints à la cafétéria. Dans la même promotion que Déborah. Même si Débo, elle, traînait davantage avec les mecs d´art-pla pour leur propension à... eh bien, à fumer. Tout deux formaient le noyau littéraire du groupe - comprenez, c´était les deux seuls à ne pas faire de la peinture ou de la photo voire pis. C´était l´antithèse de Raph, même si cette description est un brin réductrice. Quelqu´un de discret, qui usait de cette élégante façon de ne pas être là pour placer d´insicives remarques quand il pressentait qu´on l´avait oublié. Il n´aimait pas être trop exposé et Mathieu l´avait déjà vu refusé de parler durant plusieurs heures d´affilée plutôt que d´avoir à attirer l´attention. Comme cette fois où Raph avait invité un certain Daniel Carrès à l´une de leurs soirées, un prétentieux mercenaire de la plume. Thomas l´avait détesté du premier regard et cela s´était révélé hautement réciproque. Mais si Daniel avait fait montre d´orgueil en n´hésitant pas à darder des pics à son encontre, Thomas avait été d´un calme de putain de bonze et n´avait pas décoché un mot jusqu´à son départ précipité. Et Raph l´avait pris pour lui. Et Mathieu avait passé plusieurs heures à le convaincre que ce n´était pas le cas. Et à présent, il y avait ce déménagement précipité, de l´autre côté de la ville, soudainement, pour s´installer sans doute chez la nana dont il lui avait parlé. Comme ça, si vite, sans qu´ils ne se connaissent réellement bien. Et pourtant, Thomas était, du goût de Mathieu, l´un des plus matures dans les choses de l´amour. Du genre calme et posé, capable de recul quand à sa propre situation. Du style à savoir et à pouvoir plaquer quelqu´un pour les bonnes raisons. Et ça, de l´avis de Mathieu, cela tenait du miracle, parce que lui... bon enfin, ce genre de démarche, c´était pas trop son genre. Du coup, peut-être bien qu´il passerait voir ce qu´il en était après son rendez-vous. Peut-être bien...

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment