le hobbit
Bon jla refais
Salut tout le monde 
bon ben ca fait longtemps que j´étais pas venu pour ceux qui me connaissent et je vois qu´on peut faire son propre recueil, alors ca tombe bien parce que depuis peu jme suis mis a faire un peu de poésie... enfin du vers libre, comme jsuis pas doué pour les rimes lol
alors voilà la première, go
Cœurs enterrés
Ou les Amoureux de passage
Tous deux tombèrent d’abord,
Dans le cœur de la foule,
Qui s’amasse encore sous terre,
La foule souterraine, la foule qui se déplace,
Dedans, dehors et à travers,
Dans les veines et les artères du métropolitain,
Tous deux tombèrent d’abord,
Lui dans cette bouche, et elle dans une autre,
Dans les Noirs et les mépris,
Des pas et des regards,
D’une foule qui n’a qu’un but,
Voir le premier,
Voler le voyage,
Du dernier des métros !
Tous deux tombèrent d’abord,
Éclatés mais attirés,
Par la foule enragée,
La foule souterraine, la foule qui se déplace,
Gobée par une bouche,
Noyée dans les intestins Noirs,
La grêle des gouttes de sueurs, d’urines et de glaires,
Recrachée par une bouche,
Puis glissant l’échine courbée,
Sous la bête lumière qui allume leurs yeux,
Tous deux tombèrent d’abord,
Sur les quais criblés de vies,
Sales et gloutonnes, avides des deux phares,
Ceux qui gicleront là bas,
Là ! Là ! Là !
Sur le tunnel !
Celui de gauche !
Toutes attendent tellement ça,
Ils détournent les yeux, certains,
Mais jettent avec drôles de cabrioles,
Dans la foule qui les tord,
Leurs yeux qui veulent courber les rames,
Et amener le métropolitain
Là ! Là ! Là !
Juste en face d’eux.
Sauf,
Ces deux là,
Qu’on pousse,
Qu’on remue,
Qu’on soulève,
Qu’on vomit,
Vers les voies.
Là ! Là ! Là ! Le voilà !
On les colle vers les vitres
On cogne leurs cœurs contre les crémones,
On ouvre les portières,
On vomit les visages, on en avale d’autres,
Et puis,
On pénètre,
Ce métropolitain, qui déjà frappe avant d’entrer.
Tous deux tombèrent d’abord,
L’un sur l’autre,
Pas d’éclair ni de sursaut,
Lui vit deux places et l’emmena elle s’y asseoir,
Simplement,
Fraternité qui tend ses bras,
Embroche tous ces bras de part en part.
On s’assoit, tout démarre,
La conversation, et le métropolitain.
Et tandis que les virages et les visages se resserrent,
Que s’étranglent les voix à peine qu’on respire,
Que se claquemurent les cœurs aussitôt qu’on les pousse,
Et pendant que les mômes s’étouffent dans les bedaines des gros hommes,
Qu’une mère hurle son amour quand on écrase son marmot,
Et qu’enfin ce buveur crache dans l’air une nuit de puanteur,
Ici,
On commence seulement,
À s’intéresser,
À se questionner,
À s’inquiéter.
Et devant la nausée de celui qui vous fait face,
Le mépris de celle qui vous lorgne,
On commence seulement,
À continuer tout cela.
Et d’ainsi en pourquoi,
De réponses en réparties,
On en vient naturellement,
À ce que vous faites ce soir.
Devant, dedans, dehors, derrière
On sort, on entre,
Mais ici, qui ne l’a pas compris,
Tous deux enfin tombèrent.
Mais,
Noir étrange Noir,
Laisse dériver cette histoire,
Les fait sortir dehors,
Les emmène, coup d’œil dessus coup d’œil dessous,
Mais non pas vers la bouche,
Mais au contraire pousse la foule,
Pousse les passagers,
Pousse l’étonnement,
Fait pousser un cri,
Un dernier et double cri.
Quand, sous le dernier des métros,
Tous deux tombèrent tout de même.