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Delires psychotiques

iron66
iron66
Niveau 6
02 avril 2007 à 13:23:52

Devant le non succès flagrant de mes autres nouvelles sur ce forum, je persiste et continue a ecrire...

Délires psychotiques

Il n’est pas de plaisir plus grand ou plus intense que celui de tuer ; tuer au hasard, sans préméditation, tuer au moment où on en a envie ; tuer une personne, n’importe laquelle, dans une rue, au hasard, par ce qu’on aime pas sa gueule, par ce qu’elle vous énerve avec ses airs supérieurs, par ce qu’on en a envie, tout simplement.
Il est beaucoup plus simple de tuer un inconnu, c’est évident, le plaisir est donc plus grand. Non pas que les plaisirs simples soient forcement les plus fort, mais l’accord à passer avec sa conscience est moindre ainsi il gâche moins le plaisir du meurtre.
La conscience, ha quel joli mot… Mais quel concept handicapant ; toujours là dans votre tête a murmurer des choses sans intérêt : « Mais il est innocent, il ne t’a rien fait ! Il a peut-être une famille, des amis qui l’attendent ! » Oui, tuer c’est mal, c’est indéniable, mal mais tellement plaisant, instructif et divertissant qu’il faut savoir passer outre la barrière de la conscience pour goûter au plaisir suprême : ce sentiment de supériorité lorsque votre arme est à portée d’un de ses organes vitaux, cette impression de pouvoir en voyant dans ses yeux cette lueur suppliante, douloureusement éphémère. Elle pourrait durer plus longtemps, certes, mais plus la mort est lente à venir plus les risques pour le tueur augmentent, et il est inutile de gâcher son plaisir avec des choses aussi agaçantes que le risque. J’oublie aussi la jouissance extrême lorsque le dernier souffle de vie s’échappe du corps inerte de sa victime au milieu d’un flot de sang…
C’est un sentiment indescriptible, impossible concevoir sans y avoir goûté, et pour y goûter le seul moyen est le meurtre. Certains drogués disent que le plaisir le plus immense est celui de s’envoyer une dose suffisante d’héroïne dans le sang. Il est vrai que ce sentiment, lorsque le mélange, si minutieusement préparé pénètre dans la veine, est au moins mille fois supérieur au meilleur orgasme existant. Mais pour avoir goûté aux deux, je peux affirmer que le plaisir de tuer et cent fois plus grand que celui de l’héroïne.
Le mélange de la poudre, de l’eau et du citron dans la cuillère peut s’apparenter au choix de la victime appropriée. Le chauffage du mélange est comparable à la poursuite discrète et rapide de sa proie. Le moment ou la mixture pénètre dans la seringue par le coton rappelle vaguement l’instant où sa victime est tirée dans une ruelle par derrière. Le risque de voir une poussière entrer dans la seringue est le même que celui de se faire chopper par les flics. L’extrémité de la seringue s’approchant du bras évoque le couteau qui s’avance vers la gorge de la personne visée. Mais ce qui différencie unanimement les deux pratiques c’est le plaisir de voir le sang chaud s’écouler de la blessure, qui surpasse amplement toutes les hallucinations provoquées par la drogue.

*

  • *

Je suis arrivé à cette conclusion il y a quelques mois, trois exactement mais comme on dit « Quand on aime, on ne compte pas ! » Je n’ai donc pas compté la durée des ces mois qui ont constitué la meilleure période de ma vie, pas plus que je n’ai compté leur nombre. Mais je n’oublierai jamais le premier, un jeune homme « à la mode » comme ils aiment le dire, une « fashion victim » très prétentieuse à mon sens.
C’était une calme fin de journée, comme tant d’autres, je rentrai du lycée et comme tous les jours je prenais le bus. Un de ces bus de ville miteux dans lesquels tous les pauvres gens extenués par une longue journée de travail se retrouvent entassés, debout, dans une ignoble odeur de transpiration. Il y a toujours des personnes assises certes, mais il y a parfois des jeunes qui occupent quatre places à deux et qui vous fusillent du regard quand vous approchez, c’est le genre de chose qui a le don de me porter sur les nerfs. Aussi allais-je m’asseoir à coté de l’un deux. Sans voir son visage je pouvais sentir son regard mauvais penché sur moi. Les ricanements qu’il échangeait avec son pote étaient en train de faire monter la sauce.
En temps normal, je n’ai pas un comportement trop agressif, mais j’ai parfois des sautes d’humeur, particulièrement quand je suis fatigué. Et c’était le cas ce jour là. C’est quand son haleine peu fraîche me caressa le visage que l’idée germa dans mon esprit. Ce genre de personne ne méritait pas de vivre, il n’avait aucune utilité dans la société, il ne faisait que « voler » la place de quelqu´un d’autre, en bref il ne servait a rien… je décidait donc de le suivre.
Il descendit à un arrêt situé juste à la sortie du centre ville, je sortis, évidemment, au même endroit. Il tourna, et s’engagea dans une petite rue étroite, décidément ce gars me simplifiait la tâche. Je le suivis le plus discrètement possible jusqu´à arriver à un endroit qui me plaisais. Dès que je le vis, je la savait : il allait mourir ici, dans cette ruelle sombre, entre deux poubelles, dévorés par les rats. Je sorti le couteau qu’on m’avait offert pour mes treize ans et attrapait le bonhomme par derrière. Mon bras droit se cala sous son menton pendant que mon autre main se plaquait sur sa bouche. Il tenta de résister mais lorsqu’il sentit le contact de la lame glacée de l’opinel sur sa glotte il cessa de se débattre. Je l’entraînais à l’écart entre deux poubelles tout en sentant une vague de plaisir déferler en moi. J’allais le saigner ce sale porc et son sang servirait de piscine aux chats du quartier. D’un coup de pied bien placé je le mis à genoux. Le bruit que firent ses os en heurtant le sol, et le petit gémissement qu’il poussa finirent de faire monter mon érection. Je plaquais mon couteau sur sa gorge et priait pour qu’il ne soit, ni trop émoussé, ni trop aiguisé. « Non, il n’a rien fait ! Laisse le partir ! » hurlait ma conscience, cloîtrée à l’intérieur de mon crâne.
Une pression du bras gauche,
Un ample mouvement vers l’extérieur,
Un liquide chaud et poisseux,
Une marre de sang,
Et la jouissance, sans nulle autre pareille, un fond de mon caleçon.
C’était fini, il était mort, tout comme mon innocence. A partir de cet instant ma vie allait changer radicalement. Car ce ne serait pas le seul, je le savais, ils allaient être nombreux à être libérés par lame. J’essuyais les traces de mes mains sur son visage et contemplais son visage, tordu dans un rictus morbide pendant quelques minutes. Par chance mes chaussures n’avaient laissé aucune empreinte dans son liquide vital.

coconyslas
coconyslas
Niveau 6
02 avril 2007 à 20:39:35

Moi non plus on aime pas mes fics psychotiques :
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-113061-1-0-1-0-0.htm

poste un com et je ferais pareil :-p

Runi
Runi
Niveau 10
02 avril 2007 à 21:04:44

Vive le nihilisme, vive la crise d´ado !

coconyslas
coconyslas
Niveau 6
02 avril 2007 à 21:30:41

Et bien moi je trouve ce texte vraiment pas mal pour un garçon de 16 ans. :oui:

Wert_evil
Wert_evil
Niveau 10
03 avril 2007 à 00:07:25

Ma foi, je suis assez mitigé après deux lectures de ta nouvelle. Outre certaines fautes d´orthographes dont je salue le caractère plus qu´innovant, c´est l´intrigue en elle même qui me dérange. Ce délire rélève à mon sens plus du caricatural que du psychotique. En effet, la monomanie du meurtre sanglant hantant un pauvre adolescent éperdu, c´est du vu et revu. Que dire des motivations du jeune garçon, totalement superflues et peu développées, ce qui nous donne un "rebelle préfabriqué" auquel on ne croit pas un instant. Pour persister dans le négatif : aucune trace de chute (à moins que la dernière phrase soit ironique?!).

Mais ce texte a des qualités et ce serait injuste de ne pas les citer. Le rythme est plaisant et le vocabulaire dans l´ensemble adéquat. Avec un poil d´opiniâtreté, tu pourrais harmonieusement redessiner le tout et en faire un joli texte.

iron66
iron66
Niveau 6
03 avril 2007 à 17:52:27

:d) coconyslas t´inquiete j´irai te lire
:d) runi : je suis assez d´accord avec toi
:d) Wert_evil : ma fois je reconnai que le sujet est plutot usité mais c´est un peu mon état d´esprit actuellement. T´endend quoi par des fautes innovantes ?? et pour l´info la nouvelle n´est pas terminée, d´où l´abscence de chute... la suite est écrite et suivra bientot.

merci a tous, ca fait plaisir d´avoir des lécteurs...

iron66
iron66
Niveau 6
03 avril 2007 à 18:04:56

voila la suite !!

Il me fallu plusieurs jours pour prendre conscience de la jouissance extrême que cet acte avait provoqué en moi. Par moments, il m’arrivait d’avoir peur, peur de la police et parfois peur de moi-même. Mais après tout je n’avais laissé aucune trace et je n’avais aucun lien avec la victime. Les enquêteurs mettraient énormément de temps à chercher un mobile. Mais il n’y en avait pas. A l’instar de ces tueurs aux Etats-Unis qui ouvrent le feu sur la foule, je tuais au hasard, sans mobile apparent à part mon propre désir.
Ah ils furent nombreux, mes agneaux, à suivre le chemin du précurseur vers les abîmes. Je variais à chaque fois mes victimes, en choisissant indifféremment des personnes des deux sexes, ayant tout de même une préférence pour le sexe faible. De la même façon je sacrifiai mes agneaux dans des lieux toujours différents, sévissant aussi bien dans les quartiers chics que dans les banlieues, balayant un secteur qui couvrait plusieurs départements. Le seul point commun entre mes agneaux était leur âge, entre dix et vingt ans. Des proies faciles en somme. La plus jeune étant une petite gosse de riche, qui ne semblait pas avoir plus de neuf ans. Cette peste blonde traitait ses camarades comme des chiens, se sentant supérieure de par son ascendance friquée. J’avais décidé pour varier les plaisirs de lui découper la tête, toujours avec le même opinel, mon couteau sacrificiel en quelque sorte. J’avais en suite noué ses deux nattes blondes et accroché sa petite tête sur un lampadaire brisé, ce qu’il restait de sa trachée pendant lamentablement dans le vide.
A chaque nouveau sacrifice j’essayais de changer de mode, pour brouiller les pistes et aussi pour garder un souvenir de chaque sacrifice, sans tomber dans la routine. J’allais de l’éviscération à la pendaison en passant par les coups de couteau dans le ventre ou l’immolation. Gardant toujours un faible pour l’égorgement et l’éventration. Beaucoup plus sanglants, beaucoup plus jouissifs.
Les journaux ne savaient plus où donner de la tête devant cette « vague de crime sans précèdent ». Mes agneaux faisaient la une de la presse et la police ne parvenait pas à faire le lien entre tous ces meurtres horribles. Une période bénie, sans doute la meilleure de ma vie. Jusqu´à elle…

*

  • *

Après avoir essayé le meurtre sous beuh, alcool, puis sous LSD ou cocaïne, il me fallait mélanger les deux plus grandes sources de plaisir au monde : L’héroïne et l’assassinat. J’avais choisis pour cette occasion une grande ville dans le nord. Après avoir pris une chambre à l’hôtel je sortis mon matériel : seringue, cuillère tordue, tuyau en caoutchouc, citron et bien sur la poudre. Après avoir garrotté mon bras droit avec le tuyau je fis chauffer la poudre dans l’eau de la cuillère pour la dissoudre et la purifier et pour encore mieux la diluer j’ajoutais une goutte de citron. Puis préparant la seringue je la remplissait à travers un bout de filtre à cigarette pour éviter qu’une poussière, fatale au système cardiaque, viennent se glisser dans le précieux mélange. Je plongeais l’aiguille dans ma veine et en poussant le piston je vis quelques gouttes de mon sang entrer dans la seringue pour repartir aussitôt dans mon réseau sanguin en compagnie l’héroïne.
Il est impossible de décrire fidèlement ce que je vis suite à cette injection, la seule impression à retenir et ce sentiment de puissance incroyable. Un peu plus tard je descendis dans la rue pour m’apercevoir qu’il y faisait nuit. J’étais donc resté quelques heures dans ma chambre à halluciner.
Je déambulais pendant un petit moment dans ces rues crasseuses, me faufilant entre les prostituées, les clochards et les autres junkies. Et alors je la vis. Une grande brune aux cheveux longs, aux alentours de dix-huit ans. Légèrement enveloppée, ni moche ni belle, mais parfaite pour mon sacrifice, le grand schtroumpf allait être heureux. Elle marchait d’un pas rapide ses deux mains accrochés aux brettelles de son sac à dos, inconsciente de sa mort prochaine. Après le premier regard que je lui jetais, je ne pus plus la quitter des yeux. Je la suivit aussi discrètement que le permettait ma condition. Et au détour d’une ruelle je la saisis par derrière.
A cause de la drogues mes mouvements étaient plus lents, moins assurés. Mais j’avais l’habitude, l’héro ralentissait bien moins que le shit. Mais c’est cette impression de puissance, bien plus forte qu’avec la cocaïne, qui allait tout faire rater. Elle se débattit et, par défi, je la propulsais par terre, au milieu de l’impasse, elle ne pouvait pas s’enfuir, j’y veillais. Et de toute manière le grand schtroumpf était avec moi, je ne risquait rien, à ce moment là j’étais bien plus puissant que tous les rois du monde réunis. Le temps d’une soirée j’étais un demi-dieu, un envoyé du seigneur venu prélever son impôt de sang et de mort.
Je me jetai alors sur elle, opinel en main, j’avais décidé de lui ouvrir le ventre de bas en haut. Voyant un jeune zombi shouté lui foncer dessus, couteau en avant, elle eut la réaction la plus simple et la plus naturelle : elle hurla. Elle hurla à la mort prochaine, elle hurla à s’en décrocher les poumons.
Elle pouvait crier tant qu’elle voulait cette grognasse, j’allais la saigner comme tous les autres. Elle essaya d’éviter la lame qui fonçait dangereusement vers son pubis, mais c’était sans compter sur mes réflexes de demi-dieu. J’enfonçais mon opinel jusqu’au manche dans son bas ventre. Après l’affûtage que je lui avais donné il pénétra comme dans du beurre dans la chair. Lorsque j’entamais le mouvement vers le haut ses ongles s’enfoncèrent douloureusement dans mon visage. Cette légère souffrance réveilla en moi mes instincts masochistes et, quand ses entrailles se déversèrent sur les bras, ce fut la meilleure éjaculation de toute ma vie. Je décrochai ses mains de ma peau et partis en courrant. Des gens n’allaient pas tarder à arriver. Je parti directement vers ma voiture sans passer par l’hôtel. Préférant abandonner mes affaires plutôt que de croiser les réceptionnistes, couvert de sang. Je roulais toute la nuit, l’effet de la drogue s’amenuisant.
Je ne le savais pas encore mais j’avais fait la plus grosse erreur de ma vie, j’avais abandonné sur place des traces de mon passage : des empreintes que je n’avais pas pris le temps d’effacer, et surtout des morceaux de mes joues, incrustés sous les ongles de me belle inconnue. Pour n’importe qui ce détail serait resté un détail, mais pour moi, plusieurs fois arrêté pour possession de drogues dures et vol caractérisé, ce « détail » signait mon arrêt de mort, ou plutôt d’incarcération. Il n’y avait qu’un seul point positif à cette histoire : j’avais pris un pied extraordinaire ! Non, en fait il y avait deux points positifs, le deuxième étant que je n’avais plus à me cacher pour accomplir les sacrifices rituels !

*

  • *

Mais le destin avait voulu que ce soit autrement, et il n’y eu plus d’autre agneau sacrifié en l’honneur du tout puissant, la pression policière devenant trop sévère pour les accomplir. D’autant plus que grâce à mon ADN, ils avaient mon signalement.
Depuis ce jour je me suis maintes fois posé la question : qu’est ce qui m’avait poussé à faire tout ça ? Je n’ai à l’heure actuelle, sûrement la dernière, aucuns remords, justes des questions sans réponses. Dans quelques instants je serait mort, insuffisance sanguine dans les organes vitaux entraînant une mort douloureuse. J’ai de plus en plus de mal à écrire tant le sang qui coule de mes veines recouvre les touches de mon clavier. Le clavier d’un ordinateur portable étanche acheté pour l’occasion, et relié à Internet, où vous lisez ces lignes, probablement les dernières. J’ai décidé de raconter cette phase de ma vie comme un footballeur raconte a carrière. Pour communiquer et faire partager ma passion au plus de monde possible.
Je m’étais trompé au début de mon histoire, il y a bel et bien un plaisir supérieur à celui de tuer quelqu’un : le plaisir de sentir son sang couler des ses propres veines, quitter son corps pour ne jamais y revenir, partant en entraînant la vie avec lui…
Il n’y a qu’une morale à tirer de mon histoire : tuez n’importe qui, à loisir, droguez vous autant que vous le voulez, mais surtout ne faites jamais les deux en même temps !

*

  • *

Iron brain, 28/03/2007, 00h30
Je tiens à préciser que cette histoire n’est en aucun cas autobiographique, et rassurez vous ma santé mentale se porte bien…

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
03 avril 2007 à 18:58:28

Super ! J´adore, c´est morbide et dérangeant à souhait ! COntinue comme ça ! :ok:

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