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Liste des sujets

Etat d'esprit.

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
01 avril 2007 à 21:59:34

Je suis supérieur en tout et à tout.
Tel est mon état d’esprit de tous les jours que je m’efforce de croire et de persuader les autres, chose pas toujours très facile. Je ne pense qu’à une chose, à moi, bien qu’il m’arrive aussi de penser aux êtres qui me sont relativement chers. Une seule chose m’importe, et cette chose n’est autre que mon propre bonheur, il n’y a que moi qui compte, toujours moi, moi d’abord.
Si je peux avoir quelque chose qui me soit profitable, alors je ne laisse pas l’occasion passer, si j’ai le choix du partage, je prends tout pour moi, j’emprunte mais je ne prête pas, et si je dois me sacrifier pour quelqu’un d’autre, il n’en sera rien.
C’est ainsi que je pense, et c’est ainsi que je voudrait toujours penser, je suis égocentrique, égoïste, et j’en suis fier, telle est ma raison de vivre, bien qu’au fil du temps, j’ai l’impression que ces pensés s’estompent, ou du moins s’affaiblissent.

***
Sept heures moins le quart, lundi, mon père allume la lumière de ma chambre et me réveille, c’est ainsi que commence ma première journée de cette nouvelle semaine. Je reste un peu dans mon lit, je me suis couché tard hier, et peu à peu je me rendors. Sept heures, mon père m’appelle, je m’aperçois que je me suis rendormi. Je m’apprête à me lever, mais je me rend compte que dans mon lit il fait chaud, je suis bien, alors qu’en dehors, j’aurais froid, j’attends alors encore quelque minutes, puis avec mes peine, je m’efforce de me lever, et alors je m’habille, prends mon sac puis descend en bas afin d’y déposer mon sac et entrer dans la cuisine pour manger mon petit-déjeuner. Ceci fait, je remonte puis vais dans ma salle de bain pour me laver.
Il est maintenant aux alentours de sept heures et demi… Ou plus, je ne suis pas sûr de l’heure, je ne l’ai pas sur moi, puis je rentre dans ma chambre pour prendre mon portable, encore éteint. Enfin je redescend, reprends mon sac, mets mes chaussures et mon manteau, puis monte dans la voiture de mon père pour me diriger vers mon école. J’adore ce moment, ça permet de me réveiller au fur et à mesure que la voiture se réchauffe. Puis j’arrive au lycée, je pars de la voiture et je me dirige vers l’intérieur du bâtiment. Arrivé sous le préau je constate le monde qu’il reste, ce qui me permet de savoir si la sonnerie a retenti ou pas.
Cette fois-ci non, j’arrive avant la sonnerie, et je me dirige donc sus l’internat, lieu où moi, ainsi que mes amis, nous nous retrouvons tous les jours. Je commence alors à parler, mais très peu car je suis encore fatigué, de mon week-end, de mes problèmes ou de ce qui m’est arrivé de bien, puis après je m’intéresse finalement à ce que racontent les autres jusqu’à la sonnerie, et je me dirige vers ma salle de classe.
Le professeur n’est pas encore arrivé, et je salue tout ceux de ma classe qui sont déjà présent. Puis je rentre en cour.
Nous sommes lundi matin, j’ai donc deux heures de maths.
Je m’assoie à ma place habituelle, à côté d’Antoine comme toujours, il commence à me parler de ses histoires inintéressantes et incessantes comme tous les jours de la semaine, et je fais donc mine de m’y intéresser afin de ne pas m’attirer quelconques ennuis ou remarques désagréables. C’est alors que le professeur de maths, ou Mme Lucor, annonce qu’elle va rendre les copies, contrôle que j’avais bien évidemment réussi.
Elle fait le tour de la classe et rend donc les copies, jusqu’à qu’elle arrive à moi, et me donne la mienne : 9. Et encore, bien que cela me choque, j’ai avec un commentaire plutôt désagréable, puis qu’il m’est destiné : Aucun travail, pas de sérieux.
Comment ose t-elle dire ça ? Moi, ne pas travailler ? Comment peut-elle dire quelque chose qu’elle ne sait pas. Comment peut-elle me juger sans me connaître ? Comment peut-elle dire que mon travail n’est pas sérieux sans me connaître, comment peut-elle dire que je ne suis pas sérieux ?
J’ai toujours détesté ces commentaires, en particuliers ceux venant de ce professeur. Je la détestais déjà, je ne l’aime pas, et elle le sait. D’ailleurs, elle non plus ne m’aime pas. Je ne prends pas la peine de regarder ma copie, je sais très bien ce que j’y ai mis. Je ne dis pas par là qu’elle a fait exprès de mettre une mauvaise note alors que j’aurais dû en avoir une bonne, mais je dis par là qu’elle ne peut pas faire ça à quelqu’un comme moi, à Moi.
Je lève les yeux et la fixe avec un regard haineux, elle me regarde à son tour, et ne prend pas la peine de faire pareil. J’explose intérieurement de colère.
J’entends à côté Antoine dire qu’un 9 c’est bien, qu’il aimerais bien avoir autant, il faut dire qu’il n’est pas très brillant en maths, mais j’ignore, je reste là, à penser.
Durant deux heures, je me contenterais de suivre le cours, et à guetter la moindre occasion, le moindre prétexte pour penser du mal de ce professeur.

Si vous n´avez n´est-ce qu´un avis, des critiques ou autre, n´hésitez pas merci d´avance^^

Gokaden
Gokaden
Niveau 6
02 avril 2007 à 02:35:25

Texte très, très, bien écrit à mon sens. C´est fluide et ça passe bien, l´action est intérèssante et l´intro captive l´attention du lecteur. Mis à part une ou deux phrases un peu mal construites, rien à redire.
Par contre, si il y à une suite, ce que j´espère, ne nous fait pas le coup de la Kalaschnikov au bahut de l´adolescent désoeuvré.
J´attends donc ta suite avec intérêt.

Amicalement :bye:

Styfore
Styfore
Niveau 10
02 avril 2007 à 11:05:16

merci :-) .
il y aura bien une suite, en fait, c´est une sorte d´autobiographie :hap: ...^^

Donc je comte continuer ^^

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 avril 2007 à 12:00:21

C´fait peur n´empêche. On a pas vécu le quart de notre espérance de vie qu´on commence tous à écrire des autobios. :peur: On f´ra quoi, à soixante-dix balais? Ah, on dormira éternellement, évidemment... :)

Enfin bref. C´est un peu superficiel je dirais, du moins au début. Tu racontes tout cela comme si tu en étais détaché, peut-être est-ce voulu d´ailleurs une fois qu´on a lu la suite, mais sur le coup ça me paraissait assez vide. Peut-être pour mieux mettre en valeur "l´évènement"? Mais ça reste fluide et plus ou moins agréable à lire. Juste que si t´es vraiment aussi mégalo, ben je lirai p´têt pas jusqu´au bout... :gni:

Mais pour l´instant, j´attends la suite. :)

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
02 avril 2007 à 12:12:10

Mouais, j´ai trouvé ça banal. Peut-être le cadre m´est-il trop familier... Bref, rien d´originalo-accrocheur, mais je jetterai un oeil à la suite nevertheless :-)

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
02 avril 2007 à 12:16:18

Oui, mégalo :(
Mais je pensais vraiment comme ça il n´y a pas si longtemps :malade:
Merci ^^

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 avril 2007 à 12:46:25

Donc, comme je le pensais (dès que j´ai vu l´"évènement"), ce sera donc le récit de ton changement d´attitude? Intéressant, donc. :-)

[Noel]Atoaz
[Noel]Atoaz
Niveau 7
02 avril 2007 à 12:58:34

Effectivement, au fil de mon récit, on pourra voir que je change complètement ma manière de penser.. :-(

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
02 avril 2007 à 13:56:04

Les deux heures sont passées, je ne pense déjà presque plus à cette note en math, et me dirige déjà vers la salle de physique, dans laquelle j’aurais deux heures de cours encore une fois, et dans laquelle je ferais un contrôle durant ces deux heures.
Cette fois, je ne panique pas, et je ne m’énerve pas, mon professeur, bien que gentil, est d’une nullité affligeante et ne nous apprend rien. Quand on sort de son cour, on a la sensation désagréable d’avoir perdu du temps inutilement, de sortir aussi bête qu’avant y être rentré.
C’est donc ainsi, avec cette pensé constante de ce professeur, que je rentre en salle de classe et que je m’assoie à la première table libre qui me vient. Le professeur donne les feuilles d’interrogations, et c’est avec une lassitude extrême que je constate, encore une fois, que ce contrôle est comme tout ses prédécesseur : difficile.
Ce n’est pas grave, je sais que je suis intelligent, je sais que ce n’est pas un simple contrôle, aussi bien réussi que raté qui peut décider de mon avenir, et j’arriverais à parvenir au bout de mes ambitions quelques soient les difficultés, et quoiqu’en pensent les autres. Je suis, et au dessus de tout, je ne sais même pas ce que je fait là, à quoi me sert-il d’être enfermé dans cette salle à faire un stupide test ? Je sais très bien que je suis promit à un grand avenir, car sinon, que ferais-je là ? Je suis Moi, et je le serais toujours, pourquoi m’inquiéter ?
Je commence alors le contrôle, je n’en réussi que le tiers, mais ce n’est pas grave, je sais que ce n’est pas de ma faute, je sais que j’ai les capacités pour le faire, si seulement mon professeur était « correct ». Et même, ce serait un autre professeur, si je n’y arriverais pas, ce ne serait pas de ma faute, puisque je suis bon, bon en physique, bon en tout, et de plus, j’aime la physique. Pendant deux heures, à chaque fois que je n’arriverais pas une question, ou que j’aurais un moment d’absence, je penserais, je penserais à tout dont j’ai déjà pensé avant de commencer ce contrôle. Une fois celui-ci fini, je me redirige vers l’internat et j’attends mes amis, je ne peux me permettre de manger seul, ce n’est pas digne de moi, et je déteste ça. J’attends donc, et comme la mauvaise impression que tout le monde me regarde, paranoïaque ? Non, je ne pense pas, car je sais que cela est faux, que personne ne me regarde, ou du moins, j’essaye de me le convaincre, car, contre toutes attentes, je hais être le centre d’attention du monde qui m’entoure, j’aime qu’on me connaisse, j’aime qu’on sache qui je suit et qu’on me reconnaisse au moindre regard ou selon les circonstances de mes actes, mais je j’aime pas qu’on me regarde, ça me gène. J’ai toujours pensé que cela pouvait être un de mes faiblesses, aussi peut soient-elle, mais avec réflexion, je me fini toujours par croire que cela n’est autre qu’une attitude normal pour toute être humain, ou même une épreuve. Enfin, mes amis arrivent, c’est à ce moment de la journée que je m’amuse le plus, ou que je m’ennuie le plus, tout dépend.
Certain de mes amis sont insupportable par leur façon de penser, certains sont « soumis », chose de plus que je n’aime pas, j’ai toujours trouvé cela comme un signe de faiblesse, d’autres sont d’une prévisibilité insupportable, prévoir mes autres est une choses que j’aime bien, mais je n’aime pas le fait que quelqu’un puisse être « découvert » avant même d’avoir fait quelque chose, une autre marque de faiblesse. J’ai toujours jugé que la meilleure façon de penser était la mienne, et qu’une personne respectable devait penser comme moi. Mais d’autres amis, et ce sont avec cela que je traîne le plus, sont imprévisible, et c’est avec cela que je peux m’amuser, car ne pas prévoir la réaction de celui à qui tu parles est une chose nécessaire pour avoir une conversation intéressante. Ils ne sont pas totalement imprévisibles, car quand je les mets au défi, je sais s’ils feront ou s’ils ne feront pas l’action que je leur propose d’accomplir. Moi, je suis différent, encore une fois, je suis supérieur à ceux-ci, je ne suis pas capable d’accomplir tout ce qu’on me dit de faire, mais j’arrive toujours à persuader mon prochain que je pourrais le faire. Je suis un esprit manipulateur, et manipuler les autres est une chose des plus importantes pour réussir dans la vie, une personne qui ne sait pas manier une autre est une personne sans avenir.
Je vais donc vers le groupe que j’apprécie le plus, et me prépare à aller manger. Une fois ceci fait je vais de nouveau en cours, fini ma journée sans problème et rentre chez moi. Et c’est tous les jours là même chose, sauf quand j’atteins enfin l’âge de mes 16 ans, âge où toute personne doit normalement se faire recenser, et où la plupart de ces personnes commence à aller au code. Aller au code... Cela est en effet une chose importante pour moi, je vais pouvoir non seulement prouver encore une fois aux autres que je suis intelligent, en leur montrant la rapidité avec laquelle je vais mettre pour avoir ce dit code, mais cela va aussi permettre de changer pour quelque temps ma aussi monotone vie qu’intéressante, et cela est important pour moi, car m’ennuyer, je ne supporte pas.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 avril 2007 à 14:15:35

´tain y´a vraiment aucune exagération? :ouch: Ben ça fait peur (moins que moi, certes :o)) ), enfin en tout cas c´est plutôt prenant et je lirai la suite. :-)

Negatum
Negatum
Niveau 10
02 avril 2007 à 16:45:14

Ca va, c´est pas si dramatique que ça, hein, on dirait juste de l´Ostra sous amphétamines (ou du moi sans politiquemzent correct :fou: ) :o))
Ca m´agace que tout le monde fasse son autobio... Faut que je fasse la mienne aussi, car elle est chiante ma vie :-p

Mais stop the HS, j´ai lu et je commente.
Au niveau du style, y a pas grand chose à dire, en bien comme en mal: C´est trés classique dans la forme, et à part quelques répétitions et un manque de descritpion flagrant, c´est assez bien écrit. Chose inhabituelle pour un nouveau: Une fluidité ramarquable.
au niveau de l´originalité, ben, c´est de l´autobio, quoi :o)) . Le message passe assez facilement, je regrette juste le manque de dialogue et d´information sur le reste du monde, mais bon, c´est vrai que ça représente bien un personnage égocentrique. Et je suis curieux de savoir ce qui t´a fait changer (même si j´ai quelques doutes ^^ ).

Voilou ^^

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
02 avril 2007 à 16:48:08

M´reconnait un peu sur la fin :-) Sinon quelques fautes d´orthographes minimes, mais le style est assez banal... voire plombant à certains moments. Faudrait arranger ça, et ça pourrait devenir bien mieux :-)

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
02 avril 2007 à 21:02:46

Content que ça plaise à certain, et content d´avoir des critiques venant d´autres^^.
Negatum :d) Pour le dialogue, il n´y en aura pas beaucoup, très très peu :malade:

AshNruins :d) Dis ce qui ne vas pas sur ce style :p)

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
02 avril 2007 à 21:03:22

Des jours ont passé, et je ne suis toujours pas allé au code. Et oui, en plus d’être quelqu’un de tourné sur soi même, je suis d’une fainéantise assez importante, se qui ne me donne guère l’envie de sortir de chez moi. C’est d’ailleurs une des raisons qui va contribuer à un léger changement de mon caractère, bien que presque imperceptible. Et oui, c’est en allant à mon ordinateur, appareil que j’utilise quotidiennement, que, rien qu’en marchant, je me casse une jambe. Pour ce, une suite d’actions consécutives que très banale, je marche dans les escaliers, trébuche contre une de mes chaussures, et en essayant de me rattraper, chose évidemment ratée, je tombe à terre. Au début ça ne faisait pas mal, j’ai donc continuer, en boitant un peu, à me diriger vers mon ordinateur. Mais ça ne dura pas, quelques minutes après j’étais déjà en route vers l’hôpital. Heureusement, je n’eu rien de très grave physiquement, à part l’immobilisation de ma jambe pendant un mois entier et des béquilles pour me porter, mais mentalement, ce fut pendant une ou deux heures entière une sorte de drame. Jamais cela n’aurait dû m’arriver à moi, ce n’était pas normal. Mais après plusieurs réflexions, je me suis finalement mis à l’idée que ce n’était rien, que en rien ce n’était une marque de faiblesse puisque c’était un pur et simple accident. Mais bien que je m’efforçait de croire une telle chose, ce qui n’était pas simple pour une personne comme moi, mon comportement fut tout de même quelque peu changé : je faisait maintenant attention, j’était moins imprégné du « ça n’arrive qu’aux autres », ce qui m’avait enlevé un peu d’assurance, de confiance en moi-même.
Cet incident fut finalement bénéfique, car celui-ci me permit de me rapprocher d’une fille ma classe, que je n’avais jamais remarqué jusqu’ici, grâce au sport, où ne pouvant en faire, je restais assis là, sur un banc à attendre. Il se trouve que cette fille, nommée Emma en passant, ne faisait jamais de sport, sûrement à cause d’un léger fainéantise doublé d’un certain « je-m’en-je-foutisme ». Etant tout deux assis, là, à ne rien faire, nous n’avions pas d’autre choix que de nous parler pour faire passer le temps, et c’est à partir de ce moment que je commençais à éprouver des sentiments envers elle. Au fil des jours, je ne cessais de la regarder, et plus je la regardais plus je commençais à comprendre que je l’aimais, et que mes regards n’étaient autres que des contemplations. Je ne commençais pas à l’aimer, je l’aimais.
Il faut dire que jamais cela ne m’était arrivé, jamais je n’avais eu de sentiments comme ceux-ci envers une autre personne. J’ai mis longtemps à me mettre à l’idée cette évidence, ça me troublait, ça me perturbait. Je ne pensais plus qu’à moi, mais aussi à elle, j’étais complètement obsédé par elle. Je n’allais presque plus voir mes amis pour pouvoir aller la voir elle, je me débrouillais toujours pour aller à un endroit où elle allait, je n’avais qu’une hâte, le jeudi, jour du sport, afin de pouvoir rester et parler avec elle. Je n’avais malheureusement aucune idée des sentiments qu’elle pouvait avoir à mon égard, mais cela ne m’empêchait pas pour autant de ne penser qu’à elle. Et oui, j’avais passé un stade, je ne pensais qu’à Emma, en cours je la regardais, et la nuit je ne dormais quasiment pas. Elle occupait littéralement mon esprit.
C’est alors qu’un jour, où je n’avais plus ma jambe entourée d’un plâtre, une de ses copines vînt me voir, elle avait compris que je m’intéressait à Emma. Elle commença alors à me poser des question à me parler d’elle, voire même parfois de moi. A la différence de d’habitude, je ne faisait pas semblant de m’y intéresser, bien au contraire, j’étais passionné. Mon incroyable égocentrisme, à ma plus grande déception, commençait à s’en aller, j’étais changé. Cette copine dont je ne connaissais pas le nom m’avais permit de me rapprocher encore plus de Emma, mon bonheur ne cessait de s’amplifier, jusqu’au jour où ma bien aimée vînt me demander de sortir avec elle. Je n’y croyais pas, et j’avais raison. Bien que celle-ci était sûrement sincère, elle avait pris la précaution de me faire part de sa demande le jour avant les vacances d’été, et à mon plus grand regret, elle voulait attendre les vacances pour qu’on commence à se voir. Bien sûr j’étais d’accord, jamais je n’aurais pu lui refuser la moindre requête. Mais les vacances passèrent, et jamais je pu la voir. J’avais perdu toute confiance en moins définitivement, mais en contrepartie, une fois mon grand malheurs passé, je devînt encore plus mégalomane qu’auparavant, je n’étais plus triste, mais furieux. Je ne pensais qu’à moi de nouveau, et jamais je crus qu’un autre évènement pourrait de nouveau m’en sortirait.
Seul moi m´importais de nouveau.
Une fois de retour à l’école, je pu constater, tout en était triste et ravi à la fois, qu’elle avait changé d’école. Elle me l’avait dit, mais pour moi, ma grande naïveté de l’époque ne m’avait pas inquiété de ce détail.
C’est ainsi que je commençait cette nouvelle année scolaire, avec un cœur noir, et un esprit encore plus fort que jamais.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
02 avril 2007 à 21:48:36

Très intéressant. Tu me donnes quelques idées pour la rédaction de mon propre...truc. (qui n´est pas vraiment une autobiographie, parce que totalement destructuré, entre autres)

Negatum
Negatum
Niveau 10
02 avril 2007 à 22:13:03

pas grand chose à dire de plus. sinon tu vois Az´, j´avais raison ^^

[Zephyr]Loxguo
[Zephyr]Loxguo
Niveau 9
06 avril 2007 à 17:25:59

A nouvelle année, nouvelle résolution, j’ai donc décidé de commencer à aller au code. Mais cela faisait déjà un mois que j’y allais, et je ne progressais guère, étant donné que jamais je n’avais fait le nombre autorisé de fautes. Cela me déstabilisait un peu, mais sans plus, je ne m’inquiétais pas car sans doute n’étais-je pas motivé et que bientôt j’augmenterais mon niveau.
Bref, c’est alors qu’un samedi, après le cours de code qui se déroulait le matin, moi et ma famille nous sommes partis chez des amis que depuis toujours ils connaissaient. Mes parents allaient avec ces amis alors que moi j’allais avec le fils Fabien. Fabien était l’une des personnes que j’appréciais le plus, et pour cause : c’était la seule personne au monde que je connaissais qui pensait comme moi. Inutile donc de vous dire qu’entre nous, la complicité était extrême, et qu’en travail d’équipe nous faisions des prouesses. C’était l’entente totale entre nous, le caractère et l’état d’esprit de l’autre était toujours vu comme « parfaite », puisque l’on était pareil, jamais on a pensé à un seul moment que l’autre était un faible d’esprit, nous nous supportions donc mutuellement. Mais ça… Ce n’était qu’une journée ou deux. Passé ce délai, et où la vie commune commençait peu à peu à prendre place, cela pouvait rapidement tourné de la bonne ambiance à l’insupportable. En effet, chacun voulait tout pour soit et passait toujours ses intérêts en premiers, ne prenait jamais la peine d’effectuer un service si cela ne lui était pas profitable et la persévérante idée que l’on avait toujours raison sur l’autre ne nous épargnait guère. Malgré donc tous nos points en communs, nous nous supportions que lorsqu’on n’était pas chacun pour soi, ce qui me menait toujours à l’idée une éternelle question : comment mais amis peuvent-ils me supporter, alors que moi-même je ne me supporterais pas ?
Mais afin de ne pas passer pour faible après avoir pensé une telle chose, je me répondais moi-même que c’était eux les faibles, et que donc ils ne s’en apercevaient sûrement pas.
Cette fois, l’entente entre nous deux était bonne, car effectivement, je ne restais que la journée chez lui, et cette journée se révéla banale, bien que j’eu aperçut des changements dans son caractère, ou bien peut-être était-ce le mien ? J’ai remarqué que Fabien était amusant, chose étonnante, car normalement, ce n’est ni lui ni moi qui sommes amusants, mais ce qu’on fait ensemble. Pour certain ce n’est peut-être qu’un détail, mais le fait qu’une personne devienne amusante alors qu’avant ne l’était pas, ou qu’une personne trouve une personne qui n’a pas changé amusante, c’est que l’une des deux est plus ouvert sur l’extérieur de lui-même qu’auparavant. Aujourd’hui je sais que c’est moi qui étais changé.
Les jours passent, les mois passent. Rien de bien nouveau dans ma vie, bien que je commence à désespérer pour mon code. Comment un être aussi doué que moi peut-il ne pas réussir sur une chose aussi simple ? Ça n’était pas normal, et je pris donc la décision de m’y mettre plus sérieusement, et ayant révisé presque toute une après midi, c’est avec toute confiance que j’allais ce mercredi au code, afin d’étonner tout le monde de mon incroyable progrès. Mais douce illusion, c’eut été une véritable catastrophe, et le mot était encore faible, car j’avais fait plus de dix fautes sur les cinq minimums. Bien que cela m’est encore plus déstabilisé, il y avait pire : le moniteur de code. Celui-ci se moqua de moi et en publique ! Je détestais ça, je voulu donc riposter, contrer afin de pouvoir le faire taire, mais les phrases, bien qu’ancrées dans ma tête et prête à lui remballer sa moquerie, ne sortaient pas, et c’était bien la première fois que cela m’arrivait. Tout n’était pas encore joué, je pouvais encore faire quelque chose, alors il fallait que je me ressaisisse, il fallait répondre !
Mais ce moniteur, avant même que je puisse tenté l’offensive de la dernière chance, me dis :
« Vous êtes nul. ».
En n’était-ce qu’une seconde, je fut emporté par la colère. Alors je me leva et sortis de la pièce, fou de rage. J’avais perdu, sur tous les points. Je n’avais pas pu répondre, et ça dernière sentence m’acheva. Il m’avait d’abord vouvoyé, alors que d’habitude il me tutoyait, comme s’il savait que je détestais ça mais sans en laisser l’impression, et après cette pseudo marque de politesse, il m’insulta, ce qui montrait bien toute la violence qu’il voulait faire ressortir.
J’ai détesté ce jour, et j’ai repensé à mille scénarios que j’aurais dû faire, qui aurait dû être fait. Comme d’habitude j’oubliais, comme d’habitude je me prétextais des excuses pour cette défaite, mais cette fois-ci j’avais mis plus de temps à me mettre à l’idée que cela n’était qu’un accident. Je me vengerais, j’y étais décider, j’étais extrêmement rancunier, et quoique qu’on puisse dire, jamais ne perdrais de cette rancune à laquelle j’accorde une grande importance.
Pourtant jamais je pu me venger, car le moniteur n’étais plus là, il paraîtrait qu’il fut renvoyé, mais au fond de moi j’ai toujours espéré qu’il ne le fut pas à cause de moi, car je trouvais ça lâche, et que cette sanction n’aurait pas été directement envoyée par moi. Encore une fois j’avais perdu.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 avril 2007 à 18:39:48

Toujours intéressant, et on entre bien dans les pensées de ce p´tit bonhomme. :-)

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