Voilà un rapide texte inspiré d´un rêve:
La pluie et le vent chantent de concert au dehors.
Mes yeux se ferment sur les ténébres.
L´Homme en Noir s´approche de moi. Il tend sa main. Son regard est empli de bonté et de joie. Sa voix, murmure lointaint, se fait plus forte. Séduisante et calme, elle s´infiltre en moi. Mes rêves défilent en prennant vie devant mes yeux. Il les subjuge, les emplifie à l´infini.
Mes rêves cessent. Tout redevient ténébres.
L´Homme en noir se tient toujours devant moi. Le son clair et cristalin de sa voix me promet bonheur et amour. Sa main se pose sur mon épaule. Une chaleur appaisante me traverse. Toute force m´abandonne. Son esprit s´infiltre dans mon corps. Tout entier il se livre à lui. Ses pensées m´atteignent. Pour recevoir ses présents je dois me ranger derrière lui, le laisser se fondre en moi. Pour que ses cadeaux soient mien je dois rentrer dans le rang, cesser mes escapades hors de son royaume. Mon esprit ne veut pas. Il veut être libre, pouvoir voler de de ses propres ailes.
L´Homme en Noir s´ennerve. Son esprit se fait plus fort.
Je brûle.
L´Homme en Noir m´attrape par le cou et me soulève.
J´étouffe.
Son visage est déformé par la fureur, et ses yeux injectés de sang me transpercent. Sa voix, lourde et menacante, n´est plus que hurlements.
Mon corps tout entier hurle de souffrance.
Je suis aveuglé par le sang qui ruisséle sur mon visage.
Il me jette au sol. Mes os craquent et ma voix supplie. Il me roue de coups, et me promet une agonie lente. Mon corps ne bouge plus, poupée de sang sur le sol. Mon esprit n´aspire qu´à la fin.
Les coups s´arrêtent. J´entends les pas lourds de l´Homme en Noir s´éloignaient, et une porte claquée avec fureur.
Je suis seul dans le noir.
Mes yeux s´ouvrent sur les ténébres.
La pluie et le vent chantent de concert au dehors.