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C0²

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
10 mars 2007 à 15:51:53

Un ensemble de nouvelle : l´amour , la vie , la haine , la mort.

L´amour nouveau: la découverte du sexe.

Plaine de volupté. Je l’ai trouvé, au hasard, dans un détour. Je me suis ouvert à elle. Elle tient mon cœur et son alchimie entre ses doigts, elle palpe. S’envole avec mes incandescences, meurt avec mes nécroses. Elle ignore, ne fait qu’apercevoir les lueurs de mon insanité. Envouté. Nous dansons dans ces laves de sentiments. Plume, douce, voluptueuse, bijou de la simplicité, loin de ces êtres superficiels, plus près de moi. Tu es la beauté. Une petite graine d’ange qui pousse à travers cette bale hideuse, ma personne. Je ne vous dirais que peu sur elle. Je la garde comme un secret, une partie intime de mon corps. Chut ! Fragile, elle pourrait disparaître en poussière d’amour.

C’était les vacances. On lui avait enlevé ses dents de sagesse et son père voulait qu’elle se repose, loin de moi. Je me suis faufilé dans l’après midi alors qu’il travaillait. La porte s’est ouverte. Sur son visage, un éclat limpide de joie ; sur ces pommettes rougies, sur son sourire béant, dans la rétractation de ses pupilles s’inscrivait l’envie.
Nous étions heureux de nous revoir. Elle me sauta dessus, le choc des deux corps, secousse dans l’âme, reflux dans les entrailles, ses bras comme des serpents entourèrent mon corps et le serrèrent à me broyer les os, j’en avais le souffle court. Je faisais de même. On se dit qu’on s’aimé avec amplitude, car le mot nous brulait l’estomac et qu’il fallait qu’il s’échappe.
On cavala comme de fous, main dans la main, joie contre joie, et on se laissa tomber dans son lit. Ivre par la retrouvaille, nos mâchoires s’engourdissaient par les rires, nos yeux léchaient la beauté étrange de nos deux visages, nos narines ensorcelées par cette odeur si chère enfin retrouvée. Ivre. Drogué.

Le cœur éméché, le regard fixé sur l’autre, le visage devient plus froid moins rieur, plus tendre, moins excité. Le désir qui s’agrège, le désir qui consume nos cœurs, la chaire.
- J’ai très envie de faire l’amour.
Viens, viens à moi, pour une seconde d’éternité, pour toujours et jamais.
Quelle est cette force qui nous attire l’un contre l’autre, terrassant les obstacles comme l’ouragan ? Source de jalousie, de bonheur, fondement de l’être humain, de ses vertus, de tout ses vices ; le désir est il beau ou infect ?
Nos baisés apaisés, doux, non plus enragés. Nos mains naviguent sur nos corps, épousant nos formes, ces lignes galbés, séduisantes, excitantes. La chaleur nait dans nos bas-ventres, prisonnière de nos vêtements. Ils s’envolent au dessus de nos têtes, nous sommes nus, qu’elle est belle.
Elle laisse ma bouche foulé son corps, son cou tendre, des mordillements sur le bout de ses seins charnus, son ventre chaud, ses jambes fraiches, le revers des genoux doux.
Elle me regarde, désolé.
- Je ne pourrais pas t’embrasser moi, dit elle, quand j’ouvre grand la bouche ça me fait encore mal, alors ne me le fait pas.
- Si, je veux le faire!
- Remontes !
- Mais je veux, je t’aime, m’en fou si tu m’embrasse pas.
Le plaisir l’emporta, elle laissa retomber sa nuque sur l’oreiller. Ma langue s’égara lentement sur le haut de ses cuisses élastiques. Tout près. Elle m’avait soufflé que c’était, aussi, sensible. Le plaisir. Tourner lentement, puis se dissiper dans d’autres plaines. Languir. Et enfin s’évanouir dans la tendresse. Peau douce. Elle se fond dans la chair, suit le tempo des convulsions, coquine. Elle évite mon regard, un peu gênée. L’acidité succulente, elle subjugue mes papilles. Elle frémit. Sa petite nuque se relève.
« Remonte mon ange. »
Les lèvres gercée par sa sainte cigüe, je remonte et étreins sa bouche. Un baisé silencieux, ouateux, qui ne finit jamais. Un souffle saccadé. Nos mains chantent pour nos plaisirs.
Heureux de voir que leurs voix sont à chaque fois un peu plus claire, troublante. Attentif.
Dans un sanglot contenu, d’une voix vague elle empoigne le désir
« Fait moi l’amour ! »
Ma main colorée d’acclamation, s’en va sur son visage.

J’aime ses petites fesses blanches et rondes, et ses reins qui se cambrent devant moi, bouleversement des sensations. Les yeux perdus dans d’autres sphères, d’autres éthers. Le visage qui se tord, des cris étouffés, des convulsions, l’horreur ! Non le plaisir avec son visage effrayé. Les pores humides, la chair fond.

Embué. La délicatesse s’appesantie sur la haine humaine. Je me rappelle cette journée assit sur ces écueils, l’un contre l’autre, perdus autre part, les rivages déserts, l’horizon pour nous deux, les vagues qui se brisaient et l’embrun frais sur nos visages. Des collants de soie, des corps souples, des visages fermes, un ballet en noir et blanc à la télé pendant que nous écoutions Mozart. Etonnants, ces gens morts qui dansaient, le sexe sublimée dans la perfection des gestes, les courbes soumises au moindre frémissement de l’esprit.
Mon amour, Oh comme je t’aime, comme il n’y a rien autour de toi, des larmes me tombe toute seule le long de mes joues pendant que j’écris, la souffrance qui est mienne s’apaise en ta présence.
J’adore te voir jouir, pas d’orgueil, de l’amour, sentir que ton corps se convulser de plaisir et presque aussi bon que d’en ressentir moi-même. Quand tes mains se crispent. Quand tes doigts lacèrent la peau. Quand tu mords. Quand tu cries. La souffrance dans l’amour, réminiscence animal non contrôlé. Quand l’intensité des râles perce les secrets enfouis dans l’alchimie complexe de tes jardins intimes, et qu’un frimas vibre à une vitesse supersonique le long de tes capillaires, de tes artères, de tes organes et fait exploser les sensations dans ta cervelle. Des radiations d’amour.
Fougueux. On se perdit dans les vagues de l’excitation. Le retour dans l’ombre. Ça faisait si longtemps qu’on n’avait pas pris du plaisir ensemble. Dommage.
Un peu penaud, je m’excuse.
- Oh non, mon amour ! T’as pas à t’excuser, c’est pas grave !

Acte vertueux, seule moment de sa vie ou l’homme est bon, transporté par le partage il tente de donner du plaisir en dehors de tout concours de circonstance.

C’est bon d’avoir un corps chaud tout près de soit dans le silence. Partager cette nudité sans pudeur. Offrir son corps. Se regarder et se comprendre. S’éveiller. S’aimer sans compromis. Liquéfier sa réserve d’amour et disparaitre.
Parfois, plongé dans ma souffrance, je n’arrive pas à dormir, je la regarde dormir, toutes sortes de pensées me traversent et je me demande si elle est bien réelle, si ce corps pulpeux appartient vraiment à quelqu’un.
Pourtant cette poésie des corps et des sentiments à quelque chose de pourri, un arrière gout amer. La supercherie. La trahison. L’illusion. Danse autour de nous charogne. Bois notre liquide, mange nos esquarres. L’amour se mortifie jour après jour.
- Moi je pourrais, je le sais, dit-elle.
- C’est impossible tu ne pourras pas, c’est comme ça mon bébé, l’amour ne peut durer.
- Si tu dis, c’est parce que toi t’en as pas envie, c’est tout.
Comment lui dire, je n’osais.
- Mais c’est ainsi tu n’y peux rien, c’est obligé.
- je sais que je t’aimerais toujours, je le peux.
- Tu vois…ce que tu ressens quand tu me vois… comme une chose étrange dans le ventre.
Je lui posais ma main sur son ventre.
- Je sais.
- Ce que tu ressens c’est l’amour, c’est ce qui fait que tu m’aime. Et pourtant tu ne la contrôle pas, tu ne peux décider qu’elle soit là ou pas, tu ne peux décider pour qui la ressentir.
Elle hocha la tête.
- Et bien un jour, elle disparaitra, quand je serais près de toi il n’y aura plus rien. Et tu ne pourras le décider de la faire revenir. Alors comment pourrais-tu continuer à m’aimer si tu ne ressens plus rien pour moi ?. .. Nous sommes conditionnés mon bébé… des êtres humains… l’amour ça n’existe que dans les poèmes…Et un jour on ne s’aimera plus.
- Arrêtes de dire ça.
- Mais c’est la vérité.
Elle resta un instant silencieuse, déboussolée.
- Tu m’aimes maintenant ?
- Oui, mon amour !
- Alors c’est ce qui compte, on a encore du temps devant nous.
Comme poussé par l’envie inconsciente de nous faire souffrir, pourquoi ?
- Et après se sera la fin.
- Mais t’es chiant…
Les larmes aux yeux, elle s’effondra sur mon torse.

bloodychopin
bloodychopin
Niveau 6
10 mars 2007 à 21:11:19

C´est beau, sincèrement.

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
12 mars 2007 à 18:39:44

POurquoi ? POurquoi ? POOOOOURRRQUOOOOOOIIIII !! !!!!!!!!????????????
N´ais je jamais de commentaire? :-((

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
13 mars 2007 à 22:14:24

:snif2:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
13 mars 2007 à 22:19:33

Je suis au téléphone, dès que j´

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
13 mars 2007 à 22:20:05

Dès que j´ai fini je te lis ...

myssmelmel
myssmelmel
Niveau 10
13 mars 2007 à 22:21:52

Superbe, je me retrouve tout à fait dans ton texte, et je pense que c´est l´un des plus beaux compliments que l´on puisse faire =)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 13 mars 2007 à 22:39:05

Je lis beaucoup de textes tous plus géniaux parfois les uns que les autres sur ce forum et celui ci a une aura, une alchimie comme tu le soulignes qui doit tinter jusqu´à la fibre de beaucoup d´entre nous, un maître mot : silence et chapeau bas ! ^^

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
13 mars 2007 à 23:22:32

Navré, j´aurais bien lu mais je n´aime pas les histoires d´amour ...

Nairolf_M
Nairolf_M
Niveau 5
14 mars 2007 à 19:11:55

Très bien écrit! Bravo!

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
17 mars 2007 à 16:32:03

:up:

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
25 mars 2007 à 11:49:57

up

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