Petit texte sans prétentions aucunes...
Enjoy, oopa.
Dans un lieu inconnu, dans une terre perdue, gît un homme, les yeux clos…
Au fond d’un lac cristallin, gît une femme sous les nénuphars à peine éclos…
Entre deux nuages cotonneux, gît un rêve, sorte de cadeau…
Une silhouette se dresse au beau milieu de nulle part, celle d’une nymphe d’argent.
Son corps, aux reflets de lune, d’un bleu terne aux reflets ondoyants, aux reflets de nacre et de saphir, avance, d’un pas léger et souple, vers un homme.
Ses cheveux, cascade de cristal, virevoltent, comme des chimères de lumière et de métal, au gré d’un léger vent murmurant.
Elle avance en silence, n’osant troubler son repos. Elle avance sans un bruit, il garde les yeux clos.
Une ombre se dresse dans les flots, celle d’une nymphe de rubis.
Ses yeux, irisés de vermeil, d’un rouge ocre aux reflets de rubis, aux reflets cramoisis, étincellent sous l’eau, scrutent une femme.
Une longue tresse, de flammes ardentes, d’un feu éblouissant, jusqu’au bas du dos lui descend.
Elle la fixe en silence, n’osant troubler son repos. Elle la fixe sans un bruit, sous les nénuphars à peine éclos…
Réveil des incarnations.
Naissance d’une lamentation…
Porté par les courants, un chant antique virevolte, caresse des yeux le monde où il vient de naître…
Mystique et puissant, reflet d’un sentiment, sans y paraître…
Une longue complainte sous un ciel turquoise, un triste murmure sous un ciel d’onyx.
Ô nymphes, ô déesses chimériques, réveillez de leur torpeur les enfants de Morphée…
Ô âmes en peine, revivez.
Résurrection.
Annihilation.
Allégresse.
Tristesse.
Tels à deux phénix, ouvrez les yeux, et voyez le monde.
Vivez-le.
Dans un flot de sensations, ouvrez les yeux, et sentez le monde.
Pleurez-le.
Laissez les larmes perler sur vos joues tremblotantes, et consolez-vous, vous serez deux.
Unis, déchirés, vous serez deux, quel que soit votre choix.
Votre destin est de vivre et de répandre derrière vous un sillon de sensations, un souffle de bonheur, un sillage d’effroi.
Ô nymphes, ô déesses chimériques, bénissez-le.
Et dans un dernier souffle il murmura, de sa voix claire, de sa voix angélique, deux mots, deux noms, inconnus de tous, et qui pourtant vibrent dans leurs cœurs, en une chaleur fantastique…
Dans un nuage de poussière de cristal, la nymphe d’argent disparaît.
Tandis que sous des flots bouillonnants et dorés, celle de rubis s’est évaporée.
Du temps a passé, de nombreuses Lunes se sont élancées, englobant les cieux de leurs rayons moroses, mais n’ont rien trouvé.
Les temps ont changé, d’innombrables Soleils se sont aventurés parmi les cieux, mais en vain ils ont cherché…
Inexorablement, les jours, heures, minutes et secondes ont défilés…
Impassiblement, le Temps a espéré, que ses enfants naissent, que ses enfants se soient levés…
En vain…
En vain…
Dans un happement d’air rauque, deux yeux s’ouvrent, brutalement.
Un cœur vient de battre, lentement, frénétiquement.
Un violent malaise l’étreint, il a envie d’hurler, de pleurer.
Il ne le peut, pas encore, c’est trop tôt…
Condamné à subir sa peine ? Forcé à souffrir ?
« Non ! »
Car face même face à l’impossible, il y a un espoir…
Déjà dans son cœur vibre une sensation nouvelle, une onde de chaleur, doucereuse.
Assis les jambes en tailleur, il se repose…
Et écoute.
Il cherche à l’entendre, son éveil…
Car en son âme il la sait présente, proche de lui tout en étant si distante.
Il la caresse dans ses rêves, et l’aperçoit, dans ses songes.
Mais elle dort encore, il est trop tôt…
L’aube étend son voile de paix sur la plaine, dont l’herbe ondule au gré de la fine bise matinale. Des rayons orangés, mêlés à d’autres teintés de rose ou d’un rouge très pâle, très doux, illuminent le ciel, illuminent le lac qui se repose, en plein milieu, touche de pureté parmi la sérénité.
Ces mêmes rayons qui se reflètent dans l’eau, dansent à sa surface, en de fines stries luminescentes, et les fines ondulations de l’eau se voient ornées de reflets multicolores.
Sous une myriade d’arcs-en-ciel, naissent de fines bulles, synonymes de vie…
Dans un torrent de bulles, accompagné d’un cri étouffé, deux yeux se plissent, sauvagement.
Un cœur s’est réveillé, doucement, fébrilement.
Le souffle le lui manque, l’eau l’envahit.
Telle une lente vipère, elle s’infiltre dans ses poumons…
Dans un dernier souffle rauque, des bulles s’envolent, des membres s’agitent…
Car même face à la Mort, il y a un espoir…
Et lorsque enfin elle inhale l’air pur, ses poumons la déchirent, mais elle n’hurle pas.
Elle crache de l’eau, tousse de l’eau, vomit de l’eau…
Mais elle est en vit, et repart aussitôt.
Mue par une force chaleureuse, elle avance vers le lointain.
Ses pas la guident vers l’horizon, vers le soleil, vers ses rayons…
Le Temps a passé, les jambes endolories, les pieds meurtris, elle n’eut de cesse que d’avancer, vers cet appel mystérieux, qui vibrait en elle comme un ostinato fiévreux.
Franchissant des monts, des plaines et des cours d’eau, bravant les nuits pluvieuses et les journées venteuses, avec une seule pèlerine sur le dos, qu’un vieil ermite lui avait offerte, elle continuait.
Muette ombre dans les ténèbres, pâle silhouette en plein jour…
Du Temps a passé, tant de temps, trop de temps…
Et c’est ainsi, par une bête soirée d’été, sous le regard bienveillant d’une multitude d’étoiles, gardiennes des rêves, qu’ils se rencontrèrent…
Au détour d’un rocher, derrière un brin d’herbe, face à une montagne, aux abords d’un ruisseau. Ils se sont croisés, sans s’arrêter…
Sans s’arrêter, deux regards furtifs, sans s’arrêter.
Puis, d’un seul coup, leurs jambes se sont raidies, leurs corps se sont figés.
Dans un même geste, ils se sont retournés, face à la lune, face à la montagne.
A l’unisson, ils se sont regardés, à côté du ruisseau, à côté d’un caillou…
Deux larmes, deux simples larmes ont coulées, puis ils sont restés tels, immobiles, inertes.
Le vent eut beau souffler, pour les pousser, le ruisseau eut beau quitter son lit, pour les rapprocher, rien n’y fit.
Dans leurs yeux était née une étoile, était née une sensation, unique, profonde, inouïe.
Leur dialogue muet dura une éternité, un don solitaire face à l’immensité du temps.
Ils restèrent sans bouger, le temps filant entre leurs doigts crispés, caressant le pourtour de leurs visages, avec cette aura de bonheur qu’ils émanaient.
Deux statues de chair, habitées d’un cœur ardent, et d’un désir les consumant…
La pluie tombe, les cieux pleurent.
La pluie, drue, sur leurs cœurs.
Le vent souffle, le temps est las.
Le vent, caressant, ainsi que leurs bras.
Le soleil se lève, sur leurs yeux.
Le soleil, rougeoyant, en un feu.
La lune le remplace, gardienne dilettante.
La lune, en argent, apaisante.
Alors, de leurs destinées communes, ils se révèlent.
Princesse de nacre, prince d’opale.
Et sous les cieux ils échangent un baiser, un seul, un unique.
Un fantôme évanescent se dresse entre eux deux, celui d’une nymphe d’émeraude…
Leurs yeux se sont croisés une dernière fois, sans jamais se quitter.
La nymphe, dans les abysses, est retournée, emmenant avec elle un rêve, un présent magnifique.
On raconte que ce soir là, le ruisseau est devenu étincelant, d’un feu translucide, d’une lumière azurée.
Il la regardait, elle le regardait.
Elle l’admirait, il la contemplait.
Enfin réunis…
Ils s’aimaient…
Leur rêve continue de voyager à travers le flot de temps, voguant entre ses vagues, s’échouant à chaque fois dans une petite crique, dans un cœur esseulé.
Puis repartant de plus belle, portés par le vent, et atterrissant à chaque fois sur une petite fenêtre, dans un cœur abandonné.
Car l’âme sœur existe, et qu’ils n’en sont qu’une chimère…
Que leur étoile brille, et qu’elle ne mourra jamais…
Pas tant qu’il y aura sur Terre, deux personnes pour s’aimer.
Pour tous ceux qui, perdus dans les tréfonds de l’oubli, aiment à espérer qu’un jour, il ou elle la trouveront…
Qu’elle que soit leur nymphe, elle existe. Peu importe le chemin, peu importe le temps qui passera…
Rêves incandescents, âmes éblouissantes…
très beau texte poétique et romantique qui fait (enfin) rêver ! as-tu vu : les visiteurs du soir.
sinon, je te le conseille vivement, tu y retrouvera l´essentiel de la magie de ton texte
amicalement ![]()
Non je connais pas les visiteurs du soir, désolé, c´est un livre aussi ?
Sinon, merci de ton commentaire, moi aussi ça m´a fait rêver... enfin j´ai essayé d´écrire un rêve surtout
Content que tu aies aimé donc...
D´autres intéressés ? ![]()
C´est un film de Jean Carmet avec des dialogues de Prévert. Un superbe conte.
Désolé : Marcel Carné ![]()
Ah okay bah si un jour j´vois qu´y passe j´regarderai ! ![]()
Merci d´l´astuce. ![]()
Up. ![]()
Décidément, ça a pas l´air de plaire...
Up. ![]()
Trop de broderie, d´effets de style... Et puis des noms de matériaux toutes les deux lignes, moi je trouve ca répétitif et lourd.
L´idée est peut-être bonne, mais le style m´a totalement découragé...
Okayokay, mais l´but du texte c´est d´être une "broderie"
T´aimes pas, c´pas grave, merci d´avoir lu... ![]()
J´appelle broderie la surcharge de termes et d´expressions qui ne servent qu´a rallonger le texte et le faire paraitre poétique sans rien ajouter de concret ni d´émotionnel... Je pense pas que ce soit ton but. Mais comme d´hab, c´est que l´avis d´un lecteur.
Pour une fois je suis extrêmement d´accord avec toi.
Hum...plutôt médiocre ce texte.
Oui enfin être du même avis que toi j´en suis pas fier...
J´ai pas lu en entier le texte, juste le début.
En effet il y a des erreurs évidentes de styles.
C´est peut être mon coté poète, mais un conseil, lisez et relisez maintes fois vos textes à voix haute. En plus d´être un entrainement pour tout exercice oratoire, celà vous permettra de mettre en évidence, tout ce qui ne va pas dans votre texte.
Sinon malgré celà, de ce que j´ai vu, cela pourrait peut être très bien, si tu reprenais après cet exercice chaque phrases en faisant quelques changement, mais je parle là de tout petite changements, des virgules, des "de", des inversions, des répétitions ou surtout des répétitions en moins ici.
Bon j´ai pas lu en entier, mais de ce que j´ai vu, ce n´était pas tant le stermes et expressions qui m´ont choqué.
Merci à tous...
Oui j´ai relu, et j´me suis rendu compte que c´était trop long...
En fait j´devrais garder tout le début, et toute la fin...
Le milieu sert presque à rien...
Nan, texte à retravailler, surtout sur la forme -_-´
Merci de vos commentaires
TOPIC CLOS : Version à retravailler. ![]()