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Liste des sujets

Les Mémoires du Voyant

Makse
Makse
Niveau 3
21 février 2007 à 11:40:48

Bon bah voilà, ça fait un bout de temps que je travaille sur ce manuscrit de Fantasy ( Les Mémoires du Voyant : T1 L´Ordre de l´Epée ) et je l´ai fini.
Je cherche de courageux volontaires pour me donner un avis objectif sur ce texte. Je vous préviens, c´est un peu long. Si vous n´êtes pas adepte de ce genre de romans mais que vous avez un peu de temps à perdre vous pouvez toujours me dire ce que vous pensez de mon style.
Je ne peux malheureusement pas mettre de lien vers mon blog alors je réinsère tout.
Bonne chance, j´espère que cela va plaire. Toutes les critiques ( constructives bien sûr ) sont les bienvenues.

Makse
Makse
Niveau 3
21 février 2007 à 11:59:05

En ce seizième jour du quatrième mois du calendrier solaire de l’an 1206 du Cinquième Age de notre monde, j’ai décidé de rédiger mes mémoires. Pourquoi aujourd’hui ? Peut-être parce qu’après près de dix mille ans d’existence passée sur cette terre je sens qu’à présent la vie éternelle qui m’a été offerte m’échappe. Je vais mourir avec ce monde comme je suis né et ai vécu avec lui, le voyant changer au fil des siècles pour devenir le témoin de toutes les époques qu’il a traversées, tantôt sombres, tantôt lumineuses. J’ai connu des temps de gloire, de prospérité, mais aussi des temps de misère ; j’ai vu naître et disparaître le Mal ; j’ai vu se dresser et s’écrouler des cités majestueuses ; j’ai vu des royaumes et des empires se faire et se défaire dans la paix ou le sang ; j’ai vu des peuples pleurer et se lever d’une seule voix pour leur survie et leur liberté ; et j’ai vu des hommes et des femmes, des hommes et des femmes qui se battaient malgré les souffrances et les doutes, pour l’honneur, pour accomplir leur devoir, pour protéger ce en quoi ils croyaient, ce en quoi ils aspiraient, tout ce que leurs ancêtres avaient bâti, pour enfin défendre ceux qu’ils aimaient. J’ai vu des hommes et des femmes dont le monde n’oubliera jamais le nom.
Tout aurait pu perdurer, tout aurait pu recommencer encore et encore comme les cycles des saisons, mais tout va finir bientôt car l’Histoire a voulu que les créatures vivant sur notre monde le mènent à son apogée, puis à sa ruine. Peut-être est-ce ma faute ? Peut-être en aurait-il été autrement si je n’avais pas cru que les êtres mortels puissent faire preuve de sagesse ? Peut-être en aurait-il été autrement s’ils n’avaient pas suivi aveuglément, sans tenir compte des leçons du passé, ce qui avait été écrit pour leur servir de guide ? Peut-être en aurait-il été autrement si le Douzième Livre n’avait jamais existé ? Malheureusement il est trop tard aujourd’hui pour défaire ce qui a été fait. Le monde va sombrer. Mais avant cela je veux à jamais immortaliser ce qui a fait sa grandeur : ses peuples, ses passions, ses joies, ses souffrances, ses combat pour la liberté, la vie, et la paix, et ses héros qui ont inscrit à jamais leurs noms dans les étoiles. C’est leur histoire que je veux raconter ici. Celle qui a débuté lorsque le monde a vacillé pour la première fois. Celle qui s’est écrite avec le Douzième Livre.

Je me souviens, tout a commencé par ceci…

Quatre cent fois le Grand Cerf Blanc, Passeur du Temps,
Sur les crêtes des montagnes s´élancera,
Et de l´aube au crépuscule s´écoulera
L´ultime âge de paix avant la fin des temps.
Au soir rejaillira de la nuit éternelle
Le Seigneur des Landes ; et contre lui l´Epée
Retrouvera l´Ordre oublié des Chevaliers.
Le Phénix, de nouveau face à la Sentinelle
Et à ses démons, de ses cendres renaissant
Guidera les Soldats Blancs aux portes des Morts.
Le Douzième Livre tiré des pleurs, alors
Se révélera enfin, écrit dans le sang.

Raggognel, Les Complaintes de l’Ancien Monde, Livre XII, Préambule, jour 1 du Grand Age.

Makse
Makse
Niveau 3
21 février 2007 à 12:06:11

Chapitre 1 : L’œil d’ambre

An 410 du Grand Age.

Il était plus de minuit lorsqu’une voix déchira le silence qui régnait dans la maison.
« Nawel ! Nawel !
- Je crois qu’Edorwen vous réclame Nawel.
- Cet enfant ne s’endormira donc jamais sans que je lui raconte une histoire, soupira une femme qui se réchauffait près de la cheminée dans laquelle un feu ronronnait doucement. »
La chaude lumière qui se dégageait de l’âtre autour de laquelle un homme et deux femmes étaient assis et discutaient illuminait la pièce, éclairant les chaises installées en demi-cercle devant elle et les nombreuses étagères chargées de livres qui étaient appuyées contre les murs. Dans l’air flottaient des senteurs mélangées de sucre et de miel qui émanaient de la cuisine et des bouquets de plantes séchées suspendus aux énormes poutres de bois sombre qui soutenaient le plafond. Nawel se leva du fauteuil dans lequel elle somnolait et grimpa l’escalier de bois qui montait jusqu’à l’étage. Une fois arrivée en haut, elle se mit à longer un étroit couloir éclairé par de minuscules lanternes qui, accrochées aux murs à gauche et à droite de chaque porte, renfermaient des feux follets brillant d’une faible lueur argentée. Elle s’arrêta un instant plus tard devant l’une des entrées puis l’ouvrit et pénétra à l’intérieur d’une petite chambre. Comme dans toutes les pièces de la maison, l’encadrement de chaque ouverture était orné de feuilles et de lianes entrelacées façonnées à même le bois, et le mobilier était décoré d’entrelacs soigneusement travaillés et sculptés avec une finesse extraordinaire. La beauté et la grâce des ornements s’accordant parfaitement avec la simplicité des couleurs des murs et des meubles aux nuances brunes, vertes et grises, il régnait à l’intérieur de la salle, comme dans l’ensemble de la maison, une harmonie douce et reposante.

Dans un coin de la chambre, un jeune garçon était assis torse nu sur son lit, ses grands yeux bleu foncé se posant sur la femme qui venait d’entrer et plongeant alors profondément dans son regard empreint de sagesse. La lumière argentée des Trois Lunes brillant dans le ciel illuminait son visage angélique qu’encadraient avec souplesse des cheveux châtains mi-longs qui tombaient en désordre sur ses joues ou se dressaient en bataille sur sa tête.

« Tu devrais déjà être en train de dormir Edorwen !
- Je n’ai pas sommeil, dit l’enfant. »

La femme s’approcha de lui et l’observa attentivement. Elle remarqua alors qu’il ne souriait pas et qu’il n’avait pas cet air enjoué qu’il affichait habituellement chaque fois qu’elle venait le voir dans sa chambre. Ce regard, sombre et grave, bien trop sérieux pour un enfant, ne lui était pas familier et inquiéta la nourrice.

« Quelque chose ne va pas Edorwen ? demanda-t-elle.
- Dans deux jours c’est mon anniversaire, dit-il d’une voix rauque, j’aurais dix ans. Puisque papa et maman m’ont dit qu’ils viendraient me chercher à ce moment et que toi tu m’as promis de tout m’expliquer, je voudrais que tu me racontes maintenant l’histoire de Sellän, de l’Ancien Age, de la naissance des Ténèbres et de l’Ordre de l’Epée. Tu m’as dit qu’ils viendraient à cause de tout cela. »

Nawel vint s’asseoir doucement près de lui et dit après un long moment de silence :

« Tu as le droit de comprendre mon enfant, mais je ne peux pas tout te dire, seulement ce que je sais. »

L’enfant la regardait avec une attention dévorante tant il l´admirait, elle, cette femme sage qui l’avait éduqué tout au long de son enfance et l’avait bercé de mille et une légendes. Elle aurait bientôt soixante ans mais, malgré toutes ces années où elle avait foulé le sol de Sellän, malgré toutes ces années où le temps avait creusé de fines rides sur son visage fin au teint pâle, où il avait coloré d’argent ses longs cheveux noirs et chargé de souvenirs ses yeux d’un vert profond, témoins d’une vie longue de plusieurs décennies, malgré tout cela, elle était belle, semblable à une reine dont la beauté immortelle traverse les malheurs du temps sans en souffrir, disparaissant telle les pétales d’une fleur se refermant le soir pour mieux s’épanouir aux premiers rayons du soleil le matin. C’était ainsi qu’elle apparut aux yeux d’Edorwen cette nuit là et ce fut telle la gardienne d’un savoir perdu se transmettant de générations en générations qu’elle commença à conter son histoire.

Makse
Makse
Niveau 3
21 février 2007 à 12:09:17

C´est peut-être un peu court pour se faire une idée mais si certains sont intéressés je posterais la suite plus tard, histoire d´aérer un peu.

Natas-Kaupas
Natas-Kaupas
Niveau 8
21 février 2007 à 12:11:27

Je vais être honnête, avant même de lire je voulais détester ton texte, je n´aime pas la fantasy, pas du tout. Mais à la lecture des mémoires je dois avouer que j´ai été surpris, c´est fluide, ca se lit, dans le style, un bon exemple, pas un futur nobel, mais un bon moment de fantasy.
après le second, si j´étais prof de francais je t´aurais mis "phrases longues et chiantes, 8/20", et y´a quelques trucs qui font que "Dans deux jours c’est mon anniversaire, dit-il d’une voix rauque, j’aurais dix ans", une voix rauque à 10ans, pompompom.

Makse
Makse
Niveau 3
21 février 2007 à 12:18:25

Je prends note chef! merci d´y avoir jeté un oeil.

Negatum
Negatum
Niveau 10
22 février 2007 à 19:09:03

Le style en lui-même est loin d´être mauvais: Sans toucher le Firmament, t´évite quand même le sous sol comme dirait moi-même. Tes descriptions sont pas mal orchestrés, et, à part tes dialogues qui sont un peu surfait et tes phrases interminable, j´ai pas grand chose à dire. Comme beaucoup d´écrivains, çi, il manque encore à ton style une patte, une âme personnelle. Mais ça, ça viendra.
L´immense défaut de ce texte tient en six lettres: c-l-i-c-h-e. Dés le début, avec le chronologie (An 120truc de l´age machin chose), on est pas loin de la rigolade. Y a pas grand chosed´original là, c´est du stéréotype pur et dur et rien ne nous est épargné: le vieux-sage-immortel-historien, la gentille-fausse-mére-du-héros,
l´orphelin-gentil-mais-turbulent-qui-attend-ses-pa
rents-pour-son-anniversaire, bref, c´est du tout cuit pour les idées. C´est dommage, y a du potentiel au niveau du style, mais ça sent tellement le réchauffé que ça casse tout.
Voila voila ^^

Makse
Makse
Niveau 3
23 février 2007 à 11:47:45

Daco dac m´sieur. Dsl pour les clichés j´ai essayer de faire au mieux : si la chronologie alourdit je l´enlève ( c´était juste pour que se soit plus clair ), pour le sage il va falloir le garder ( j´y tiens à mon vieux qui a pas l´apprence d´un vieux en fait, c´est un des persos de l´histoire qui apparaîtra plus tard mais c´est secret faut pas le dire ), la bonne femme c´est une nourrice pas sa mère, le gamin il est plutôt calme et les parents sont en bas près du feu. Je suis dsl si ils paraissent "gentils" je voulais simplement qu´ils soient normaux.
Voilà ça sent peut-être le cliché mais pas ceux que tu as décrits ^^. Merci de l´avoir lu.

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