Track 1/3 : Lucien Marchétoile – The sad story of JeyJey, the biggest fish of World, oh yeah!
4 Mars 2007- 13 :04
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Yeah, les gars, vous savez c’qu’on va faire ? J’vais vous raconter une histoire, ça vous branche ? C’est faux, t’en a envie toi, j’le vois dans tes yeux t’a envie de bouffer du récit jusqu´à vomir de l’anaphore par ton pif, j’suis sur. J’ai pas raison ? Méchant. Euh, les filles, un peu de soutien ? Thank, I love you girl and I want just a kiss.
Alors, par où commencer? Ah, ouais, je sais ! Voilà, il était une fois dans un pays lointain… Attention, hein, lointain de chez lointain, pas le lointain du vendeur de pain-thon prés du fumoir, car là-bas, c’est les regards qui le sont, lointain, et la drogue, c’est mal. Mais non, même pas à l’autre bout de Dakar, plus loin encore que Rufisque, ou même que Paris, tu sais, là où Pauleta y joue, même qui perdent tout le temps –Allez l’OM-. Nan, c’est du vrai lointain, du bon lointain, le genre de lointain que tu met plus d’une vie à atteindre même si t’y va dans ta BMW tunée par la mafia russe, ouais mec, un autre monde, où la terre serait ronde et la lune-euh féconde j’sais plus quoi, entre Nirvana et Muse enfin bref, vous avez pigé, oui ou merde ? Dans un pays l-o-i-n-t-a-i-n, bordel !
DONC, dans ce pays lointain, y avait un océan. Grand, infini et bleu comme tes yeux, où flottent des pneus et des cardinals Richelieu –admiiiiirez le poète !- . Et dans cet océan, y avait des poissons, pour l’instant tout le monde suit ? Et parmi toute cette poiscaille, entre les murs d’haine et les requins-scie, il y en avait un qui portait le doux nom de, euh, Jean-Gilbert ! Rigolez pas vous allez le vexer, c’est un super poisson, Jean-Gilbert, c’était un poisson rouge géant, plus gros que… Je sais pas moi, le World Trade Center? Ses potes l’appelaient JeyJey, mais vu que vous êtes pas ses potes ce sera « Monsieur » Jean-Gilbert, pour vous. En revanche, les filles, appelez-le comme vous voulez, il adore ça, il aime trop les thons, qu’on m’a dit. Revenez, je déconnais ! Z’avez pas d’humour. Bodian, un triple Coca, faut que je fête le départ de ces connes. Surtout qu’ils restent les plus belles, hein, princesse ? Quoi ? Bon, d’accord, je continue.
Alors, donc Jean-Gilbert le poisson rouge géant, et ben un jour –enfin, un fin de jour, début de nuit, au moment où le ciel il est aussi red que les chveux d’Mylene Farmer et ou le soleil il fait son beau héros agonisant dans un torrent de flammes-, donc un jour, il trouve sur une plage un ptit bonhomme qui est tout gris, un peu comme le trottoir, quoi, ou comme ton t-shirt, tu vois, ou encore la vie quand on écoute du Kyo, ou encore… Du gris, merde ! Et le gars, il est tout triste, il fait la gueule (Glouglouglou, ah, bordel, ça fait du bien !) au monde et il se boude-lui même, il joue pas son Carpe Diem, comme dit mon vieux pote Serguei. Alors le poiscaille –Pardon, Monsieur Jean-Gilbert- il lui demande comme ça :
-Hey man, pourquoi tu fais la gueule comme ça ? La vie, c’est cool, fais péter le shit et souris, cousin !
C’est un rigolo, Jeyjey. Et le bonhomme, il lui dit, mais il lui dit avec la gentillesse et la politesse d’un smyley MSN+, avec doigté, diplomatie copié/collé Nelson Mandela, enfin il lui demande si il pouvait pas, s’il te plait, aller se faire foutre, le poisson rouge, mais alors loin-loin-loin dans le lointain de chez lointain, genre demande d’asile à Bagdad ou boulot intérim pour le concert de Michel Sardou et if possible se barrer avec la vitesse des millions de dollars sur l’American Express de Paris Hilton. Alors le Jean-Gilbert, en super-héros pchy…philo… Euh… Psychologue ! voilà , psychologue ! Donc, il lui répond taf-taf :
-Toi, mon gros, t’a un blém’ quelque part. Dis moi où t’a mal et je te dirais ou tu va bien. Moi, dans ma cité, on me surnomme SOS suicide, le mec-aux-cinq-cents-milles-anti-depresseur alors sors de ton ghetto, frérot, et raconte-moi ta laïfe.
Le ptit bonhomme il s’est mis à causer. En fait –vos gueules, les gars au fond ! C’est la partie tragique de ma story-, il avait jamais trop compris à quoi ça sert, la vie, et ça le gênait un peu. Tu vois mon gars, il avait des copains, les meufs le kiffaient et il kiffait les meufs, mais, tu vois, comment dire il comprenait pas trop l’intérêt. Y se demandait ce qu’il avait vraiment à gagner dans tout ça, puisque de toute façon il crèverai et finirai dans la poussière et les bras en croix, que son âme, sa pensée et son amour pour le hip-hop, tout ça irai dans le grand rien, tu sais, la piscine géante où il fait tout noir, car en plus, pour ne rien arranger, il ne croyait ni au Grand Barbu Céleste ni à la religion du gentil monsieur qui était venu nous voir, tu te souviens, Hélène, le Témoin de Madonna ou je sais plus quoi. Ouais, Jehovah, c’est ça. Enfin bref trouble existentiel caractéristique de notre jeunesse, bordel ! Bodian, encore du Coca, steuplait. Thank a lot.
Enfin, pour répondre à cette question qu’aurait pas renié un single d’Alain Souchon, il a fait le tour du monde. Il est allé voir partout, dans les églises de Godfather, dans les temples et les synagogues, dans les lointains de chez lointains de chez lointains –je l’ai même vu se balader dans les monastères irlandais en train de jouer le thème du Roi Lion en cornemuse et en kilt, j’vous jure-. Il est allé jusqu´à écouter du Brel et à regarder sur Francemusique.com les paroles de Snoop dog, pour comprendre l’intérêt de la vie et de la pop musique, c’est pour dire. Mais le pauvre gars, il l’a pas trouvé, the Point of Existence. Ni sous les rastas, ni derrière les joints, ni planté à une croix, ni puant la bougie et le Magnificat, ni sur les… Euh, quelqu’un veut finir ma phrase ? je sais plus quoi mettre… Alors bref il était hyper-hyper triste, il est allé cuver ses larmes sur les plages de Tartofiolles-ville, d’ou son terrible désarroi digne de la scène de cul de Titanic ou du The End Final de Shadow of the colossus, ouais man.
Jean-Gilbert, qu’il dit alors :
-Ouaf, I understand, mais viens, monte sur mon dos, tu va voir qu’il peut y avoir des trucs bien dans la vie !
Le bonhomme, il obéit, il est bien sage, alors il monte sur le dos de JeyJey. Et alors ils partent sur l’océan infini, en espérant, peut-être trouver un sens à la vie.
Vous voulez la suite, bande de ouf ? Demain. Père Castor il en a marre de jouer au Minikeums, y va aller faire ses exos de math. Alors salut les blaireaux, et good luck pour le DS d’anglais, les Secondes Vertes !