Je viens de découvrir ce forum, donc je me permets d´y poster la fan-fic sur laquelle je travaille en ce moment, d´arrache pied, même ! Elle se place dans l´univers de Star Wars, dans lequel j´ai fait une rechute récemment pour cause de Kotor 2... En espérant que cela vous plaise !
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Dark Siders
Palingénésie
Chapitre 1 : l’Enfer d’un honnête mandalorien
Malgré la fine fente qui ouvrait son casque, Itvan n’eût guère de mal à se repérer sur l’holocarte qui rayonnait sur la console de pilotage. Il se plaisait même à penser qu’il s’agissait d’un pouvoir spécial et héréditaire, dont il ne disposait que par le sang qui courait ses veines, un sang de mandalorien, donc forcément à part. Des points lumineux clignotaient et grossissaient, s’enfuyaient dans l’espace tridimensionnel clarteux. Le mandalorien surveillait surtout le glissement des points rouges et mauves. Et le point doré, tout proche d’une énorme sphère, une imposante gazeuse. « Itvan, quand c’est qu’on arrive ? susurra par-dessus son épaule la voix endormie d’une twi’lek.
- J’ai envie de faire du mal, Itvan, tu m’entends ? J’ai vraiment envie de faire du mal à quelqu’un. Et je sais que tu en as envie aussi parce que dans ton petit crâne de mandalorien, il n’y a que ça qui se cache. » L’humain avait aussi un don spécial, selon Itvan, et il s’agissait de réussir à faire bouillir son sang pourtant froid la plupart du temps, à transformer en lave furieuse le lac figé qu’étaient ses veines. Et Itvan, pour s’éviter de l’éviscérer, se surprenait souvent à imaginer, avec une précision qui l’étonnait lui-même, le potentiel d’élasticité de ses entrailles. Qui a dit que les mandaloriens n’avaient pas d’imagination ? De fait, si cela ne restait qu’en songe, c’était qu’il figurait une close sur le contrat du chasseur de prime qui l’empêchait de se saisir avec fureur de la bonne femme pour frapper l’humain avec. Il devait garder son équipe intacte. C’était à la fois un vrai défi, puisqu’il les jugeait tout deux aussi dangereux pour lui que pour eux-mêmes et un honneur, puisque cela signifiait qu’il était à la tête de l’escouade. Cette notion faisait pétiller ses yeux derrière l’étroite visière de son casque et donna même à sa réponse une légère onctuosité. « Fermez vos gueules. » Il n’avait même pas besoin de se retourner pour savoir que la twi’lek devait avoir un air aviné, rendu creux par ce qu’elle s’était injectée, les bras ballants le long de sa silhouette. Il n’avait pas besoin de se retourner non plus pour imaginer le regard de l’humain, plein de lubricité et de convoitise, qui devait compter des yeux les pores de la peau couvrait l’intérieur des cuisses de la jeune demoiselle sans oser la toucher. Il l’avait vu trancher des doigts au moindre effleurement dans une taverne de Nar Shadda. L’humain avait l’air idiot, de prime abord – et Itvan n’avait aucun doute quand a l’hypothèse que ce fût le cas –, mais il avait au moins la faculté de s’adapter et cela, les mandaloriens l’aimaient bien. Ils la respectaient, même. Perdu dans ses pensées, Itvan hocha la tête avec solennité. Oui, ça, les mandaloriens le respectent.
Il avait reçu le contrat alors qu’il se trouvait encore dans le système hutt. En plein boulot, qui plus est, ce qui n’arrangeait d’ordinaire par singulièrement son humeur. Un droïde de protocole qui lui avait fait parvenir un hologramme où il lui expliquait ce qu’il devait faire pour gagner un nombre de crédits qui réussit à arracher aux lèvres dénuées de musculature adaptée un sourire au mandalorien. Il tua la proie qu’il pourchassait et fit ce qu’il faisait à chaque fois qu’il ne voulait pas de la prime. Il l’envoyait chez ses proches, organisations ou familles. En plusieurs colis. La twi’lek, Lyma Nekto, avait été trouvé sur la lune hutt, selon les vœux de l’employeur. Dans un espèce de bouge infâme où elle était « danseuse », ce qui signifiait, d’après ce qu’avait déduit Itvan pour l’avoir vu procédé, qu’elle se contentait de bouger de façon convulsive jusqu’à ce que le client lui demande d’arrêter. La promesse d’un certain nombre de crédits, des trémolos dans la voix et un effort des reins la convainquirent de se joindre à lui. Pour l’humain… Itvan n’osait réellement se l’avouer, mais il n’aimait pas vraiment se souvenir des circonstances qui avaient conduit à leur rencontre. Tout bon chasseur de prime se doit d’avoir les nerfs bien accrochés, soyons clairs, et aussi une méfiance sans borne envers son prochain et, de façon plus général, envers toutes formes de vie capable de compter efficacement des crédits. Et un mandalorien sait qu’un bon chasseur de prime doit apprendre à se méfier de tout ce qui approche de près, de loin et de toutes les façons défiant l’espace-temps de la Force. Donc le mandalorien n’essayait pas de comprendre de quoi il avait été le témoin. Et parfois, lorsqu’enfin la conscience le quittait totalement et qu’il s’endormait, il lui arrivait de rêver d’un homme qui était mort et avait cessé de l’être…
« Mais pourquoi faites-vous cela ?! » La question s’acheva dans un bruissement de voix, comme si le duros qui avait hurlé cela s’était vu plonger par une lame de fond sous les flots. En fait, il se noyait simplement dans son propre sang et Itvan devait se l’avouer, il s’en trouvait plutôt fort aise. Il détestait quand les gens se mettaient à poser des questions avec des angles philosophiques aussi vastes. Ce fut Aviram qui répondit, par ailleurs : « J’avais très envie de faire du mal à quelqu’un, expliqua-t-il d’une voix où vibrait un puissant contentement, un timbre qui ressemblait fortement à celui qu’employait Lyma lorsqu’elle « s’imbibait de cosmos ». La réponse ne parut pas satisfaire le duros, qui essaya à nouveau de se relever avec des gestes frénétiques nés de la panique. Il s’était lancé dans une série de démarches que le mandalorien qualifiait d’inutiles depuis que la twi’lek lui avait coupé les talons et que lui-même avait éventré son compagnon. Itvan s’était même à nouveau posé la question de savoir si les gens étaient dégoûtés par la vue d’un système de digestion ou simplement par le sang. Le duros avait vomi. Itvan lui avait expliqué succinctement les quelques différences entre les différents systèmes digestifs des races présentes. Et quelques astuces pour pouvoir les étudier tout en maintenant leur principal propriétaire en vie. Mais l’époque voulait qu’il n’existait plus qu’une poignée d’amateurs qui fut encore réellement intéressé par ce genre de procéder. « Pourquoi ne le tue-t-on pas ? Il est même pas beau, il le mériterait, nan ? s’écria Lyma.
- On devrait pas le torturer, d’abord, pour qu’il parle ? marmonna Aviram, qui avait le visage très proche de celui du duros, au point qu’Itvan se demanda s’il allait vraiment le lécher. Parce qu’Itvan était convaincu de l’avoir vu faire un truc du genre, quand ils avaient dû tuer un videur récalcitrant sur l’Anneau.
- Pourquoi ? implora le principal concerné, dont les nerfs avaient été lentement érodé par un échange plutôt angoissant sur son devenir entre Lyma et Aviram. Itvan n’en pouvait plus et le casque restitua un soupir mécanique. « Non. » Les deux larrons se turent, attentifs. « Il a posé une question et il faut y répondre. » Les deux larrons se regardèrent. « J’en ai assez que l’on me considère comme une incarnation du mal alors qu’après tout je ne suis que le fruit d’une politique libérale consistant à conforter les biens-lotis dans leurs fortunes et à dénigrer non seulement les gagnes-petits mais aussi les caractéristiques culturels des différents peuples qui les composent comme si réellement il existait un « citoyen du système solaire ». Non, monsieur, nous sommes à une époque où les dilemmes de bien et de mal ne se posent plus puisqu’ils sont sublimés par la loi de la nécessité, une pratique qui implique que la moralité n’ait de point dans la réflexion sur le besoin vital alors… - il comprit qu’on ne l’écoutait plus -. Contentez-vous de nous dire le nom du lieu où vous envoyez la commande du Jedi Baruch Avigail ou mes deux amis vous feront connaître les pires tortures pendant que je disserte encore un peu. » Itvan se piqua tout de même d’une inquiétude. Il espéra que c’était bien les promesses de torture qui avaient convaincu le duros.
( A suivre )
Chapitre 2 : Trafic encombré
Le Last Glory amorça une courbe douce, décrivant un arc de cercle au-dessus du capharnaüm qui emplissait alors l’horizon sous lui. Tout autour du vaisseau en plein protocole d’approche, des nuées entières de carlingues rayonnantes sous un soleil lointain, comme autant d’insectes agglutinés autour de la ruche, qui allaient et venaient en tout sens, se faufilaient entre de plus gros cargos avec une dextérité surnaturelle et finalement dépeignaient un tableau grouillant d’une densité confinant à la folie. C’était l’Halo Tibérien, un spatioport qui accueillait tellement de vaisseau que ses autorités compétentes avaient fini par engendrer un champ électromagnétique, une sphère qui s’étendait dans l’espace, entourant son noyau et permettant à quiconque la pénétrait de bénéficier d’air et de gravité. Ce qu’Itvan n’aimait pas, c’était l’absence de bâtiment. En outre, l’Halo était une espèce de ville suspendue dans le vide, où les vaisseaux étaient garés à perte de vue, acceptant parfois qu’on pose sur leur tôle des passerelles permettant aux visiteurs de se déplacer. Ce n’était que des astronefs et cela ne plaisait pas à Itvan. Pas de vrai infrastructure, juste un immonde n’importe quoi, un enchevêtrement chaotique de métal et de gens, dans tout les sens, qui défiait même la gravité mise en place par la Bulle. D’origine, Itvan n’appréciait pas exactement les grandes structures urbaines, mais celle-là, elle le faisait frissonner d’une envie de vomir tenace. Lyma regardait par le hublot avec des yeux plein de petites étoiles. Son minois adolescent s’était transformé en incarnation de l’émerveillement depuis que les premiers reflets iridescents de la Bulle avait été en vue et qu’Itvan l’avait annoncé en visu. Pour Lyma, qui avait vécu toute sa courte existence dans Nar Shadda, c’était une espèce d’accomplissement dans l’absolu de la logique d’urbanisme à outrance. Même si elle ne l’avait pas exactement formulé en ces termes, elle sentait qu’il s’agissait là de la puissance de la cité mêlée à l’espace. Où comment la République a pu transformer l’espace infini en espace habitable. Ses notions spatiales étaient rendues flou par cette création qui tenait, dans sa tête, plus du conte que de la réalité scientifique et cela la mettait dans un état d’excitation bassement puérile que les deux autres membres de l’équipage accueillait avec une pointe de suspicion. Aviram, lui, observait le Halo avec une espèce d’appréciation esthétique. C’était la mise en scène qui le fascinait, un intérêt finalement proche de celui qu’entretenait Lyma, sauf qu’il s’échevelait en plusieurs branches, s’intégrait dans un processus de réflexion sur les limites acceptables de l’expansion de l’homme dans un univers donné et surtout la probabilité que l’être humain, ouvrant de nouveaux espaces, s’impose à lui-même de nouvelles formes de souffrance en forçant son évolution en tant que créature spatiale. Bref, Aviram regardait le spectacle de la Bulle comme d’autres, en un autre temps, dans une autre lointaine galaxie, tentaient de comprendre les représentations infernales de Jérôme Bosch. Et ce qu’il voyait le faisait sourire comme rare sont les gens qui sourient ainsi sans couvrir au fond d’eux quelques obscurs désirs dont l’assouvissement entraînera des conséquences plutôt désagréables pour un tiers innocent.
Itvan fit virer doucement l’astronef, qui se retourna calmement et zigzagua entre les différentes petites navettes qui amenaient les équipages mouillés dans la Bulle vers le noyau pour les différentes autorisations. Le Last Glory remonta alors un immense cargo, nez vers ce qui se trouvait, dans la gravité recomposée de la Bulle, être le bas, comme un gros poisson pendu par la queue à un crochet. Aviram, qui s’était glissé dans la cabine de pilotage et s’était assis à la place du copilote, regarda les informations qui s’élevaient en colonne de lumière dans la fosse tridimensionnelle, puis murmura distraitement : « On fait comment pour avoir le droit de rester dans le coin sans avoir l’aval des autorités ?
- On a le droit à l’aval, répondit d’un ton égal Itvan. La chasse à la prime est tolérée dans plusieurs port-franc au même titre que les affaires louches tant qu’elles n’entraînent pas de réaction violente. Si c’est le cas, les plaisantés sont aussitôt virés.
- Et comment les autorités font pour les garder loin du Halo ?
- Ils ne font pas. Les vaisseaux en stationnement s’en occupent pour préserver la Bulle. Un spatioport ouvert et migrant, en plein dans une brèche de la législation républicaine, c’est une aubaine pour pas mal de monde, surtout ceux qui n’osent pas s’aventurer dans les étoiles hutt. Alors les gens font attention à ce que rien ne viennent entraver la bonne marche du Halo. » Aviram opina, se saisit d’un petit cube de projection holographique qu’il s’amusa à jeter en l’air comme si le sujet lui était complètement indifférent. Sauf qu’Itvan savait bien qu’il ne posait jamais de question si le sujet ne l’intéressait pas. « T’en connais du pays, pas vrai, Itvan ? On se pose où ?
- Je m’occupe des demandes d’accès. Tu t’occupes de Lyma » répondit le mandalorien, qui avait une idée très précise de ce qu’il lui restait à faire, alors que le vaisseau, dans une atmosphère normale, aurait pu être considéré comme prenant de l’altitude. Aviram hocha la tête et quitta sans se bousculer le cockpit. Le mandalorien attendit quand même qu’il fut parti pour se retourner, s’interrogeant sur les motivations de l’humain pâlo. Il serait d’ailleurs peut-être bienvenu qu’il l’emmène voir un des guérisseurs qui siégeait de façon permanente dans le Halo. Et lui pourrait aller boire un jus exotique dans un des comptoirs nomades qui se déplaçaient dans la Bulle. L’idée le fit sourire.
Lyma n’avait pas quitté le verre cerclé de métal boulonné et dévorait du regard chaque centimètre de vision avec un appétit vorace. Elle n’avait même pas senti la présence d’Aviram qui se glissait dans son dos et venait presque poser son visage sur son épaule. Cela dit, il n’avait pas senti sa lame se positionner quelque part tout près de son bas-ventre et préparer une incision rapide dont il aurait gardé le souvenir. « Itvan pose l’appareil, on arrive bientôt. Ca fait beaucoup de clients, dehors, nan ?
- De clients à quoi ? » marmonna Lyma, sans détacher ne fusse qu’un instant son regard des fuselages courbés qui habitaient la totalité du hublot. Aviram, qui avait enfin remarqué la lame absorbant tout éclat de lumière, à proximité de son entre-jambe, s’était mis à côté d’elle, dos au dossier contre lequel reposait le ventre de la twi’lek et observait d’un œil fasciné les lekkus de cette dernière, tendant la main vers le plus proche de lui, pour l’effleurer. La lame tressauta mais ne s’appliqua pas à émasculer l’homme. « Si on peut même pas plaisanter. Tu sais que je te taquine, hein, Lyma ? Tu sais bien que je t’apprécie. » Ses doigts manipulèrent doucement le lekku pris au piège, alors qu’il l’approchait de son visage pour le détailler. La twi’lek tourna vers lui expression entre interrogation et suspicion avant de procéder à un bref changement de position, venant sur ses genoux, face à lui. « Tu sais, mon petit Aviram, j’ai toujours senti pour toi quelque chose… niché au plus profond de moi, quelque chose qui vibrait à chaque fois que je te voyais et maintenant, je peux enfin te le dire… - Les mains d’Aviram s’étaient fixées sur ses hanches, alors que l’humain affichait un sourire vainqueur – il s’agit de… » Il n’eût pas le temps de voir le coup partir. Une douleur sourde éclata simplement dans son arcade sourcilière, alors que sa tête partait en arrière, suite à la rencontre violente – mais pas exactement tel qu’il l’aurait espéré – du visage de Lyma. Et cette dernière d’éclater d’un rire tonitruant en scandant « gros naze » très fort, bondissant de sa place pour courir tout raconter à Itvan. Aviram se jura intérieurement de lui faire payer le prix fort, quand son arcade aurait cessé de « marto-piler » le reste de son crâne.
Au « sommet » du Halo, il y avait un étrange vaisseau. Sa surface était plane, simplement parcouru d’un bloc de bêton à l’ancienne, fait dans le mortier d’une race primitive, acheté dans la Bordure Extérieure. Entourant d’un champ protecteur, ce mur avait traversé la galaxie pour être vendu à Galud’ban Tordga, un sullustéen visionnaire, entrepreneur immobilier dans un système où l’espace était infini, mais finalement réduit à ce que les gens étaient prêts – ou pas – à acheter. Devant quelques problèmes de vente, Galud’ban avait dû évoluer dans ses activités. Ne désirant pas se mettre à la botte d’un hutt sur Nar Shadda, il faisait parti de ceux qui incarnaient le rêve tibérien : parti de rien pour finalement gagner des millions de crédits grâce à aux possibilités promises par le Halo. A présent, Galud’ban était à la tête d’un empire financier dont l’immobilier n’était plus qu’une infime part des bénéfices, mais la nature dualiste de la conquête des espaces inconnus voulait qu’on ne pouvait jamais se fier totalement à la légalité. Et maintenant que Galud’ban avait le temps, il pouvait se livrer à cette folle entreprise qu’il avait un jour imaginé : graver dans un long, très long, mur la totalité du Il’yen’da, un poème épique très important dans la littérature sullustéenne. C’était sa façon bien à lui de laisser une marque dans le temps. A l’aide de son fusil blaster de forage, il creusait donc la robuste pierre, formait lentement mais sûrement des lettres et les multipliait en mot sur la surface grise et rugueuse.
Le Last Glory s’était arrêté non loin de là, dans l’hémisphère nord de la Bulle et son équipage avait franchi les derniers kilomètres les séparant du navire de Galud’ban dans un vieux speeder loué à un rodien qui s’était frotté les mains d’une manière plutôt pernicieuse. Itvan n’avait pas beaucoup parlé jusqu’à ce qu’ils soient en vue d’un essaim de droïdes armés jusqu’à l’équivalent mécanique des dents survolant un vaisseau coiffé d’une étrange muraille. Les droïdes s’étaient d’abord interposés, quémandant de leur voix reconstituée les raisons qui poussaient une bande de joyeux drilles à venir déranger M. Tordga. Itvan s’était simplement présenté et les droïdes avaient finalement jugé plus sûr de s’éparpiller pour laisser le speeder s’affréter à la barge d’atterrissage du vaisseau. L’équipage du Last Glory était descendu sans trop de fioriture et avait suivi le droïde de protocole jusqu’à la silhouette trapue en bleu de travail, équipé d’un blaster disproportionné qui rayonnait d’une lumière aveuglante en s’enfonçant dans la pierre. Le droïde avait émis sur une fréquence inaudible et la silhouette s’était retournée, repoussant sur son front d’épaisses lunettes tout en posant sur une unité R2 trafiquée le fusil à forage. « Monsieur Tordga, murmura Itvan.
- Monsieur Lutgard.
- Je vois que votre œuvre avance, monsieur – Itvan marqua une pause et son casque à visière en « T » s’étai levé vers les symboles qui couraient sur le mur avant de revenir au petit sullustéen –. Magnifique, vous en êtes à l’un de mes passages préférés. Le guerrier qui, dans l’honneur, force sa propre défaite, car envers et contre tous, il se doit de se battre jusqu’à la mort.
- Votre connaissance des littératures exo m’étonnera toujours, monsieur Lutgard, mais je suppose que vous n’êtes pas venu m’interrogé sur mon hypothèse personnelle concernant le retour à la conception de l’originel dans la lutte à mort entre le héros et la sorcière ?
- Je viens vous demander une information.
- Monsieur Itvan, répondit d’un ton plein de compassion Galud’ban, faveur contre faveur. Je ne puis vous laisser en contracter une nouvelle envers moi tant que vous ne vous serez pas acquitté de la précédente. Vous savez que je serai tout disposé à vous répondre, vous êtes quelqu’un dont j’apprécie la compagnie, mais aussi un chasseur de prime dont je risque d’avoir besoin. Alors s’il vous plaît, très cher, je vais vous demander un service en remboursement et quand vous aurez achevé votre mission, vous reviendrez me voir. »
Itvan l’écouta attentivement. Ainsi que Lyma et Aviram.